Je ne possède aucun des personnages de la sérié télévisée.

Ce texte a été écrit dans le cadre de la nuit du FOF sur le thème "Empathie"

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


Derrière le masque

Nathan observait Eliot de loin et même s'il tentait de le cacher, il voyait bien que les explications de leurs nouvelles clientes étaient en train de le bouleverser. Déjà, il avait croisé les bras sur la poitrine pour se donner une contenance, et puis, il ne parlait pas, il en aurait été bien incapable tellement sa mâchoire était crispée. Il savait parfaitement se composer un masque pour cacher ce qu'il ressentait réellement, mais son ami sentait bien qu'il était en train de bouillir. Il suffisait de voir comme il fixait l'œil au beurre noir de la jeune femme et les marques d'étranglement bleuâtres sur son cou, à peine dissimulées par son écharpe.

Si ça ne tenait qu'à lui, il serait déjà en train de faire passer un sale quart d'heure au type qui avait levé la main sur elle. Bien évidemment, toute l'équipe était émue par le sort de la jeune femme, mais Eliot c'était différent… Nathan l'avait remarqué depuis le début… Il était le « cogneur » de l'équipe, le muscle, celui qui était là pour les protéger. Il était l'ancien militaire, l'ancien mercenaire aussi… l'ancien soldat de fortune qu'on paie pour des choses plus ou mois terribles. On avait généralement une vision précise de ce genre de types : pas de morales, pas de règles, pas d'âmes… mais Eliot était tout le contraire de ces clichés…

Derrière sa carrure, sa mâchoire carrée et son regard bleu tournant sur le gris qui pouvait s'avérer glacial, il y avait surtout un homme blessé, attentif aux autres, doux et empathique… En réalité, il était sans doute celui qui ressentait le plus d'empathie envers les gens… Il comprenait d'un regard qu'un enfant était battu par son père, il lui suffisait de quelques mots pour aider une adolescente perdue à se sentir mieux, il n'avait besoin que d'un sourire pour rassurer une mère de famille enlevée et terrifiée…

Il n'était pas un mercenaire sans foi ni loi, il avait longtemps vécu sur une corde raide, survivant grâce à son instinct et grâce à cette colère qui ressortait souvent, mais qui n'était pas dangereuse. Après tout, comme disait le proverbe : « Chien qui aboie ne mord pas », ça marchait particulièrement bien pour Eliot, il était tout le temps en colère parce que la vie le mettait en colère, mais ce n'était ni de l'agressivité, ni de la méchanceté, c'était une manière d'exorciser ce qu'il pouvait ressentir, ce qu'il gardait cumulé en lui et ne le laissait dormir que trois heures par nuit. Hardison l'avait bien compris… Eliot était souvent en colère contre lui, il rouspétait, mais ses colères n'étaient pas méchantes, c'était son inquiétude qui s'exprimait, sa peur qu'il arrive quelque chose à son équipe, à la leurs clients ou sa frustration de ne pas avoir pu l'empêcher…

Eliot se souciait de tout le monde, tout le temps, sans même attendre un merci en retour. Il veillait autant sur eux que sur leurs clients… et quand il se rapprocha de la jeune femme qui venait de se mettre à pleurer, tout le monde le laissa faire, même Sophie.

Eliot s'assit sur le banc à côté de sa chaise. Il avança la main pour prendre la sienne, serra doucement ses doigts et se pencha vers elle, mais sans la toucher. Il savait bien que comme toutes les femmes victimes de violence, elle n'apprécierait pas de se faire toucher le bras ou l'épaule par un inconnu, alors que la main elle la voyait, elle pouvait contrôler le contact et elle lui serra les doigts elle aussi pendant qu'il murmurait.

- Il ne faut pas vous en faire. Quoi que vous ayez vécu avant c'est fini… Nous allons prendre soin de vous… Vous n'avez plus à craindre, ni lui, ni son entreprise qui sème la mort… Nous allons vous aider, mais dites-vous que vous êtes libre… Quoi qu'il se passe, plus jamais vous n'aurez à le craindre.

La femme leva doucement la tête et son regard accrocha celui d'Eliot. Il lui sourit avec douceur et pour la première fois depuis une heure, elle aussi lui sourit. Eliot lui pressa une dernière fois les mains avant de se lever et de se tourner vers Nathan.

- Alors ? Par quoi on commence ?

- Eh bien… Allons voler une compagnie !


Défis galactiques :

Blessure 14 : Étranglement

P : Peur

Défi Sarah et Voirloup n°123 - Placer le mot écharpe

4 aspects de Qui Gon Jinn : Jedi gris : Ecrire sur Eliot Spencer (Leverage)

50 nuances d'introspection (1/50)

Si tu l'oses : 82. Chien qui aboie ne mord pas (290/400)