A Teuchi et Ayame (Ichiraku's Ramen)

Merci.

Pour un peu de chaleur humaine et de nourriture, merci.

On a trop tendance à sous-estimer le froid provoqué par la solitude. Plus que la faim, c'est elle qui m'aurait tué. Si vous n'aviez pas été là.

Merci.

Ce mot semble bien vide en comparaison de tout ce que vous m'avez offert.

Ce qui, pour d'autres, parait dérisoire, a été pour moi le plus précieux cadeau, mon phare dans la nuit, une bouée lancée à la mer pour quelqu'un presque entièrement noyé.

Presque.

Et ce mot fait toute la différence.

Merci.

Merci pour tout, « merci », ce petit mot de rien du tout, et qui pourtant a tant à cacher.

Pour moi, il a signé la fin de mes souffrances, de la faim, de la solitude.

Oh, peut-être pas totalement, mais pour moi qui n'avait jamais rien eu, cela a été une délivrance.

Alors encore merci.

Merci.

Merci.

Merci.

Merci pour tout, et adieu.


Oui, je sais, je n'ai pas updaté L'Héritière depuis des mois, et je vous ponds un recueil de one-shots tous pourris à la place.

J'ai cependant déjà écrit une note à ce propos dans L'Héritière, alors allez la lire et allez râler en commentaires là-bas (merci). Je vous ai préparé une petite proposition-surprise qui, j'espère, va vous plaire.

En attendant, je souhaite que ce petit OS (et le recueil qui va suivre) qui m'est venu en regardant une énième vidéo sur l'enfance de Naruto (non, je n'ai pas pleuré !) vous plaira, et à la prochaine !