Bonjour ! Ceci est ma première fic soyez fermes et justes laissez une review si ça vous a plu ou déplu merci :)

Disclaimer : L'univers Harry Potter et ses personnages appartiennent, légalement, à J.K. Rowling. Vous le saviez, vous ?

SERPENTARD !

La face de James se décomposa en même temps que tous les visages de la grande salle se figèrent. Ses yeux s'exorbitèrent un instant sous le choc tandis que la salle restait silencieuse. Le temps semblait s'être arrêté. C'est seulement quand le directeur adjoint Flitwick, clignant des yeux plusieurs fois, souleva l'antique choixpeau du haut de son tabouret pour qu'Albus puisse se diriger à la table de sa nouvelle maison que les Poufsouffles et les Serdaigles se mirent à applaudir, suivi de près par les Serpentard qui applaudirent d'un air féroce et supérieur, puis enfin les Gryffondor. Pourtant, seulement quelques instants s'étaient écoulés.
James, ralenti par sa stupeur, voulu regarder en direction de son frère en espérant que leurs regards se croiseraient mais il se dirigeait déjà vers sa table, presque en courant.

L'aîné des Potter baissa les yeux, son regard se perdant dans le vide.

James applaudit avec les autres mais avec un certain tant de retard. Beaucoup le remarquèrent, puisque naturellement une grande partie des élèves rouge et or les plus proches s'étaient tournés vers lui.
Il était comme absent. Des élèves lui parlaient et le poussait du coude en rigolant, tandis que d'autres dans toute la salle chuchotaient dans toutes les maisons de manière surexcitée face à ce qui allait devenir les meilleurs ragot de l'année.
En effet les rumeurs allaient bon train sur les raisons mystérieuses et obscures qui ont poussé le fils Potter, « l'autre » fils de l'Élu, à être jeté chez les serpents. Avait-il une partie sombre en lui comme son père ? Est-ce qu'il était lui aussi fourchelang ? Était-ce un complot du ministère de la magie ? Est-ce la plus grosse farce que Freddy et James aient jamais réussi ?

« La vache quel malaise ! J'en connais un qui va avoir une petite conversation par ses illustres parents ! Je parie qu'ils vont inscrire ta beuglante dans la gazette du sorcier» rigola son ami Finn en lui tapant dans le dos avec son immense main. Il essayait de détendre l'atmosphère en le secouant un peu car James se figeait doucement mais sûrement.

Fred Weasley regardait son camarade statufié attentivement. Il étaient cousins, et meilleurs amis depuis toujours, pour autant qu'il s'en souvienne. Avec Albus, il était celui qui connaissait le mieux James. James le protecteur, James la tempête. James le serial farceur. James sous ses dehors blagueurs et insolent, grand angoissé qui chassait sa timidité et ses responsabilités trop grandes en faisant rire, en faisant l'imbécile. Fred et lui étaient deux grands humoristes, et c'était pour cela que le jeune Weasley savait faire la différence entre les subtils moments où il fallait plaisanter et les moments où James avait vraiment besoin d'être rassuré.

Pendant que la directrice McGonagall finissait son discours de bienvenue et que les plats apparaissaient sur les tables, distrayant tout le monde des récents évènements, le garçon à la peau mate se pencha vers son cousin pâle en lui attrapant discrètement la manche :

« Jay. Respire mon vieux t'es tout blanc. Al est juste en face il est pas parti sur une autre planète. Détend toi il reste le même, ça n'a rien à voir avec toi. Et je suis sûr que tes parents s'en fichent…
...Dis-toi qu'il pourra nous donner des tuyaux contre ces imbéciles de Finchers et peut-être même avoir le mot de passe de leur salle commune...»

James prit effectivement une grande inspiration et piqua un fard, devenant rouge brique comme seul le sang Weasley en avait le secret, et leva courageusement son verre de jus de citrouille en rigolant :

« Aux lions assez cinglés pour se jeter dans la fosse aux serpents ! »


SERPENTARD !

Quoi. Quoi. Quoi.

Le cerveau de James tournait à vide. À l'extérieur le temps recommençait à s'écouler doucement, et il avait commencé à taper dans ses mains à un moment donné, il ne savait plus quand exactement.

Qu'est-ce que j'ai fait. C'est ma faute. Je l'ai juste taquiné et il a pris ça au sérieux cet imbécile. Punaise. Punaise. Papy et mamie vont faire une attaque. Maman va me tuer. PAPA va me tuer. D'ailleurs c'est sa faute aussi, il lui a probablement dit que c'était pas grave ou quelque chose comme ça. Mais il est pas conscient qu'Al allait VRAIMENT le faire. Olala nom d'un chien comment je vais faire… C'est vraiment la plus grosse boulette que j'ai jamais fait. Toute l'Angleterre va le savoir, je vais recevoir une beuglante c'est sûr… Abruti...

Il pestait et tournait en boucle pour s'empêcher de penser au fait qu'au fond de lui, une toute, toute petite partie de lui avait toujours redouté que ça arriverait. Albus avait toujours l'air si calme, le fils parfait ayant l'air sage comme une image, son ingéniosité à l'espionner pour se prémunir des blagues de James… Peu importe comment James tournait ses idées il revenait toujours au même point. C'est ma faute.

C'est moi qui l'ai rendu..."comme ça". Je...Et s'il devenait ami avec ce fameux Scorpius Malefoy dont parlait oncle Ron ?! Ou pire les frères Fincher ?! Qu'ils osent pas s'approcher de lui ! Le garçon devint plus pâle, les yeux fixés sur la cuisse de poulet rôti dans son assiette. Par Merlin et si les serpentard qui peuvent pas me blairer se vengeaient sur lui ?! Bien sûr qu'ils vont se venger sur lui ces faces de scrouts ! Oh punaise… Pourquoi t'es allé te fourrer là-bas Al, comment tu vas faire, comment on va faire…

Le pauvre garçon, les yeux hagards, les cheveux ébouriffés, ayant l'air d'un hibou ahuri par une tempête, ruminait ses pensées. Il sentit quelque chose tirer sur sa manche à sa gauche :

« Jay. Respire mon vieux t'es tout blanc. Al est juste en face il est pas parti sur une autre planète. Détend toi il reste le même, ça n'a rien à voir avec toi. Et je suis sûr que tes parents s'en fichent...» Il hésita, et ajouta en souriant de toutes ses dents, l'air machiavélique : « Dis-toi qu'il pourra nous donner des tuyaux contre ces imbéciles de Fincher et peut-être même avoir le mot de passe de leur salle commune... »

l'aîné des Potter cligna des yeux et sortit de sa torpeur, rougissant soudainement d'avoir été un tel livre ouvert pour son cousin et l'air bête devant tout le monde, mais remerciant Freddy intérieurement. Il savait toujours dire ce qu'il fallait pour dérider James. Celui-ci leva son verre de jus de citrouille comme pour porter un toast, et hasarda une phrase pour se donner une contenance :

« Aux lions assez cinglés pour se jeter dans la fosse aux serpents ! »

Albus est peut-être à serpentard, mais c'est un cœur de lion dans une famille de lions, il n'a rien de commun avec les Fincher.