Bonsoiiiiiir!

oui voici le 61ieme et dernier chapitre!

Quand j'ai commencé cette fanfic, j'ignorais où cela allait me mener, quels personnages j'allais créer, quelles aventures ils allaient vivre et encore qu'elle allait être aussi longue! Grace à vos reviews, vos idées, vos remarques judicieuses et vos encouragements, cette histoire est un peu devenue la votre.

Merci de m'avoir lue jusqu'au bout!

Si à l'avenir, une suite devait voir le jour, c'est sur ce même profil que je la publierai donc n'hésitez pas à venir y jeter un oeil de temps à autre.

Je vous souhaite plein de bonnes choses, portez-vous bien et continuez de réver.

Do


Un beau mariage

C'était un samedi de mars 1815, une fine pluie matinale avait arrosé les narcisses qui étaient toutes sorties et illuminaient les bordures. Pemberley était en pleine effervescence, jamais le personnel n'avait connu de moment si joyeux en ces murs. Felicity avait veillé à chaque détail. De jolis bouquets de pivoines ornaient les tables et les consoles. Un orchestre s'accordait dans une des salles d'apparat et la jolie vaisselle de famille était mise en place sur des nappes immaculées sous l'inspection du majordome.

Felicity était à la limite de ce que son corps et son cœur pouvaient supporter. Elle avait tellement envie que cette journée soit parfaite qu'elle en oubliait de manger et de dormir depuis des jours. Helen avait beau la sermonner, sa cousine n'en faisait qu'à sa tête. Aussi c'est avec beaucoup de patience et un soupçon de taquinerie qu'Helen et Charline arrivèrent à la calmer afin de la préparer.

Elles l'aidèrent à enfiler sa superbe robe de soie blanche et lacer son corset très ajusté. Un joli voile de dentelle glissait d'une épaule à l'autre, laissant la naissance de celles-ci dénudées. Les épaisseurs de tulles brodés donnaient au bas de la jupe une ampleur qui mettait sa silhouette en valeur.

Elle refusa de porter une des brillantes panoplies de l'héritage de la famille Darcy et préféra de simples petites boucles à ses oreilles. Elle enfila ensuite la perle de sa mère sur la chaîne d'or que lui avait offert Elliot, symbole du passé et du futur réunis. Sa femme de chambre, qui maîtrisait les cheveux de sa maîtresse comme personne, lui fit un chignon haut duquel cascadait des mèches entortillées sur elles mêmes. Elle y piqua le voile de dentelle de Bruges, du gypsophile et des petits boutons de roses.

Felicity était prête, exaltée et trépidante comme jamais ses compagnes ne l'avait vue.

George vint la chercher pour l'aider à descendre le grand escalier et monter dans le cabriolet.

- Felicity vous êtes magnifique et c'est un ravissement de vous avoir à mon bras. Père et mère auraient été fiers de vous.

Quelques rares voitures suivirent celle de la mariée jusqu'à la clairière. Helen et Charline, vinrent l'embrasser avant de rejoindre Christopher et James qui les attendaient. La mariée entra dans la jolie chapelle au bras de George un peu ému. L'édifice était occupé simplement par la famille proche et les fidèles amis.

Lorsqu'Elliot l'aperçut, il rata un battement de cœur. Il ne l'a quitta pas des yeux alors qu'elle se cachait rougissante derrière son voile. George prit la main de sa sœur et la posa sur celle de son futur beau-frère. Mais Elliot la lâcha doucement pour pincer le voile qui recouvrait le visage de Felicity afin de l'en dégager. Il pouvait maintenant voir ses yeux pétillants de joie. Il lui murmura en silence ´I love you' en lui reprenant la main. La jeune pasteur leur sourit et entoura leurs mains réunies d'un ruban de satin avant de commencer son office.

L'émotion était palpable dans cette chapelle, les unes versaient des larmes discrètes, certaines des soupirs d'impatience comme Helen, d'autres de souvenirs comme Charline.

A la sortie, ce fut des cris de joie à l'adresse des jeunes mariés, des enfants couraient avec des rubans, les plus grands lançaient des pétales.

Elliot se tourna alors vers sa femme, l'appela pour la première fois ´Mrs Bennet' en souriant et l'embrassa timidement devant l'assemblée ravie. Il fallut être aveugle ou obstiné pour ne pas remarquer que ces deux-là, qui se dévoraient les yeux durant toute la cérémonie, venaient de se marier par amour.

A l'entrée de la demeure, tout le personnel de Pemberley s'étaient réunis pour leur faire une haie d'honneur. Ils affichaient des mines souriantes. Les plus anciens en service se remémoraient la demoiselle qu'elle avait été et les épreuves qu'elle avait passé. Certes son mari n'était pas celui auquel ils auraient pu s'attendre mais il n'osaient critiquer le choix de leur maîtresse. Après tout elle semblait si heureuse à présent.

Comme en avait convenu les mariés, un repas simple et convivial fut servi. Étaient présents quelques amis, le cousin Lord Matlock et sa femme, Lord Andrew, Helen et son fiancé, les parents de ce dernier, Rosemary, la famille Bennet au grand complet et la famille Bingley qui séjournaient pour quelques jour dans le nouveau domaine de James et Charline, à seulement quelques miles de Lambton.

Le seul absent était Carl qui s'était excusé. D'après sa mère, il courtisait une duchesse issue d'une noble longue lignée. D'après sa sœur, elle n'était guerre jolie ni futée et dépassait la trentaine.

En fin d'après-midi, au fur et à mesure, de nombreux invités arrivèrent d'un peu partout. Des connaissances de Bath, de Londres, des voisins, des propriétaires et certaines relations de travail. Les mariés firent le tour des présentations et Elliot se demanda si un jour il arriverait à retenir les titres, les noms et les connexions de tous ces gens avec la famille Darcy. Mais il savait que cela faisait dorénavant partie de la vie qu'il allait mener auprès de sa femme. Du moins tant qu'ils vivraient à Pemberley.

Des buffets avaient été dressés sur des longues tables et libre à chacun d'y picorer à sa guise, des tables de jeux comblaient d'autres convives dans une salle plus en retrait et dans le salon de musique on priait George de jouer au piano devant plusieurs jeunes filles en fleur qui le dévoraient des yeux.

Cela faisait plus de vingt ans qu'un bal n'avait plus été donné à Pemberley et on parla de celui-ci encore longtemps. Il y eut sûrement quelques critiques sur le choix de Miss Darcy mais les mariés ne les écoutaient pas. Sur la piste, ils étaient seuls, ne voyaient personne d'autre et plus rien ne leur importait. Il était sien. Elle était sienne. Elliot et Felicity Bennet Darcy de Pemberley.