Je vous souhaite un joyeux Noel et de Bonnes Fêtes avec ce premier chapitre qui pourrait avoir une suite. Les personnages sont à Julie Plec.


La fille du père Noël

Lucien Castle pleurait assit contre un arbre, il était tout seul dans la forêt qui devenait de plus en plus sinistre et il était perdu. Il avait accompagné son père qui était venu couper un sapin en cette veille de Noël. Malheureusement le petit garçon de six ans s'était éloigné et il ne retrouvait plus son chemin, il avait eu beau appeler son père, il n'était pas venu, il ne l'avait probablement pas entendu. Il commençait à avoir froid, faim et il avait peur de mourir ici, dévoré par des loups.

« Pourquoi pleures-tu ?, le questionna une petite voix féminine.

Lorsqu'il leva les yeux, il découvrit une jeune fille, plus petite que lui, qui se tenait tout près de lui, elle semblait se faire du soucis pour lui. Elle était rousse avec des yeux verts. Elle était vêtue d'un manteau rouge et blanc avec une capuche, et de bottines fourrées noires. Le garçon ne savait pas qui elle était, il ne l'avait jamais vu auparavant et il se demandait ce qu'elle faisait ici toute seule, et ne semblait pas égarée ou apeurée.

-Je me suis perdu, lui raconta-t-il.

-Oh, c'est embêtant ça, mais ne t'en fais pas, Rudolph et moi allons t'aider à retrouver ton chemin, promit-elle.

-Rudolph ?

-Oui, mon ami, Rudolph viens dire bonjour, répondit-elle.

Un bébé renne se rapprocha d'eux, et vint se placer devant lui, il avait sa tête toute proche de Lucien.

-Tu n'as pas à avoir peur, il n'est pas méchant, tu peux le caresser si tu veux, il adore ça, lui indiqua-t-elle.

Il se leva lentement pour ne pas effrayer l'animal, avança lentement sa main, et le caressa entre les deux yeux du quadrupède pour le plus grand bonheur de celui-ci.

-Je ne me suis pas encore présentée, je suis Aurora de Martel, dit-elle.

-Je m' appelle Lucien Castle, répondit-il.

-Très bien Lucien, ne sois plus triste, tu es en sécurité avec nous, assura-t-elle.

-Merci Aurora.

Il n'était pas très confiant, comment une petite fille pouvait être aussi sûre d'elle ?

-Que faisais-tu tout seul dans la forêt ?, lui demanda-t-elle

-J'avais accompagné mon père qui était venu couper un sapin pour le ramener chez nous, lui expliqua-t-il

-Je vois, je vois, affirma-t-elle en hochant la tête pensive. Rester ici ne servirait à rien, marchons, nous finirons bien par quitter ce bois. »

Il était d'accord avec elle, et ils se mirent à avancer, il n'avait plus peur maintenant qu'il était avec elle. Il faisait de plus en plus sombre, et il devenait de plus en plus difficile de voir où mettre les pieds. C'est à ce moment que le nez du renne s'alluma d'une lumière rouge.

« Aurora, ton renne, il, il...

-Ne crains rien, c'est normal, il a des pouvoirs magiques, il s'en sert uniquement pour faire le bien, déclara-t-elle.

-Mais qui êtes-vous ?, les interrogea-t-il.

-Je suis la fille du père Noël et Rudolph est un futur renne du traîneau de mon père.

-Tu es sérieuse ?

-Oui, tu connais beaucoup d'enfants qui se promènent avec un renne comme animal de compagnie, ajouta-t-elle.

-...Non...ceux que je connais ont des chats ou des chiens, mais pas de rennes... Tu es la fille du père Noël, c'est incroyable !, s'exclama-t-il.

Elle rit amusée de son commentaire, c'était la première fois qu'elle bavardait avec un enfant qui ne vivait pas en Laponie et cela était très plaisant. Ce petit garçon semblait gentil et très curieux, elle l'aimait bien.

-Dis Aurora, le fait que tu sois la fille du père Noël ne devait pas rester secret, je ne voudrais pas que tu aies des ennuis parce que tu me l'a dit ?, s'inquiéta-t-il.

-Ce n'en est pas vraiment un puisque même si tu le révélais personne ne te croirait, toi même tu vas finir par cesser de croire en mon père, affirma-t-elle.

-Jamais !, s'écria-t-il, je croirais toujours en lui et en toi, jura-t-il.

« Non Lucien, lorsque tu seras grand tu perdras ta foi en la magie de Noël, et cela deviendra une fête commerciale », pensa-t-elle.

-Tu es trop chou, en tout cas moi je me souviendrais toujours toi, promit-elle en lui souriant.

Rudolph émit des petits bruits et tourna sa tête vers la jeune fille, celle-ci fixa droit devant elle et ouvrit en grand la bouche. Le fils Castle suivit ce qu'elle regardait, et vit son père, allongé dans la neige immobile.

-Papa, cria-t-il en se précipitant vers lui.

Son père était froid, il avait les paupières closes, et il respirait faiblement. Le petit garçon le secouait mais il n'avait pas de réaction.

-Lucien, ne pleures pas, il n'est pas mort, en tout cas pas encore, tu te souviens que toute à l'heure je t'ai dit que Rudolph avait des pouvoirs, et bien parmi ceux-ci il a la capacité de réchauffer les cœurs, il va l'utiliser sur ton père, tenta-t-elle de le calmer.

-S'il te plaît, sauve mon père, implora-t-il le quadrupède.

L'animal se concentra et intensifia la lumière qui émanait de son nez. Bientôt Lucien dont la main gauche tenait la droite de son père, ressentit une douce et intense chaleur se propager dans le corps de l'adulte.

-Lucien, murmura-t-il.

-Je suis là papa, tout va bien, répondit-il.

La petite rousse murmura des paroles à son ami à poils, et le nez de celui-ci s'arrêta de briller. Monsieur Castle se releva péniblement et parut très étonné de voir une fillette qu'il ne connaissait pas avec un jeune cervidé.

-Papa je te présente Aurora de Martel et Rudolph, ils m'ont aidé à te retrouver, poursuivit le garçon.

-Enchanté monsieur, dit la petite fille en faisant la révérence, alors que le renne s'inclinait respectueusement.

-Moi de même mademoiselle, merci beaucoup t'avoir aidé Lucien à me retrouver, sans vous nous serions probablement tous les deux morts de froid dans cette forêt, la remercia-t-il.

-Ce n'était rien, quand on peut aider autant le faire, répondit-elle gênée.

-Mais dis-moi ma petite, où sont tes parents ?

-Ne vous faîtes pas de soucis monsieur Castle, je vais retrouver mon père, je sais où il est, quant à vous je vous conseillerai de vite rentrer vous mettre au chaud. Rudolph et moi vous souhaitons un joyeux Noël, le rassura-t-elle.

Elle se rapprocha de l'autre enfant, et une fois qu'elle fut à quelques centimètres de lui, elle déposa un tendre baiser sur sa joue droite, avant de partir à la course.

« Adieu Lucien, vis longtemps et sois heureux », lui souhaita-t-elle en son for intérieur alors que des larmes coulaient sur ses joues.

Il la regarda s'éloigner de plus en plus, et bientôt il ne la distingua plus, elle avait disparu aussi silencieusement qu'elle était apparut et il ne savait pas s'il la reverrait, en tout cas il penserait toujours à elle.