Joyeuses Fêtes à tous, j'ai enfin réussi à terminer ce chapitre, un an après le dernier. Il a prit une tournure qui n'était pas prévu au départ, on verra bien où cela me mènera.


Chapitre 8

Après le petit-déjeuner, Aurora proposa de le téléporter chez lui afin qu'il puisse se changer et prendre ce dont il avait besoin avant d'aller travailler. Il accepta n'ayant pas véritablement d'autres options pour retourner dans son monde.

« Chérie rappelle-moi quelle pièce de la maison tu visais ?, lui demanda-t-il amusé

-Le salon, répondit-elle déçue,

-C'était bien ce qu'il me semblait, je me doutais que tu n'avais pas pour objectif de nous faire atterrir dans ma baignoire, plaisanta-t-il.

-J'y arriverai un jour, j'y arriverai, se répéta-t-elle plus à elle-même qu'à lui, les sourcils froncés et la mine boudeuse.

-Mais oui tu y arrivera, je n'en doute pas un seul instant, affirma-t-il.

Il enjamba sa baignoire et lui tendit la main pour qu'elle puisse en faire de même. Elle accepta bien volontiers le geste, elle n'était pas très grande et la baignoire était assez haute. Ils quittèrent la pièce et il entra dans sa chambre afin de se changer, pendant ce temps, elle descendit l'attendre dans le salon.

-Veux-tu m'accompagner jusqu'à mon lieu de travail ?, lui proposa-t-il lorsqu'il la rejoignit à l'étage inférieur.

-Je peux, je peux ?, demanda-t-elle toute excitée.

-Bien évidemment, tu es ma petite-amie à présent, tu peux donc venir avec moi si tu le désires, déclara-t-il en souriant.

-Avec plaisir, j'adore être en contact avec des êtres humains normaux.

-Après-vous mademoiselle Noël. »

Il lui ouvrit la porte et elle la traversa, il lui succéda et inséra sa clé dans la serrure afin de la fermer, puis ils se mirent en route pour la banque où travaillait Lucien. Sur la route ils croisèrent quelques enfants qui faisaient des batailles de boules de neige, certains construisaient des bonhommes de neiges dans leurs jardins avec leurs parents ou leurs frères et sœurs, le sourire d'Aurora s'élargit, ravie d'assister à autant de bonheur. Le brun lui aussi se mit à sourire, contaminé par la bonne humeur de la petite rousse à qui il tenait la main.

« Bonjour Lucien, comment vas-tu ce matin ?, lui demanda son patron qui arrivait en même temps que lui devant la banque.

-Bonjour monsieur Mikaelson, bien merci et vous ?

-Pareillement, je te remercie.

-Voici Aurora de Martel ma petite-amie, présenta-t-il.

-Bonjour mademoiselle.

-Bonjour monsieur Mikaelson, le salua-t-elle à son tour avec une révérence.

-Comment allez-vous ?

-Très bien, merci de me poser la question, répondit-elle.

-Je ne savais pas que tu étais en couple, commenta Elijah en s'adressant à son employé.

-Vous n'êtes pas très curieux lorsqu'il s'agit de la vie privée des gens qui travaillent pour vous, cela doit être pour ça.

-Votre nièce Hope a-t-elle bien reçu son chevalet et son set de peintre ?

-Oui, mais comment savez vous que j'ai une nièce, qu'elle se nomme Hope et ce qu'elle avait commandé pour Noël ?

Aurora ouvrit la bouche mais la referma immédiatement, elle avait trop parlé, elle n'était pas supposée connaître toutes ces informations, elle n'avait pas l'habitude de bavarder avec des mortels. Elijah la fixait suspicieusement, cela n'avait rien d'étonnant après ce qu'elle venait de dire, et encore il ignorait qu'elle savait encore beaucoup de choses sur les Mikaelson.

-Je suis désolé monsieur Mikaelson, c'est de ma faute, c'est moi qui lui l'ai dit, nous parlions d'enfants et j'ai expliqué à Aurora que vous aviez une nièce qui adorait l'art et qui rêvait de devenir une artiste comme son père. Enfin c'était ce que Hope m'avait raconté la dernière fois qu'elle était venue vous rendre visite ici à la banque, mentit Lucien d'une manière qui se voulait gêné mais convaincante.

-Cela ne fait rien, après tout cela n'a rien de secret, je vous prie de bien vouloir me pardonner si je vous ai intimidé, ce n'était pas mon intention, s'excusa-t-il.

-Ce n'est rien, c'est de ma faute, je me mets à votre place, une parfaite étrangère que vous n'avez jamais vu auparavant se met à vous parler de votre nièce comme si elle vous connaissait depuis des années. Cela doit être assez déstabilisant, j'ai mal formulé ma phrase, j'aurais dû vous dire que Lucien m'avait parlé de votre nièce, cela aurait été plus simple, le contredit-elle.

-En effet, confirma-t-il, Lucien c'est bientôt l'heure d'ouverture, ne tarde pas trop.

-Promis monsieur Mikaelson, répondit-il.

-Mademoiselle ce fut un plaisir de faire votre connaissance.

-Pour moi aussi ce fut un honneur, lui dit-elle avec un sourire sincère.

Il s'éloigne d'eux, ouvre avec sa clé la porte du bâtiment, retire le petit objet de la serrure, et après avoir ouvert la porte, pénètre à l'intérieur avant de disparaître de leur champ de vision. C'est à ce moment que le brun se tourne en direction de la petite rousse.

-C'était moins une, nous avons eu de la chance que Hope me révèle ce qu'elle avait commandé pour Noël sinon je ne sais pas comment nous nous en serions tirés. Tu aurais pu me prévenir que tu lisais dans les pensées !, s'exclama-t-il.

-Je ne peux pas lire dans les pensées, le contredit-elle, si je savais toutes ces choses sur Hope Mikaelson c'est parce que j'ai examiné sa liste lorsqu'elle est arrivée chez mon père. Cela fait plusieurs années qu'elle lui écrit j'ai donc reconnu le nom qui n'est pas très courant, continua-t-elle.

-Je veux bien admettre que ce nom est assez original mais comment as-tu pu deviner qu'Elijah était son oncle et pas son père où son cousin, ou que ce n'était qu'un homonyme car original ne signifie pas unique ?, la questionna-t-il curieux.

-Lorsque la liste d'un enfant apparaît sur l'écran géant de la fabrique de jouets nous voyons aussi la photo de celui ou de celle qui nous a envoyé sa lettre ainsi que des informations relatives à sa famille et des choses importantes sur sa vie. Par exemple s'il a perdu un être cher ou s'il vit une période difficile nous sommes encore plus prévenant avec lui, expliqua-t-elle.

-Comment ça plus prévenant ?

-Si un enfant a vécu une année compliquée nous lui offrons un cadeau supplémentaire et nous lui écrivons une lettre dans laquelle nous l'encourageons à être courageux et nous essayons d'employer les bons mots, ceux qui parviendront à l'atteindre et à lui insuffler de la force.

-Ce n'est pas un peu injuste pour les autres enfants ?

-Pas du tout, ceux qui sont heureux n'ont pas besoin d'attentions particulières. Nous sommes justes et équitables envers chacun d'entre eux, le contredit-elle.

-Tu m'as parlé de lettres, que deviennent-elles, les récupérez-vous lorsque les enfants qui les ont reçu n'en a plus la nécessité ?

-Elles nous reviennent automatiquement lorsqu'elles ont terminé d'accomplir leur mission, question de prudence, on ne voudrait pas être découvert.

-Mais enfin chérie je pensais qu'en grandissant plus personne ne croyait au Père Noël, rappela-t-il confus.

-En principe non, mais il y a toujours une exception qui confirme la règle, n'est-ce pas mon cœur, répondit-elle en riant.

-Je n'ai jamais reçu de lettre, signala-t-il.

-Tu as eu mieux qu'une lettre toi, tu as eu une véritable rencontre avec la fille du Père Noël, jamais personne n'avait eu un tel privilège.

-C'est vrai ?

-Bien sûr, vous les mortels vous connaissez le père et la mère Noël mais vous ne savez pas qu'ils ont des enfants. C'était la première fois que je quittais mon pays, Tristan l'a déjà fait quelques fois mais il s'est toujours tenu à distance des humains.

-Il ne nous aime pas beaucoup.

-Mon grand frère vous adorait enfin ça c'était avant…, s'interrompit-elle. Je parle, je parle et le temps tourne. Tu vas être en retard pour ton travail, je te dis à plus tard. »

Elle l'embrassa brièvement sur les lèvres avant de s'enfuir à toute à allure avant qu'il ne puisse réagir. Elle avait faillit lui révéler une information qui était visiblement secrète et s'était stoppé dans son élan juste avant la partie la plus intéressante. Il était donc arrivé quelque chose à Tristan de Martel, un événement assez grave pour le rendre froid et distant envers les êtres humains. Lucien se ressaisit, il n'avait pas le temps d'y réfléchir, il était l'heure d'aller travailler.