Bonjour à toutes et tous :)
On se retrouve en ce début de week-end avec un nouveau chapitre.
J'espère qu'il vous plaira, il m'a donné du mal, alors j'espère qu'il sera à la hauteur de vos attentes.
Pour ceux qui l'auront remarqué, la vignette de la fic a changé, elle est l'oeuvre de la génialissime Sayaka-San22 et je vous invite à aller lire sa fic, Dark Side qui est tout simplement une pépite !
Merci à mes revieweurs d'amour que j'aime si fort :

Dreamswritterforyou, Guest, PoneyRose, cmoa, bb cham (ravie de lire une petite nouvelle :) ).

Je sais que je ne prends pas toujours le temps de vous répondre, je priorise l'écriture pour essayer de ne pas vous faire attendre trop longtemps entre chaque publication ! Ne m'en voulez pas, continuez de m'inonder de reviews vous m'aidez tellement moralement à garder la motivation.
Allez je vous embête pas plus, bonne lecture :) et bon week-end


Chapitre 63

- Si je te demande de me laisser parler, sans m'interrompre, tu le feras ? Tu me cours après pour savoir pourquoi j'ai eu besoin du livre que je t'ai conseillé, alors, si tu veux tes réponses, est-ce que tu serais prêt à m'écouter ? A seulement m'écouter, Remus ? demanda d'une voix tendue Severus.

Sagement, le Gryffondor hocha la tête, s'installant un peu plus confortablement dans le fauteuil, sans se soucier de l'heure, de Sirius, de rien d'autre si ce n'était ce garçon avec lequel il entretenait cette relation si complexe.

Avec hésitation, Severus se racla la gorge. Il ne savait comment parler de tout ça, puisque c'était la première fois qu'il en parlait. Aussi, il ne chercha pas longtemps à organiser son récit, et laissa son cœur parler pour lui :

- Je suis né dans une famille où je n'étais pas prévu, pas désiré, commença Severus d'une voix que Remus ne lui connaissait pas. Mère sorcière, père moldu. Tu vois le schéma. Très tôt, ma magie accidentelle a commencé à se révéler. Mon père, Tobias, il grimaça, n'avait jamais accepté la « particularité » de ma mère. Et quand il a découvert que son fils avait hérité de cette tare…

Ses jambes lui faisaient mal, son corps entier lui faisait mal, alors Severus se leva, arpentant la salle spécialement aménagée pour eux, attentif à toutefois ne pas passer derrière Remus certain que cela l'effrayerait. Tantôt il marchait, tantôt il se collait à un mur, toujours sans cesser de parler :

- Lorsque j'ai involontairement, changé la couleur des fleurs du jardin, à l'âge de quatre ans, mon père a levé la main, pour la toute première fois sur moi. Ce n'était pas un père tendre ou aimant, mais c'était la première fois qu'il allait à cet extrême. Il y a bien eu une dispute entre mon père et ma mère pour ça. Mais les coups qu'elles reçut en réponse firent d'elle rapidement une épouse préférant se taire et fermer les yeux, sur ce que subissait son enfant qui grandissait dans la peur et les humiliations.

- Severus… ne pût s'empêcher d'intervenir Remus

- Je t'ai demandé de ne pas m'interrompre, siffla Severus faisant baisser les yeux de son interlocuteur et s'excusa aussitôt, pardon c'est juste que… c'est déjà difficile pour moi d'en parler, laisse-moi aller au bout, s'il te plaît.

Remus hocha la tête, compréhensif et Severus soupira, passa une main sur son visage avant de reprendre :

- J'ai ensuite fait la connaissance de Lily, qui partageait le quartier que j'habitais. Elle est vite devenue un rayon de soleil dans mon existence terne. Même si elle n'a jamais su voir. Ou n'en a pas manifesté le moindre signe. C'était mieux ainsi.

Severus eût alors un drôle de rire, avant de poursuivre :

- Un été, j'ai reçu une lettre, par un hibou grand-duc. Ma lettre d'admission pour Poudlard. Ma mère était fière, mais mon père… beaucoup moins. J'ai passé l'été à être roué de coups. Tout ce qui passait dans ses mains était bon pour lui, tant que ça faisait mal…. Bouteille en verre, cendrier, et quand il ne trouvait rien, il y allait de coups de pieds, de poings. Et moi j'avais grandi dans cette terrible croyance que j'étais simplement un mauvais garçon. Quelqu'un de néfaste parce que doté de dons contre-nature. Pourtant je me suis plu à Poudlard, et je m'étais dit que peut-être, si je ramenais de bons résultats à mon père, celui-ci verrait mon potentiel et serait fier de moi, qu'il réaliserait que son fils était doué en quelque chose. Te rappelles-tu, Remus, qui était classé premier pendant notre première année à Poudlard ?

La réponse était facile pour Remus, c'était Severus, évidemment, ses résultats épataient ses professeurs, attisaient la jalousie de ses petits camarades, à commencer par James et Sirius qui ne voyaient pas ce qu'il pouvait bien y avoir d'intéressant chez un « petit intello de Serpentard ». Ils oubliaient facilement que Remus le talonnait.

- Tu étais premier, Severus, murmura Remus, incapable d'admettre ce qu'il entendait.

- Oui, oui, souffla Severus, j'étais premier de la classe, ça n'a que plus affolé mon père, qui a redoublé ses coups sur moi à chaque vacance scolaire. Et bientôt, alors que nous venions d'entrer dans notre deuxième année, mes pouvoirs ont commencé à décliner, j'étais devenu un enfant plus que terrifié, mon père m'avait fait payer mes bons résultats et convaincu que je n'étais qu'un monstre. Ma magie me faisait peu à peu défaut et malgré les questionnements de nos professeurs, témoins que quelque chose n'allait pas dans mon attitude, je persistais à nier que non, à promettre que tout allait bien. Tu es devenu facilement premier cette année-là, Lily sur tes talons, elle t'a vite doublé par la suite, dit-il avec un sourire fier et nostalgique. Et moi, pendant ce temps, je ne voulais pas admettre, devant qui que ce soit, même par le directeur qui m'a reçu plusieurs fois dans son bureau, et ce malgré les bleus détectés par l'infirmière, que j'étais… Severus grogna de rage, incapable encore de dire ces mots à haute voix, se trouvant pathétique de ce fait. Personne ne devait savoir, j'ai donc cherché tout seul une solution à mes soucis de magie et c'est pourquoi, je connaissais parfaitement l'ouvrage que je t'ai conseillé, parce que j'en ai eu besoin quand je n'ai pas su prendre la main de ceux qui me la tendaient. Je me suis contenté ensuite d'avoir des résultats corrects, sauf en potions, j'avais rapidement compris leur utilité, pour dissimuler des blessures, ou les soigner. Toute l'année j'en préparais un stock, que j'amenais ensuite chaque fois chez mon père, pour rester vivant le temps des vacances. Voilà, qui je suis, et c'est pourquoi je ne voulais pas discuter de ça avec toi et j'ai préféré m'enfuir quand tu m'as mis au pied du mur à la bibliothèque, je ne voulais pas que tu connaisses mon lamentable petit secret.

Il avait terminé son monologue appuyé de côté contre un des murs de la salle, une main tenant sa tête, épuisé d'avoir dit tout ça à haute voix, pour la toute première fois.

- Est-ce que ton père a un jour essayé de te… ?

Severus eut un demi-sourire. Bien sûr que Remus s'inquiéterait de ça, il connaissait les abus sexuels et avait besoin de se rassurer. Il ne prit pas mal la question de Remus qui transpirait d'inquiétude et cela le toucha. Le garçon n'était pas en train d'essayer de diminuer les horreurs qu'il avait vécu, de comparer leur traumatismes… non il était en train de paniquer à l'idée que le père de Severus ait pu commettre sur lui l'impensable. Alors, sans faire de suspens, Severus, rapidement, lui répondit :

- Non, il préférait garder ce traitement de faveur pour ma mère. D'ailleurs, depuis que je suis à Poudlard plus régulièrement, puisque j'ai demandé à ne rentrer chez moi que pendant les grandes vacances au directeur, mon père me fiche un peu plus la paix, préférant ma mère, sans doute moins forte que je ne peux l'être maintenant que j'ai grandi. Et c'est par lassitude d'entendre ses pleurs régulièrement la nuit chaque fois qu'il profitait d'elle ou la battait que j'ai décidé de me trouver un maitre de potions qui pourrait me former pendant mes vacances, quand je ne peux pas rester à Poudlard. Je sais, c'est lâche, d'abandonner ma mère aux bras de ce monstre, mais elle refuse de le quitter, j'ai pourtant tout essayé pour la convaincre, et elle m'a fait promettre de ne pas le dénoncer…. Alors que pouvais-je bien faire… ?

- Ce n'est pas ta faute, Severus.

Un regard ébène plongea dans le sien. Ça il le savait déjà, mais vivre avec cette culpabilité l'anéantissait.

- Je sais, je sais, elle a fait son choix, le mauvais certainement, mais je ne pouvais pas aller au-delà de sa volonté… Alors, certes, elles m'ont bien arrangées ces grandes vacances, chez Bargue, il feignit d'ignorer la grimace de Remus, mon père était débarrassé de moi, et moi je l'étais de ses coups. Mais si j'avais su Remus…. Je crois que j'aurais préféré mon père et sa ceinture. Si j'avais su qu'en choisissant Bargue comme maître de potions… je devrais perpétuer les actes monstrueux de mon père sur toi….

Le silence les enveloppa.

Les non-dits qui venaient d'éclore faisaient mal. Chacun revivait ses traumas. Jusqu'à ce que résonne la voix murmurée de Remus :

- Si tu n'avais pas rencontré…

- Bargue, lui facilita Severus qui avait entendu la voix de Remus trembler. Lui aussi se rappelait avec vivacité les actes, que le maître de potions par qui il était formé, qui avaient été tout aussi monstrueux que ceux de Tomson.

- Ouais, si tu n'avais pas rencontré cet homme, Remus reprit, le regardant avec reconnaissance, je serai sûrement chez Tomson encore, je serai peut-être même mort….

- Remercions mon père d'avoir agi ainsi avec moi alors et de m'avoir poussé à quitter la maison… répondit sombrement Severus

- Pardon, tu sais que ce n'est évidemment pas ce que je voulais dire, s'exclama Remus qui eut honte de ce qu'il venait de dire, même si ces intentions n'étaient pas méchantes envers Severus, il avait juste été maladroit dans ses propos.

- Je sais, dit un peu trop fermement Severus. Je sais, s'adoucit-il en constatant que Remus s'était légèrement recroquevillé, c'est juste que ce raisonnement je l'ai eu aussi. Cette facilité avec laquelle on fait des raccourcis est impressionnante, n'est-ce pas ?

Remus hocha doucement la tête. Maintenant qu'il savait tout concernant l'homme qu'il avait en face de lui, il avait de plus en plus la certitude qu'il voulait de Severus dans sa vie. Il ne savait comment. Mais il savait qu'il ne pourrait se passer de lui. Il n'y avait qu'avec lui que parler de tout ça semblait plus facile, qu'ils se comprenaient sans avoir besoin d'aller au bout de leurs phrases… Qu'eux qui savaient ce que ça faisait de perdre le contrôle, de ne pas avoir le choix sinon que de subir.

- Je comprends tes mots tabous, prononça Severus, ignorant totalement où les pensées de Remus l'avaient mené, j'en ai aussi, mais il faut que tu saches une chose Remus, j'étais un enfant, je ne raisonnais pas correctement, ce que je sais aujourd'hui c'est que ce n'est pas en niant les faits que tu les assumeras. Bien au contraire, ils finiront juste par pourrir à l'intérieur. N'aie pas honte de ce que tu as vécu, accepte-le plutôt, car tu n'en es en rien responsable.

Un sourire triste naquit sur le visage de Remus.

- Dis-moi alors que tu étais un enfant battu et je te dirai alors que pendant des semaines j'ai été…

Les mots restèrent coincés dans la gorge de Remus, et avec un demi-sourire, cette fois coupable chez Severus, celui-ci compléta :

- violé par moi ?

- Pas que toi, se contenta de répondre Remus non sans grimacer. Ce mot provoquait en lui de violents échos qui se répercutaient dans ses souvenirs, sans qu'il ne puisse les arrêter.

- Ça n'empêche pas que c'est ce que je t'ai fait.

- Mais tu n'en es pas fier, tu t'en veux, parce que tu n'es pas comme eux. Tu ne le seras jamais. Et ces hommes… je ne pouvais pas le voir avant, mais crois-moi, je deviens de plus en plus lucide sur tout ce qu'il s'est passé là-bas, il n'y a pas eu qu'une seule victime, tu en es une aussi à mes yeux, Severus.

Severus baissa la tête, emporté par la honte qui le rongeait. Ce qu'il venait de lui dire l'atteignait en plein cœur. Il pensait aux lettres qu'il avait reçues en réponse aux courriers qu'il adressait aux meilleurs amis de Remus. Dans chacune d'entre elles, ils ne cessaient de lui répéter ce qu'il avait entendu toute son enfance. Qu'il était un monstre, un être horrible, ils ajoutaient même que c'était un pervers tordu qui méritait la mort dans les pires souffrances. Et voilà que sa pauvre petite victime lui accordait un statut que personne ne lui avait jamais accordé. Ces viols qu'il avait commis le hantaient et il n'avait jamais osé voir les choses sous cet angle, mais se pouvait-il que Remus ait raison, que lui aussi ait été abusé ?

Gêné, Severus se racla la gorge, il avait honte de ce possible statut alors que c'était Remus la victime principale dans toute cette histoire, lui qui avait encaissé les coups, l'humiliation, la torture et la peur au quotidien.

Finalement il reporta son regard sur ce jeune homme. Il avait repris du poids, il avait perdu cet air soumis et ses yeux brillaient d'une envie de vivre que Severus ne lui avait pas vu de tout l'été. Ses yeux parlaient à nouveau, ils n'aspiraient plus à la mort, au lâcher prise, à l'abandon…. Et cette bouche, fine, droite qui n'était plus suppliante, craquelée, couverte de sang, séché ou non. Il ne l'avait jamais touché à cet endroit, aucun des hommes chez Tomson ne l'avait touché à cet endroit, les violeurs ne prennent pas le temps du baiser. Ce n'est pas un acte charnel d'amour. C'est un abus d'un corps sur un autre. Une salissure, une brisure, un acte sale qui bafoue ce qu'il peut y avoir de plus beau. Et Severus, malgré ce qu'il avait fait, n'avait jamais embrassé personne. Il ne pouvait détourner le regard de ces deux lèvres, à moitié pincées, que Remus mordillait, perdu dans ses pensées, cette bouche sur laquelle il n'osait espérer poser les siennes un jour.

Non, il ne pourrait pas. Remus déjà ne vivrait pas ça de façon sereine et en plus… il ne le méritait pas. Il ne voulait pas le salir plus que ça. Il en avait déjà assez fait.

Un long soupir émana de la poitrine de Severus, attirant sans le vouloir l'attention de Remus.

- Je n'ai pas envie de retourner au dortoir ce soir… dit-il dans un souffle, à voix basse.

- Pourquoi ça ? s'intéressa Severus, ce n'était tant pas la réponse qui l'intéressait mais plutôt l'occasion de se détourner de cette bouche qui l'attirait, chose pour laquelle il se dégoutait.

- Pas envie de confronter Sirius, se contenta de réponse Remus.

- Tu m'as dit que tu lui avais pardonné.

- Pardonner oui, mais c'est de savoir qu'il sait, Severus… qu'il sait dans les termes que tu lui as racontés…

- Je n'ai rien dit d'autre que la vérité, objecta le Serpentard.

- Et tu étais obligé d'y aller dans le détail ?

Severus l'observa. Oserait-il avouer que détailler les sévices lui avait coûté mais qu'il voyait ainsi la possibilité d'être plus facilement tué par ces ennemis sitôt qu'ils le reverraient, comme une sorte de suicide assisté pour lui qui était trop lâche.

- Qu'aurais-tu voulu que je leur dise ?

- Je ne sais pas moi, peut-être juste ce qu'ils avaient besoin de savoir, que tu savais où j'étais, que ce n'était pas rose et qu'ils devaient trouver une solution pour venir m'aider. Tu parles… tu es même allé jusqu'à raconter que tu y as pris du plaisir ! s'étrangla Remus. J'comprends maintenant pourquoi Sirius veut ta mort !

- Et moi je ne comprends pas pourquoi il ne l'a pas encore fait, murmura tout bas Severus, oubliant les capacités auditives aigües de l'être lycan.

- Qu'est-ce que tu as dit ? persiffla-t-il

Le rouge qui monta aux joues de Severus le trahit.

- Attends, ne me dis pas que…

- Tu as délibérément tout raconté à mes amis pour qu'ils t'en veuillent et s'en prennent à toi ! C'est ça, Severus ?

Merde ! jura Severus dans sa tête. Il avait toujours, toujours réussi à cacher ses émotions, intentions à qui que ce soit. Pourquoi fallait-il que sa petite victime lise en lui comme dans un livre ouvert …. ?

- Ecoute, je…

- Ne me mens pas, s'il te plait, la voix était froide, presque déçue.

Un instant de flottement passa, avant que Remus ne reprenne la parole.

- Je crois que je vais dormir ici ce soir, énonça-t-il. Ignorant l'air stupéfait de Severus, il continua, je ne peux pas affronter le regard de Sirius, tout en sachant qu'il sait, immédiatement. J'ai besoin… d'un peu de recul, de temps pour accepter qu'il ait toutes ces atroces images en tête.

Severus grimaça. Il était l'acteur sur ces images. Il ne s'y faisait pas.

- Je ne pense pas que ça changera quelque chose, je veux dire pour Black…, expliqua-t-il avec douceur, tes amis savent tout, Remus, depuis le début et ils n'ont pas changé d'attitude vis-à-vis de toi. La seule chose qui a changé maintenant, c'est que tu sais, et que donc il va être plus facile pour toi de leur parler de ce que tu as subi.

- Pourquoi leur dire ? Vu qu'ils savent ? s'entêta Remus.

- Parce qu'on a besoin de parler de ce genre de choses… je te l'ai dit. Si j'avais été plus grand, à l'époque, tout ce que mon père m'a fait et toutes les mains tendues que j'avais reçues… je les aurais prises, et ça m'aurait bien aidé.

Severus entendit le discret soupir douloureux de Remus. Comme il aurait voulu le prendre dans ses bras, pour le soutenir, l'épauler. Mais il craignait que le Gryffondor interprète mal ses actes, qu'il le repousse, ou se sente obligé. Il se contenta alors de reste là, debout, les bras ballants.

Jusqu'à ce qu'il voie Remus se lever, s'approcher de lui pour aller coller sa tête contre son épaule, lui qui le dépassait de bien quinze centimètres. La main tremblante, doucement, Severus alla la poser contre le dos de ce garçon qui venait chercher du réconfort auprès de lui. Pendant un moment le silence régna, puis des bruissements naquirent, il réalisa bien vite que Remus pleurait contre lui. En quasiment deux mois qu'ils avaient « vécu » ensemble, c'était la première fois que le garçon s'ouvrait, exprimait autant sa peine. Alors, tout doucement, comme pour ne pas le briser, il posa son deuxième bras contre lui, dans une étreinte douce et réconfortante pour tous les deux.

Aucun d'eux ne sût combien de temps s'écoula ainsi, l'un dans les bras de l'autre.


J'ai hâte d'avoir vos retours sur ce chapitre avec beaucoup de stress ! Car c'est un petit tournant...
La bise !
LessaWatberg