Titre : Dans un souffle
Pairing : Temari x Shikamaru
Rating : T (Lime ?)
Genre : Angst/Drame
Disclaimer : Naruto ne m'appartient pas mais à l'illustre Masashi Kishimoto


Peu importe où je regardais, la scène était macabre. Le liquide pourpre épais et poisseux des ennemis et alliés alourdissait mes vêtements. Beaucoup n'avaient pas eu ma chance, les corps gisant au sol étaient empalés, déchirés, amputés, tâchés de cette substance vitale, le regard vide. Je cherchais mes compagnons de peur de les voir parmi les victimes, le coeur serré. Puis je l'ai aperçue. Elle soutenais un autre allié, l'amenant auprès des médecins du camp, un peu en retrait, que nous venions de rejoindre pour la nuit. Après un moment je ne pu retenir un soupir de soulagement. Il n'y avait pas plus de personnes à déplorer parmi mes connaissances. C'est assez horrible de penser cela, nous formions un groupe; la 4eme division de l'armée, celle des combattants longue distance. Liés par cette peur commune et le devoir de tuer pour se défendre, pas que la mort des autres ne me faisaient pas de peine mais je n'avais plus la force de pleurer ceux qui ne sont pas de mon village.

-Shikamaru ?
La voix de la jeune femme m'appela doucement, tremblante et cassée.

-Je suis là, Tem. Répondis-je dans un murmure.
Je savais qu'elle me reprendrait, qu'elle ne voulait pas que je le nomme ainsi, mais finalement elle n'en fit rien. Son regard transperça le mien l'air légèrement suppliant. L'air lourd, l'odeur âcre du sang, ces visions horribles de voir nos compagnons d'armes, nos amis, allié tombés au combat, me faisait tourner le bide et je suis presque certain qu'il s'agit de la raison pour laquelle elle me lance ce regard. Je l'intima de me suivre jusqu'à ma tente afin de nous isoler un peu des restes de cette barbarie.

-Shikamaru... Tu est sauf... Elle souffla à peine, tout en s'approchant de moi, l'air brisé dans son regard.

-Oui... Sauf mais pas sain, si tu veut mon avis.
En effet à tout juste 17ans, tout comme à n'importe quel âge tout compte fait, être confronté à la guerre n'était pas simple. Nous nous sentions tous salis de devoir ôter la vie à d'autres personnes, les mains tâchées par le sang. Meurtris par la pertes de nos êtres chers, par le désespoir, n'en voyant pas la fin. Il était certains que nous allions tous en avoir des séquelles. Je me dirigeait vers elle, tremblant. Ce n'était pas le moment de lui faire part de quoi que ce soit, de ce que je pouvais ressentir pour elle mais j'avais désespérément besoin de sa présence, là, près de moi en cet instant. Temari ne recula pas, j'interprétais tout de même de l'hésitation dans son attitude, dans ses yeux, comme si elle avait peur de quelque chose elle aussi.

Après un instant de latence, comme si c'était naturel, nos corps se sont rencontrés, fusionnants presque, nous agrippants l'un à l'autre de manière désespérée, nos souffles se mêlant de par la proximité. Nos pupilles se confrontèrent quelques secondes puis nos lèvres s'effleurèrent, hésitantes. Nos pommettes arborant un ton rouge masqué par l'obscurité de la tente. Tout s'intensifia. Les gestes devenaient naturels et de plus en plus affamés, passant sous les tee-shits dont les deux vestes de Jonin venait d'être délestées, passant parfois un peu plus bas dans le dos, rencontrant et apprenant à connaître ces courbes.

Nos respirations étaient haletantes, et la chaleur montait fortement dans l'habitacle -et pas que-, nos corps frémissants et quelques gémissements nous échappant. Les vêtements tombaient les uns après les autres, sans aucune gêne, aucune pudeur, et nos corps se lièrent pour la première fois, à la perfection comme si ils étaient fait pour être ensembles, se mélangeant, dans l'espoir d'un renouveau, ou peut-être pour la dernière fois alors qu'importait. Il n'y avait plus que nous qui comptait à cette instant, oubliant les bruits entêtant des explosions qui raisonnaient dans nos oreilles mêmes lors de nos songes, oubliant l'odeur du sang, oubliant le désespoir qui nous rongeait. Dans un ultime soupir, moment d'extase partagée, nous étions désormais unis, liés pour l'éternité, nous chuchotant de doux mots nous raccrochant à l'espoir que tout se termine et que l'on puisse vivre tout cela de nouveau tranquillement, dans la paix.