Et voici la fin!

Merci de m'avoir lue jusqu'au bout!. J'espère que vous avez aimé cette histoire.

Un grand merci a mes fidèles lectrices telles que Caliste et Jane et surtout un grand merci à ma beta imperturbable Amy.


Épilogue

Tout ce qui peut être imaginé est réel. Pablo Picasso

Dans la famille Bingley, il y avait les parents. Le père, à l'âge de la retraite, rejoignit son épouse qui ne put dès lors faire de crises de nerfs qu'uniquement dans leur intimité. Ils vécurent tout le restant de leur vie à Netherfield où ils recevaient régulièrement leur famille et amis.

Dans la famille Bingley, il y avait Carl, l'aîné, qui épousa par dépit une Duchesse un peu fortunée à qui il donna un unique garçon. Son épouse était sotte et peu accomplie mais son nouveau statut de vicomte semblait lui apporter une certaine notoriété dans le Ton londonien sans qu'il ne se rende jamais compte de la risée dont il était victime. Il inculqua à son fils Edmond, le goût du luxe et en fit un garçon imbu de sa personne comme l'était son père.

Le second fils Bingley, Louis, repartit avec sa femme à Newcastle pour reprendre les affaires du père. Même si son épouse regrettait sa vie londonienne, elle était ravie de se défaire de la présence de Carl et de la mauvaise influence qu'il avait sur son époux Louis. Ils eurent trois enfants qui firent plus tard fructifier les affaires familiales à leur tour.

Charline mit au monde sept autres bambins dans la demeure de Ayton Park qui devint vite animée de cris et de joie. James resta avoué dans la localité et ils gardèrent la réputation d'être un couple doux et compréhensif. Henry, leur fils aîné, entreprit les études de droits que son père n'avait jamais pu terminer.

La sœur cadette des Bingley épousa un jeune homme de bonne famille mais sans véritable fortune qui travaillait pour son père. Elle ne fut jamais la maîtresse de Pemberley au grand damne de sa pauvre mère mais ne regretta jamais de n'avoir point épousé Lysander Bennet. Elle mena une vie heureuse dans le Nord de l'Angleterre, loin de sa mère mais proche de ses plus jeunes frères et sœurs.


Dans la famille Bennet, il y avait la mère qui apprit vite à vivre sans son époux, toujours aidée de sa fidèle Zoie.

Zoie fit la rencontre à Meryton d'une amie de sa sœur qui était ce qu'on appelait communément une vielle fille car elle avait dépassé l'âge d'enfanter sans avoir pu se fixer. Elle travaillait comme potière à la sortie de la ville et dormait dans une chambre au dessus de son petit atelier. Leurs connaissances se réjouissaient de cette nouvelle amitié qui semblait les épanouir et ne se formalisaient guère de les voir toujours ensemble. À la campagne, on ne pouvait comprendre que derrière cette apparente sympathie se cachait un amour sincère et véritable.

Mark et Rosemary virent vivre à Longbourn auprès de Mrs Bennet lorsque Mr Collins mourut. Le pasteur Collins décédé, la communauté protestante imposa à Hunsford un jeune pasteur diplômé venu directement de Cambridge et la famille de Mark fut contrainte une nouvelle fois de déménager. C'est avec un pincement au cœur qu'ils quittèrent certains paroissiens mais ne regrettèrent jamais d'avoir emménagé à Longbourn. Rosemary y mit au monde une petite fille, calme comme sa mère et érudite comme son père. Elle aima y vivre et dévorer toute la bibliothèque de son grand-père. Thomas, l'aîné, devint écrivain.

Kyle vécu toute sa vie auprès d'Andrew. Ils se soucièrent peu des regards méprisants et vécurent tous deux la vie qu'il souhaitaient. Kyle devint un orfèvre reconnu et fit même quelques panoplies pour la famille royale.

Lysander n'eut pas la vie qu'il s'était rêvé. Il fut contraint par un père autoritaire d'épouser sa fille précipitamment. La rumeur courrait que Lysander l'avait mise dans une situation peu enviable mais les colporteurs de ragots n'eurent jamais la confirmation à leurs dires car la jeune épousée fit une fausse couche quelques mois plus tard. Ce triste événement eut pour conséquence qu'elle ne put jamais plus enfanter. C'est pour cette triste raison qu'elle se résigna à fermer les yeux sur les nombreuses aventures adultérines de son époux, desquelles d'ailleurs il ne s'en cachait point. Il prenait malin plaisir à ne séduire que les femmes mariées, par défi ou par jeu. Mais un jour le jeu tourna mal lorsqu'il se fit poignarder par un cocu plus jaloux ou plus sanguin qu'un autre. Sa veuve retourna vivre dans sa famille et reçut de la famille Bennet tout le soutien financier dont la pauvre femme avait grandement besoin.


Dans la famille O'Brian, il y avait l'aîné, Frédéric, qui fit de nombreux trajets entre les Indes et l'Irlande avec son épouse Davina. À la naissance de leur deuxième enfant, Frédéric décida de revenir au pays et reprendre les affaires de son père décédé.

Kendall O'Brian épousa sa jolie métisse indienne et s'implanta pour toujours dans le pays. Il y créa un bureau permanent d'où il gérait sur place les importations et les exportations de son frère. Il eut trois magnifiques enfants à la peau matte qui firent tous des études en Angleterre. Les Indes n'étaient plus aussi sûres qu'avant et leurs parents voulaient leur laisser le choix et l'opportunité de vivre la vie qu'ils souhaitaient, peu importe le pays.

Leur second enfant se prénommait Eila, elle avait les yeux brillants de son père et la chevelure ondulée de sa tante Cordelia mais de la couleur ébène de sa mère. Elle était intelligente et mutine comme son père et aimait les langues comme sa mère. Lors d'un séjour à Pemberley chez sa marraine Cordelia Darcy, elle rencontra Henry Bennet, le fils aîné de Charline et James. Le grand jeune homme mince et timide tomba instantanément sous le charme de cette beauté peu commune et attendit patiemment la fin de ses études pour l'épouser.


La vie à Pemberley se déroulait paisiblement. Cordelia avait vite prit les rennes du domaine d'une façon déconcertante. Elle avait un don avec ses gens qui appréciaient en elle sa franchise à toutes épreuves. Mais surtout, elle épaulait George au quotidien, soutenant ses décisions, affirmant son statut, magnifiant sa prestance. Ils élevèrent leurs enfants dans le respect et l'amour mais surtout entourés de beaucoup de musique. Pas un jour dans le domaine sans les notes d'un piano, les cordes d'un violoncelle ou d'une harpe, l'air d'une flûte ou un chant mélodieux.

Leur premier enfant naquit peu de temps après leur voyage de noces dans les Indes où ils firent connaissance de la belle famille de Kendall. Leur fils aîné, qui se prénommait William fut élevé pour être le digne successeur des Darcy et reçut toutes les cartes en mains pour ce faire, telles que les eut sa tante Felicity.

La seconde naissance arriva plus tard et, pour faire honneur à son époux, Cordelia la fit baptiser sous le rituel protestant, Georgiana.


Helen et Christopher Lucas, emménagèrent dans un joli pavillon entre Matlock et Pemberley. Christopher ouvrit une école pour garçons où il enseignait lui-même. Ils eurent trois enfants, dont le premier, Richard, se décida pour une carrière militaire à la grande surprise de ses parents.


Et enfin, de la vie de Felicity et Elliot Bennet, on sut qu'elle fut très animée et bien remplie dans leur petit domaine qu'Elliot entretenait et que Felicity faisait fructifier jour après jour.

Felicity mit au monde pas moins de cinq filles qui se prénommaient respectivement... Jane, Elisabeth, Mary, Catherine et Lydia.

Elisabeth, la seconde, avait tout de son père: son caractère mutin, son goût des livres et des grandes promenades. Aussi, elle ne se lassait jamais de se rendre à pied jusque chez son oncle et sa tante pour y passer des heures dans leur magnifique bibliothèque de Pemberley, ce qui n'était pas pour déplaire à son cousin William... mais ça c'est une autre histoire!