Bonjour à tous et toutes :)

Je tenais à remercier Tekilou pour son travail de bêta sur ce chapitre ( et les prochains à venir :) )
Merci à mes adorables revieuwers sans qui la motivation retomberait :
holybleu, LadyZalia, sasucchi0123, aurel8611, LoupSpell, brigitte26, Doucette77, et Tekilou évidemment


Un immense merci à EpsilonSnape qui a mis tout son talent d'artiste (au delà d'être une auteur incroyable) et qui a gentiment accepté de faire la cover de cette fic :) Un merci sincère à toi !


Je ne vous spamme pas plus, vous prie de me pardonner pour mon retard de publication et je vous souhaite une superbe lecture (rien que ça ^^)


Chapitre 29

- Harry James Potter ! Est-ce que tu réalises ce que tu me demandes là ? Vraiment ? Tu oublies que je ne suis pas psychomage, moi ! Et surtout je n'ai pas l'envie d'aider quelqu'un qui n'a que du mépris pour moi, pour Ron. Puis comment veux-tu que je suive Draco dans sa reconstruction, c'est d'un professionnel en psychologie qu'il a besoin, pas de moi ! De toute façon qui te dit qu'il m'acceptera, moi pour le soigner ? Après tout je ne suis qu'une sang-de-bourbe, hein ?

Dix minutes…. Cela faisait dix minutes qu'Harry, enfoncé dans le canapé chez ses meilleurs amis avait les oreilles cassées par la logorrhée d'Hermione. Elle était inarrêtable depuis qu'il avait eu l'audace de leur avouer la véritable raison de sa visite.

Il était arrivé peu de temps avant chez ses amis. Cela faisait maintenant trois jours que Severus était intervenu chez lui, pour l'aider avec son calice. Et après en avoir discuté avec Draco pendant le repas, ils avaient convenu qu'une aide extérieure ne pourrait que lui être utile. Ils avaient d'abord songé à l'homme présent, mais Draco s'était montré sur la défensive à l'idée de parler de son passé à Severus, gêné par leur proximité quasi-familiale, et le choix d'un psychomage de Sainte-Mangouste était d'office exclu, bien que Severus l'ait évoqué.

Ni Harry ni Draco n'étaient prêts à sortir de leur clandestinité.

Severus avait alors presqu'ironiquement proposé l'aide de la meilleure amie du vampire, médecin, qui avait suivi, pendant ses études un petit cursus en psychologie, mais pour Harry, qui avait déjà en tête de recourir à son amie pour aider son calice, c'était là non seulement une bonne idée mais quelque chose à mettre rapidement en place.

Draco avait tiqué, alors qu'Harry lui resservait une belle portion de purée, mais il s'était facilement laissé convaincre, de toute façon, la voix rauque de son vampire lui avait parlé. Il n'avait plus vraiment le choix. Il devait réussir à avancer et s'il ne voulait parler ni à Severus ni à Harry, il n'y avait pas d'autre solution réellement viable que de recourir à la jeune médecin. C'était maintenant au tour d'Harry de convaincre la partie adverse. Et c'était peut-être ce qu'il redoutait le plus.

Bien accueilli chez Ron et Hermione, Harry avait d'abord tourné autour du pot. Les conversations banales avaient ensuite cédé la place aux questions et inquiétudes de ses amis, Harry les avait rapidement rassurés, avant de leur expliquer qu'il venait avec une idée derrière la tête, et s'était dès lors tourné vers Hermione. Il avait alors tout avoué en un souffle, les cauchemars de Draco, leur grosse engueulade, le point de vue de son calice sur ses abus, et sa souffrance qu'il contenait pour lui, et enfin, qu'ils avaient besoin de l'aide de la jeune femme. S'en était immédiatement suivi la logorrhée de la jeune femme qui ne s'arrêta que pour reprendre son souffle, et Harry en profita pour exposer ses arguments qu'il avait bien organisés dans le but de convaincre :

- Hermione, non laisse-moi t'expliquer s'il te plaît, quémanda-t-il alors qu'elle réouvrait déjà la bouche, furibonde, je sais qu'il existe un passif certain entre toi et Malfoy. Mais ce n'est plus ce garçon que tu as connu. Il a changé, la vie lui en a fait tellement baver… Aujourd'hui, il a besoin d'aide. Certes tu n'es pas psychomage mais tu as des bases et tu es une femme, il serait sans doute plus à l'aise de parler de ça avec toi. Je doute qu'il ait déjà eu réellement du mépris pour toi, il était juste conditionné à un mode de vie qui lui a explosé au visage. Il n'avait pas le choix, comme moi, comme nous. Cette guerre ne nous regardait pas, on en a pourtant été les premiers acteurs. Lui a joué un rôle dont il ne voulait pas.

- Pourquoi tu ne demandes pas ça à son parrain, plutôt, intervint Ron, qui lui non plus ne voyait pas ça d'un très bon œil.

Sa femme, seule, en compagnie de celui qu'il pensait jusqu'à peu ancien mangemort… devant l'écouter se lamenter… une grimace de dégoût naquit sur ses traits virils.

- Oui, Harry, en profita aussitôt Hermione, en posant une main douce sur celle de son époux. Je ne suis vraiment pas sûre d'être celle qu'il vous faut pour ça… Et face à ce qu'il a vécu, pourquoi moi ? Je ne pense vraiment pas pouvoir l'aider à aller mieux.

Harry se frotta les mains, nerveux, il savait qu'il leur demandait beaucoup. Mais il avait vraiment besoin de pouvoir compter sur eux, sur ce coup-là.

- Severus s'était effectivement proposé, répondit Harry à l'intention de Ron, mais Draco n'a pas voulu, je pense qu'il est très gêné d'aborder certaines choses, je sais certains sévices qu'il a vécus, je pense qu'il a honte de lui, peut-être même, qu'un fond de lui, une crainte du sexe masculin s'est imposée. Et si je me tourne vers toi, c'est parce que je sais ta douceur, je sais que tu n'aimes pas voir les gens souffrir, et si tu le connaissais comme maintenant je le connais, Hermione, tu voudrais à ton tour l'aider, sans hésitation, comme je n'en ai eu aucune.

Il vit les sourcils de son amie se froncer. Il avait visé juste dans ses mots, sa bouche forma une grimace, puis finalement soupira. Harry profita de cette brèche pour reprendre :

- Je ne te demande pas de venir le voir tous les jours, Hermione, juste une fois, déjà pour entamer un premier dialogue. Essaie, s'il te plaît. Pour moi. Il ne méritait pas ce qui lui est arrivé, il a juste besoin de guérir, que la vie lui tende à nouveau la main. Peux-tu accepter de faire ça, si ce n'est pas pour lui que tu le fais, veux-tu bien le faire pour moi ?

Il voyait bien la grimace d'Hermione s'accentuer au fur et à mesure qu'il avançait ses arguments. Elle allait dire oui, elle devait dire oui.

- J'imagine que l'aide d'un psychomage de Sainte-Mangouste… commença-t-elle

Harry fit non de la tête, avant d'expliciter :

- Repense à ta propre réaction, lorsque tu as découvert que j'hébergeais « Malfoy », imagine maintenant la réaction du monde sorcier… Ils ne sont pas encore prêts, puis quelques secondes après, il ajouta, Draco et moi ne sommes pas prêts. Qu'en dis-tu, s'il te plaît, insista Harry.

- Une fois, Harry, concéda-t-elle à son ami à qui elle ne pouvait rien refuser, Pour le rencontrer et voir comment l'aider. Pour le moment, je ne peux te promettre plus.

Le vampire en Harry tressaillit, de soulagement, faisant sursauter Ron et tira un demi-sourire à Hermione.

- Merci, Mione, vraiment, se contenta de répondre Harry.

Il savait qu'ils étaient encore peu habitués à la manifestation de la créature, mais les voir chaque fois réagir ne pouvait que l'amuser.

- Et il y aura quelqu'un, toi, par exemple, pendant cette séance ? retentit alors la voix de Ron.

Harry l'étudia un instant. Il ne savait pas si Draco serait capable de se libérer totalement si son vampire traînait dans le coin.

- Pas que je n'ai pas confiance, reprit Ron, face au silence de son ami, mais je serai plus rassuré si toi ou Rogue étiez là. J'imagine que si je me pointe moi, le Malfoy restera muet comme une carpe…

Hermione leva les yeux au ciel, tandis qu'Harry lui rétorquait :

- Quand vas-tu réussir à l'appeler par son prénom, Ron ? Il faut vraiment que vous oubliez le garçon que vous avez connu à Poudlard. Croyez-moi, il a changé, vraiment. Hermione ne risque rien de rester seule avec lui, je crois même que dans sa tête, c'est lui qui se pense en danger.

Ron tiqua, le nez en l'air.

- Reste à lui de nous le prouver, se contenta-t-il de répondre, avant d'être interrompu par Hermione qui s'adressa à Harry avec douceur :

- Oublie Ron, je viendrai le voir, moi je veux bien essayer de lui accorder une deuxième chance, mais Harry, signifie-lui bien que ça sera la dernière. S'il n'est pas correct, j'arrête tout.

- Ça me semble raisonnable, termina Harry avant de lever sa bièraubeurre en direction de ses amis, à votre santé !

Il leur envoya un sourire franc et sincère. L'ambiance dans le salon Weasley s'était détendue

Rendez-vous avait été pris pour le lendemain, Hermione voulait bien consacrer une partie de son après-midi de repos pour aider le calice de son meilleur ami. Et le cœur plus léger, après avoir partagé une autre bièraubeurre avec ses amis, heureux de les retrouver, comme avant que Draco n'entre dans sa vie, où ils parlèrent finalement de tout comme de rien, Harry transplana à nouveau à son domicile, peu avant l'heure du dîner, où il trouva Severus et Draco penchés sur une partie d'échecs. Ne restaient plus que quelques pièces noires, contre une armée de blanche. De toute évidence, Severus avait l'avantage.

- Harry ! s'exclama le calice en voyant revenir son vampire.

Quand il arriva sur la terrasse, celui-ci écarta grand les bras et s'y jeta aussitôt son calice.

- Je t'ai manqué ? lui murmura-t-il doucement à l'oreille Harry. Seuls des hochements de tête effrénées et positifs répondirent à sa question. Toi aussi tu m'as manqué, je suis là maintenant, alors va finir ta partie avec Severus.

- Rien à finir, il a encore gagné de toute façon, grogna Draco sans faire un geste pour se détacher de son vampire.

- Combien de parties avez-vous jouées ? s'intéressa Harry, en prenant une main de Draco et les amenant vers la table et s'assit avant de convier son calice sur ses genoux.

- Trois, et j'ai évidemment gagné les trois, répondit Severus, avec un sourire moqueur mais doux envers son filleul.

- Tu aurais pu au moins essayer de me laisser gagner une fois, grogna Draco

- Quel serait l'intérêt d'une telle victoire ? s'étonna Severus, toujours son sourire moqueur aux lèvres.

- Je vais préparer à dîner, Severus, tu restes avec nous ? demanda Harry

- Non merci, je vais rentrer, j'imagine que vous devez vouloir rester un peu seuls tous les deux après cet après-midi ? répondit avec amabilité Severus.

Il voyait bien l'attachement nouveau qui reliait les deux âmes depuis leur récente discussion, enfin depuis que sur un coup de tête, Harry avait procédé à la reconnaissance officielle de son calice… et retint un soupir amusé, un vrai Potter, impulsif et irréfléchi. Bien qu'en son for intérieur, Severus se satisfaisait de l'évolution de leur relation. Il voyait encore le regard à la fois perdu et paniqué de son ancien élève quand il avait ramené Draco…

Draco était rentré accompagner Harry à la cuisine. Appuyé contre la porte, il tripotait son annulaire marqué distraitement, sans cesser de regarder son vampire. D'un regard tant soumis que respectueux et attaché à l'homme qu'il couvait du regard, insensible à ce qu'il se passait autour de lui.

- Dis au revoir, Draco, Severus attend pour partir.

Il s'était perdu dans ses pensées et sursauta quand Harry lui parla. Il se retourna vers son parrain et l'enlaça chaleureusement. Il avait apprécié cette partie de l'après-midi avec lui, mais était heureux de pouvoir jouir de son vampire seul à seul maintenant.

- Alors, cette entrevue avec tes amis ? demanda-t-il finalement, alors qu'Harry venait de débarrasser la table après qu'ils aient profité du dessert rapidement élaboré par le vampire qui avait noté le penchant sucré de son calice.

- Ça s'est bien passé ! cria Harry depuis la cuisine.

- Ça ne me dit pas ce qu'elle a répondu, la voix était un peu hésitante, peut-être trop sèche. Mais pas autant que la gorge de Draco qui n'était pas serein avec la décision qu'il avait acceptée, mais que l'on avait prise pour lui.

- Elle, c'est Hermione, le reprit gentiment le vampire d'une voix rauque, et elle a la gentillesse de bien vouloir venir te voir, demain d'ailleurs, puisque tu t'intéresses à ça.

Depuis leur discussion avec Severus, Draco n'avait eu de cesse d'essayer de faire changer d'avis son vampire, allant même jusqu'à promettre d'essayer d'en parler avec lui, plus tard. Cela n'avait pas convaincu la créature qui lui avait répondu que ses traumas n'attendraient pas plus tard pour lui ficher la paix. Leur lien avait évolué, dans le bon sens, et Draco avait compris que le vampire exerçait dans cette décision sa domination, naturelle, et qu'il avait juste à obéir.

Harry nota que son calice venait de croiser les bras. Il n'avait toujours pas digéré cette décision prise deux jours auparavant, pendant leur repas avec Severus et ce soir il semblait bougon, le nez pointant en l'air, perdu dans ses pensées, les yeux fermés.

- Draco, c'est pour ton bien, indiqua-t-il d'une voix douce aux accents rauques.

- Je sais, répondit en soupirant le calice. C'est juste que…

A nouveau il tripotait son doigt, il avait acquis ce réflexe depuis que cette marque entrelacée était apparue autour de son doigt, faisant ronronner de plaisir un vampire qui adorait voir cette marque d'attachement de son calice.

- Que tu ne sois pas à l'aise pour parler de tout ça, je le sais bien, Draco. Harry s'était approché de lui, les deux bras autour de ses épaules, le front contre celui de l'autre, Mais ça te fera du bien, crois-moi, et ça te ne coûte rien de faire un essai.

- Tu seras où, toi ? La voix perçait d'intonations inquiètes.

- Je pensais aller chez Ron, l'informa Harry, qui pensait soulager la conscience ainsi de son calice

- Non, je voudrais, enfin si ça ne te dérange pas que... tu restes, répondit-il d'une voix tremblante.

Harry fronça les sourcils.

- Comment… ?

- Je sais, je sais que ça te paraît fou, que je refuse d'en parler avec toi et qu'en même temps, je réclame ta présence, souffla Draco, mais si tu n'es pas là, je ne me sentirai pas en sécurité, je veux juste savoir, que tu es là, quelque part dans l'appartement. Pas loin, si jamais j'ai trop besoin de toi.

Harry hocha la tête doucement. Il comprenait le besoin de son calice et appréciait l'honnêteté dont il essayait de faire preuve désormais. Ils avaient bien compris cela, de leur dernière dispute, la communication serait la clé de voûte de leur relation.

Hermione arriva vers quatorze heures. Le bruit de son transplanage s'entendit de derrière la porte d'entrée et elle porta doucement trois coups à la porte de bois, attendant qu'on l'invite à entrer.

Quand Harry lui ouvrit, il afficha un large sourire, qui contrastait avec l'inquiétude qui se lisant dans ses yeux.

- Bonjour, Mione, merci d'être venue…

L'attitude gênée de son amie l'interrogea, et son regard se projeta au loin. A quelques pas d'elle, Ron se tenait, le dos voûté, comme s'il redoutait la réaction de son ami à sa présence, les mains dans les poches. En sortant sur le pallier, Harry prit soin de refermer la porte derrière lui, avant de siffler :

- Mais qu'est-ce que tu fais ici ?

Ron s'avança de quelques pas, de sorte à être juste derrière sa douce.

- Je m'étais dit, que, pendant que Draco, Harry nota bien avec quelle force il avait dû s'obliger à prononcer son prénom, on pourrait boire un verre.

- Mais tu es fou ou quoi ? Ils ne vont pas parler de météo, j'ai peur que si tu restes ici, que Draco te voit, il ne se referme comme une huître ! Tu l'avais toi-même mentionné, Ron, tu me fais quoi là ?

Ron baissa les yeux. Il avait devant lui des pupilles devenant peu à peu rouges et étincelantes, devant lesquelles il ne voulait pas avouer qu'il avait peur de laisser sa femme en compagnie du calice de son ami.

- Si jamais… commença-t-il

- Si jamais quoi ? enragea Harry, Draco est inoffensif, rentre chez toi, Ron, ça vaut mieux pour tout le monde, Hermione ne risque rien. Et quand bien même, tu insinues que, je ne serai pas capable de la protéger, que je serai assez fou pour mettre en danger ma meilleure amie ?

- C'est de ma femme et de Malfoy dont il est question !

- Il y a un problème ?

Tout pris dans leur dispute, ils n'avaient pas entendu la porte d'entrée s'ouvrir, laissant apparaître un Draco décoiffé, en pyjama, pieds nus.

Harry lui lança un regard doux, et alla vers lui.

- Tout va bien, Draco, lui dit-il d'une voix rauque, il n'avait pas pu résister au vampire qui sentait bien la peur émanant de son calice.

- Je croyais qu'il ne devait y avoir qu'elle, juste elle qui viendrait pour me parler, demanda-t-il en luttant contre une furieuse de claquer la porte, vampire dehors même s'il le fallait et de monter se réfugier à l'étage. Envie contre laquelle il n'arriva pas à lutter.

Mais lié à son calice, Harry et le vampire avaient compris son intention et tout aussi rapidement que Draco referma la porte, lui glissa un pied entre elle et le mur, courut après le calice qui montait déjà les escaliers et le rattrapa par le poignet.

- Attends, lui imposa-t-il, en le retournant vers lui, je ne t'ai pas menti, écoute ton cœur Draco, il saura que je te dis la vérité. Ron est venu de lui-même, c'est tout. Il n'était pas prévu qu'il soit là. Ecoute moi, écoute notre lien.

Il ferma les yeux en envoya à son calice toute sa bonne foi via leur lien. Draco devait y être réceptif, il savait maintenant ce dont ils étaient capables.

- Crois-moi, s'il te plaît, murmura Harry sans cesser de parler à son calice via leur lien.

Harry se retourna, étudiant dans son salon Ron et Hermione qui les observaient, gênés et fustigea du regard l'invité surprise qui se tassa sous le poids des yeux rubis.

- Tu peux être fier de toi, Ronald, articula la voix rauque du vampire, faisant se liquéfier le roux.

- Non laisse, murmura finalement Draco en redescendant deux marches pour se mettre à la même hauteur que son vampire en se glissant contre lui, torse contre torse. Il chercha la main d'Harry qu'il trouva bientôt et serra.

- Tes amis se méfient de moi, et c'est normal, il veut juste protéger sa femme, je peux le comprendre, dit Draco, la voix hésitante, s'il veut rester, qu'il reste, enfin si tu es d'accord. Ton appartement est assez grand pour que… enfin que… pendant que Mme Weasley et moi nous discutions…

Il regarda Hermione, gêné, ne sachant comment se comporter face à elle, et en réponse elle lui renvoya un regard doux avant de répondre :

- Au vu de ce que Harry nous a dit, commença-t-elle avec hésitation, ne sachant pas si elle pouvait s'adresser directement au calice, mais sous le regard encourageant de son ami, elle alla même jusqu'à se permettre un pas vers eux, je crois que tu peux m'appeler Hermione, et si tu es d'accord, je t'appellerai Draco. Je pense que nous devrions mettre nos noms de côté, nous ne sommes plus à Poudlard.

Les premiers échanges houleux jusqu'ici trouvèrent leur apaisement grâce aux paroles de Draco et de la sagesse d'Hermione. Harry lança un regard couvert de menaces émanant du vampire à Ron, lui interdisant de dire quelque chose qui viendrait casser l'accalmie naissante, et celui-ci préféra détourner le regard.

- Viens, indiqua Harry à son calice, descendons dans le salon, nous allons boire quelque chose avant de commencer, ça nous fera du bien, à tous.

Rigide d'abord, Draco se laissa toutefois conduire jusqu'au salon par la main qui n'avait pas quitté la sienne.


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