Intervention de présentation:

Votre attention s'il vous plais mesdames et messieurs ! Aujourd'hui, je vais vous présenter la toute nouvelle histoire. J'espères que vos yeux sont prêts car moi, porteur de parole de l'auteure de cette histoire, je vais vous faire une petite introduction. La plupart d'entre vous me connaisse car je suis Albus Dumbledore et que mon personnage est né comme beaucoup d'autre dans la présente fanfic, sous la plume de J K Rowling. Cette histoire sera pourtant bien différente de l'originale. Donc, voici le message:

"Attention dans cette fic vous rencontrerez d'illustres personnages tels que Merlin, Dracula et d'autres, en chaire et en os. Si vous ne souhaitez pas être mordu par notre fondateur vampire âgé de plusieurs millénaires, prière de vous montrer respectueux envers le travail de l'auteur. De plus le mot du titre, potionologue, remplace potioniste car ce mot n'est pas jugé joli par l'auteur. Il est donc conseillé aux ultra puristes de ne point poursuivre la lecture de la présente fic."

Ensuite, que m'a telle dit de dire déjà... ? Ah oui ! La présente fic a été commencée avant les animaux fantastiques n°1 et contient des différences chronologiques par rapport au canon, comme disent les auteurs de fanfic. En effet, vous constaterez que pour la cohérence de cette histoire, des âges ont été changés. Pas le miens malheureusement à mon plus grand désarrois, mais bon passons, je vous laisse à votre lecture et à bientôt en fin de chapitre :D


Chapitre 1 : Marqués à vie.

Elle regarde tranquillement, pour la centième fois au moins, le premier film de la saga Harry Potter, quand elle se sent happée dans l'écran. Une force invisible et surpuissante semble vouloir qu'elle soit intégrée au récit pour une raison x ou y. Elle parvient à résister à cette attraction quelques minutes, juste le temps d'attraper son sac dans lequel elle a ses plus précieuses possessions qui ne la quittent jamais. Mais finalement, elle est attrapée et se retrouve dans une ruelle d'une ville anglaise, sans aucun repère. Elle se met alors à rôder afin de savoir où elle se trouve mais se perd encore plus, s'enfonçant dans des lieux peu recommandables pour une enfant seule et sans défenses comme elle l'est alors. Elle serre son sac contre sa poitrine, se rappelant que ce sont ses affaires qu'il contient, mais ne se souvenant ni de son prénom, ni de son nom.

Tout ce qu'elle se rappelle c'est d'avoir traversé un écran et le reste, c'est le néant quasiment complet. Elle avance lentement dans la nuit, espérant qu'elle ne fera pas de mauvaises rencontres et finit par trouver refuge dans une maison semblant être abandonnée. Elle ignore malgré tout comment elle est parvenue à entrer vu que la porte était fermée à clef la première fois qu'elle a essayé d'ouvrir, mais elle n'a pas le temps de penser à ça davantage. Elle est terrorisée par cet environnement inconnu et se cherche une cachette. Elle se planque dans une armoire, s'allongeant de tout son long au fond du meuble, se recroquevillant le plus possible sur les fourrures rangées là.

Soudain, elle entend un drôle de craquement qui retentit dans la pièce voisine, puis des pas, appartenant probablement à un homme vu la lourde démarche qu'a le nouveau venu, et qui fait légèrement trembler le sol. Elle a peur d'être découverte et tremble à cette idée, mais elle prend son courage à deux mains, décidant de rester la plus silencieuse possible. Une incantation familière : « Hominum revelio » parvient alors aux oreilles de la fillette, elle se fige de surprise puis attend la suite des événements. Ceux-ci ne tardent pas à se produire, vu qu'une voix masculine demande :

- Qui peut bien se cacher dans cette armoire par la barbe de Merlin ?!

Mue par une bravoure qu'elle ne se connaissait pas, l'enfant bondit hors de l'armoire, regardant fixement l'homme se tenant à quelques centimètres d'elle, et ce, sans ciller. Elle sourit en reconnaissant un des personnages de son film favori. Quant à lui, il est trop surpris pour faire quoi que ce soit. Il se contente donc d'observer la fillette, tout comme elle le fait pour lui. Il est grand, légèrement bedonnant, ses cheveux bruns laissent en voir quelques-uns qui sont blancs, ce qui ne l'étonne pas tellement vu l'âge qu'elle lui donne, et ses yeux gris ne se détachent point de la fillette. Elle est âgée de moins de 10 ans, 8 selon les observations de l'homme. Ses cheveux bruns-roux et bouclés tout emmêlés lui arrivent aux épaules et cachent un peu ses yeux d'un bleu profond.

Il est étonné qu'elle ne détourne pas le regard et ne tente pas de s'enfuir, cette attitude lui donne l'impression qu'elle le connaît. Mais, il s'ôte bien vite cette idée de la tête et se met à genoux devant l'enfant pour être à sa hauteur avant de lui demander :

- Comment t'appelles-tu mon enfant ? Comment es-tu arrivée là ?

- Je ne sais pas. Je me suis juste cachée où je le pouvais. Et vous ?

Surpris par la question, l'homme hésite un instant avant de se présenter :

- Je m'appelle Horace Slughorn et tu es chez moi en ce moment.

La fillette baisse alors les yeux, honteuse d'avoir violé une propriété privée alors qu'elle était convaincue d'avoir à faire à une maison abandonnée. Horace s'apprête à dire quelque chose, lorsque le soleil commence à se lever et que le ventre de son invitée surprise commence à gronder.

Il se met alors à rire, ce qui déstabilise l'enfant qui le regarde troublée avant qu'il ne lui dise :

- Je ne vais pas mettre une enfant affamée à la porte de chez moi. Ce serait un manque de savoir vivre et un acte cruel indigne d'un homme de bonne famille. Nous verrons si nous pouvons trouver une solution à ton problème quand nous aurons mangé.

Elle acquiesce, un peu intimidée puis il appelle l'un de ses elfes de maison qui commence à préparer le repas tandis qu'un autre entraîne la « petite invitée du maître » à la salle de bain.

L'enfant, après le départ de l'elfe, ferme la porte à clef puis se déshabille avant de se regarder dans le grand miroir accroché au mur non loin de la baignoire. Elle remarque d'abord un étrange tatouage au milieu de son dos. Cela ressemble à une gemme sur laquelle est perchée une colombe avec un bec et des plumes rouges. Puis sur ses épaules, elle constate que sa peau est couverte de traces de griffes alors que ses bras présentent de nombreuses coupures ainsi qu'une quantité non négligeable de marques de piqûres verdâtres. Enfin, sur son ventre, elle est surprise de trouver de nombreux bleus, ainsi qu'une autre marque qui lui rappelle quelque chose sans qu'elle ne puisse dire quoi. Lorsque cet examen de sa personne est terminé, elle se glisse dans la baignoire et s'immerge presque totalement dans l'eau, humant avec délice les bonnes odeurs se dégageant de la mousse.

Soudain, alors que jusqu'à présent, ses plaies n'avaient pas saignés, elles se mirent à le faire après avoir été au contact de l'eau. Le cris qu'elle pousse alors attire l'attention du maître des lieux, ses elfes étant occupés par la préparation du repas. Il gravit les escaliers menant à la salle de bain, inquiet pour sa petite invitée de circonstances. Il est rare qu'il fasse du sport, mais là, l'urgence et la douleur de l'enfant le touche et il monte bien plus vite que ne le serait normalement capable un homme de son âge et de sa morphologie. Il ouvre la porte d'un coup de baguette, obligé de lancer un « Alohomora » car la salle était fermée de l'intérieur, et reste stupéfait en la découvrant inconsciente par terre allongée dans son sang s'échappant des plaies recouvrant son corps.

Il se ressaisit heureusement bien vite et attrape le kit de soins d'urgence rangé dans le placard non loin. Il applique d'abord des onguents magiques sur les plaies pour aider à la cicatrisation, puis lui fait avaler une potion qui réparera les éventuels dégâts internes avant de lancer quelques sorts de soin. Ensuite, il fait disparaître le sang qui a coulé sur le carrelage, puis l'habille rapidement d'un peignoir bien trop grand pour elle avant d'aller l'installer dans une des chambres d'amis de sa grande demeure familiale, qu'il a hérité de ses parents sangs-purs après leurs décès des années plus tôt. Il s'assoit à son chevet, surveillant avec attention son état, mais envoie malgré tout son Patronus: une grosse Carpe Koï à l'une de ses amies : Poppy Pomfresh l'infirmière de la célèbre école de sorcellerie d'Ecosse : Poudlard, afin d'avoir un avis supplémentaire concernant l'état de sa patiente.

En la regardant de plus près, Horace trouve à la fillette une certaine ressemblance avec Lily Evans, une de ses anciennes élèves préférées, et soupire de nostalgie avant de réaliser l'état dans lequel son amie va trouver sa patiente. Il décide donc d'arranger ses cheveux et ses vêtements en deux ou trois coups de baguette. Ensuite, il est rejoint par ses elfes, qui, ne le voyant pas dans la salle à manger ont décidé de lui apporter son repas. Il ne mange qu'à contre-coeur et avec un manque évident d'appétit puis les petites créatures, sentant son besoin d'être tranquille, se retirent afin d'aller faire le ménage dans le reste de la demeure en attendant que leur maître se calme.

Il sue à grosses gouttes anxieux à l'idée d'avoir mal traité les blessures de la petite. Ses mains tremblent sur ses genoux, sa respiration est sifflante et il se pose quantité de questions tout en observant la fillette :

« D'où est-ce que peut bien venir cette enfant ? Que lui est-il arrivé avant qu'elle ne se cache dans ma penderie ? Comment se fait-il qu'elle ne se souvienne pas de son nom ? Est-elle douée de

magie ? Que vas-t-il se passer pour elle une fois qu'elle sera guérie ? Vas-t-elle être envoyée dans l'un de ses horribles orphelinats moldu comme l'a été le jeune Tom Jedusor qui a si mal tourné avec le temps ? »

En repensant à ce jeune homme à l'avenir si prometteur, qui s'est avéré être le mage noir le plus terrible de Grande-Bretagne, des larmes coulent le long des joues de l'ancien enseignant et il balaie cette pensée, préférant se concentrer sur autre chose. Il repère alors un détail intriguant et constate que certaines des plaies de l'enfant se referment toutes seules. Surpris, il regarde le phénomène qui cesse aussi vite qu'il a commencé. Il se note de mentionner ce fait à son amie puis il quitte son fauteuil pour s'asseoir sur le matelas, histoire d'être plus près en cas de problème. La petite ayant repris un peu conscience, le regarde sans rien dire d'abord puis prononce une petite phrase :

- Doudou s'il te plaît…

Le sorcier penche la tête de côté interloqué car il ne se souvient pas avoir vu de peluche en sortant la petite de son placard. Il utilise alors un « Accio » afin de faire venir à lui le sac de la petite. Il le pose ensuite sur ses genoux pour le fouiller un peu et déniche l'objet demandé par la fillette. Il tend donc le berger allemand en peluche à la petite fille qui s'en saisit tout doucement puis se rendort avec l'animal dans les bras après avoir marmonné un petit:

- Merci Monsieur…

Horace est immédiatement attendri par le joli tableau qu'il a sous les yeux et ne peut pas davantage résister à son envie d'agir comme les parents moldus qu'il voit dans les films qu'il aime regarder à l'occasion. Il passe affectueusement, quoique un peu maladroitement, sa main droite dans les cheveux de la fillette assoupie avant de l'embrasser sur le front et dit:

- Dors bien ma petite. Tu es en sécurité ici.

Il se lève alors du matelas puis se rend dans le salon pour attendre Poppy, qu'il surnomme Pompom, mais reste attentif au moindre bruit provenant de la chambre. Le sorcier menace de s'endormir, assis sur un confortable fauteuil en velours vert, lorsqu'un bruit provenant de l'extérieur, attire son attention. Il jette un coup d'œil par la fenêtre et reconnaît la silhouette de la sorcière qu'il attend depuis un petit moment. Il sort pour l'accueillir puis la guide à la chambre où il a installé la petite fille. Cette dernière gigote dans son sommeil comme si elle était en plein cauchemar et gémit de douleur, les draps frottant ses blessures malgré la présence des bandages fait par Horace.

Ce dernier commence alors à s'adresser doucement à la fillette, sous les yeux intrigués et surpris de Poppy:

- Tout va bien petite. C'est fini. Quoi qu'il te soit arrivé, tu es en sécurité maintenant. N'ai pas peur.

Les paroles du potionologue apaisent la petite qui se réveille et enlace soudainement le vieil homme qui ne sait pas quoi faire d'autre que de sourire, touché par l'affection qu'elle lui porte. Au bout de quelques minutes, la douleur s'imposant à nouveau à la fillette, elle relâche Horace puis lance un regard implorant au vieil homme pour qu'il l'aide à se sentir mieux. Il lui sourit puis lui présente Poppy en lui demandant de rester tranquille le temps que l'infirmière l'examine. L'enfant obéi docilement et Mme Pomfresh utilise quelques sorts et potions inoffensives afin de faire un diagnostic complet. Ensuite elle dit à son ancien collègue:

- Cette petite a subis divers mauvais traitements, infligés autant par des sortilèges que par des potions ou des substances utilisées par les moldus pour se « détacher de la réalité ». Tu vas devoir être très prudent en lui apportant des soins Horace.

- Quel genre de sorts as-t-elle subi au juste Pompom ? Et d'où vient ce tatouage dans son dos ?

- Elle a surtout reçu des sortilèges de tortures ainsi que d'autres semblant être expérimentaux. Quant au tatouage je ne peux pas le lui retirer. Il a été ensorcelé de sorte que rien ni personne ne puisse le faire disparaître. Un peu comme la marque des ténèbres bien que l'on ne peut pas savoir exactement quels effets il peut avoir. Le reste me laisse perplexe. Je crains que tu ne sois obligé de la confier à un médicomage. Cela dépasse malheureusement mon niveau de compétence.

Un silence gêné s'installe alors entre les deux amis jusqu'à ce que Horace le brise.

- Tu penses qu'il faudrait que je l'emmène à Sainte-Mangouste ?, demande-t-il sans quitter la petite fille des yeux, un pincement au coeur en l'imaginant dans un lit d'hôpital, entourée de médicomages en blouses blanche.

- Tu n'a pas vraiment le choix Horace. Si tu te trompe de potion en la soignant toi-même tu t'en voudra toute ta vie s'il lui arrive quelque chose. Je te connais assez pour dire que tu es déjà attaché à cette petite inconnue.

- Seulement, je suis inquiet pour elle. Elle ne sait même pas comment elle s'appelle Pompom. Je n'ai aucune idée de ce qu'il pourrait arriver si le Ministère apprenait son existence. J'ai l'impression qu'un énorme secret enveloppe cette enfant.

- Les médicomages ne laisseront pas le ministère lui faire quoi que ce soit tant qu'elle sera sous leur responsabilité. Et puis tu as appelé au bon moment.

Elle s'interrompt un instant avant d'ajouter, une expression grave sur le visage :

- Elle aurait pu être dans un pire état si tu ne l'avais pas trouvé dans la salle de bain.

- J'imagine que tu as raison. Je vais y aller tout de suite. Merci d'être venue aussi rapidement.

- Je t'en prie Horace. Sois prudent quand tu la transportera …, commences-t-elle, puis, elle réfléchit un instant et ajoute:

- D'ailleurs il serait peut-être plus sage que tu demande à un spécialiste de venir. Vu les blessures qu'elle a, transplaner n'est pas une bonne idée.

- Je vais envoyer mon Patronus à un ami qui travaille là-bas. Il pourra certainement m'en dire plus puisque le cursus qu'il a suivit était plus long et spécialisé que le tien.

- Ce sera une précaution des plus sages en effet. Veux-tu que je reste en attendant son arrivée ? Pour pouvoir t'aider en cas de problème ?

- Tu seras plus à même d'intervenir de façon appropriée Pompom, répond-il en caressant doucement les cheveux de la fillette qui est parvenue à se rendormir après que l'infirmière lui eut fait boire une potion pour lutter contre la douleur.

- Je t'ai rarement vu aussi proche d'un enfant Horace. Aurais-tu une fibre paternelle enfouie au fond de toi et qui a été réveillée par cette petite ?

- Qui sait Pompom, qui sait, dit-il en souriant, un air songeur sur le visage avant d'envoyer son patronus à son contact de Sainte-Mangouste.

Horace ne tarde pas à entendre le son caractéristique d'un transplanage de masse provenant de son jardin et qu'il a pu entendre par le biais de la fenêtre ouverte. Il se dépêche d'aller ouvrir, laissant à Pompom le soin de veiller sur la fillette endormie le temps qu'il accueille l'équipe menée par le Médicomage Emile Ostetter, un ancien membre de son club qu'il gérait à Poudlard alors qu'il était directeur de la maison Serpentard. Au début Horace ne laisse entrer qu'Emile dans la chambre, ne voulant pas trop perturber la petite avec une présence trop importante de visages non-familiers. L'enfant à un mouvement de recul en voyant la tenue blanche de l'inconnu aux lunettes rectangulaires et s'accroche au potionologue qui la rassure du mieux qu'il peut et finit par la convaincre de se laisser examiner.

Au grand désespoir d'Horace, le médicomage décrète que vu l'état de la fillette, ils doivent l'emmener à Sainte-Mangouste d'urgence.

- Quoi ?! Mais elle a pourtant l'air d'aller bien.

- Pour l'instant elle va bien. Mais les sorts qui ont été employés sur elle ont un effet à rebours. Ils peuvent s'enclencher n'importe quand et si elle n'est pas sous une surveillance adaptée, elle ne risque pas d'y survivre cette petite moldue que vous avez trouvé.

Horace se retient de justesse de parler des dons magiques de la petite et de le traiter d'abruti, puis les assistants entrent à leur tour dans la chambre et font le nécessaire pour installer la petite sur une civière adaptée au transplanage d'escorte particulier utilisé par les équipes de soins pour faciliter le déplacements des victimes de sorts. Ensuite, sans que le vieux sorcier n'ai le temps de faire quoi que ce soit, toute l'équipe quitte son domaine avec la petite. Scandalisé par cette attitude, Horace part à l'hôpital pour sorciers en compagnie de Poppy, juste après avoir fermé sa demeure à clef. Mais, une fois là-bas, il a beau lister les noms de toutes les personnes influentes qu'il connaît, les médicomages refusent de le laisser aller voir la fillette.

- Pourquoi ne puis-je pas la voir par la barbe de Merlin ?! Que se passe-t-il ?, demande-t-il à la sorcière s'occupant de l'accueil en essayant de rester le plus calme possible et n'y parvenant que grâce à la bienveillante présence de Poppy à ses côtés.

Frustré de ne pas obtenir la moindre réponse, Horace commence à faire les cents pas comme un lion en cage, ce qui est comique vu qu'il est un ancien Serpentard et non un Gryffondor. Poppy le force à s'asseoir et lui conseille de faire preuve de patience bien qu'il puisse sentir qu'elle est tout aussi énervée que lui. Ils s'installent donc tous les deux côte à côte dans les sièges inconfortables de la salle d'attente aux murs trop blancs et rongent leur frein en silence tout en fulminant intérieurement.

C'est alors que le sorcier se rend compte qu'il a toujours le sac de la fillette. Il jette un coup d'œil à l'intérieur et trouve une étiquette avec le prénom de l'enfant dessus, comme ces étiquettes que les élèves de Poudlard doivent avoir sur leur affaires à la rentrée. Il montre discrètement sa trouvaille à Poppy puis, une ou deux heures plus tard, il fait disparaître le sac en un coup de baguette en voyant le médicomage Ostetter se diriger vers lui. Il semble avoir eu quelques problèmes avec la fillette car juste avant de s'adresser à Horace, il sort de ses oreilles des boules quies, afin de pouvoir entendre le vieux sorcier.

- Monsieur Slughorn nous avons du « purifier » le sang de la petite. Elle avait une quantité

impressionnante de substances dangereuses dans le sang. Nous avons donc dû lui retirer toutes ces impuretés avant de lui restituer son sang. Ensuite, il a fallu lui faire subir de nombreux examens. Nous sommes parvenus à supprimer les sortilèges à rebours mais elle devra rester ici jusqu'à ce que toutes ses plaies aient finies de cicatriser.

- Combien de temps cela prendra-t-il au juste ?

- Le temps qu'il faudra, répond sèchement le médicomage.

- Elle ne peut pas rester ici éternellement ! Un hôpital n'est pas un lieu de vie adapté à un enfant quel qu'il soit.

- Qu'en savez-vous monsieur Slughorn ? Vous n'avez jamais eu d'enfants que je sache !

Là, le médicomage ne le sait pas encore, mais il a touché à un point sensible. Si Pompom ne tenait pas le bras d'Horace, ce dernier lui aurait déjà envoyé un poing dans la figure ou un sortilège. Mais le vieil homme ne voulant pas blesser une amie par accident en agissant de la sorte, se contente de lancer un regard assassin à son interlocuteur tandis que son coeur se brise dans sa poitrine. De biens tristes souvenirs remontent alors à l'esprit du sorcier et il se voit incapable de dire quoi que ce soit tandis que Poppy ne se gêne pas pour dire sa façon de penser à Ostetter:

- VOUS N'ÊTES QU'UN ABRUTI ! QU'EST-CE QUI VOUS A PRIT DE DIRE UNE CHOSE PAREILLE ! VOUS SAVEZ POURTANT À QUEL POINT IL EST DUR POUR UN SORCIER DE SANG PUR DE SAVOIR QUE SA LIGNÉE S'ARRÊTERA QUAND IL NE SERA PLUS LA !

Tous les autres occupants du Hall se massent de plus en plus près des deux « adversaires », intrigués de voir comment la situation va évoluer et la sorcière sort sa baguette magique prête à lancer un sort. Le médicomage commence à rire, et n'en pouvant plus, Poppy lui jette un « Stupéfix » foudroyant tant elle en a assez d'entendre ce crétin. Ensuite, elle fait comme si de rien n'était et s'assoit calmement à côté d'Horace, essayant de lui changer les idées et de lui remonter le moral. Alors que Horace est toujours en train de déprimer, Mme Pomfresh repère l'arrivée de représentants du ministère. Elle les signales alors à son ami qui baisse les yeux sur le médicomage toujours stupefixé, le libère, puis un sort d'Oubliette sorti d'on ne sait où gomme la dispute avec Mme Pomfresh et Horace de l'esprit du médicomage qui retourne à ses tâches quotidiennes comme si de rien n'était. Les trois sorciers fraîchement arrivés demandent à voir la « petite fille inconnue aux marques étranges » et sont guidés par une infirmière. Horace ne les quitte pas du regard puis ne se gêne pas pour les suivre et Poppy l'imite bien vite.


Deuxième intervention:

L'auteur m'a demandé d'ajouter ici les remerciements destinés à son bêta Starck29 ainsi qu'à toutes les personnes des différents Discord qui l'ont aidée à rester motiver pour écrire cette fanfic dont elle publiera un chapitre toutes les deux semaines sauf absence. Elle espères que ce premier chapitre vous a plus et vous attend pour répondre à vos commentaires. Les invités trouverons réponses dans le chapitres suivant dont les interventions seront tenues par d'autres personnages. A bientôt en tout cas :D