PROTECTION RAPPROCHEE

Alors que la lune poursuit sa course dans le ciel, un énorme vacarme provenant du couloir réveille tout l'appartement en sursaut. Le premier debout, Venedil, s'approche de la porte et avant de l'ouvrir regarde par le judas. Il aperçoit un grand nombre d'hommes vêtus de noir. Ils semblent qu'ils n'attendent qu'un mot pour entrer dans leur demeure. Laure comprenant qu'il y a un problème s'empare de son téléphone et se rend dans la chambre pour appeler l'inspecteur Renardier sans faire le moindre bruit.

- Monsieur, il y a des hommes devant ma porte. Ils ne semblent pas être là simplement pour surveiller l'appartement. J'ai peur qu'ils ne tentent d'entrer par la force !

- Où sont les elfes ? Où êtes-vous ?

- Je suis dans ma chambre. Les elfes sont en train de surveiller la porte, je ne voulais pas prendre le risque qu'ils se rendent compte que nous sommes tous réveillés.

- Nous arrivons. Bloquez le passage et surtout ne faîtes pas de bruit !

- Bien monsieur

Lorsque Laure entre à nouveau dans la salle, la commode présente dans la chambre d'Emy se trouve en travers de la porte. Le prince s'approche et lui murmure qu'ils ont bougé cela en silence mais que cela ne les retardera pas énormément s'ils souhaitent entrer. La jeune femme leur dit à voix basse que son chef est en route et qu'ils vont gérer cela mais qu'il faut qu'ils restent tous silencieux. Tout le monde acquiesce en silence, Laure prend son téléphone, le met en silencieux et tape rapidement un message pour demander à ses collègues de mettre Emy en sécurité également.

Les elfes restent calmes mais la jeune humaine ne peut s'empêcher de laisser libre court à des larmes silencieuses. Tressalia s'approche d'elle et la prend doucement dans ses bras, la belle rousse comprend que la jeune femme n'a jamais vécu de moments aussi stressants et si déstabilisants. L'appartement plongé dans le noir rend la situation encore plus difficile à supporter pour les occupants pris au piège au quatrième étage de l'immeuble parisien.

Au bout de ce qui semble une éternité, un léger coup retentit contre le bois de la porte et la voix rauque d'un homme se fait entendre, il demande aux habitants de la maison de sortir sans faire de résistance. Il précise, avec pour intention d'amadouer Laure, que les elfes sont les seuls qui auront des ennuis cette nuit si elle accepte de les faire entrer mais que rien ne pourra le retenir s'il doit enfoncer la porte. La peur se fait une grande place sur le visage de la belle brune mais elle ne peut pas accepter de les vendre. Elle n'esquisse aucun mouvement mais ses larmes redoublent de vigueur.

Tressalia qui tient la jeune femme par les épaules, commence à les lui masser afin de l'aider à se détendre. Laure lui lance un regard emplit de remerciement, elle décide de lui faire un petit sourire pour lui montrer qu'elle va bien. Un coup ! Deux coups ! Venedil s'approche de la porte et décrit à la jeune femme ce qui se passe dehors : les hommes en noirs attrapent un bélier et commencent à taper violemment sur la porte qui résiste difficilement aux assauts du métal. La porte vibre sous les coups et finit par laisser passer un peu de lumière, elle est sur le point de rendre les armes quand une voix retentit dans le couloir. La voix somme aux autres de poser leurs armes et de s'allonger à plat ventre !

- Laure, c'est Jacques Renardier, vous allez bien ?

- Monsieur Renardier ? répond Laure en larme, Oui je vais bien, un peu secouée c'est tout.

- Bien, pourrais-tu ouvrir la porte pour que je puisse te rejoindre, on va vous placer sous surveillance dans un endroit plus facile à garder.

Avant d'ouvrir la porte, elle attend que Venedil confirme l'identité de l'homme qui se trouve devant la porte. Après que le capitaine lui a confirmé que la voie est libre, la jeune femme demande de l'aide pour enlever la commode et ouvrir la porte. Le bruit d'un meuble que l'on déplace plus tard, la jeune femme apparaît dans l'embrasure de la porte. Elle finit par se jeter dans les bras de son supérieur, elle se sent enfin en sécurité.

Le policier remercie les elfes d'un signe de tête et leur demande de le suivre. La traduction faîte les elfes retournent dans l'appartement et récupèrent leurs affaires. Trop choquée pour faire le moindre mouvement, Laure attend à l'entrée que les elfes finissent de prendre ce qu'ils souhaitent conserver. Lilith et Venedil sont les premiers à ressortir avec leurs armures sur le dos et leurs affaires dans le sac qu'ils ont depuis leur arrivée. Le duo père-fils sort rapidement après, suivit des jumeaux et des deux filles qui semblent portées un sac assez lourd. Riliam se retourne et récupère le sac bleu que la jeune princesse, Caseyliëssa, a préparé pour leur hôte.

Cette dernière ouvre le sac et découvre des photos, ses papiers et son portefeuille, elle se rapproche de la jeune elfe et la remercie pour avoir pensé à prendre ses papiers. La rousse lui fait donc comprendre que ce n'est rien et qu'elle est très heureuse que tout le monde aille bien. Le groupe descend les étages à une vitesse soutenue, la peur de rester dans l'immeuble se fait sentir chez la mortelle qui finit par arriver au rez-de-chaussée plus rapidement que les autres.

En arrivant en bas du bâtiment, la jeune femme découvre un mini-bus avec les fenêtres teintées. Elle attend les autres avant de leur faire signe qu'il faut monter dans le bus pour être conduits dans un endroit plus sécurisé. Ils sont rapidement pris en charge dans une villa de luxe complètement entourée de forêt, le lieu respire le calme et la sérénité. Une immense fontaine trône au centre d'une allée bordée de verdure et dont les buissons, taillés à la perfection, ressemblent à des êtres marins fantastiques et féeriques.

Le groupe passe devant la fontaine et continue son chemin jusqu'à arriver devant le perron. Un des hommes de leur escorte toque doucement à la porte. Ils attendent quelques minutes avant que le battant s'ouvre sur un homme élancé au visage fin et aux yeux d'un bleu indescriptible. Le majordome, car c'est ce qu'est cet homme, les invite à rejoindre les chambres situées à l'étage. Laure profondément choquée par les derniers événements demande :

- Comment sommes-nous censés nous repérer dans cette immense bâtisse ?

- Les chambres se trouvent toutes sur la gauche au premier étage, Milady. Chacun des membres de votre groupe aura la sienne, je peux vous l'assurer. Des écriteaux sur les portes vous indiqueront à qui appartient la chambre.

- Je vous remercie...

Légèrement soufflée par la manière de s'exprimer du jeune homme, Laure ne trouve rien à dire et indique aux elfes la direction à prendre pour trouver leurs chambres. En montant, la jeune femme leur explique le fonctionnement et la répartition des chambres avant de tourner à gauche en haut et de trouver sa chambre. Elle souhaite une bonne « fin » de nuit aux elfes avant de s'engouffrer dans son havre de paix et de s'étaler dans le lit sans même prendre la peine de regarder la pièce.

La lune poursuit sa course avant de laisser place au premier rayon du soleil. Ce dernier étire sa lumière sur la silhouette d'un homme allongé tranquillement endormi dans un lit blanc. Ses longs cheveux blonds reposent, telle une auréole, sur le coussin noir. Son corps musclé est partiellement recouvert d'un drap noir, une jambe d'une blancheur virginale semble vouloir s'échapper de se cocon ébène.

A ses côtés, de longs cheveux roux s'enflamment sous le toucher léger de l'astre. La jeune femme allongée sur le ventre, capture de son bras gauche, ponctué de taches de rousseur, le torse de l'homme alangui. Alors que la chaleur des rayons du soleil commence doucement à réchauffer la pièce, la jeune femme soupire et commence à bouger ses doigts sur le torse de son fiancé profondément endormi. Cependant, le touché à la fois doux et insistant de la jeune femme, le pousse à ouvrir les yeux et à la regarder d'un œil aguicheur.

Doucement le jeune homme se tourne vers sa dame et la rapproche de lui. Alors que la jeune femme se positionne sur le côté, l'homme dépose de doux baisers à la commissure de ses lèvres. Avec la lenteur d'un prédateur, l'elfe descend sur le cou et l'épaule de la demoiselle avant de continuer sa route dans la vallée de ses seins. Il dépose de légers baisers humides, de plus en plus proches du mamelon fièrement dressé et attendant son dû mais le mâle, heureux de savourer un tel repas, taquine par un léger souffle, ce brave soldat qui semble de plus en plus réceptif à ses nobles intentions. Alors qu'un gémissement se fait entendre, l'ellon décide d'accorder à ce vaillant combattant un peu de répit et détourne son attention sur son jumeau droit, la jeune femme continue de se cramponner aux draps, de doux soupirs sortent de sa bouche, marques de désirs involontairement abandonnés au gré du vent.

La rousse tente d'attirer la bouche de son amant vers la partie qui brûle depuis longtemps de le recevoir mais l'Alpha ne veut pas laisser passer sa chance de dominer la danse. Il commence par laisser libre court à son instinct et ses mains prennent elles-mêmes leur liberté. L'une d'elles descend doucement en direction de l'intimité de la jeune femme, tandis que l'autre attrape un de ses seins fermes et pleins pour en caresser les contours et finit par titiller son téton. La main qui continue de descendre finit par atteindre le centre du désir et les longs doigts fins de l'homme commencent à effleurer le bourgeon de sa compagne. Cette dernière se cambre, son bassin vient à la rencontre de l'intruse, quémandant la délivrance que l'homme lui refuse vicieusement.

L'elleth, irritée, vient s'emparer de la hampe de son conjoint, lui imprimant des mouvements de va- et-vient qu'elle sait réaliser à la perfection. Le mâle sourit et l'invite à venir découvrir ce qui se cache sous le drap. D'un léger rire cristallin, la jeune femme se débarrasse du tissu et descend lentement vers le fruit défendu. Elle glisse un regard à son homme avant de lécher par à coup la verge fièrement dressée vers le ciel, elle sourit et décide d'en apprécier plus intensément le goût en la mettant tout entière dans sa bouche. Elle reprend ses va-et-vient en y mêlant sa langue et ses mains, elle lèche aussi son gland et s'amuse de le voir aux abois.

Alors qu'elle sent que l'homme tente de reprendre le contrôle, elle arrête ses mouvements de bouches et se retire pour aller à la recherche de ses lèvres. Les trouvant, elle décide de l'embrasser fougueusement. Elle mordille ses lèvres, les faisant rougir et vient effectuer un magnifique duo entre leurs langues. Une danse vieille comme le monde mais qui pour ce couple fusionnel, représente le début et la fin de toutes choses.

L'ellon décidé à reprendre le pouvoir, présente son membre viril devant l'antre des plaisirs de sa compagne et d'une poussée douce mais assurée, il entre en elle lui arrachant un doux gémissement qui se transforme rapidement en plainte quand le mâle se décide à commencer de légers mouvements de bassin. Son but : lui faire découvrir Valinor sur Terre. Les plaintes de la jeune femme continuent de combler les sens de l'homme qui encouragé par ses sons donne son maximum afin de satisfaire sa partenaire et l'amener à la jouissance la plus complète.

Les coups de butoirs du mâle se font de plus en plus conquérants et son souffle devient anarchique, leurs plaisirs personnels se fondent pour n'en devenir qu'un et la jouissance arrive promptement. La rousse tente de retenir son cri mais un nom joliment énoncé et de manière fort appuyé vient signer cet acte d'amour. Le blond se tend en elle et y dépose ses plus nobles hommages comme une récompense largement méritée.

- Je suis heureuse que tu sois de nouveau avec moi, meleth-nin.

- Oui, moi également, mon prince.

Alors que dans la chambre du prince, les amants reprennent pieds dans la réalité. Dans la chambre du roi, l'ambiance est bien plus morose. Par deux fois on a voulu s'en prendre à eux alors qu'ils ne font pas partis de ce monde. Qui peut leur en vouloir ? Et jusqu'où est-il prêt à aller pour les voir disparaître ? Comme chaque soir depuis son arrivée sur Terre, le roi se demande comment se porte sa famille restée de l'autre côté. Il ne trouve que rarement le sommeil et souvent quand il dort enfin, de terribles cauchemars de morts et de désolation s'invitent et lui coupent l'envie de dormir. Autrefois dans son palais, lorsque le roi ne pouvait trouver le sommeil, il se servait un verre d'un vin fort qui le poussait à dormir sans rêve mais dans le monde où il est en ce moment, il ne peut pas le faire et doit constamment garder le contrôle.

Il hésite à en parler avec son fils car le jeune prince est très sensible et très proche de la jeune humaine mais le roi ne veut plus la mettre en danger inutilement, il ne veut pas que sa gentillesse et sa bonté la tue. Le roi est seul et le roi doit prendre une décision mais comme il est seul saura-t-il prendre la bonne ? Dans son monde, le roi prend les décisions mais il est entouré de conseillers dont l'un des plus sages, sa douce Nàriël.

Sans le vouloir, le roi capte des sons provenant de la chambre de son fils et il se prend à l'envier de ne pas être si seul. Puis il se reprend et décide d'aller voir Venedil et Lilith qui pourront sûrement lui donner des idées ou des conseils de militaires. Parfois, avoir des points de vue différents permettent de démêler les pires problèmes. Il appelle ses gardes d'une voix neutre et autoritaire, l'ellon perdu redevient le roi des elfes de Vertbois le Grand. Les deux gardes entrent dans la chambre et se placent devant le roi, attendant que ce dernier prenne le premier la parole, ce qu'il ne fait qu'au bout de plusieurs minutes.

- Nous sommes ici depuis environ une semaine et j'ai l'impression que nous sommes là depuis bien plus longtemps. Cela fait déjà deux fois que quelqu'un cherche à nous agresser et à nous blesser mais une question me taraude et j'ai besoin d'un avis objectif : Je voudrais laisser Laure en dehors de tout ça car elle ne mérite pas d'être blessée pour nous avoir hébergé. Qu'en pensez-vous ?

- Comme vous demandez d'être sincère, je vais vous dire ce que je pense vraiment de toute cette histoire. Je pense que la jeune femme ne mérite effectivement pas de prendre pour nous mais si nous la laissons maintenant, elle nous en voudra de la laisser de côté et puis nous n'avons personne pour nous faire la traduction de ce monde, on ne peut pas le faire tous seuls.

- D'un autre côté, il est vrai que la jeune femme a déjà vécu des atrocités et ses nerfs ont commencé à lâcher. Je pense que ce qui s'est passé dans la soirée n'a pas dû aider, je crois qu'elle ne va pas tenir longtemps mais je pense que lorsqu'elle fait une promesse, elle la tient.

Le roi comprend que les deux gardes sont du même avis et qu'il est bon pour eux que la jeune femme reste dans leur groupe. C'est pourquoi il décide de ne pas l'éloigner d'eux, tout du moins jusqu'à ce qu'elle décide de s'en aller elle-même. Le roi remercie ses gardes et décide de leur laisser un peu de temps libre. Il retourne à ses réflexions et aperçoit une étoile qui scintille plus que les autres faisant presque de la concurrence à l'astre lunaire, en la voyant il pense directement à sa tendre épouse et prie les Valar pour que sa famille tienne le coup malgré les sept ans qui se sont déjà écoulés.

Plus loin dans le couloir se trouve la chambre des jumeaux, l'un d'eux ayant pris le plus grand lit pour y dormir en galante compagnie, au grand désarroi de son double qui lui ne peut en faire de même. Et oui, la jalousie existe aussi dans le cœur des elfes, la princesse est loin de lui et voir son frère dans les bras de Tressalia n'aide pas le sombre Riliam. Un énième soupir de ce dernier fait prendre conscience aux tourtereaux de l'état émotionnel du garde et la jeune elleth se lève pour tenter d'apporter du soutien à son beau-frère. Ils décident donc de tous jouer à un jeu de cartes qui vient de leur monde et que Laure à réussi, dans un moment de paix, à reproduire sur des feuilles cartonnées. Le design n'est pas aussi réussi que sur les cartes originelles mais il est suffisant pour que les elfes puissent s'amuser réellement.

Les cartes possèdent deux couleurs comme sur Terre mais ne possède pas de symbole, elles possèdent des noms en rapport avec les saisons, les rois des elfes ou les Valar. Le but de ce jeu est de piocher une carte et de faire des groupes de cartes qui concernent la même chose. Par exemple, Yavanna peut servir avec les autres Valar ou bien avec les cartes des saisons, Manwë quant à lui peut aller avec les Valar aussi mais ne pourra être en lien qu'avec les rois elfes étant lui-même un roi ou bien la saison qui s'apparente aux aigles qui est son symbole.

Les trois compères s'amusent pendant deux heures, les garçons comprennent rapidement qu'ils n'auront pas la moindre de chance de vaincre la jeune femme aux cartes, elle qui y joue souvent avec sa sœur et la princesse Hita (Hiril-Tawaren). Au bout de deux heures de jeu et une défaite cuisante pour les deux hommes, la jeune femme décide d'arrêter de jouer et de parler un peu de tout ce qu'ils vivent en ce moment et ont vécu par le passé.

- Quand nous étions jeunes, le roi nous a dit que nous ne devions pas poser de questions si nous ne voulions pas en connaître la réponse. Sur le coup, nous n'avons pas compris de quoi le roi voulait nous parler mais quelques années plus tard, en cours d'histoire on a entendu parler de la famille de Féanör.

- On ne le savait pas encore à l'époque mais ce passage de l'histoire des elfes nous a touché bien plus que les autres.

- Vous ne saviez pas que Féanör était votre arrière-grand-père ?

- Non, le roi nous a adopté sous un autre nom pour nous éviter les différents sévices que nous allons te raconter et qui ont eu lieu après ces cours d'histoires.

La jeune femme comprend alors que son époux lui a caché cette histoire car il n'en est pas fier. Elle décide de prendre ses mains entre les siennes et de les lui caresser pour lui faire comprendre que quoi qu'il arrive elle sera toujours présente à ses côtés. Son frère jumeau se rapproche également de lui, lui transmettant ainsi un peu de sa force car il le sait Raëlios est le plus faible des deux, un être doué d'une sensibilité et d'une générosité à toutes épreuves.

- Nous avons donc posé des questions car l'histoire de Féanör nous semblait familière et c'est après de nombreuses leçons que nous avons compris que nous étions nous même de la famille de Féanör, lointaine certes mais en ligne directe par notre père.

- On a voulu revendiquer notre vrai nom auprès du roi sans réellement réfléchir aux conséquences que cet acte aurait. On voulait juste compter et avoir un nom à rattaché à notre famille.

- Mais les autres enfants ne l'ont pas vu comme ça. Les protégés du roi sont pour eux des membres de la famille fratricide. C'est pourquoi nous avons décidé de nous mettre au service du roi qui nous a sauvé, pour racheter les fautes de notre famille. Puisque le roi a perdu sa mère à cause de notre arrière-grand-père nous avons décidé que nous protègerions cette famille jusqu'à notre mort.

- C'est une noble mission...Une de celle que j'admire...

Sur ces paroles la jeune femme se rend compte de tout le parcours que son fiancé à du surmonter pour pouvoir la rejoindre et rendre fier sa famille entière. Elle se dit d'ailleurs, que leur père doit être fier de les voir réussir dans la vie, lui qui est mort pour les sauver, lui qui les a emmenés loin de son propre père pour ne pas les enrôler dans la quête des Silmarils, lui qui a tout sacrifié pour que renaisse des cendres la maison de Féanör.

Elle a déjà entendu l'histoire de Celebrimbor décidant de ne pas se joindre à son père Curufin, pour finalement s'installer dans l'Eregion où il devint l'un des plus doués dans le domaine de la joaillerie. Il avait créé les anneaux avec l'aide de Sauron qui le trahit en créant l'unique et en déchainant ses armées sur Ost-in-Edhil, la capitale de Celebrimbor en Eregion mais elle n'avait jamais entendu l'histoire des deux jumeaux et elle comprend alors qu'elle ne doit pas en demander d'avantage, les confidences viendront en leur temps.

Le soleil se lève quand les trois elfes décident de se rendre dans leurs lits pour prendre un peu de repos, chacun sait qu'il faudra parler des récents événements mais personne ne veut s'y risquer sans avoir pris un peu de sommeil pour réfléchir à cela. Les gardes le savent, le repos sera de courte durée mais tout moment de paix est à prendre.