Disclaimer : Les personnages et l'univers appartiennent à J.K. Rowling

Ruines et désolation. Le petit village de Pré au Lard, connu pour être animé et festif, n'avait désormais aucun lien avec les souvenirs qu'en avaient les sorciers. Les devantures de magasins déchirées, les vitres pulvérisées, les marchandises carbonisées. Une bataille avait eu lieu ici aussi, à proximité de l'école de sorcellerie Poudlard. Le village avait fait l'objet de la première attaque des Mangemorts. Bien décidés à faire plier la résistance organisée à l'école de magie, ils s'en étaient d'abord pris aux premières lignes présentes à Pré au Lard, s'assurant dans le même temps le plus de dégâts possibles.

On pouvait discerner par endroit les tissus recouvrant les corps. Si les blessés avaient eu la priorité pour être dirigés vers Ste Mangouste, les morts, eux, n'avaient pas pu tous être acheminés vers l'école en vue d'être identifiés. Le travail était long et laborieux pour les survivants de cette bataille qui, en plus d'en gérer les conséquences, devaient faire face à la douleur et la peine.

C'est pourquoi il était étonnant de croiser des personnes indemnes dans ce périmètre. Tous avaient eu un rôle à jouer. Combattre, protéger, soigner, éloigner, déblayer, nettoyer. Et cela ne se faisait pas sans dommage. On pouvait croiser, ça et là, des sorcières et sorciers couverts de sang, d'entailles plus ou moins profondes, de brûlures sérieuses, boitant pour accomplir leur tâche, aussi difficile soit-elle.

Et pourtant, à l'orée de la Forêt Interdite, une femme était allongée à même le sol. Sur son visage, doux et dénué de blessure, s'étendait un sourire endormi. Elle remua doucement les bras, prenant ainsi conscience de son inconfortable position. A force de mouvements, elle parvint à s'asseoir, non sans grimacer lorsqu'une douleur lancinante lui traversa le dos. Elle passa une main derrière elle, vérifiant qu'elle n'était pas blessée. Elle se leva avec difficulté alors que ses membres engourdis criaient de douleur sous l'effort. Elle s'étira longuement, sans plus faire attention à son environnement, prenant seulement la mesure de son corps. Puis, petit à petit, elle regarda autour d'elle. Elle fronça légèrement les sourcils devant cet endroit familier. Levant sa main gauche vers son visage, elle remarqua une alliance et sourit à la vue de celle-ci. Un sourire en demi-teinte. Une peine inexplicable passa dans son regard. Des yeux qui s'attardèrent un instant sur une forme qui se découpait au loin, derrière les arbres. Si la jeune femme crut d'abord à un cheval, elle se ravisa en apercevant un buste d'homme. Elle comprit qu'un centaure se dirigeait vers elle et n'en fût pas plus rassurée. Sans baguette, encore étourdie par son réveil, il lui était difficile de se défendre convenablement. Toutefois, le centaure ne paraissait pas sauvage, bien au contraire. Il avait l'air intrigué, surpris peut-être. Elle sursauta en l'entendant lui dire :

- Vous n'êtes pas étrangère à ce lieu, Madame.

La jeune femme mit quelques secondes avant de répondre, décontenancée par la réplique.

- En effet, j'ai fait mes études à Poudlard, il y a quelques années. », lui répondit-elle, un brin sur la défensive.

- Avant la bataille de ce soir, j'ai étudié les astres comme il est coutume de le faire parmi les miens. Si cette science n'est pas exacte, elle a le mérite d'être éclairante.

- En quoi vous a-t-elle éclairé ce soir ? demanda-t-elle, les yeux brillants d'une curiosité nouvelle.

- Elle annonçait de la douleur, de la peine, beaucoup de violence et de l'amour. Il va sans dire qu'aux vues de la bataille qui s'est déroulée ce soir, je ne suis que peu étonné de cette interprétation. C'est plutôt la dernière partie qui m'a longtemps laissé perplexe. Je pensais l'avoir comprise il y a quelques heures mais je pense finalement devoir m'incliner. Suivez la lumière et vous trouverez le soutien tant désiré. Je suis ravi de vous avoir rencontrée, Mme Potter.

Surprise, elle ne sût que répondre. Comment avait-il deviné son nom ? Laissant derrière lui une Lily médusée, le centaure reprit son chemin vers Poudlard, la laissant pleine d'interrogations et de doutes. Cela n'avait aucun sens. Elle n'avait pas de raison de se diriger directement dans la Forêt Interdite, qui, comme son nom l'indique, n'était pas une invitation à la promenade. De plus, elle n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait ici, à Pré au Lard.

C'est alors qu'elle prit le temps de tourner la tête vers le village et d'y voir les cendres, les marchandises éparpillées, les tissus recouvrant les corps, les sorcières et sorciers hagards. Et cette plainte. Cette plainte qui déchirait la nuit. Elle provenait de la Forêt. Un brâme dont la langueur broyait le cœur de Lily. Instinctivement, elle courut vers le son, persuadé d'y retrouver James, son mari, son amant et le père de son enfant.

Dans sa course, elle ne vit pas la racine au sol qui lui fit perdre l'équilibre. Elle tomba à plat ventre, s'écorchant la main sur une pierre noire et lisse. Elle était bien trop parfaite pour être naturelle, aussi la prit-elle et continua sa course. Alors qu'elle s'enfonçait dans les bois, elle prit conscience qu'on l'observait. A découvert, elle n'avait pas pris le temps de se protéger derrière un arbre ou tout autre élément. Alors qu'elle ne s'y attendait pas, elle vit déboucher un homme aux cheveux châtains striés de gris, les yeux fatigués et le visage couvert de cicatrices. A sa vue, elle expira de soulagement avant de le prendre dans ses bras.

- Remus !

- Lily… C'est impossible. Comment… Que fais-tu là ?

- Je ne sais pas, je ne comprends pas grand-chose. J'ai croisé un centaure qui m'a dit de rentrer dans la Forêt, que j'y trouverai du soutien. J'imagine qu'il parlait de toi ? lui dit-elle, un soupçon dans la voix.

- Nous n'avons croisé aucun centaure.

« Nous ? » interrogea Lily tout en remarquant que le visage de Remus était un peu plus ridé que la dernière fois qu'elle l'avait vu.

C'est à ce moment-là qu'une jeune femme fit son apparition aux côtés de Remus. Son visage pâle et ses yeux sombres ne pouvaient dissimuler le sourire qui éclairait l'ensemble. Aussi surprise que les deux autres, elle ne pouvait pourtant pas empêcher ses cheveux de prendre une teinte rose bonbon très voyante.

- Lily, je te présente Dora, ma femme. lui dit Remus, retrouvant un peu de sa timidité d'antan.

- Enchanté Lily, répondit Tonks. J'ai tant entendu parler de toi. Des compliments et des éloges, rien de moins.

- Remus marié, je suis tellement heureuse pour vous deux. Je savais que tu trouverais quelqu'un digne de toi et de ta gentillesse. Je serai ravie de faire ta connaissance, Dora, dit Lily, laissant un sourire s'épanouir sur son visage.

Remus était heureux et elle ne pouvait que l'être pour lui.

- Quel est ton dernier souvenir, Lily ? questionna Remus, dont les interrogations ne faiblissaient pas dans la tête.

- J'ai l'impression d'avoir parlé à Harry il y a peu de temps. Mais cela me semble assez invraisemblable, nous étions … morts. Remus, c'est impossible, tu étais là toi aussi ! Et Sirius et … James ?

Elle s'arrêta, consciente que la cause de sa première course était l'intuition que James n'était pas loin. Le brâme s'était tu, remplacé par un silence épais. Elle avait l'impression que ses idées se mélangeaient. L'étourdissement la prenait à nouveau avant que Tonks la rattrape. « Lily, tout va bien ? »

« Je ne sais pas. Remus, sois honnête avec moi : suis-je morte oui ou non ? »

Remus ne répondit pas mais hocha la tête en signe d'assentiment. Il était trop dur de répondre à Lily alors qu'il la voyait si vivante en face de lui. Et que devrait-il dire de sa femme qu'il avait vue mourir de la baguette de Bellatrix Lestrange ? Non, cela n'avait aucun sens, Remus le savait et Lily aussi. C'est pour cela que la couleur quitta son visage quand elle vit le signe de Remus. « Lily, nous étions morts tous les trois. »

A quelques pas de là, une clairière s'étendait à perte de vue. Il était étonnant de voir un tel endroit en plein centre d'une forêt aussi inquiétante que celle-ci. Là où la Forêt Interdite n'était qu'obscurité et arbres centenaires, la clairière était baignée de lumière. En son centre se trouvait une mare entourée de roseaux et de fleurs odorantes. Tout autour, on pouvait y voir se développer une herbe fraîche. Et sur cette herbe, un cerf. Ses bois immenses transperçaient l'air et lui donnaient un air majestueux. Pourtant, avec un peu d'observation, on pouvait remarquer que la marche n'était pas assurée, que son dos était bien trop cambré pour un cervidé. Enfin, de son regard s'échappait une tristesse infinie. Il émit un brâme long, mettant à nue sa douleur et son chagrin. Il aurait pu rester de longues minutes ainsi si une énorme bête noire ne lui avait pas sauté dessus. Son instinct prenant le dessus, il se redressa sur ses quatre pattes, fier et noble, prêt à s'attaquer à son vis-à-vis. C'est lorsqu'il remarqua le canidé sombre que son esprit humain reprit le dessus. « Impossible … »

- Patmol ? dit-il une fois retransformé. Il regarda le chien noir l'observer avec minutie, comme s'il cherchait à déterminer s'il devait ou non frapper. Puis, doucement, le chien s'assit, sembla entrer sa tête pour lover en position fœtale avant de voir son corps d'homme se déployer. Si la transformation n'était pas désagréable en soi, retrouver ses repères d'homme demanda quelques secondes supplémentaires à l'ancien animal pour répondre : « Cornedrue ? ».

Ils tombèrent dans les bras l'un de l'autre, savourant des retrouvailles irréelles et inespérées. Ils regardèrent, se jaugeant plus que nécessaire de peur que cette vision ne les quitte prématurément. Puis, quand ils furent sûrs que leur esprit ne leur jouait aucun tour, James prit la parole, la gorge déjà nouée pour ce qu'il allait devoir dire à haute voix :

- Sais-tu comment nous sommes arrivés ici ? Tu étais là lorsque nous avons parlé à Harry, tu sais quand… Il voulait se rendre.

- Je n'en sais pas plus. Mais c'est complètement dingue. Nous sommes en chair et en os au milieu de la Forêt Interdite, sans baguette, à la merci de tout et n'importe quoi. Et quelque chose me dit que ça a quelque chose à voir avec ton fils.

- Je le pense aussi. Ce n'est pas pour me rassurer. Viens, il faut qu'on aille à Poudlard.

Côte à côte, ils sortirent de la clairière, ne faisant pas attention au centaure qui les observait, tapis dans l'ombre d'un chêne. Ils passèrent près d'un polygonum, retrouvèrent un semblant de chemin qui les mèneraient bien vers le parc du château. Ils marchèrent en silence, chacun dans leurs pensées respectives. Si d'un côté, Sirius se sentait toujours coupable de la mort de son meilleur ami et de sa femme, il ne se doutait pas que ce dit-meilleur ami regrettait d'avoir mis sa vie et celle de sa famille dans les mains de quelqu'un d'autre que lui. Ces non-dits persistaient et devaient être expliqués. Pris dans les machinations de leur esprit, ils ne virent pas tout de suite un corps émergé à une intersection. Les cheveux roux attirèrent leur attention, détonnant dans l'environnement. C'était un homme assez grand, robuste, le sourire aux lèvres. Il n'était pas difficile pour Sirius de l'identifier, enfin en théorie.

« Georges ? Georges, réveilles-toi ! » cria-t-il en le secouant.

« Non mais ça ne va pas la tête ! Arrêtez de me crier dessus comme une vulgaire mandragore ! Il n'y a que ma mère pour se tromper constamment entre Georges et … Nom d'une gargouille ! Sirius ! »

Les deux hommes s'étreignirent un instant sous l'œil attentif de James qui n'en perdait pas une miette. Une chevelure pareille n'était pas donnée à tout le monde. Hormis Lily, personne dans sa connaissance n'avait les cheveux roux si ce n'est pas famille Weasley. Se pourrait-il que… Mais James dût remettre ses questionnements à plus tard.

- Vous ressemblez beaucoup trop à Harry pour que ce soit une coïncidence. fit remarquer Fred en regardant l'homme aux cheveux désordonnés face à lui.

- James Potter, enchanté.

- Voilà qui explique tout ! dit-il en rigolant. Fred Weasley, ravi de faire la connaissance d'un autre Maraudeur. Vous avez été une source d'inspiration pour mon frère et moi.

- Fred et George ont correctement utilisé notre héritage. Ils ont réussi à récupérer la carte chez Rusard et en ont fait bon usage jusqu'à ce qu'Harry entre en troisième année. Ils la lui ont donnée sans même savoir que tu en étais l'un des créateurs, expliqua Sirius.

- Content de voir que ça a pu servir pour des farces, ajouta James avec un sourire non dissimulé.

- Bien, j'imagine que, puisque vous êtes là -il pointa James et Sirius du doigt- et que mon dernière souvenir est ce satané Mangemort de Rockwood faisant sauter le couloir, nous sommes tous les trois morts. Ca n'explique pas pourquoi nous ne ressemblons à rien d'autre que des êtres bien vivants.

- Nous nous posions la même question, intervint une voix derrière eux.

Ils se retournèrent, sur leur garde, avant de la baisser immédiatement. Trois adultes, deux femmes et un homme, se trouvaient face à eux. Si l'homme était des plus communs, ses cicatrices le rendaient extrêmement reconnaissable. Quant aux deux femmes, l'une avec une chevelure de feu et l'autre dont les cheveux roses rivalisaient avec la luminosité de sa voisine, leurs sourires ne pouvaient être plus semblables. Elles se jetèrent l'une et l'autre dans les bras des deux Maraudeurs.

Tonks n'en revenait pas. Sirius, qui était mort de la main de leur tante tout comme elle, était devant elle, les yeux écarquillés de voir son extravagante cousine, l'étreindre comme si sa vie en dépendait. « Ca me fait plaisir de te revoir, cousin. » lança-t-elle avec un clin d'œil avant de rejoindre son mari qui la prit par la taille.

Sirius, bouche bée devant le geste de Remus, se tourna vers son meilleur ami qui avait autre chose à faire que de remarquer pareil détail. Trop occupé à embrasser sa femme, il ne semblait pas s'apercevoir que tous les regardaient avec tendresse. C'est leur amour à tous les deux qui leur avait permis à tous de vivre des années de paix. Et c'est très certainement le fruit de cet amour qui leur avait donné une nouvelle chance ce soir. Deux raisons bien suffisantes pour leur laisser quelques secondes de retrouvailles.

Quand enfin l'air commença à leur manquer, les époux Potter se séparèrent, les yeux brillants et joues rougies. Ils posèrent leur front l'un contre l'autre, profitant de leur présence mutuelle jusqu'à ce que Sirius, qui n'était pas connu pour sa patience, se racle la gorge.

« Et moi alors, Lily-Jolie ? »

Lily se retourna vers le parrain de son fils, leva les yeux au ciel avec un sourire et le prit dans ses bras comme s'ils ne s'étaient pas vus depuis quelques semaines seulement. Elle les regarda enfin tous les deux et alla se positionner à côté de James, lui prenant la main pour s'assurer que les évènements n'étaient pas une chimère. Elle remarqua alors le jeune homme qui les accompagnait et qui avait posé cette question à laquelle personne ne semblait pouvoir répondre.

- Je suis désolée, je ne me suis pas présentée : Lily Potter enchantée de te rencontrer. Qui es-tu ? lui demande Lily doucement.

Fred sembla un instant se perdre dans les yeux de Lily avant de se reprendre.

- Fred Weasley, le frère de euh… Peu importe. Mes parents sont Molly et Arthur Weasley.

- Oh ! Mais attends, avant que nous ne soyons attaqués, tes parents avaient déjà hmm… Laisse-moi me souvenir, Bill, Charlie, et deux jumeaux.

- Oui c'est ça, mon frère George et moi-même. Ils ont eu un autre fils, Ron, le meilleur ami de Harry, et Ginny, sa petite copine.

- Sa QUOI ? crièrent James et Sirius. Fred fût momentanément effrayé d'avoir laissé échapper l'information. Si Ginny l'apprenait, il y aurait le droit au sortilège de Chauve-Furie.

Lily secoua la tête. Elle aurait dû savoir que cela arriverait à un jour mais elle avait peur que James et Sirius soient intenables à partir de maintenant. Elle se souvenait d'une vieillie discussion qu'ils avaient eue lorsque Harry avait fêté son premier anniversaire. Ils rigolaient sur les conquêtes que ce dernier aurait et Sirius avait vanné James pour la fameuse discussion « entre hommes » qu'il faudrait avoir lorsque les choses deviendraient sérieuses. Pendant que Lily était plongée dans ses pensées, James et Sirius posaient tout un tas de questions auxquelles Fred ne pouvait pas répondre tant elles s'accumulaient. Remus et Dora secouaient la tête en souriant.

- Mon fils sort donc avec une rousse, conclut Lily en regardant Fred.

- Oui, il semblerait que ce soit génétique chez les Potter, dit le jeune Weasley en souriant à pleine dent.

- Six frères, pauvre fille. J'imagine qu'elle doit avoir un sacré caractère pour vous supporter ?

- Vous supposez bien. Harry s'en tirait plutôt bien jusqu'à l'année dernière. Il risque d'en faire les frais maintenant que la guerre est terminée. Elle n'a pas trop apprécié être mise de côté pendant que monsieur sauvait le monde et mettait sa vie en danger.

Lily acquiesça, comprenant bien la logique de la jeune fille tout en se demandant ce que Harry avait bien pu vivre. Elle se retourna vers Remus pour en savoir plus quand elle le vit, la main sur la taille de Dora, poser un baiser sur sa tempe. Elle les trouva attendrissant mais sa réflexion fût interrompue par les deux autres Maraudeurs.

- Bien, maintenant qu'il est de notoriété publique qu'Harry a fait son entrée dans le monde des adultes, puis-je savoir, cher Lunard, POURQUOI TU TIENS MA COUSINE PAR LA TAILLE ?

Le débit final s'approchait plus du hurlement que de la parole simple et Sirius semblait contrarié.

- As-tu un problème avec cela, sac à puces ? répondit Tonks, ou faut-il que je règle ton problème moi-même ? Sache que je suis majeur depuis bien longtemps et que tu n'as aucune autorité sur nous deux.

- Mais … Dora franchement, tu es ma cousine et Remus est...

- Mon mari.

Un plomb sembla tomber sur le visage de Sirius ce qui fit beaucoup rire James. Son visage se tordit de manière peu gracieuse et son regard alla de Remus et Dora, revenant de temps en temps à leur main gauche respective pour apercevoir leurs alliances. Remus prit les devants et dit d'une voix posée et sereine :

- Sirius, laisse-moi te présenter ma femme et la mère de mon fils : Nymphadora Tonks-Lupin.

Cette fois, ce n'est pas Sirius qui resta bouche-bée mais James.

- Tu es papa ? Il y a donc un autre enfant de Maraudeur ?

- Dora a su me rassurer quant à mon problème de fourrure mensuel et nous avons eu un fils, Teddy. Harry est d'ailleurs son parrain.

Lily alla les embrasser tous les deux pour les féliciter, de même que James une fois la nouvelle assimilée. Sirius, bien que très heureux pour son ami et sa cousine, avait besoin d'un peu de temps pour se faire à la nouvelle. Il pouvait voir que Remus et Dora étaient radieux mais tout de même. Remus et Dora. Le monde est devenu dingue.

Une fois les retrouvailles terminées, il était temps pour six sorciers de revenir à un peu de réalité. Ils étaient au beau milieu de la Forêt Interdite, tous morts depuis plus ou moins longtemps. Ils se mirent en marche vers le parc de Poudlard, espérant ne pas croiser de créatures magiques en chemin ou de Mangemorts comme semblaient le penser Remus, Dora et Fred. Désarmés, ils ne feraient pas le poids.

oooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooooo

Merci de votre visite et de la lecture de ce premier chapitre.

Cette fiction était une idée vieille de dix ans que j'ai souhaitée mener à bien. En espérant que mon style et mes idées ont évolué en dix ans quand même (la 1e version est très niaise, je vous déconseille fortement maintenant).

N'hésitez pas à faire part de votre avis, qu'il soit positif ou négatif. J'aimerai pouvoir progresser et ce sera grâce à vos commentaires que j'y parviendrai. De même, je vais expliquer certains choix, ils sont narratifs ou internes à l'univers d'HP.