Me voici de retour avec ce deuxième chapitre !

Je tenais à m'excuser pour la publication un peu loupée du premier chapitre. Ce dernier avait été en partie traduit en anglais puis retraduit en français par mon moteur de recherche ce qui donnait quelque chose de très approximatif comportant même des phrases entières dans un anglais pas top du tout …

Bref, j'espère que la suite va vous plaire !

Bonne lecture !

Disclaimer : L'univers et les personnages appartiennent toujours à J.K. Rowling.

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Les couloirs de Poudlard étaient empruntés par quelques sorcières et sorciers encore en capacité de se déplacer. Mais, finalement, peu se pressait entre les murs explosés et les trous béants au sol. Tous étaient rassemblés dans la Grande Salle, à pleurer leurs défunts. Les portes de la Grande Salle étaient dégondées et tombées au sol pendant la bataille, écrasant une Acromentule qui avait été tuée plus tôt. Des tables et des bancs avaient été disposés pour que chacun puisse s'asseoir avant de s'écrouler d'épuisement. Mme Pomfresh passait entre les tables, accompagnée d'étudiants qui se hâtaient en suivant ses indications pour soigner les quelques blessés qui restaient. Professeurs, parents, étudiants, Aurors se pressaient les uns aux autres, se racontant des épisodes encore trop clairs de l'opposition qui venait d'avoir lieu. Au fond de la salle, on pouvait voir une immense tenture magique se dresser, cloisonnant l'espace où reposait les combattants morts.

Harry revenait du bureau du directeur, une longue baguette dans une main et la cape dans l'autre, une autre baguette, cassée, dans la poche arrière de son jean. Il n'avait croisé que peu de monde dans les couloirs et se rendait compte que tous étaient désormais rassemblés ici. Il voulait trouver Hermione, lui demander ce qu'il devait faire maintenant. Il était perdu, sentiment plutôt déconcertant vu l'exploit qu'il venait d'accomplir. Il ne savait pas s'il devait épauler les Weasley, aider les secours, se tourner vers les Aurors pour attraper les derniers Mangemorts en fuite. Tout à sa réflexion, il ne remarqua pas qu'elle se dirigeait vers lui. Elle le prit dans ses bras, lui transmettant toutes les certitudes qu'elle avait et le tira vers le fond de la salle. Elle avait raison. Il devait être avec eux. C'était eux sa famille. Jamais les Weasley ne l'avaient laissé tomber. Eux aussi avaient subi des pertes, Fred en était la preuve. Alors, c'était à lui de les soutenir désormais.

Il déambulait au milieu des tables, échangeant des regards avec certains camarades et professeurs, et arriva à la tenture. Il la passa et embrassa la scène du regard. Les Weasley étaient regroupés autour d'un lit, tous dans les bras les uns des autres. Harry pouvait voir le visage contracté d'Arthur qui se retenait visiblement de pleurer, Molly dont les larmes tombaient librement tandis que ses bras entouraient George et sa fille. George, dont le visage n'exprimait aucune émotion autre que la sidération. Bill, étroitement enlacé à sa femme, Fleur, semblait avoir vieilli plus vite tout comme Charlie, dont l'éternel sourire avait quitté le visage. Percy, qui s'était arrangé pour être un peu en retrait, ne pouvait s'empêcher d'essuyer ses joues. Ron, à genou en face de George, sanglotait, la main d'Hermione posée dans son cou.

Enfin, Harry attrapa le regard de Ginny qui sortait des bras de sa mère. Elle avait les yeux rougis d'avoir trop pleuré et le visage pâle de fatigue. A sa vue, son cœur se liquéfia. Elle avait été si courageuse et si admirable dans la bataille là où lui crevait de peur pour elle. Pris d'une impulsion, il dépassa Hermione, s'avança rapidement de Ginny et la prit dans ses bras. Les pleurs reprirent de plus belle mais Harry s'en fichait. Elle était là, vivante, et elle avait besoin de lui. Oubliant la fatigue et la faim, il la laissa l'emmener en dehors de la Grande Salle. Elle avait besoin d'air. Ils passèrent devant tant de personnes sans les voir, tout à leur chagrin. Elle l'emmena dans le Parc puis ralentit le rythme. La vue qui s'étalait devant eux était cauchemardesque. Ginny ne savait plus où aller pour éviter tout rappel de la bataille. Harry prit donc la direction des opérations et se dirigea vers le Lac Noir, plus précisément vers la tombe du professeur Dumbledore.

Une fois arrivés à destination, Ginny retint à grand peine une exclamation d'horreur en voyant cette dernière violée, laissant entrevoir le corps de leur ancien directeur protégé par la magie de toute trace du temps. Son visage serein permit à Harry de laisser tomber la tension qui avait pris place dans ses épaules.

- Nous l'avons fait, Professeur. Nous l'avons fait et, je vais vous le répéter encore une fois, je ne vous en veux pas.

Il sembla pensif quelques minutes sans que personne ne vint interrompre ses pensées. Puis, il mit la main dans sa poche arrière pour récupérer sa baguette qui avait été cassée lors de leur escapade à Godric's Hollow puis s'empara de la baguette de Sureau. Il pointa celle-ci et murmura un discret « Reparo » que Ginny n'aurait pas entendu si elle n'avait pas été si près. La baguette du Survivant reprit son apparence initiale sous les yeux émerveillés de Harry et ébahis de Ginny. Le garçon-qui-a-survécu remit la baguette de l'Aîné dans la tombe de son prédécesseur, scellant cette dernière sa propre baguette de sorte qu'aucune trace de leur passage ne soit détectable. Puis, il captura la main de sa petite-amie et ils se dirigèrent vers la Tour d'Astronomie.

Arrivés à destination, il la prit par la taille pour lui permettre de la voir. Elle regardait au loin, ne supportant pas qu'il la voie pleurer encore une fois. Avec douceur, Harry souleva son menton pour voir ces yeux qui lui avaient tant manqué. Elle s'efforça de le regarder. Mais une fois plongée dans ses yeux vert émeraude, elle sût qu'elle était vaincue. Elle avait l'impression de se noyer dedans, suffocant, étouffant, perdant pied, avant de se rendre compte que ce n'était que l'effet des larmes qui coulaient à nouveau.

Patiemment, Harry l'aida à s'asseoir sur l'herbe étonnement vierge de tout combat. Ginny s'échoua entre ses bras, laissant libre court à sa peine. Ils restèrent ainsi pendant près d'une heure avant que la respiration de Ginny s'apaise. Il regarda au loin, appréciant la vue apaisante du Lac Noir et du soleil levant. Petit à petit, il sentit Ginny se détendre et se lover contre lui.

- Il faudra qu'on parle un jour, tu le sais ? lui dit-elle après un moment.

- Quand tu le voudras, tu sauras tout. Je ne te cacherai rien. lui assura Harry, la regardant dans les yeux.

- Je ne te laisserai pas le choix, Harry. J'ai été mise de côté assez longtemps, alors même que tu savais que je pouvais me défendre. Tu voulais me protéger, ça ne fait aucun doute. Mais, finalement, ai-je été aussi protégée que tu le souhaitais en étant à Poudlard ? Je n'en suis pas sûre.

- On m'a parlé un peu de ce qui se passait à Poudlard, je te suivais souvent sur la Carte, espérant que tu ailles bien. Mais …

- Mais quoi ?

- Mais je suis bien conscient que tu n'étais pas aussi en sécurité que je l'aurais voulu. Malgré tout, j'ai la certitude que certains auraient fait leur possible pour te faire sortir en cas de besoin.

Tu sembles différent, depuis que tu es revenu de la Forêt. Tu es plus sûr de toi, plus serein.

- Je sens que je suis différent, d'une certaine manière. Cela a à voir avec tout ce que j'ai à te dire. Veux-tu qu'on commence à en parler dès maintenant ?

- Si tu es prêt, je veux bien.

Harry sentit que c'était une manière pour elle d'écarter sa douleur momentanément. Elle voulait des réponses et il s'y attela. Il commença par la soirée de mariage, là où il l'avait quittée, leur fuite jusqu'au Square Grimmaurd, la visite du Ministère. Il passa sous silence le départ de Ron mais Ginny sembla se douter de quelque chose quand il ne le mentionna plus pendant quelques temps. Il raconta leur passage à Godric's Hollow, la vue de la maison de ses parents et de leurs tombes en cette nuit de Noël. Il lui raconta l'attaque de Nagini à laquelle ils ont réchappée par miracle et la perte de sa baguette. Lorsqu'il arriva à l'apparition de la biche, Ginny lui demanda :

- Qui a bien pu envoyer le Patronus de ta mère ?

- Rogue. Je l'ai compris il y a quelques heures, lorsqu'il m'a donné ses souvenirs. Il était chargé de faire en sorte que je réussisse à mener à bien ma mission.

- Mais Rogue a assassiné Dumbledore ? Il te déteste depuis ton arrivée à Poudlard !

- Ce n'est pas moi qu'il détestait réellement mais ce que je représentais… dit Harry avec une grimace. C'est mon père qu'il détestait. Rogue est… était … jaloux de la relation qu'avait mes parents.

Ginny ouvrit la bouche devant cette révélation tandis que l'information faisait son chemin dans son esprit. Cela expliquait pourquoi Rogue en voulait tant à Harry. Ce garçon qui ressemblait tant à son rival, celui qu'il avait détesté, jalousé pendant des années, qui lui avait ravi le cœur de celle qu'il aimait. Cette rancœur était destinée à James Potter.

- Ce n'est pas brillant et je ne peux pas dire que j'apprécie plus Rogue maintenant qu'hier. Mais je le comprends. Il a rejoint les Mangemorts alors qu'ils étaient encore à Poudlard. L'une de ses missions étaient d'espionner Dumbledore. C'est lui qui a transmis la prophétie à Voldemort. Ce n'est qu'après qu'il a compris que Voldemort s'en prendrait à mes parents pour m'atteindre. Mais, il était trop tard. Mes parents étaient morts. Les remords l'ont forcé à me protéger contre Quirrell en première année, à faire en sorte d'enquêter en quatrième année pour savoir qui s'en prenait à moi, à prévenir l'Ordre quand nous sommes partis pour le Ministère en cinquième année, à nous couvrir avec Dumbledore en sixième année et enfin à détourner Voldemort cette année. Je suis tout ce qui reste de ma mère. Il … Alors qu'il mourrait, il a… Il a demandé à voir mes yeux.

C'était sorti. D'un coup. Comme une parole libératrice. Tout ce qu'il avait vu dans la Pensine. Et il se sentait mieux, comme déchargé d'un poids terrible. Quand il pensait au professeur Rogue, la colère n'était plus le premier sentiment qui lui venait. C'était d'abord la perplexité face à tant de contradictions. Il était difficile de mettre des mots sur les sentiments que son professeur de Potions avait pu éprouver pour sa mère. Il n'était pas prêt pour ça.

- J'ai du mal à imaginer Rogue avoir des sentiments pour quelqu'un d'autre que lui-même, dit Ginny au bout de quelques instants.

- Moi aussi. J'imagine qu'il me faudra du temps et rechercher les éléments manquants pour mieux comprendre cela.

- Je suis contente tu m'aies raconté ton année passée loin d'ici. J'en ai besoin, tu comprends ? J'en ai besoin pour ne pas avoir l'impression d'être mise à l'écart.

- Je sais. C'est pour ça que tu sais tout maintenant. Parce que je ne voulais pas que tu sois à l'écart plus longtemps. J'ai détesté te voir combattre aujourd'hui, je ne vais pas le nier…

- Parce que tu crois que te voir revenir prétendu mort dans les bras de Hagrid me plaisait ? dit-elle sur le ton du reproche.

Harry sentait le terrain glissant. C'était toujours les mêmes reproches, les mêmes craintes et les mêmes envies. C'était ancré en lui, protéger les autres, protéger ceux qu'il aime. Son sacrifice d'aujourd'hui en était la preuve. Ginny, au contraire, voulait prouver sa valeur, prouver qu'elle avait sa place parmi les combattants, surtout aux yeux d'Harry. Elle voulait l'entendre le dire.

- Ginny, je … Je ne peux pas te dire que je veux te voir au milieu d'un combat. Je ne peux pas te dire que de t'avoir vu te battre va me permettre de dormir sur mes deux oreilles…

- Mais Harry !

- Non attends ! Laisse-moi finir. Je… Je ne peux pas te dire ça. Par contre, je sais que je peux avoir confiance en toi les yeux fermés en plein combat parce que tu es une excellente duelliste, je sais que tu te battras jusqu'au bout pour arriver à tes fins. Donc, oui, aujourd'hui, ta place était parmi les combattants de Poudlard.

Dans un élan précipité, elle se jeta sur lui et l'embrassa fougueusement. C'était chaud, passionné, c'était un besoin qui ne demandait qu'à être assouvi. Comme s'ils retrouvaient leurs marques, Ginny passa ses mains dans le cou de Harry qui laissait ses mains traîner jusqu'à sa taille, l'entourant pour la rapprocher encore plus. Ses doigts glissèrent dans le bas de son dos, la caressant à travers son haut. Ginny approfondit le baiser, laissant ses mains se diriger vers les cheveux d'Harry, les désordonnant plus si cela était possible. A bout de souffle, ils se séparèrent, les yeux dans les yeux, leurs mains se touchant sans cesse. Si Ginny n'éprouvait aucune gène à toucher son petit ami, Harry, lui, avait plus de retenu. Il ne savait pas comment elle réagirait ni ce que son corps ferait de cette proximité.

Puis, leur bulle d'intimité explosa.

- Harry ! Ginny !

Ron et Hermione courraient vers eux. Ils étaient dans tous leurs états. Le visage de Ron était rouge et celui d'Hermione contracté, preuve de l'effort qu'ils avaient dû fournir pour les atteindre et de l'anxiété qui les traversaient à présent. Ils s'arrêtèrent devant eux, à bout de souffle. Ron regardait les amoureux, un regard gêné s'étirait maintenant sur son visage. Hermione, de son côté, essayait de reprendre sa respiration tout en leur souriant. Elle était contente de les voir ensemble, rougis eux aussi mais pour des raisons différentes.

- Que se passe-t-il ? demanda un Harry alerte, se relevant et aidant Ginny à sa suite. Une nouvelle attaque ?

- Non, pas une attaque. Des corps ont disparu, répondit Hermione.

- Pardon ? dirent en chœur le couple précédemment enlacé.

- Nous étions en train de nous retourner vers la table, pour essayer de manger quand, tout d'un coup, George s'est mis à crier. Le corps de Fred avait disparu. Après avoir vérifié, deux autres corps manquaient à l'appel : Remus et Tonks.

- Qu'a-t-il bien pu se passer ? demanda Ginny, soudainement revigorée pour partir à la recherche de leurs défunts.

- Mc Gonagall ne sait pas quoi en penser. Aucun autre corps n'a disparu, hormis ceux-là. C'est… Trop proche de toi, Harry, pour être une coïncidence, lui dit Hermione, un soupçon dans la voix. Elle ne savait pas ce qui pouvait être dit devant Ginny ou pas. Harry le devina.

- C'est bon, Hermione. Je lui ai tout dit. J'ai ramené la baguette de Sureau à Dumbledore il y a une heure. J'ai laissé la Pierre dans la Forêt interdite, elle doit être enterrée maintenant avec l'assaut des centaures. La cape est toujours dans ton sac. Que veux-tu qu'il arrive ?

- Tu dis que tu as remis la baguette avec Dumbledore il y a une heure ? s'étonna Ron. Ca correspond au moment où George a hurlé. Souviens-toi, je venais de te dire que la nuit était bientôt terminée, reprit-il en regardant Hermione.

Hermione se mit à réfléchir. Cela n'avait aucun sens. Les corps ne disparaissaient pas comme ça, sans raison. Et encore moins lorsqu'il s'agissait de personnes si proches du Survivant. Elle avait besoin d'aller à la bibliothèque.

- Je vais à la bibliothèque. J'ai besoin de vérifier quelque chose.

- Etonnant, dit Ron en la prenant par la main. Je te suis, tu pourrais avoir besoin d'aide. On se rejoint d'ici une heure dans la salle commune ?

Harry et Ginny acquiescèrent. Ils se dirigèrent tous deux vers les cuisines pour prendre quelques petites choses à manger. Ils ne croisèrent personne dans les couloirs, ce qui les ravissaient. Ils chatouillèrent la poire, la porte s'ouvrit. Ils furent assaillis par les elfes de maison qui les remercièrent. Harry, toujours aussi gêné en présence de tant de dévotion, leur demanda s'il était possible d'avoir un encas pour eux deux. Cet encas se transforma en véritable festin avec ce qui restait dans les cuisines, autant dire beaucoup trop pour eux deux.

Ils mangèrent dans un quasi silence, se jetant des coups d'œil mutuellement, recherchant inconsciemment la présence de l'autre. Quand ils eurent terminé, ils remercièrent à nouveau les elfes, se dirigèrent vers leur salle commune, croisant quelques Aurors sur le chemin. La Vieille Dame était endormie. Elle se réveilla de méchante humeur à l'arrivée d'Harry et Ginny. Elle les laissa passer, marmonnant dans son tableau. Ils prirent place sur les canapés et s'assoupirent doucement, baignés dans la lumière de l'aube.

De leur côté, Hermione et Ron se dirigeaient rapidement vers la bibliothèque. Hermione semblait mue par une toute nouvelle énergie, alors même qu'elle n'avait pas encore pris le temps de se reposer depuis presque deux jours. Ron la suivait, plus pour prendre soin d'elle que pour l'aider dans ses recherches. Il était conscient qu'elle n'avait pas besoin de lui pour parvenir à ses fins. Prendre soin d'Hermione lui évitait de penser à la douleur, la perte et le désespoir qui l'envahissait de temps à autre. Ron se sentait utile aux côtés d'Hermione. Il avait démontré sa capacité à réagir lors de leur recherche des Horcruxes, son talent pour la tactique les sortant de quelques mauvais pas. Mais aujourd'hui, s'il s'éloignait d'elle quelques minutes, il sentait son énergie diminuer grandement, sa confiance en lui s'amenuir, ses certitudes s'éteindre. Des souvenirs repassaient en boucle dans sa tête, amenant dans son sillon l'absence de Fred, si fraîche qu'elle en est inconcevable.

Il errait parmi les rayons de la bibliothèque, touchant du bout des doigts les ouvrages vieillis et le bois brut. Bien que cet endroit ne fasse pas partie de ses favoris, il représentait dans son esprit un lieu familier, rassurant et apaisant au contraire de tous ces campements provisoires installés au gré des aventures.

- Hermione, il faudrait qu'on aille se reposer. Tu tombes de fatigue sur tes bouquins.

- Juste un instant…

- Tu m'as dit la même chose il y a une heure…

Elle soupira de fatigue. Il avait sûrement raison. Elle n'obtiendrait aucun résultat dans cet état-là. Et pourtant, elle sentait la réponse, elle était si près de cette réponse qu'elle avait l'impression de la toucher du doigt. Qu'avait-il bien pu se passer pour que leurs morts disparaissent soudainement ? Ses yeux étaient lourds et commençaient à se fermer contre sa volonté. Elle capitula.

- Tu as raison, retournons dans la salle commune retrouver Harry et Ginny. Ils se sont certainement endormis en nous attendant.

Ils se levèrent, rangèrent comme ils le purent les ouvrages malgré les rayons brûlés et l'absence de Mrs Pince. Ils déambulèrent, main dans la main, jusqu'à la sortie. Avant de reprendre leur marche vers la construction d'un nouveau futur, ils s'arrêtèrent à l'entrée de la bibliothèque et se regardèrent. Dans leurs yeux défilèrent les dernières heures, l'angoisse et le soulagement mélangés. Sous l'emprise de leurs sentiments exacerbés, ils s'embrassèrent tendrement, les mains de Ron se perdant dans le dos de sa bien-aimée et elle se perdant dans son baiser. Jusqu'à ce qu'ils entendent une voix d'outre-tombe.

- Ah bah ce n'est pas trop tôt !

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A vos reviews pour me donner votre avis sur cette suite !

Encore merci pour votre lecture !