Voilà le chapitre 8 ! Il aura mis un peu de temps à arriver mais avec la rentrée, les choses se bousculent. J'espère que ce dernier chapitre avant l'épilogue vous plaira. On voit le bout de la fiction !

Harry regarda ses amis, sidéré de voir une dispute chez ses parents et encore plus que cette dernière se déclare de manière si fulgurante. Lily laissa ses épaules retomber et expira un grand coup. Les Weasley et Hermione choisirent de se retirer sans bruit, laissant Harry avec sa mère. Le jeune Potter n'apprécia pas tellement d'être laissé au beau milieu d'un bourbier qui ne lui était pas du tout familier sans aucun soutien. Il ne savait pas comment se comporter, devait-il lui aussi s'en aller ? Et laisser sa mère seule en haut de la colline ? Cela ne semblait pas correct. Il s'assit à ses côtés et essaya d'engager la conversation.

- Rogue n'est pas facile à cerner…

- C'est le moins que l'on puisse dire, souffla Lily. Severus n'a jamais su se faire apprécier des autres, hormis des Serpentards. Sa carapace était trop épaisse et sa morale trop instable.

- C'est sûr que moralement, il n'était pas irréprochable… Mais j'ai vu dans ses souvenirs des moments difficiles avec les Maraudeurs… Ce n'était pas moi qu'il détestait, c'était… Papa.

- Comment ça il te détestait ? Remus et Tonks nous ont dit que Rogue était espion pour l'Ordre et qu'il t'avait protégé pendant longtemps ?

- Mais me protéger ne voulait pas dire être bienveillant, contra Harry avec amertume. Rogue ne perdait pas une occasion de m'humilier et de me rabaisser, surtout en public. Il entretenait cette image à la perfection. Oui, il avait promis à Dumbledore de me protéger mais il ne l'a pas fait pour moi, il l'a fait pour toi.

- Comment le sais-tu ? Il te l'a dit ? Je le vois mal se confier alors qu'il ne porte pas dans son cœur, dit Lily.

Harry raconta le déroulement de la bataille et le moment où il a assisté à la mort de son professeur. Rogue lui avait au préalable donné ses souvenirs.

- Il voulait que je sache comment vaincre Voldemort. J'ai donc été dans le bureau de Dumbledore et j'ai mis les souvenirs dans la Pensine. J'y ai tout vu : votre rencontre, votre dispute, toi et papa à Poudlard, quand il a dévoilé la prophétie incomplète et surtout quand, plus récemment, Dumbledore lui avoue que je dois mourir pour que Voldemort puisse être tué. Rogue a alors eu une réaction excessive, même pour lui. Il était en colère contre Albus. Dumbledore lui a alors fait remarquer qu'il commençait à s'attacher à moi, ce à quoi Rogue a répondu en lançant son Patronus. Tu sais ce que c'était ?

Lily fit un signe de négation mais sembla tendue à l'idée d'avoir la réponse.

- Une biche, maman. Son Patronus était une biche, comme toi.

Le couperet tomba et Lily, qui n'a pas perdu son intelligence et son raisonnement, comprit ce que sous-entend son fils : Severus Rogue était toujours amoureux de Lily Evans Potter et ce, malgré sa mort.

- Tu comprends pourquoi il ne pouvait pas s'attacher à moi mais était obligé de me protéger malgré tout ? J'étais un rappel quotidien de l'homme qui avait eu la seule personne qu'il n'ait jamais aimée et, dans le même temps, tout ce qui restait de cette même personne.

- Severus a toujours été complexe tu sais.

- Tu le savais ? Que Rogue t'aimait ?

- Je pense que j'aimais me voiler la face. Ses fréquentations et ses choix étaient tels que je ne supportais plus sa compagnie à la fin de notre amitié. Je ne me suis pas posée la question parce que je n'en voyais pas la nécessité bien que mes amis le mentionnaient fréquemment jusqu'en cinquième année. Puis, nous nous sommes disputés. Ce fût difficile, Severus représentait mes racines avec le monde sorcier, c'est lui qui m'a appris la quasi-totalité de ce que je savais.

- Et papa ? Vue sa réaction, lui le savait ?

- Oui, il a essayé de me le dire à plusieurs reprises mais nous nous disputons à chaque fois que Rogue est sur le tapis. James exècre tout ce qui touche à la magie noire et il a beaucoup de préjugés sur Serpentard. Pour lui, Rogue deviendrait à coup sûr un Mangemort. Et la suite des évènements lui a donné raison.

- Ca ne justifie pas le comportement des Maraudeurs… Quand on a été la cible des moqueries et des railleries pendant des années, on comprend mieux ce que les cibles des Maraudeurs ont pu vivre.

- Ne sois pas trop dur avec eux, rétorqua Lily avec douceur. Je comprends ton point de vue bien que je ne sache pas tout. Mais nous étions jeunes, les Maraudeurs n'avaient pas vécu la guerre et n'ont pas eu toutes tes responsabilités. Leur objectif premier était d'amuser la galerie, pas de faire du mal.

- Au détriment des autres ! Ce n'est pas acceptable, c'est pour ça que tu n'appréciais pas papa !

- Oui et non. Il me faisait vivre un enfer pour que je le remarque et il s'y prenait très mal. Mais il a su mûrir et c'est en apprenant à le connaître que j'ai appris à l'aimer. Harry, j'aime ton père du plus profond de mon cœur parce que c'est un homme profondément bon et généreux. Je n'aurais jamais pu promettre ma vie à un homme qui fait consciemment du mal à ses semblables. Ce que tu as vu dans les souvenirs de Rogue est partial, c'était sa manière de voir les choses. J'aimerais qu'un jour tu puisses voir mes souvenirs et ceux de ton père et tu verras que parfois, plusieurs points de vue sont nécessaires pour une meilleure compréhension des choses. Je ne dis pas que ton père et ses amis avaient toujours raison, je dis juste que leurs blagues nous ont aussi permis de conserver un peu de joie de vivre au sein de l'école.

Harry médita quelques minutes sur ces paroles, essayant de contrebalancer l'amertume qu'il gardait dans son cœur depuis qu'il avait découvert qu'une partie des paroles de Rogue étaient vraies. Sa mère le laissa réfléchir seul puis ils prirent le chemin de la maison.

En arrivant devant le Terrier, ils purent voir Sirius et James, assis sur le perron, lancés dans une discussion animée. Sirius secouait la tête de gauche à droite, semblant être en désaccord avec James. Quand Harry et Lily arrivèrent à proximité, ils se turent, James laissant sa tête retomber entre ses bras

- Ah ! Mon filleul préféré !

- Je suis ton seul filleul, Sirius, n'essaye pas de m'attendrir, rigola Harry.

- Viens avec moi, j'ai vu qu'Arthur avait récupéré ma vieille moto j'aimerai que tu y jettes un coup d'œil.

- Je l'ai vue l'été dernier, Hagrid s'en est servi pour venir me chercher chez les Dursley.

- Oui, mais il l'a améliorée si j'ai bien compris, ajouta Sirius en insistant sur son clin d'œil.

Ils partirent tous les deux, non sans un regard vers le couple Potter. Ces deux derniers ne savaient pas par où commencer, comme bien souvent après une dispute. Et, ces deux-là en savaient un rayon sur les discordes.

- James, il faut qu'on discute de ce qui s'est passé tout à l'heure.

- Et si je ne veux pas parler de Rogue, que fait-on ? répliqua James, à l'évidence de mauvaise humeur que ce sujet soit de nouveau sur le tapis.

- Ne fais pas l'enfant je t'en prie, sermonna Lily. Il faut qu'on parle de ce que Harry vient de m'apprendre.

- Si c'est pour me dire que Rogue est désolé, ce n'est pas la peine, je ne veux pas l'entendre.

- Roh ce que tu peux être têtu quand tu t'y mets ! Ce n'est pas pour ça ! Tu sais bien qu'il n'a jamais été désolé de quoi que ce soit.

- Si de t'avoir perdu, ça je pense qu'on l'avait tous saisi, sauf toi.

- Et bien justement…

Lily laissa le reste en suspens, espérant que cela attirerait l'attention de son mari plutôt que sa colère. Cela avait l'air de fonctionner alors elle reprit.

- Tu avais raison, tu as toujours eu raison sur une chose et Harry vient de me le confirmer.

- Laquelle ? demanda James avec suspicion.

- Rogue était amoureux.

Le silence plana au-dessus de leurs têtes quelques instants, comme une vieille réminiscence de leur passé. Bien sûr, James en était déjà persuadé mais l'entendre de la bouche de sa femme qui le savait elle-même de son fils remettait bien des choses en cause. Il avait peur que ses craintes se confirment.

- Comment Harry le sait-il ?

Lily lui fit le récit de la bataille tel que Harry la lui avait présentée. Au fur et à mesure, James se décomposa lorsqu'il comprit qu'Harry n'approuvait pas du tout les faits et gestes des Maraudeurs, allant jusqu'à les rendre responsables de ses déboires avec Rogue. James se sentit coupable pour ce que Harry avait vécu avec son professeur de Potions et cela ne faisait pas bon ménage avec la culpabilité qu'il ressentait déjà pour d'autres raisons. Lily le vit dans ses traits tendus.

- J'ai déjà discuté de tout ça avec Harry, pour qu'il mette en perspective les évènements avec l'époque et les personnes concernées. Il ne peut pas les envisager avec sa compréhension à lui, c'est impossible. Nous n'avons pas vécu ce que lui a pu vivre.

- Mais il m'en veut quand même, déplora James.

- Il t'en a voulu mais je ne pense pas que ce soit encore le cas. C'est un garçon extrêmement intelligent et il est très bien entouré.

- Crois-tu que nous pourrons trouver notre place ? Je vois les Weasley graviter autour de lui, vivant leur vie en le prenant en compte dans leurs choix, comme un élément à part entière.

- Je ne sais pas, James. Je l'espère de tout cœur, je ne pense pas que Harry soit contre mais il va falloir qu'on prenne le temps de discuter de beaucoup de choses, notamment son enfance. Ca devrait éclairer nos lanternes même si on ne sera pas beaucoup surpris.

- On va le savoir tout de suite, soupira James en voyant son fils et son meilleur ami revenir de la cabane en riant.

Ils avaient l'air complice, une connexion invisible les liant indéniablement.

- Ca y est, vous avez terminé tous les deux ? demanda Sirius, un sourire goguenard sur le visage.

- Ca dépend, tu veux ta part du gâteau peut-être ? demanda Lily.

- Non merci, je préfère me tenir loin de tes griffes, Lily la Tigresse, sourit Sirius.

James et Harry se regardèrent, ne sachant quoi se dire ni comment agir l'un envers l'autre. S'il était tout à fait honnête, James n'avait pas peur de son fils ni de son avis il en était extrêmement fier. Malgré tout ce qu'il avait vécu, il était devenu un homme intègre, altruiste, généreux. Pour James Potter comme pour tout parent, son fils était parfait. Après cette réflexion, il était persuadé que les choses se passeraient bien car il ferait tout ce qui était en son pouvoir pour que ce soit le cas.

- Prongs, Prongsy, j'ai l'impression qu'il y a de l'électricité dans l'air, s'exclama Sirius.

- Tais-toi Sirius, on n'a pas besoin d'une conférence pour s'en rendre compte, dit James.

- C'est bien la première fois que je t'entends dire ça de lui, dit Lily en riant sous cape.

- Il va falloir que vous vous réhabituiez à mon charme et ma perspicacité, voilà tout.

Mais Sirius ne pût rester plus longtemps avec les Potter, il était appelé à l'intérieur du Terrier pour arbitrer un affrontement de Bavboules et Merlin sait combien Sirius était attaché au règlement des Bavboules.

- Je suis désolé que vous vous soyez disputés, tout à l'heure… Ce n'était pas mon intention, dit Harry, ne regardant ni son père, ni sa mère, trop indécis.

- Ce n'est pas toi, Harry, répondit James. Ce genre de dispute existait déjà bien avant ta naissance et sera toujours présent mais avec des sujets différents. Ne t'en fais pas pour nous, nous sommes des adultes responsables, même si ça n'a pas toujours été le cas.

- Je t'en ai voulu pendant longtemps, admit Harry. Pas forcément pour ce que vous aviez fait, ça avait l'air drôle en fin de compte. Je t'en voulais parce que Rogue me détestait et que, pendant cinq ans, j'étais persuadé que c'était injustifié. Alors, quand j'ai découvert qu'en fait, il avait quelques raisons de t'en vouloir, c'était difficile pour moi de t'imaginer autrement que … je ne sais pas comment le dire… parfait, j'imagine. Je pensais avoir réglé ça avec Remus et Sirius, on en avait parlé mais je crois qu'il faut qu'on voie ça ensemble pour passer à autre chose.

- Nous étions jeunes et idiots la plupart du temps, tu sais, avoua James, se passant une main nerveusement dans les cheveux. Nous vivions les prémices d'une guerre qui ne nous atteignaient pas encore vraiment à Poudlard, nous n'étions pas en danger.

- Je le sais maintenant mais j'aimerai pouvoir partager avec vous mes souvenirs prochainement. Le professeur Dumbledore m'a légué sa Pensine, ça pourrait nous être utile à ce propos mais il faut d'abord que je fasse le tri.

- Aurais-tu peur de nous donner accès à des moments intimes ? plaisanta James.

- James !

- Papa !

Les parents Potter riaient devant le visage rougi de Harry. Les choses reprenaient leur place petit à petit, chacun y mettant une bonne volonté indéniable. A la fenêtre de la cuisine, Molly les observait, son cœur gonflé d'amour devant ce tableau inédit mais ô combien merveilleux. Et, le plus discrètement possible, elle s'empara de l'appareil photo familial et immortalisa cet instant.

Les jours à venir furent sombres car, si eux avaient pu récupérer leurs êtres chers, ce n'était pas le cas de bien d'autres personnes. Aussi, il avait fallu assister à des cérémonies funéraires et soutenir les regards insistants de ceux qui se demandaient pourquoi les Weasley et les Tonks-Lupin n'enterraient pas leurs morts.

Il a d'abord fallu attendre que Kingsley fasse son interview à la radio pour réhabiliter chaque revenant. Cela avait demandé un peu plus de temps que prévu. Des Mangemorts avaient été attrapés entre temps et étaient jugés en comparution immédiate.

L'interview s'était déroulée comme prévu, Lee tenant son rôle à merveille. Harry l'avait entendu placer quelques remarques pertinentes mais jamais hors de propos. Le Ministère avait fait le nécessaire pour réhabiliter les Revenants, leur permettant de récupérer identité et baguette.

Toutefois, la suite s'était quelque peu corsée. Il était impossible pour quiconque touché par cette affaire de sortir dans la rue tranquillement. Arthur et Percy avaient dû limiter leurs déplacements pendant quelques jours le temps que les choses se tassent. Harry avait dû faire deux apparitions publiques pour valider les dires du Ministre mais ses parents ne l'avaient accompagné que lors de la première.

Ainsi, Harry continua d'être hébergé par les Weasley, tout comme le couple Potter qui rentrait toutefois au Square Grimmaurd tous les soirs. Harry pouvait ainsi profiter de la présence de ses parents à volonté durant la journée.

Sa relation avec Ginny semblait stagner, tous deux n'ayant que peu de moment de liberté ensemble. Ginny s'entraînait d'arrache-pied pour retrouver son niveau au Quidditch, bien aidée par Ron, tandis qu'Hermione prévoyait de retourner chercher ses parents en Australie. Les Tonks-Lupin passaient quotidiennement au Terrier retrouver leurs amis ce qui avait permis à Harry de rencontrer son filleul. Le petit Teddy était le centre d'attention lorsqu'il était présent et cela avait l'air de lui convenir puisque ses cheveux changeaient constamment de couleur. Remus et Dora étaient charmés par leur enfant et ravis de pouvoir le voir grandir.

Fred, de son côté, épaulait son frère au magasin en restant dans l'arrière-boutique. Tant que personne ne le voyait, cela ne posait aucun problème. Les sorciers reprenaient peu à peu la direction du chemin de Traverse, bien que ce dernier soit quelque peu déserté en termes de commerçants. Ollivander n'avait pas repris l'activité (il se disait qu'il allait passer la main, trop touché par les derniers évènements), Florian Fortarôme avait été emmené de force, aussi son commerce n'avait pas rouvert. Fleury et Bott, en revanche, n'avait jamais fermé ses portes bien que l'activité ait été amoindrie. Quant au magasin Weasley, il avait fermé boutique pour s'adonner à la vente à distance, leur permettant ainsi d'évoluer en toute sécurité. Ils reprenaient leurs activités petit à petit.

Arthur et Percy faisaient des allers-retours au Ministère, essayant de régler les problèmes qui se présentaient à eux. Charlie était retourné dans sa réserve de dragons après avoir passé quelques jours chez Bill et Fleur.

Le mois de juin touchait à sa fin. Les Potter avaient pris la décision de s'occuper de leurs biens, souhaitant remettre en état la maison de Godric's Hollow bien que celle-ci se soit miraculeusement réparée. Ils souhaitaient que Harry prenne part à ces projets et cela avait fait l'objet de discussions quelque peu tendues avant que chacun puisse prendre la mesure de l'enjeu : former une famille. Et cela passait par un toit où habiter. Ils s'occupèrent alors d'aller visiter la maison, faisant prendre conscience au couple Potter que la rénovation n'était pas nécessaire mais que leur vie ne pourrait plus se trouver ici. Trop de souvenirs douloureux y étaient présents et ils décidèrent d'un commun accord de la mettre en vente et de chercher un nouveau logement. Ils trouvèrent leur bonheur à l'opposé du cottage, toujours dans Godric's Hollow. C'était une grande maison avec un vaste terrain, entourée d'une forêt. Cela leur conférait une intimité rare dans ce village mi-sorcier, mi-Moldu. James possédait nombre de meubles dans le coffre-fort de Harry. Son fils lui avait permis d'y accéder, ne sachant quoi en faire pour le moment.

Dans les rues, la tension tombait doucement, les Aurors faisant leur maximum pour arrêter les Mangemorts. Ils étaient trop peu nombreux à la fin de la guerre aussi un recrutement d'urgence, principalement composé d'anciens membres de l'Ordre et de l'Armée de Dumbledore, avait eu lieu. Bien entendu, cela avait été demandé à l'ensemble des combattants de la bataille de Poudlard. Au Terrier, il avait fallu bien des tractations pour que chacun parvienne à ses fins.

Ginny voulait terminer ses études à Poudlard, tout comme Hermione. Ron, lui, n'était pas bien emballé par l'idée de reprendre ses études et voulait aider ses frères au magasin. Si ses parents n'étaient pas pour au début, ils se laissèrent convaincre devant sa détermination. Harry, lui, qui avait toujours voulu devenir Auror, voulut saisir la chance de l'être le plus tôt possible. Mais, après une conversation avec ses parents et Ginny, il fallait se rendre à l'évidence : devenir Auror dès maintenant ferait de lui une véritable cible mouvante. Un an à Poudlard lui permettrait de s'éloigner de la société magique qui commençait tout juste à se reconstruire. Les choses à Poudlard seraient plus faciles mais comporteraient aussi quelques challenges. D'abord, de nombreux avantages s'offraient à lui qui désirait une vie normale : les sorties à Pré au Lard, le Quidditch, les cours comme un adolescent de son âge, être avec Ginny, voir ses parents pendant les vacances. Bien entendu, il y aurait des inconvénients (il s'ennuierait peut-être d'une année scolaire trop calme) mais il s'y ferait. Car il avait maintenant bien des raisons de se réjouir.