Note d'auteur:

Petit OS écrit dans le cadre de la 113e nuit du Fof sur le thème mignon


Salazar et l'étrange biche

Il se promène dans les alentours de Poudlard, s'ennuyant ferme, il cherche de quoi s'occuper. Le vent fait flotter derrière lui ses longs cheveux noirs et sa cape de même couleur au liserés argentés. Il est soudain percuté par quelque chose de très rapide qui le fait tomber à la renverse. Il se retrouve donc dans l'herbe, sur le dos, une élégante biche le fixant de son regard bleu très étrange pour un animal de ce genre. Il se relève lentement, étonné qu'elle ne prenne pas la fuite devant lui, ses yeux d'un vert ensorcelant épouvantant généralement la majorité des êtres vivants qu'ils soient humains ou animaux. Il tend alors la main vers la belle créature et lui caresse délicatement la tête.

Il se surprend à la trouver mignonne avec son doux pelage plutôt foncé, ses grands yeux bleus ne trahissant aucune émotion négative. Il chasse ses pensées de son esprit puis un coup de feu se fait entendre, provoquant le replis de la biche. Il soupire puis part à la poursuite de l'animal, mut par un étrange instinct. Il se jette un charme d'invisibilité mais arrive trop tard, elle a été blessée. Il entre alors dans une rage folle sans comprendre ce qu'il se passe dans sa tête et tout d'un coup les arbres se mettent à lutter contre les chasseurs alors qu'il redevient visible. Il se place à genoux près du corps quasiment inanimé et caresse doucement son flanc d'une main tandis que de l'autre, il cherche la blessure.

Dès qu'il la trouve, il fait apparaître de quoi soigner l'animal qu'il sent au fond de lui être plus spécial que ses yeux ne le lui disent. Il commence à lui parler avec tendresse pour la rassurer, lui expliquer ce qu'il fait et il la voit lever la tête, attentive. Il ne prête pas attention aux chasseurs derrière lui qui se font suspendre la tête en bas par les arbres, concentré sur ses soins. Cependant, un détail déconcentre l'homme, car sous ses mains, l'animal est en train de se changer en femme, une très belle, qu'il connaît depuis des années et à qui jamais il n'a osé dire ce qu'il ressent à son égard.

- Oh mon dieu ! Rowena ! Mais… Euh… Pourquoi tu t'es pas retransformée avant ?!

- Parce que je me sentais trop faible… Et puis je savais que je serais en sécurité avec toi. Je l'ais toujours été. Je sais que tu me protèges depuis notre rencontre.

- Row… Et si je ne t'avais pas sauvée aujourd'hui ? Est-ce que tu as pensé ne serait-ce qu'une seconde à ce que j'aurais ressentis ?!

- Je… Non… Oh… Pardonne-moi Sal… Je ne savais pas… Je suis tellement désolée, dit-elle en pleurant, ayant compris en regardant son ami dans les yeux, à quel point il l'aime et son inquiétude.

- Économisme tes forces. Je vais te ramener à la maison ma mignonne petite biche, dit-il tendrement, sans vraiment surveiller ses paroles, tant ses émotions sont confuses à ce moment-là.

Il la soulève de terre après avoir récupéré ses affaires et docile pour une fois, elle se laisse porter, se blottissant contre son torse fin mais pourtant musclé, humant son odeur de plantes variées et de potions délicates. Il se met à courir dès qu'il est sur qu'elle est bien installée puis se met à courir pour retourner au château. Il l'emmène ainsi jusqu'à ses appartements puis la dépose sur un sofa dans son labo où il récupère des potions plus puissantes en voyant la femme trembler et pâlir. Une fois les bonnes fioles en main, il les fait boire à la fondatrice puis la laisse se blottir contre lui. Ils s'endorment quelques minutes plus tard, tous les deux épuisés et c'est ainsi que les découvre Helga, venue voir pourquoi ils ne se sont pas présentés au dîner.

- Eh bien, ce n'est pas trop tôt. Ils sont trop mignons comme ça ces deux-là, dit-elle dans un murmure à Godric qui l'a accompagné.

- Je suis plutôt d'accord, même si en temps normal, je n'associe pas Salazar et mignon dans la même phrase.

La rousse rit alors doucement puis ajoute :

- Laissons-les se reposer maintenant mon coeur. Nous les réveillerons demain.

Godric lui sourit puis ils retournent tous deux auprès de leurs élèves.