Hello à tous les fans de Chllolie (mais si, je suis sûre qu'il y en a encore !) ! J'ai retrouvé cette histoire dans mes vieux dossiers et je me suis demandée pourquoi je ne l'avais jamais publiée ici. Erreur rectifiée ! Je vous offre le premier chapitre pendant que je relis et corrige les coquilles des suivants. L'histoire est complète (elle comporte 15 chapitres) et porte sur l'un de mes épisodes préférés "Pandora". Un épisode qui m'avait laissée avec beaucoup de blancs à combler. Voici donc ma version du futur alternatif que l'on aperçoit dans "Pandora".


Oliver PV

Septembre 2009

L'arbalète en joue, le regard alerte, je progresse à travers le long couloir de ce qui fut autrefois un laboratoire pharmaceutique, évitant de piétiner les déchets amoncelés sur le sol. Le moindre bruit peut nous être fatal. Alors nous avons appris à rester silencieux, à communiquer par geste, à contrôler notre respiration, pour éviter de nous faire repérer par l'ennemi.

Lorsque j'atteins l'extrémité de l'allée, je m'engage vers la réserve où se trouvent, je l'espère, les médicaments dont nous avons besoin. C'est notre dernière chance. Les hôpitaux et les pharmacies ont fermé et ont été pillés il y a bien longtemps. Tout comme les supermarchés et les stations services. Si nous ne trouvons rien ici, nous devrons nous aventurer en dehors de Metropolis.

J'atteins rapidement l'immense pièce et repère immédiatement l'unique palette entreposée dans un coin. Plusieurs boîtes en carton y sont empilées et je prie intérieurement pour qu'elles contiennent des antibiotiques. En deux pas, je suis devant la pile de boites. J'en ouvre une pour en vérifier le contenu tout en tentant de déchiffrer le jargon médical. Le flacon en verre que je tiens dans ma main contient des anti-douleurs, un luxe que nous ne pouvons plus nous offrir désormais. Je laisse alors glisser le sac en toile que je porte sur le dos pour y placer les boîtes. J'en saisis autant que mes bras peuvent porter et les dépose dans le sac, précautionneux de ne pas les faire tomber. Mais la boîte que j'avais précédemment ouverte penche légèrement et paniqué, je vois l'un des flacons basculer. Je le rattrape de justesse avant qu'il ne touche le sol et laisse échapper un souffle que je n'étais pas conscient de retenir.

C'est alors qu'un autre flacon éclate juste à mes pieds, le son résonnant dans la grande salle vide. Je grimace et maudit intérieurement mon manque d'attention. Il ne faut pas traîner plus longtemps. Sans réfléchir, je glisse le flacon que je suis parvenu à sauvegarder dans la poche latérale de mon pantalon et alors que je me tourne à nouveau vers le stock de boîtes pour les ajouter, un courant d'air me glace la nuque. Mon cœur manque un battement : Je sais à qui j'ai à faire avant même de me retourner. Un grand homme blond, vêtu d'un pantalon battle-dress et d'un débardeur kaki se tient à l'entrée de la pièce, un sourire carnassier aux lèvres : c'est un sbire de Zod.

« On dirait qu'il y a des rats par ici ! S'exclame-t-il.

- Eh, mon pote ! Je lance à mon tour lourdement. Ça faisait un baille ! Viens un peu par là que je t'embrasse ! »

Je ne cherche pas à le provoquer. Pas totalement. Ma bravade sert avant tout à alerter les autres membres du groupe de la présence de Kandoriens dans le bâtiments et à gagner du temps pendant que je préparer mentalement un plan pour me tirer de ce mauvais pas. Mon arbalète, chargée de flèches à pointes vertes, gît sur le sol à mes pieds. Mais je n'aurais pas le temps de la ramasser, il est bien trop rapide. Il me reste une grenade à ma ceinture. Il faut que je parvienne à le distraire suffisamment pour qu'il ne me voit pas la saisir.

« Je sais que tu portes de la Kryptonite sur toi ! répond l'autre. Mais t'oublies que je n'ai pas besoin de t'approcher pour te griller comme un cochon. »

Pour illustrer son propos, ses yeux lancent des rayons laser qui passent à deux centimètres de mon épaule et enflamme le stock de boîtes derrière moi. Je déglutis. Son regard flamboyant se pose ensuite sur le sac posé à mes pieds et je soupire, vaincu, devant nos espoirs partis en fumée.

« Où est le fun ? Je rétorque à court d'idée.

- Je vais t'en donner du f- »

Le dernier mot meurt au fond de sa gorge et je le vois s'écrouler sur le sol, une flèche plantée entre ses omoplates. Chloe apparaît alors dans l'encadrement de la porte. Je luis souris malgré le tragique de la situation.

« Meilleur acolyte au monde ! »

Elle se contente de hausser un sourcil avant de faire demi-tour, me rappelant implicitement que nous devons évacuer les lieux au plus vite. Je jette un dernier regard dépité vers le stock de médicaments en feu, puis lui emboîte le pas vers la sortie.

Nous rejoignons rapidement le reste du groupe à l'extérieur de l'usine et entamons ensemble le chemin du retour, tâchant de rester à couvert. Alors nous marchons tous deux à l'écart du groupe, je lâche finalement :

« Merci d'avoir assurer mes arrières tout à l'heure. »

Elle plante son regard profond dans le mien avant de répondre :

« Toujours. »

Sa loyauté me fait chaud au cœur et me rappelle douloureusement que je n'en ai pas toujours été digne.


Septembre 2008 - Un an auparavant

Tout est flou autour de moi. Le sueur et le sang qui coulent dans mes yeux brouillent ma vision. D'un rapide revers de la main, je tente de les essuyer pour dissiper la gène, en vain. Mon cerveau semble entouré d'une épaisse couche de brume. Les battements rapides de mon cœur résonnent dans mon crâne, accroissant la douleur provoqué par le coup que j'ai pris dans la temps quelques minutes plus tôt.

Seuls les grognements de la brute en face de moi me parviennent clairement. Continuer à frapper, c'est tout ce qui importe. Au loin, je perçois un brouhaha constitué de cris d'encouragement et de sifflements, puis le tintement d'une cloche. L'ivresse me rend un peu hagard et tandis que l'arbitre prend mon bras pour le soulever, je ne comprends pas tout de suite que j'ai remporté ce round.

On me renvoie dans les vestiaires pour récupérer et à travers mon brouillard, je distingue une silhouette familière. Je secoue la tête pour m'éclaircir les idées, mais elle est toujours là.

« Chloe ? Qu'est-ce que tu fais ici ? En quête de sensations forte ? j'ajoute en haussant les sourcils de manière suggestive.

- Je te cherchais. »

Bien que j'ai fait mon possible pour mettre de la distance entre nous depuis Doomsday, mes pieds me conduisent malgré moi jusqu'à elle. Je l'observe quelques secondes, tâchant de trouver ce qui a changé chez elle depuis la dernière fois que je l'ai vue, à l'enterrement de Jimmy. Son visage est grave et elle ne répond pas à ma plaisanterie.

« Je rassemble la Ligue pour lutter contre une armée d'envahisseurs extraterrestres. Il est temps de renfiler tes collants, Oliver.

- Des envahisseurs extraterrestres ? Je réponds incrédule.

- Ils viennent de la même planète que Clark et-

- C'est non, Chloe.

- Tu n'as pas le choix. Le monde a besoin de nous !

- Comme tu le vois, je ne suis pas en mesure d'aider qui que ce soit. Va voir Boyscout! C'est à lui de régler ce genre de problèmes.

- Clark est parti, admet-elle en détournant le regard. »

Je fronce les sourcils.

« Parti ? Comme parti dans une autre galaxie ou bien... ?

- Comme dans parti de ma vie, répond-elle avec un haussement d'épaule. »

Mais ses lèvres sont pincées et je peux voir la tristesse dans son regard.

« Tess s'est associée à Zod pour construire une tour solaire et ça ne me dit rien vaille. Il faut absolument qu'on les en empêche !

- Écoute Chloe, mes actions ont causé bien trop de dégâts la dernière fois que j'ai voulu gérer un problème extraterrestre.

- Les miennes aussi, Oliver, s'écrie-t-elle ! Rappelle-toi, j'étais aux premières loges quand tout m'a explosé en pleine face ! »

Je détourne le regard, incapable de l'affronter. Je me sens tellement coupable de ce qui est arrivé ce jour là. Je me contente de secouer la tête.

« Alors, c'est tout, s'écrie-t-elle incrédule ? Tu vas laisser le monde sombrer dans le chaos sans bouger le petit doigt ?

- Regarde-moi, Chloe ! Je lâche alors en désignant ma personne d'un vague geste de la main. Je n'ai rien d'un héros. »

Elle me dévisage sans un mot, mais je devine à son expression qu'elle n'en a pas fini.

« Est-ce que je peux emprunter ton jet, demande-t-elle finalement? J'ai peut-être une piste pour retrouver Lana. »

Je suis décontenancé par sa question. Je ne vois pas ce que Lana vient faire dans cette histoire, mais je saisis l'opportunité de terminer cette confrontation :

« Prends le jet, prends ce que tu veux. Juste... Oublie-moi, d'accord ? »

La résignation que je lis dans son regard avant qu'elle ne tourne les talons me hantera longtemps.


Nous rentrons au Quartier Général les mains vides et le moral en berne. Emil nous aperçoit et se précipite vers nous. Je secoue légèrement la tête et son regard s'assombrit. L'heure est grave.

« Comment va-t-il, m'enquérais-je ?

- L'infection gagne du terrain. Son métabolisme œuvre contre lui cette fois. J'ai bien peur qu'il ne tienne pas le coup si on ne trouve pas très vite des antibiotiques.

- On repart demain à la première heure, déclare Chloe. Il y a un autre laboratoire à une trentaine de kilomètres d'ici.

- Il va falloir prendre une voiture. »

Chloe acquiesce d'un hochement de tête. Mais je devine qu'elle réfléchit déjà à la façon dont nous allons nous procurer du carburant, une autre denrée rare ces jours-ci.

« Je ne sais pas s'il tiendra jusque là, avoue Emil. »

Un frisson me parcourt l'échine et je me tourne vers Chloe. Bien qu'elle fasse tout pour la masquer, je peux lire la peur sur son visage. La peur de perdre un autre ami.

« Emil, qu'est-ce qu'on peut faire ?

- Il souffre beaucoup, répond Emil, navré. Habituellement, on donne de la morphine aux grands brûlés. Là, je n'ai même pas un simple anti-douleurs à lui injecter.

- Des anti-douleurs ? »

Je me souviens alors du flacon que j'ai sauvé de justesse dans l'entrepôt ce matin, et je fouille frénétiquement mes poches jusqu'à ce que je retrouve l'objet convoité. Emili s'en saisit, inspecte l'étiquette et déclare :

« Je ne suis pas certain que ça le soulage beaucoup, mais c'est toujours mieux que rien. »

Nous le suivons dans un mot jusqu'à la partie de l'immeuble où nous avons établi l'infirmerie. En réalité, il s'agit d'un simple dortoir de fortune dans lequel nous stockons tout l'équipement médical sur lequel nous parvenons à mettre la main. Nous sommes accueillis par les gémissements de Bart et je peux sentir Chloe se tendre à côté de moi. Sans un mot, je prends sa main dans la mienne et la serre pour lui manifester mon soutien. Elle la serre en retour.

Côte à côte, nous nous approchons lentement de notre ami dont l'immobilité inhabituelle nous met mal à l'aise. Sa poitrine est entièrement recouverte d'un bandage d'où suintent ses plaies infectées, souvenirs de sa dernière rencontre avec les Kandoriens.

« Eh, Chloelicieuse, dit-il d'une voix tremblante. »

Son corps tout entier est secoué de spasmes rapides, probablement la façon dont son métabolisme particulier réagit à la fièvre. Chloe passe sa main dans les cheveux de notre jeune ami, essuyant au passage les gouttes de sueur qui perlent sur son front.

« Il est brûlant !

- C'est l'infection qui gagne du terrain, répond Emil. »

Il vide la totalité des pilules dans un verre d'eau, puis le présente à Bart tandis que Chloe l'aide à se tenir assis. Je souffre de voir mon ami dans cet état, et intérieurement, je maudis les Kandoriens pour l'avoir blessé et Clark pour ne pas les avoir arrêtés à temps. Je maudis Mercy pour avoir financé leur tour solaire et Jor-El pour avoir inventé le cristal qui les a amenés sur Terre en premier lieu. Mais surtout, je me maudis moi-même pour n'avoir pas été présent plus tôt pour aider Chloe.

Nous ressortons de l'infirmerie, tous deux secoués par l'état de notre ami. Nous nous regardons un moment sans prononcer un mot, puis Chloe déclare :

« On y retourne !

- Chloe, c'est de la folie ! Ils savent qu'on a besoin de médicaments et après avoir été surpris ce matin, il y a de fortes chances pour qu'ils nous attendent là-bas.

- Alors, quoi, on laisse Bart mourir, répond-elle acerbe ?

- Tu sais très bien que ce n'est pas ce que je suggère. Je pense que nous devons réfléchir à la façon dont nous allons nous y rendre et nous préparer.

- Nous avons déjà envisagé cette possibilité, Oliver. C'était probablement le plan B de notre plan B, mais nous n'avons plus le choix. »

Je sais bien que nous n'avons plus d'autre alternative, mais l'idée de rouler à découvert sur trente kilomètres ne m'inspire rien de bon. Les Kandoriens auront vite fait de repérer le bruit du moteur et de nous faire exploser à distance. Mais comme toujours avec Chloe, nous parvenons à un compromis. Nous nous octroyons une heure pour revoir rapidement le plan avec tout le monde et nous reposer un peu avant de repartir.

« Je propose de prendre Mike, Theresa et Deadshot bien sûr, déclare Chloe. »

Ils acquiesce tous les trois d'un hochement de tête. Mike maîtrise la télékinésie, quant à Theresa, elle est capable de manipuler les esprits et de modifier la perception de la réalité. Deadshot, lui, ne rate jamais sa cible.

« Ravi d'être mis sur la touche dès que ça devient intéressant, lance alors un grand homme aux yeux d'un bleu glacier !

- Tu es vexé, demande Chloe en arquant un sourcil ? »

Il se contente d'un sourire en coin pour toute réponse. Avant que tout ne bascule, Rick Flagg dirigeait l'escadron suicide. Et si en temps normal nous n'aurions pas partagé la même vision des choses, il a su gagner mon respect et ma confiance. Fin stratège et homme de terrain, Flagg s'avère être un précieux élément de notre équipe.

« Ne le prends pas mal Rick, mais j'ai privilégié ceux d'entre vous qui ont l'habilité d'attaquer à distance. Et je préfère te savoir à la base pour prendre les choses en main au cas où les choses tourneraient mal pour nous, confie-t-elle. »

Rick reste silencieux un moment.

« Deadshot, ça va sans dire, Robin des Bois se débrouille pas trop mal, Mike évidemment et la blondinette a de sérieux atouts. Mais toi ? Depuis quand as-tu l'habilité d'attaquer à distance ?

- Je prendrai le volant.

- Il n'a pas tort. Ajoutais-je.

- Oliver, il est hors de question que je vous envoie là-bas et que je reste ici à vous attendre sans rien faire, répond-elle aussitôt ! »

Je n'en attendais pas moins de sa part. Mais je devais essayer de la garder en sécurité.

« Je pense... hésite Emil. Je pense que quelqu'un devrait rester au chevet de Bart. L'un de ses amis. Au cas où vous ne reveniez pas à temps... »

Bien qu'elle l'ait perfectionné au fil des mois, je peux voir à travers le masque que Chloe arbore, que les mots d'Emil l'ont profondément touchée et qu'elle est en plein débat intérieur. Je sais que quoiqu'elle décide, la culpabilité la rongera d'une façon ou d'une autre.

A mon grand étonnement, elle acquiesce. Je capte alors le regard d'Emil et le remercie silencieusement de m'avoir aidé à la garder en sécurité pour cette fois. Bien que je le souhaiterais, je sais que je ne peux pas enfermer Chloe dans notre refuge. Ce serait renier qui elle est. Elle a besoin d'agir sur le terrain au même titre que nous tous. Mais elle ne semble pas se rendre compte de l'importance qu'elle a pour le groupe. C'est elle qui nous inspire, qui nous donne l'espoir d'un monde meilleur et nous donne ainsi le courage de nous battre chaque jour pour notre liberté. Et je sais que si nous vainquons, ce sera grâce à elle.


Allez les fans de Chlollie, c'est le moment de vous manifester ! Dîtes-moi si vous avez aimé ce premier chapitre et si vous voulez la suite :)