Bonsoir ! Comme promis, voici le second texte sur le fandom Gentleman Jack ! Écrit en temps limité - toujours quand il s'agit d'atelier d'écriture sur le discord de la Plume arc-en-ciel - et sur le thème allumeur de réverbère ! En vous souhaitant une bonne lecture ! :)


Anne et Ann profitaient de la journée pour déambuler dans la ville d'York que cela soit du côté de la majestueuse cathédrale que du côté des remparts utilisés comme promenade. La population était plus importante qu'à Halifax et cela leur seyait à merveille. De cette manière, elles passaient inaperçues d'une manière ou d'une autre. Elles s'arrêtaient dans des échoppes pour se sustenter avant de reprendre le chemin de leur pension.

La propriétaire de l'endroit ne leur posait guère de question ce que craignait Ann. Anne l'avait rassuré sur ce fait : elle avait l'habitude d'accueillir tout le monde. Miss Walker l'avait regardé, surprise, avant de se souvenir de ce qu'elle lui avait raconté. Elles se morigéna à voix basse sous le regard amusé de Miss Lister.

Celle-ci en profita pour se rapprocher d'elle, pour la prendre dans ses bras et pour déposer une myriade de baisers dans son cou. Cela eut le mérite de détendre Ann qui se laissa couler dans les bras d'Anne. Elles passèrent une partie de la soirée à s'aimer à l'abri des regards, à laisser aller leur plaisir. Il n'y avait personne pour veiller sur leur comportement que certains qualifieraient de dépravation des mœurs. Évidemment, elles étaient loin de ces personnes médisantes qui ne comprenaient guère leur penchant. Après tout … Que savaient-elles de l'amour ? De ce qu'elles vivaient dans l'intimité de leur chambre ?

Ce fut avec une certaine tendresse qu'elles s'aimèrent jusqu'à la nuit tombée. Elles allumèrent les chandelles en même temps que l'allumeur de réverbère dans la rue. La double source de lumière donna une ambiance feutrée à leur chambre. A ce moment-là, Ann se rendit pleinement compte qu'elles étaient seules, sans domestiques. Ann savoura cette nouvelle forme de liberté dans les bras d'Anne. La cadette n'était pas vraiment habituée à devoir se débrouiller seule mais elle ne s'en sortait pas trop mal si elle en croyait les regards approbateurs de l'aînée. Après tout, elle n'avait guère besoin d'aide pour lui dire comment aimer une personne, corps et âme.


A la revoyure ! :)