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RAPPEL : CECI N'EST DÉFINITIVEMENT PAS UNE LECTURE POUR LES ADOLESCENTS ET POUR LES AUTRES ÂMES SENSIBLES !

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Partie 5 - Récupération
Chapitre 5

1er février 2026
Wudubucca-bern
Demeure ancestrale de la famille Dumbledore

« Merci d'être venus. » dit le vieillard avec une respiration sifflante. « Je n'étais pas sûr que vous le feriez. »

Harry Potter, à présent âgé de 46 ans, se tenait d'un air sinistre à côté du lit du vieux sorcier, Neville Londubat à ses côtés.

« Je n'étais pas sûr de le faire. » admit-il. « En fait, je sais que je ne l'aurais pas fait, si la demande n'était pas venue officiellement, dans le cadre d'une session du Magenmagot. »

« Tenter de nous embarrasser, pour nous obliger à venir vous voir : c'est vraiment nul. Même pour vous, Dumbledore. » dit Neville sur le ton d'une conversation.

« Pourtant cela a fonctionné. » Albus Dumbledore s'arrêta pour reprendre son souffle. « Puisque vous êtes ici. » Une autre pause. « Je suis en train de mourir. Les guérisseurs disent que ce jour est sûrement mon dernier. »

« Nous le savons. » dit Neville Londubat. « Ils nous ont parlé avant de nous laisser entrer ici. »

« Pour une fois dans votre vie, pourriez-vous aller droit au but ? » craqua Harry Potter. « Qu'est-ce que vous voulez ? »

« Vous me... détestez... tellement... ? »

« Oui, mon vieux. Nous te détestons. Tes actions ont permis la torture sur mes parents jusqu'à la folie, et de faire tuer ceux d'Harry. Tu as ruiné nos deux vies, et ce n'est que par chance que nous avons survécu. Maintenant. Que. Veux. Tu ? »

« J'ai fait... Ça... Plus Grand Bien... »

« Va te faire foutre, vieux salaud. Va te faire foutre, toi et ton Plus Grand Bien. » cracha Harry, en se retournant et en se dirigeant vers la porte.

« Attendez... » Harry s'arrêta. Le vieil homme continua. « Beaucoup de choses... je ferais différemment... si je pouvais... J'ai beaucoup... regrets... Tu regrettes... rien... Harry... ? »

« Si. » admit Harry. « Je regrette de ne pas t'avoir tué il y a trente ans, alors que j'aurais pu m'en tirer. Qu'est-ce que tu veux, vieille ordure ? »

« Comme je l'ai dit... je vais mourir... » Il s'interrompit. « Avant partir... prochaine... grande aventure... je veux, il faut que... je sache... comment Tom... est mort... » Ses yeux devinrent suppliants. « Je vous en prie... j'ai passé ma vie... à chercher... des connaissances... je dois savoir. »

Le vieillard s'effondra sur son lit, semblant se contracter devant leurs yeux. Il était évident que parler avec eux l'affaiblissait terriblement. Le visage de Neville s'adoucit. L'espoir revint aux yeux du vieil homme.

« Eh bien... » dit le Chef de la Maison Londubat. « Je suppose que je pourrais dire... Nigaud ! Grasdouble ! Bizarre ! Pinçon ! » Neville se pencha près du mourant. « Est-ce que ça vous plaît ? » Le blond tourna les talons et quitta la chambre.

Dumbledore resta immobile quelques secondes, jusqu'à ce qu'il remarque qu'Harry Potter était resté. « Harry... » Il haleta. « Mon garçon ! Je t'en supplie. »

Harry sembla réfléchir un instant, ses doigts caressant inutilement une ceinture en peau de serpent albinos, puis il se plia à la taille pour s'approcher de l'oreille du vieux sorcier.

« Non. » dit-il doucement, avant de se redresser, de défroisser sa robe, et de quitter la chambre à son tour.

Deux heures plus tard, Harry et Neville déjeunaient au Chaudron Baveur, quand ils apprirent qu'Albus Dumbledore venait de décéder. Personne ne remarqua que le duo trinquait ses verres, dans une petite fête improvisée.

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2 février 2027
[un an plus tard]
Manoir Potter
Hall d'entrée

Alertée par les protections, Daphnée Potter atteignit la porte juste au moment où Dobby transplanait dans l'entrée. « C'est bon, Dobby. Je m'en occupe. »

« Oui, Maîtresse Daphnée. » dit le vieil elfe avant de disparaître. Daphnée savait que Dobby atteignait la fin de sa vie. Elle devrait voir avec Harry s'il serait possible de prendre des dispositions moins actives, pour leur prochain mandat.

Elle ouvrit la porte, pour trouver Nymphadora Tonks sur le palier. Derrière la directrice adjointe du DJM se trouvaient son mari et Neville Londubat, tous deux avec les poignets entourés de menottes inhibitrices de magie, chacun flanqué de deux Aurors en uniforme.

« Salut, ma chérie. » dit Harry. « Je sais que ça a l'air grave, mais... »

« Taisez-vous, Lord Potter-Black. » aboya Tonks, avant de se retourner vers Daphnée. « Lady Potter-Black, il y a eu un problème. »

Daphnée leva son sourcil gauche. « Vraiment ? Est-ce que vos troupes et vous aimeriez venir dans le salon avec ces deux idiots ? »

« Je pense que cela pourrait être sage. » dit Tonks, avec son expression "Affaires sérieuses", qui disait à Daphnée que la métamorphomage luttait pour s'empêcher de rire.

Daphnée conduisit son mari, Neville, Tonks et les quatre Aurors dans le salon du manoir, où attendaient Hannah Londubat et Tracey Weasley.

En voyant son mari enchaîné, Hannah posa sa tasse de thé. « Neville, qu'est-ce que tu as fait ? »

« Hannah, je te jure, ce n'est pas ce à quoi ça ressemble. » commença Neville.

« Taisez-vous, Lord Londubat. » ordonna Tonks. « Lady Potter-Black, Lady Londubat, vos maris ont été surpris en flagrant délit, dans la perpétration d'un crime absolument odieux. Un crime dont je doute fort que les tribunaux les punissent convenablement, compte tenu de qui ils sont. En conséquence, j'ai décidé de vous les remettre, pour une peine plus juste. »

« Tu n'es plus amusante, Tonksie. » dit Harry, en faisant la moue derrière elle.

« Tais-toi, Harry. » ordonna Daphnée. « Quel est exactement le "crime odieux" pour lequel ces deux délinquants âgés ont été arrêtés ? »

« Miction publique(*). » répondit Tonks.

[(*) Note de la traductrice : La langue anglaise est plus précise : "Public urination" !]

« Neville ! » aboya Hannah.

Neville tressaillit au ton de sa femme.

Tonks n'avait pas fini. « Miction publique sur la tombe d'Albus Dumbledore. »

Il régna un silence mortel pendant un moment.

« Aurors, relâchez-les et reprenez vos fonctions. » ordonna Tonks à ses troupes.

Après le départ des Aurors, Daphnée s'approcha de celui qui était son mari depuis presque trente ans. « Je suppose que vous avez tous les deux beaucoup bu avant votre "crime spree" ? ["frénésie criminelle"] »

"C'était plus un "crime spray". ["spray criminel"] » renifla Neville. Puis il vit Hannah, et il se tut.

« Nous en avons bu quelques-uns. » admit Harry.

Daphnée acquiesça. « Hannah, voudrais-tu que vous passiez la nuit ici ? »

Hannah était face à face avec son propre mari. « Cela pourrait être une bonne idée. Si j'utilisais notre portoloin sur celui-ci, il serait probablement malade partout sur moi. »

Daphnée acquiesça. « Linco ? »

L'aîné de Dobby et Winky transplana dans le salon. « Oui, Maîtresse Daphnée ? »

« Linco, les Londubat restent pour la nuit. Peux-tu escorter les messieurs dans leurs chambres ? »

« Oui, Maîtresse Daphnée. Maîtresse a-t-elle besoin de plus de thé ? »

« Non, Linco. Merci. »

Les quatre femmes attendirent que la porte soit fermée derrière les hommes et l'elfe, avant de s'écrouler de rire.

« Juste quand je pensais qu'ils avaient finalement grandi. » gloussa Hannah en secouant la tête.

« Ces deux-là ne grandiront jamais, en tout cas pas tant qu'ils seront ensemble. » ironisa Daphnée, en essuyant ses larmes.

« Vous auriez dû voir la jeune apprentie sérieuse qui les a trouvés et arrêtés. Elle était plus qu'indignée que quiconque "ait profané la tombe d'Albus Dumbledore". » rigola Tonks. « Elle n'avait pas réalisé qui ils étaient, jusqu'à ce qu'elle se rende au siège pour s'occuper de la paperasse. C'est comme ça que j'ai appris ce qui s'est passé : la pauvre fille s'est précipitée dans mon bureau, en me suppliant de la protéger des représailles de deux Lords du Magenmagot : les tueurs de Vous-Savez-Qui. »

« Nous ferons en sorte que ces deux idiots lui présentent des excuses, demain. » déclara Hannah.

« Nous ne pouvons pas laisser ces deux gamins attardés rendre fous de frayeur la nouvelle génération d'Aurors. » acquiesça Daphnée.

« Depuis le temps, j'aurais pensé que vous les aviez dressés ou soumis(*), toutes les deux. » intervint Tracey.

[(*) Note de la traductrice : J'ai beaucoup édulcoré l'auteure : elle utilise carrément les termes "gelding" et "gelded" dans cette conversation, c'est-à-dire... la castration !]

« La soumission enlèverait l'une des raisons pour lesquelles je le garde, Tracey. Tu n'as pas encore réussi à "dresser ou soumettre" le tien, n'est-ce pas ? » demanda Daphnée avec un sourire narquois.

« Hé, le mien est un dresseur de dragons. Il est supposé être fougueux. » Le visage de Tracey s'ouvrit d'un sourire satisfait. « Juste comme j'aime. »

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13 mai 1997
Angleterre
Little Hangleton
Manoir Jedusor

Neville traversa l'espace ouvert, pour se placer de l'autre côté de la porte ouverte, par rapport à Harry.

« Et c'est ça que tu appelles une couverture ? » demanda-t-il en se frottant l'épaule, à l'endroit où le charme de guérison des duellistes tricotait une plaie, résultant d'un sortilège de découpe éblouissant.

« Je ne sais pas. C'est ce que tu appelles courir ? Si j'avais su que tu allais te promener, je t'aurais construit un chemin pavé. » se moqua le sorcier aux cheveux couleur corbeau.

« Tu sais, tu ne pourrais jamais atteindre une cible pour te sauver la vie, pas depuis la première année ! » répliqua Neville.

« Ah ouais ? Eh bien, tu es devenu arrogant, exactement comme mon père ! »

Tous les deux se regardèrent pendant quelques instants de chaque côté de la porte. Puis ils commencèrent à rire.

« J'allais bien, jusqu'à ce que tu aies commencé à canaliser ton Rogue intérieur. » Neville éclata de rire. « Il est là-bas, n'est-ce pas ? Voldemort ? »

« Ouais. » Harry se frotta la cicatrice. « Il est inquiet. Je ne sais pas pourquoi, mais il est inquiet. »

« Et bien, il a un Londubat après lui cette fois, bien sûr qu'il est inquiet. » Neville s'arrêta un instant. « J'ai une super-idée pour l'endroit où nous devrions aller ensuite. »

« Je ne veux pas l'entendre. » Harry essaya de jeter un coup d'œil par la porte pour voir ce qui les attendait dans la pièce voisine. Il retira sa tête juste à temps, pour éviter d'être frappé par un sortilège qu'il ne reconnut pas.

« Tu changeras d'avis quand je te dirai quelle est cette idée. » dit Neville avec assurance.

« Écoute, tais-toi, d'accord ? » dit Harry.

« D'accord, d'accord. Pfff. »

« Ce sont tes bonnes idées qui nous ont amenés ici. » fit remarquer Harry.

« Ce n'est pas entièrement ma faute. Oublie ça. »

« "Frappons-les tôt le matin après qu'ils aient fait un de leurs assauts de toute une nuit, Harry", tu avais dit. "Ils seront tous épuisés et ne pourront pas se battre", tu avais dit. Je ne veux plus jamais entendre une autre de tes idées, d'accord ? »

« D'accord. »

« Très bien, alors. Tu es prêt à partir ? » demanda Harry.

« L'Australie. » Neville fit une pause et sourit. « J'ai pensé secrètement que tu voulais savoir, alors j'ai pensé te le dire avant de rentrer. L'Australie. » expliqua l'assistant aux cheveux sableux.

« C'est ta super-idée ? L'Australie ? » demanda Harry.

« Oh, la meilleure d'une longue série. Je suis un homme d'idées, après tout. » dit Neville.

Harry réfléchit un instant. « L'Australie n'est pas mieux qu'ici. »

Neville secoua la tête avec condescendance. « Cela montre simplement ce que tu sais. »

« Très bien, mec intelligent, alors dis-moi une chose qui est meilleure en Australie. » se moqua Harry.

« En Australie, les filles pensent que les accents anglais sont sexy. »

« C'est vrai ? »

« C'est vrai, M. Négatif, alors elles nous garderons. Ils ont le Quidditch en Australie. Tu pourras jouer, et je serai ton agent. Et ils ont des milliers de montagnes dans lesquelles tu peux construire une maison, et te cacher quand la célébrité devient insupportable. Et l'Australie a un chouette climat. De belles plages. Tu pourrais apprendre à nager. » dit Neville avec espoir.

« Pas de natation ! J'en ai eu assez dans cette fichue quatrième année. Ce n'est pas important. Qu'est-ce que tu peux me dire à propos du Quidditch ? Comment sont les ligues ? » demanda Harry.

« Ils n'ont jamais vu un joueur comme toi, mec, ce sera facile. Facile, mûr et succulent. »

Harry semblait déchiré. « Le Quidditch ou les femmes ? »

Neville éclata de rire. « La façon dont tu joues : une fois que tu es dans le jeu, tu as les femmes. »

Harry ne semblait pas convaincu. « C'est très loin, l'Australie, n'est-ce pas ? »

« Ah, tout doit être parfait avec toi. » dit Neville d'un air dégoûté.

« Écoute, Nev, je veux juste ne pas y aller pour découvrir que ça pue, c'est tout. Et pour Hannah ? »

« Elle adore le sport. Elle viendrait. Au moins, penses-y. »

« D'accord, j'y penserai. »

« Très bien, alors, quand nous entrons, quand nous arrivons à Voldemort, souviens-toi que tu dois... Hey, attends une minute ! » Neville eut soudain l'air inquiet.

« Quoi ? »

« Tu n'as pas vu Lestrange là-bas, n'est-ce pas ? » demanda Neville.

« Lestrange ? Tu veux dire : Bellatrix ? Nev, tu l'as tuée il y a 20 minutes. » dit Harry, clairement inquiet pour son ami.

« Oh, ouais. » dit Neville, en secouant la tête comme pour nettoyer le brouillard dans ses pensées. « Bien. Grand-Mère nous tuerait tous les deux si nous la manquions. Pendant un moment, j'ai pensé que nous avions des problèmes. Prêt ? »

Tous les deux se levèrent de chaque côté de la porte. Harry compta jusqu'à trois, et ils entrèrent dans la pièce où se trouvaient Voldemort et les derniers de ses Mangemorts, jetant des sorts avec leurs baguettes.

Quelques minutes plus tard, le son des combats s'estompa, pour être ponctué par une seule voix sifflante qui criait : « MAUDIT SOIS-TU, POTTER ! ! ! Ce n'est pas possible ! Je ne peux pas perdre ! Je suis invinci... ! »

« Vas-tu enfin la fermer ? Chaque foutue fois où nous nous sommes affrontés, tu m'as dit que c'était impossible que je puisse le faire. C'est très énervant. »

« O-h-h-h-h, MEEEERD... ! »

« Tu sais, Harry... Ce n'est pas vraiment ce que j'attendais, comme derniers mots d'un Seigneur des Ténèbres. »

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25 août 2011
Angleterre
Surrey
Zoo de Gatwick
Maison des reptiles

« Le voici, mon premier ami magique. »

Harry Potter [âgé de 31 ans] fit un geste, à travers la vitre, au grand boa qui faisait semblant de dormir.

« Ohh, il est si grand, papa. » dit Beth Potter, onze ans, en tenant la main de son père. « Et tu lui as parlé quand tu étais plus jeune que moi ? »

Neville Potter, huit ans, s'échappa des bras de sa mère, et se précipita vers la vitre. Le petit garçon leva la main pour frapper le verre, mais Harry le stoppa. « Ne fais pas ça, fiston, il déteste vraiment ça. »

« C'est vrai ? » demanda l'enfant avec émerveillement.

« C'est vrai. » acquiesça Harry. « Imagine, si tu étais enfermé dans une pièce, et que des gens avec qui tu ne peux pas parler tapaient sur la fenêtre toute la journée. Est-ce que tu aimerais ça ? »

Le garçon hocha la tête avec compréhension. « Est-ce que tu vas lui parler, papa ? »

Harry sourit. « Je vais essayer. La dernière fois que je l'ai vu, il était un peu décontenancé avec moi. »

Harry regarda, pour être sûr que personne ne faisait attention à lui et à sa petite famille. Puis il tira secrètement sa baguette, et il murmura une incantation pour rendre la vitre perméable au son.

« Bonjour, mon vieil ami. »

Le boa leva la tête mollement. « Ah, c'est encore toi, Amigo. J'aurais dû le savoir : une petite foule sans que personne ne tape sur la vitre. »

« Mes enfants ont entendu l'histoire de notre première rencontre, et ils m'ont demandé de les amener te voir. »

Neville tira sur sa ceinture. « Papa, je croyais que tu avais dit que les serpents parlent leur propre langue. Il parle anglais comme tout le monde. »

« Tu l'as compris, Nev ? »

« Moi aussi, papa. » dit Beth avec enthousiasme.

« Tes serpenteaux parlent le seul vrai langage, Amigo ? Les chanceux. »

« Merveilleux. » intervint la très enceinte Daphnée. « Maintenant, vous trois pourrez avoir des conversations secrètes, pendant que je me demanderai ce que vous êtes en train de faire. »

Harry sourit au commentaire de sa femme. Le Fourchelangue, donc ? Il ne se serait jamais attendu à cela.

Il lui faudrait s'asseoir avec les enfants, pour une conversation sérieuse sur la nécessité de garder ce talent secret. Il y avait encore beaucoup trop de gens qui associaient le Fourchelangue à la magie noire.

Beth et Neville accoururent à la vitre suivante, où un serpent à sonnette secouait la queue.

« Comment est-ce qu'ils te traitent, mon vieil ami ? »

« Je ne peux pas me plaindre. » dit le serpent, ses muscles ondulant. « La nourriture s'est beaucoup améliorée, depuis que tu as laissé tomber ici le vieux "Pâteux". »

Harry tourna son attention vers le second tout petit serpent dans l'enceinte. Les écailles de la créature étaient blanches comme neige, ses yeux rouge sang.

« Salut, Tom. Tu profites de ta maison ? »

« Je... t'emmer... Potter... » Le boa miniature cherchait son souffle. « Je... m'évad... » La diatribe du serpent s'estompa, et la créature perdit connaissance.

Harry se sourit à lui-même. Quelle meilleure punition, pour un Seigneur des Ténèbres déchu ? Sa magie détruite, son corps transfiguré en un serpent miniature, avec un métabolisme trois fois inférieur à celui de la plupart des serpents. Sans aucun moyen de communiquer, sans magie, pris au piège d'un corps incapable de faire plus que survivre.

Harry avait sauté sur cette punition quand Neville l'avait suggérée, et il avait laissé Jedusor, si bien changé, sous la garde du premier ami que sa magie lui avait trouvé.

« Garde un œil sur "Pâteux" pour moi, mon vieil ami. »

« Toujours, Amigo. Il fait trop froid dehors pour que j'aille au Brésil, alors qu'est-ce que je peux faire d'autre ? »

Harry éclata de rire, et guida sa famille en-dehors de la maison des reptiles. Les deux enfants voulaient voir les lions, les tigres et les ours.

« Qu'est-ce que c'est, papa ? » demanda Neville en désignant du doigt. « Ils ont l'air bizarres. »

Harry regarda les deux animaux, et réprima un sourire. En repérant le panneau explicatif, il répondit : « Ce sont des Aardvarks(*), Nev. »

[(*) Note de la traductrice : "Aardvark" désigne, en ancien afrikaans et en anglais, l'oryctérope du Cap, un mammifère fourmilier d'Afrique. Le nom signifie "cochon de terre". (Wikipedia)]

« Qu'est-ce qu'ils font, papa ? C'est de la lutte ? »

Harry jeta un coup d'œil. Daphnée et Beth étaient à l'enclos suivant, en bas du chemin. « C'est ça, Nev. C'est une sorte de lutte spéciale, appelée la "baise". »

Dès que les mots furent sortis de sa bouche, Harry sut qu'il avait fait une erreur.

« Hé, maman ! » cria Neville Potter. « Regarde ! Deux Aardvarks qui baisent ! »

Le regard qu'Harry reçut de son épouse aimante laissait supposer qu'il n'allait pas apprécier la conversation à venir.

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- THE END - THE END - THE END -

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Note de la traductrice

Eh oui, je le confirme : cette histoire est définitivement terminée !

C'est la fin d'une grande aventure, pour moi : j'ai vraiment adoré travailler sur ces mots anglais, pour les réinventer en français de la meilleure manière.

Je remercie sincèrement Clell65619, pour m'avoir donnée une chance de laisser ma petite trace dans le fandom "Harry Potter".

Et je vous remercie vous tous, les lectrices et les lecteurs, de m'avoir suivie dans cette équipée de plus de deux mois : 137 Reviews, 58 Favorites et 122 Follows au moment où j'écris cette note !

Je remercie tout particulièrement toutes celles et tous ceux qui m'ont écrit de nombreuses fois leurs impressions : Natacha Nicole, Itack23, Adriel zoag, Rayan du Griffoul, JulienHP07, Pims10, Christine (Guest), tenshi-no-yoru, 17Harry, crystal of shadow, Rose-Eliade, Naina24, Karozthor the Necromagus, CutieSunshine... Et, bien sûr, les très nombreuses Guests !

C'est un sacré encouragement pour une traductrice débutante ! Alors, je vous dis : à la prochaine fois, dès qu'un autre auteur m'offrira ma chance...

Et, en attendant cette prochaine odyssée, je vous donne un dernier indice de cette histoire : même moi, je ne l'ai repéré qu'en décortiquant les phrases mot à mot !

Pour qui veut savoir le destin ultime du méchant Voldy, allez donc voir au tout début de ce chapitre : un tout petit bout de phrase, pendant que Neville et Harry disent ses dernières quatre vérités au méchant Dumby...

[Petit rajout du lendemain : bravo à Christine (Guest), qui a été la toute première à réagir à ce dernier coup de théâtre !]

Joyeux Noël à vous tous !
Et bonne année 2020 !

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