Note:

Texte écrit pendant la 114e nuit du Fof du 5/10/19 sur le thème Maman.


Ils te voient dans mes yeux...

- Ils te voient dans mes yeux tu sais… murmure-t-il assit devant une pierre tombale, la paume de sa main posée dessus. Severus me hais pour ça, je lui fais chaque jour penser à toi, son amour perdu. Albus quant à lui reconnaît là sa petite protégée qu'il considérait comme son enfant même s'il ne te l'a jamais dis. Minerva c'est pareil. Sirius… N'en parlons pas… Même Remus parfois me compare à toi sans le faire vraiment exprès… J'aurais aimé te connaître… Comprendre pourquoi… Pourquoi est-ce que je suscite autant d'émotions contradictoires quand je porte mon regard émeraude sur les autres ? Pourquoi ils ne peuvent pas simplement me voir en temps que Harry ? Je t'aimes tu sais maman, mais j'aimerais que pour une fois, une seule fois dans ma vie, personne ne me compare à toi ou à papa. Je voudrais simplement être moi ! J'en ai assez de devoir être le parfait gamin du couple Potter ! Marre d'être le sauveur du monde ! Je voudrais avoir un endroit où on ne me connaîtrait pas ! Et où je pourrais avoir une famille qui m'aime vraiment… Est-ce trop demandé maman ? J'en suis a m'interroger sur mon destin et si je ne ferais pas mieux d'en finir tout de suite, ici et maintenant… J'ai ce qu'il faut après tout…

Sur ces derniers mots, il sort de sa robe de sorcier une fiole dont le contenu ne fait pas douter vu la teneur des termes employés par l'adolescent qui sent soudain une main froide mais douce, bloquer son poignet. Il entend ensuite une voix qu'il n'a pas souvenir d'avoir entendu mais qui lui semble familière, et très triste :

- Harry mon poussin je t'en pries ne fais pas ça… Je ne t'ai pas sauvé pour que tu meurs ainsi.

- Maman ? Mais… Comment tu…

- La magie m'envoie pour t'empêcher de faire une bêtise mais aussi pour venir en aide à quelqu'un qui est aujourd'hui mort mais a passé une vie terriblement vide malgré son boulot qu'il adore. Il n'a jamais rencontré celui qui lui fallait et aujourd'hui à ce moment de ta vie où tout est si flou, tu peux choisir de découvrir de nouveaux horizons plutôt que de mettre fin à ton chemin. Il a besoin de toi autant que tu te sens vide car tu ne le connais pas. Alors, veux-tu sauver cette âme et la tienne ?

- Oui ! S'il te plais. Je ne peux m'empêcher de vouloir sauver les gens mais je penses que je serais plus utile dans le passé qu'ici.

- Très bien mon petit. Bonne chance. Je t'aimes.

- Moi aussi maman, dit-il avant de basculer dans un tourbillon de magie qui le rajeuni de sorte à ce qu'il n'a plus que 9 ans et le dépose dans un lieu parfaitement inconnu.

Perdu et sans baguette magique ni lunettes, même s'il n'a pas l'air d'en avoir besoin, l'enfant erre dans les rues. Au bout de plusieurs heures à marcher ainsi dans le froid, il s'effondre dans la neige de cette fin de Novembre 1895 et sa magie file chercher de l'aide. Elle arrive à en trouver dans un petit manoir paisible non loin de la en la personne d'un couple ayant l'apparence de quarantenaires. En sentant la panique de l'énergie assez jeune ayant passé les protections de leur domaine, ils décident de braver la neige et le froid en enfilant leurs plus chauds vêtements et s'équipant de sorts de réchauffement avant de se lancer derrière leur étrange guide qui les mènent à un petit garçon.

- Nous devons vite le ramener à la maison Nicolas. Il va mourir gelé sinon ! s'exclame la femme dont les longs cheveux noirs cachent ses yeux bleus emplis d'inquiétude.

- Je m'en occupe ma chérie, prend les devant, il va avoir besoin de soins, répond-il en prenant doucement l'enfant dans ses bras, le trouvant trop léger pour son âge.

Il emboîte ensuite le pas de son épouse et une fois dans la maison, il ne prend pas le temps de se dévêtir, il amène de suite sa charge à une chambre pour l'examiner. Il découvre plusieurs choses inquiétantes dont une sous alimentation ayant longtemps duré, mais également les conséquences d'un changement d'époque irréversible portant la marque de Magia.

- Nous prendrons soin de ton jeune envoyé protectrice des sorciers. Nous allons le remettre en état, murmure-t-il en constatant ceci avant de traiter un à un les problèmes du garçon.

Ses mots sont suivis par la fin du mauvais temps et des rayons de soleil viennent caresser les joues du patient inconscient du fait qu'il a maintenant un foyer sûr avec deux personnes merveilleuses se souciant de son bien-être et qui, avec le temps, deviendrons ses parents.