note de l'auteure : je suis heureuse/stressée/excitée de vous présenter ma nouvelle histoire aaah TT *inspire pour se calmer*
bref, si de nouveaux lecteurs qui ne me connaissent pas encore passent par là, j'aime bien raconter ma vie en début de chapitre sorry si ça vous embête :0

ce prologue est rédigé d'une façon un peu spéciale vous allez vous en rendre compte, il y a beaucoup d'action et d'infos hors contexte qui risquent de vous perdre un peu, mais les prochains chapitres vont clarifier dw :3
puisque le prologue est plus court que les chapitres, le chapitre un sortira le 26 octobre et ensuite on passera à un chapitre tous les deux vendredis.

pour les ships, pas beaucoup de surprise pour les principaux, soukoku et shin soukoku ! en secondaire, il y aura aussi un peu de old soukoku (fukuzawa/mori), d'higugin et trois ships à découvrir au fil des chapitres !

disclaimer : si j'étais Kafka Asagiri, ces personnages m'appartiendraient, malheureusement ce n'est pas le cas. comme les personnages, les événements auxquels il est fait référence dans cette histoire sont purement fictifs. en revanche, les lieux mentionnés existent réellement, sauf certains très spécifiques.

avertissements : mention de mort, angst et légers sous-entendus sexuels. faites également attention à disposer d'un défibrillateur à proximité :)

in medias res : (latin) au milieu de l'action
j'aimerais dire que le latin m'a été utile, mais j'ai appris ça en français. soupir.

Merci à Befitrole pour la bêta-lecture !


Prologue – In medias res


JOUR J
17 JANVIER


22h24Dazai répondit avec fougue au baiser de son camarade, resserrant son emprise sur sa taille. L'autre était forcé de se mettre sur la pointe des pieds pour pouvoir l'embrasser, mais, l'espace d'un instant, il crut que cela ne le dérangeait pas outre mesure. Du moins, jusqu'à ce qu'une pression soudaine exercée sur le col de sa chemise le force à se pencher en avant, permettant ainsi à son compagnon de reposer ses talons sur le sol. Il plaqua avec force ses lèvres sur celles du brun et le contraignit à les entrouvrir pour approfondir leur baiser. Ils s'embrassèrent jusqu'à n'avoir plus d'oxygène, puis se regardèrent dans les yeux.

Malgré l'obscurité, les yeux de Chuuya brillaient comme deux pierres précieuses, deux saphirs dépourvus de fissures et solides. Une détermination claire illuminait son regard, comme elle le faisait tout le temps. Dazai ne se souvenait pas l'avoir déjà vu sans cette émotion au fond des yeux.

Le rouquin interrompit ses réflexions en l'embrassant à nouveau, et sa main droite se posa sur le torse du brun, qui se fendit d'un sourire. Il laissa le petit homme déboutonner sa chemise, révélant les bandages qui entouraient sa poitrine. Il s'attendait presque à ce que Chuuya dise quelque chose, mais aucune réflexion ne s'échappa des lèvres du plus petit.

Le jeune homme aux cheveux flamboyants s'écarta ensuite, et laissa Dazai lui retirer à son tour la chemise qu'il portait. Elle était déchirée par endroits, nota le brun, et du sang séché entourait un trou dans une manche, un trou parfaitement circulaire, si bien qu'il n'eut aucun mal à en deviner la cause. Chuuya ne présentait cependant aucune blessure externe, aussi Dazai en déduisit-il que la blessure était ancienne.

Une fois que ce fut fait, il observa avec amusement – et difficulté – le chapeau que le rouquin portait toujours, un vieux chapeau rapiécé qu'il semblait affectionner. Chuuya parut deviner à quoi il pensait, aussi déclara-t-il :

« Pas touche à mon chapeau. Je ne veux pas prendre le risque qu'on me le vole. » Sa voix grave résonna dans le silence de la nuit. C'étaient les premiers mots qu'il adressait à Dazai depuis qu'ils s'étaient retrouvés en haut de la colline.

« Personne ne toucherait à un objet si ringard. » s'amusa le brun, ce qui lui valut un léger coup dans le torse.

Ils s'embrassèrent une troisième fois, chaque baiser étant plus passionné que les précédents. Dazai sentait qu'il devenait accro au goût des lèvres de Chuuya, un mélange de tabac et de menthe bon marché, celle qu'ils utilisaient pour fabriquer les chewing-gums pas très chers.

Il passa ses bras sous les fesses du rouquin, et le souleva, sans la moindre difficulté – le jeune homme était bien peu lourd. Celui-ci posa ses mains sur les épaules de Dazai avec un léger sourire – du moins, le brun supposa qu'il souriait, car il était difficile de voir quoi que ce soit dans une telle obscurité.

Ils s'embrassèrent à nouveau, puis Chuuya déstabilisa volontairement Dazai en pesant de tout son poids sur lui. Les deux jeunes hommes tombèrent sur l'herbe qui recouvrait la colline avec un léger rire. La lune au-dessus d'eux perça un instant les nuages pour les illuminer, puis disparut de nouveau, comme pour leur laisser un peu d'intimité.

Cependant, ni l'un ni l'autre ne remarquèrent le téléphone de Dazai qui vibrait, toujours dans la poche de sa chemise, abandonnée un peu plus loin.

22h57Akiko pesta de rage et jeta son téléphone contre le mur face à elle. Elle abattit ensuite son poing sur son bureau, renversant son pot à crayon et faisant s'écrouler la pile de dossiers qui y était entreposée. Face à elle, Atsushi recula sa chaise de quelques centimètres, visiblement intimidé.

« Bordel, où est-ce qu'il est passé ? »

Ranpo, adossé à la porte, se pencha pour ramasser l'outil de communication et s'approcha de Yosano pour lui rendre. Ses yeux émeraudes brillaient derrière ses lunettes.

« Son service est terminé depuis plus de quatre heures et on est samedi soir. Rien d'étonnant à ce qu'il soit occupé, expliqua-t-il d'une voix posée.

– Le seul soir où on a vraiment besoin de son aide, comme par hasard ! »

La jeune femme était agacée, très agacée, ses ongles vernis de rouge tapotaient énergiquement sur son bureau et le talon de sa chaussure droite claquait sur le sol au rythme de son mouvement agacé. Elle finit par se relever et commença à arpenter la pièce de long en large. Ranpo avait repris sa place contre la porte, et Atsushi dévisageait sa supérieure avec une crainte non dissimulée. Celle-ci finit par reprendre la parole :

« Atsushi, tu sais où vit Dazai ?

– Oui...

– Alors vas-y, ordonna-t-elle. Et dis-lui de rappliquer ici tout de suite. » La jeune recrue aux cheveux argentés acquiesça et se leva ; Edogawa se décala pour le laisser quitter la pièce.

« Espérons que Dazai soit chez lui, déclara-t-il, et qu'il ne soit pas occupé à des choses osées. Notre pauvre Atsushi ne s'en remettrait pas. »

Il avait tenté de dérider la jeune femme, cependant celle-ci n'esquissa même pas un sourire. Elle se contenta de se rasseoir à son bureau, et de prendre sa tête dans ses mains. Elle lâcha ensuite un très long soupir.

« J'espère que c'est une fausse information, souffla-t-elle. Il faut que ce soit une fausse information. » Ranpo s'approcha d'elle et posa sa main sur son épaule dans un geste qui se voulait apaisant. Il savait combien sa camarade souffrait de la pression qu'engendrait son nouveau poste d'inspecteur principal.

« Nous le saurons bientôt, la rassura-t-il. Ryunosuke est sur place, et il est prêt à intervenir au moindre problème. De plus, Atsushi va retrouver Dazai, et ils viendront renforcer la sécurité. Si quelque chose doit se produire ce soir, ce sera une arrestation et rien d'autre.

– Je l'espère. Sinon, les répercussions vont être immenses. »

Akiko releva la tête et son regard rosé se posa sur le cadre photo qui se trouvait sur son bureau, et sur les visages souriants figés dessus. C'était un cadeau d'un photographe qu'ils avaient aidé quelques années plus tôt, offert pour les remercier d'avoir retrouvé sa fille. Ils posaient, heureux : l'inspecteur principal Fukuzawa, avec un visage toujours sévère mais un léger sourire sur les lèvres, Ranpo, qui avait son habituel sourire enfantin, et elle, qui semblait si jeune, avec ses cheveux encore longs attachés en chignon bas.

Ranpo, qui avait suivi son regard et devancé ses pensées, déclara d'une voix calme :

« Tu te débrouilles bien. L'inspecteur Fukuzawa n'aurait pas fait mieux. »

Et cette simple phrase mit un peu de baume au cœur d'Akiko, et fit couler quelques larmes sur ses joues rosées.

23h23Ryunosuke soupira et porta la cigarette à ses lèvres. Il prit une longue inspiration et s'imprégna de la nicotine, ce qui le détendit quelque peu. Il balaya ensuite l'immense jardin dans lequel il se trouvait du regard. Il apercevait à peine la demeure principale, qui était située à plusieurs mètres de l'entrée du jardin où il était en position.

Il sortit de la poche arrière de son pantalon son téléphone, et observa un moment l'écran noir sans rien faire. Finalement, son téléphone vibra et un message s'afficha. Il l'ouvrit immédiatement.

De : L'idiot
Impossible de trouver l'inspecteur Dazai :'( L'inspectrice Yosano va être furieuse...

Il sourit imperceptiblement et tapa une réponse brève mais encourageante. Il avait déjà subi les foudres de l'inspectrice principale et savait à quel point elle pouvait être effrayante en colère. Il espérait pour Dazai que celui-ci avait une bonne excuse pour avoir complètement disparu de la circulation.

Il rangea son téléphone dans sa poche en entendant du bruit à sa droite. Il ne s'agissait heureusement que de l'un des policiers sous ses ordres, qui venait faire son rapport. La situation était calme, sous contrôle. Cela rassura quelque peu Ryunosuke, sans pour autant effacer toutes ses craintes. Aussi, il se résolut à ressortir son téléphone et à composer un numéro qu'il connaissait par cœur mais qu'il détestait appeler.

Son interlocuteur décrocha immédiatement. À croire qu'il avait deviné son appel, ce qui était plus que probable, au fond.

« Un appel de l'inspecteur Akutagawa ? Inattendu. » Une voix doucereuse résonna dans son oreille lorsqu'il porta l'appareil à sa tête. Cela suffit à donner au jeune homme aux cheveux bicolores l'envie de jeter son téléphone par terre.

« Tu sais parfaitement pourquoi je t'appelle.

Bien sûr que je le sais. » Le ton de l'homme était amusé, et Ryunosuke pouvait presque l'imaginer, installé dans il ne savait quel endroit lugubre, admirant ce qu'il avait enclenché depuis une multitude d'écrans connectés.

« Pourquoi ? »

Il ne posa qu'une question. Il savait que son interlocuteur comprendrait sans problème ce qu'il voulait dire, et celui-ci ne le détrompa pas.

« J'avais envie de faire une bonne action.

– Tu ne fais pas de bonnes actions, cracha l'inspecteur de police. Tu fais ce qui est dans ton intérêt. Mais je ne vois pas en quoi cela te sera utile.

Au lieu d'essayer vainement de comprendre mes actions, tu ferais mieux de te concentrer sur ce qui va se produire et que tu es censé empêcher. »

Akutagawa expira longuement. Il faisait de son mieux pour garder son calme, ce qui n'était pas une mince affaire quand on discutait avec un homme pareil. Celui-ci reprit la parole.

« Le temps presse, cher inspecteur. Et je pense que notre invité de dernière minute arrive. »

Au moment où il prononça ces mots, des cris étouffés, et le bruit d'une chaîne tombant sur le sol résonnèrent non loin de la position de Ryunosuke. Celui-ci tressaillit, posa sa main vide sur son arme de service et jeta un coup d'œil à l'écran de son téléphone. L'appel était terminé. Sans grande surprise.

Les policiers qui accompagnaient Akutagawa se dirigèrent d'un seul bloc vers l'endroit d'où provenait le bruit et une silhouette se mit à courir. Leur invité était vraisemblablement arrivé. Grâce aux informations obtenues par leur « cher collaborateur », la police savait ce qu'il avait prévu de faire. Ryunosuke avait fait de son mieux pour élaborer une stratégie qui leur permettrait d'empêcher le désastre de se produire, et d'arrêter celui qu'ils pourchassaient depuis des semaines, mais de nombreuses inconnues se trouvaient dans l'équation et il n'avait pas le droit à l'erreur.

Il observa de loin les policiers cachés procéder à l'interpellation de la silhouette qui courait. Il se rapprocha ensuite d'eux, pour découvrir le visage de celui qui venait d'être arrêté. Le tout avec une appréhension non dissimulée. Avait-il réellement réussi à arrêter le bon coupable ?

La première chose qu'il vit malgré l'obscurité, ce furent les yeux de l'interpellé. Deux yeux blancs, aveugles. Incapables de percevoir quoique ce soit. Et alors il comprit.

Il comprit que malgré tout, il avait échoué.

23h35Francis Fitzgerald était un homme heureux. Une entreprise prometteuse, une villa sublime, une femme aimante et un enfant qui naîtrait bientôt... Oui, il était indéniablement heureux.

La fête qu'il tenait ce soir-là dans son immense demeure allait parfaitement avec son humeur. Les éclats de rire des invités et le bruit mélodieux des flûtes de champagne que l'on trinquaient correspondaient selon lui au bruit que ferait le bonheur s'il n'était pas abstrait. Les sourires de ses invités aussi s'accordaient avec la joie qu'il ressentait, et leur voix enjouée quand ils l'appelaient « monsieur Fitzgerald » ne faisait qu'attiser sa bonne humeur. Il était riche, aimé, célèbre, heureux.

Alors qu'il déambulait tranquillement parmi ses invités, prenant soin de saluer tout le monde au moins une fois, il aperçut une silhouette peu familière mais ô combien attendue. La fête avait commencé plusieurs heures auparavant, et il avait été très déçu de ne pas la voir se joindre à eux. Il semblait cependant qu'elle avait accepté son invitation malgré tout.

« Mademoiselle Ôzaki ! Quel bonheur de vous voir ! » s'exclama-t-il, en prenant soin de faire ressortir son accent américain.

La susnommée se tourna vers lui, et ses lèvres rosées s'étirèrent en un mince sourire presque moqueur. La jeune femme était resplendissante et attirait tous les regards : ses cheveux roses ramenés sur une seule épaule et sa robe noire lui conféraient une aura imposante. Francis songea qu'elle n'avait rien à envier aux riches hommes qui se trouvaient à la fête. Si elle possédait moins d'argent qu'eux, elle était suffisamment fascinante pour être parfaitement à sa place dans cet événement.

« Monsieur Fitzgerald, répondit-elle posément, et ce « monsieur Fitzgerald » là attisa sa bonne humeur plus que tous les autres réunis, votre fête est à votre image.

– Puis-je prendre cette remarque comme un compliment ? » La femme eut un rire amusé.

« Prenez-la comme vous le désirez. »

Ses yeux roses balayèrent l'assemblée avec assurance, une autre chose que Francis ne pouvait qu'admirer chez elle. Chaque personne ici disposait d'une influence nettement supérieure à la sienne, et une seule remarque de leur part pouvait avoir un impact considérable sur sa vie et son avenir. Pourtant, elle les dévisageait tous avec assurance, leur lançant presque un défi. Elle avait du cran, c'était indéniable, et le milliardaire songea qu'il avait vraiment tout intérêt à l'avoir de son côté.

« Je pensais que vous ne viendriez pas, déclara-t-il à son invitée.

– Je n'avais pas l'intention de venir en effet, opina la jeune femme.

– Je suis ravi que vous ayez changé d'avis. Qui dois-je remercier ?

– Ôgai Mori ? » Kôyô avait formulé sa phrase comme une question, et un grand sourire amusé se dessina sur ses lèvres alors qu'elle prononçait le nom qui fit perdre son sourire à Francis, et entacha légèrement sa bonne humeur. « Je suppose que vous vous abstiendrez, reprit-elle.

– En effet. » grinça Fitzgerald tout en faisant un effort considérable pour retrouver son bonheur et son sourire.

La mention de cet homme avait porté un coup à sa joie, mais il était hors de question qu'il le laisse gâcher la fête qu'il avait pris tant de jours à organiser pour qu'elle soit parfaite de A à Z. Il ne put cependant s'empêcher de se demander pourquoi Ôgai Mori avait poussé Kôyô Ôzaki à venir à sa fête, et surtout quelle relation les liait. Depuis l'affaire, il avait compris qu'ils étaient relativement proches, mais ne pas connaître la nature exacte de leur relation l'exaspérait. Il se promit d'envoyer l'un de ses employés faire ses recherches dès les premières heures du matin le lendemain.

La jeune femme aux cheveux roses fut apostrophée par d'autres invités, et Francis se résolut à la quitter pour aller saluer les retardataires. Alors qu'il se dirigeait vers Herman Melville, son associé le plus fiable, l'un de ses majordomes l'interpella. Courroucé, il se tourna vers lui, et demanda d'un ton sec :

« Que se passe-t-il ? » Le majordome – un jeune homme aux cheveux flamboyants et aux yeux céruléens – se ratatina sur place et déclara d'une voix peu assurée :

« Il y a un homme qui demande à vous voir. Un inspecteur de police. »

Il désigna du menton un jeune homme resté devant l'entrée ; Francis reconnut l'inspecteur qui s'était présenté à lui plus tôt dans la journée. D'autres invités l'avaient remarqué et commençaient à murmurer entre eux. Le milliardaire soupira – il avait pourtant ordonné aux policiers de rester discrets pour ne pas effrayer ses convives ! – et se dirigea à grandes enjambées vers le jeune homme.

« Qu'est-ce que vous faites ici ? Vous êtes censé surveiller l'entrée ! siffla-t-il à voix basse.

– Monsieur Fitzgerald, déclara l'homme sur un ton calme, c'est très important...

– Monsieur Fitzgerald ! l'interpella un autre homme, l'un de ses invités cette fois. Vous venez entamer cette bouteille de Pétrus avec nous ?

– J'arrive ! » répondit le blond sur un ton joyeux. Puis, à l'inspecteur : « Contentez-vous de faire votre boulot. »

Il le laissa ensuite en plan, et rejoignit l'homme qui l'avait invité à boire, en restant sourd aux protestations du policier. Ce dernier ne pouvait de toute façon pas protester trop fort au risque de créer un scandale, et il n'avait aucune envie d'entendre ce qu'il avait à lui dire de si important.

Il aurait pourtant dû.

Car en plus de ne pas entendre les avertissements avisés de l'inspecteur Akutagawa, il n'entendit pas les bruits de pas derrière lui. Il n'entendit pas les cris de ses invités, d'abord étouffés puis incroyablement forts. Et surtout, il n'entendit pas la détonation, le bruit du coup de feu qui lui prit la vie.