Merci pour tout. Merci pour avoir été là, merci pour avoir lu, merci pour m'avoir encouragée. Je vous adore 3


Epilogue - L'endroit où ils se sentent le mieux


« On va être en retard. » Chuuya Nakahara adressa un regard ennuyé à son petit ami, Osamu Dazai, avant de continuer de chercher son chapeau dans son petit appartement.

« Et ce sera de ta faute, donc peu m'importe. Tu n'avais qu'à pas cacher mon chapeau !

Chuuya, ce sera ma première apparition publique depuis des mois au BEC, je ne peux pas m'afficher avec quelqu'un qui porte un chapeau ridicule. » Le rouquin souffla un bon coup ― ceux qui disaient qu'on s'habituait à tout avaient tort, on ne s'habituait jamais à Osamu Dazai ― avant de rétorquer en le foudroyant du regard :

« Primo, je te rappelle que tu as été suspendu par ta faute, et que tu peux déjà t'estimer heureux que tes supérieurs t'aient sauvé la peau en réduisant ta suspension à un an seulement. Secundo, si tu n'es pas content, tu peux y aller seul. Histoire de montrer à tout le monde que tu es redevenu célibataire. Tertio, si je ne retrouve pas ce chapeau je m'en rachète dix similaires avec ta carte bleue, grâce au soutien de Ranpo qui connaît sans le moindre doute ton code. » Les yeux de son interlocuteur s'agrandirent dramatiquement, et son petit sourire moqueur, arboré depuis que Chuuya avait réalisé qu'il avait planqué son chapeau, se transforma en une moue boudeuse.

« D'accord, d'accord. Il est dans la poubelle.

Je vais vraiment te tuer un jour ! »

Le cri de rage du plus petit fit seulement ricaner son compagnon qui rajusta le col de son manteau avant de se diriger vers la porte. Il avait déjà une clé en main ― ce qui conduisit Chuuya à protester une fois de plus : il avait littéralement emménagé dans ce petit appartement trois semaines plus tôt, et n'avait nullement invité Dazai à y faire comme chez lui ! Ce type était vraiment insupportable. Il comprenait mieux pourquoi Kunikida lui avait souhaité bon courage, quelques mois plus tôt, en apprenant qu'ils sortaient ensemble.

Du courage, il lui en fallait un paquet. Particulièrement parce que, depuis sa suspension, Dazai traînait tout le temps dans ses pattes. Chuuya avait ses études ― seule lueur d'espoir de sa vie, qui lui permettait de prendre une pausebien mérité de son petit ami, quand bien même il serait diplômé dans quelques semaines ― mais en dehors d'elles, il ne voyait que l'autre idiot. Il allait faire des courses ? Dazai cherchait, comme par hasard, quelque chose dans le même magasin. Il emmenait l'un de ses frères chez le médecin ? Tiens, Dazai aussi était souffrant ! Il allait devenir fou, sérieusement.

Il avait même tenté de trouver un boulot au brun, histoire qu'au moins il touche un revenu et cesse de parasiter ses économies à lui ; Dazai semblait cependant établir un record du monde de licenciements. Le seul compromis qu'ils avaient trouvé était que l'ancien inspecteur s'occupe des petits monstres constitués par la fratrie de Chuuya lorsque tous les adultes responsables étaient de sortie. Du point de vue de l'aîné, c'était une idée lamentable ― en plus, son foutu petit ami donnait des idées à ses frères pour l'emmerder ― mais au moins, il n'avait pas encore commis de catastrophe.

Pas encore.

L'appartement de Chuuya était situé en plein centre-ville ― une bonne affaire sur laquelle il avait sauté ― et par conséquent non loin du BEC de Yokohama. Ils purent s'y rendre à pied, heureusement puisque le rouquin refusait de laisser son petit ami monter à nouveau sur sa moto. Le temps de faire le trajet, Dazai tenta quatre fois de se débarrasser de son chapeau ― Chuuya allait vraiment le tuer ― mais n'y parvint pas ― le rouquin commençait à être habitué à ses tentatives lâches de se moquer de lui par l'intermédiaire de leur différence de taille.

Finalement, à quelques mètres seulement du BEC, alors que Chuuya craquait et essayait de projeter l'ancien inspecteur sous la prochaine voiture, ledit ancien inspecteur se redressa, mû par une illumination soudaine.

« J'ai oublié quelque chose ! Vas-y sans moi ! »

Chuuya fronça les sourcils devant cette remarque ― Dazai ? Oublier quelque chose ? Ça lui ressemblait trop peu. Il y avait anguille sous roche, il le sentait, et il espérait que cet abruti n'essayerait pas de lui jouer un tour dans les heures à venir. Ses préoccupations furent vite balayées par l'arrivée de deux figures familières : Akutagawa et Nakajima, qui lui passèrent devant avant de s'arrêter en le reconnaissant ― et wow, est-ce que leurs mains étaient entrelacées ?

« Tiens, vous êtes de retour ? » Il les salua ― sortir avec Dazai l'avait amené à côtoyer ses anciens collègues, quand bien même il n'avait pas beaucoup vu ces deux-là : ils avaient été mutés près d'Hokkaido peu après la résolution de l'affaire Topaz.

« On ne voulait pas rater ça, répondit Nakajima en lui souriant. L'inspectrice Yosano nous en parle toutes les semaines depuis qu'elle a officiellement obtenu l'autorisation.

On a pris trois fois des billets d'avion avant de les annuler, grommela en retour Akutugawa.

C'est vrai que ça fait un moment que le BEC de Tokyo a accepté, non ? Pourquoi est-ce qu'autant de temps s'est écoulé ? interrogea Chuuya.

Parce que ce sont des emmerdeurs ! »

La voix agacée de Yosano résonna soudainement, et ils aperçurent la jeune femme qui les avait rejoints à l'entrée du BEC. Elle tenait une coupe de champagne dans la main ― mais ne semblait heureusement pas encore totalement imbibée d'alcool ― et était vêtue d'une tenue moins formelle que son tailleur habituel, une simple robe rouge sans chichis qui se mariait bien avec ses ongles toujours aussi flamboyants. Chuuya, Nakajima et Akutagawa, eux, ne portaient que de simples costumes ― rien d'inhabituel pour les deux inspecteurs en somme.

« Ils ont officiellement émis l'autorisation, mais ils voulaient un million de procédures administratives. Quels emmerdeurs, répéta-t-elle.

Vous êtes sûre que vous devriez dire ça alors que la plupart des représentants du BEC de Tokyo sont là ? » fit remarquer Akutagawa. Elle lui sourit.

« Peu importe. Ils savent qu'ils ne peuvent rien dire en ce jour ! » Son regard se déporta ensuite sur Chuuya, et elle sourit de nouveau. « Tu as enfin éliminé Dazai ? Si tu as besoin d'aide pour le corps, demande à Ayatsuji. C'est un spécialiste.

Est-ce que je dois m'inquiéter de savoir que vous êtes des experts en dissimulation de cadavres ?

Contente-toi d'utiliser nos services. Il te fera un prix d'ami. » Chuuya secoua la tête avec un grand sourire amusé. Il adorait Yosano, sincèrement. En plus d'être une des grandes expertes en matière de « supporter Dazai », elle avait un humour sarcastique qui défiait tout ce qu'il connaissait.

« Plus sérieusement, Dazai a dit qu'il avait oublié quelque chose et est parti à toute vitesse. » Les yeux de la jeune femme s'agrandirent.

« J'espère qu'il n'a pas oublié ce que je pense.

Il a clairement oublié ce que tu penses, commenta Ranpo en rejoignant à son tour sa petite amie ― absolument personne, même pas Chuuya, n'avait été étonné de la nouvelle quand ils l'avaient dévoilé à tous quelques semaines plus tôt.

« Quel idiot. On va devoir gagner du temps.

Pourquoi ? demanda Chuuya, curieux. Qu'est-ce qu'il a oublié de si important ?

Il a oublié ou fait exprès d'oublier, qui sait de prévenir la seule personne qui doit absolument être là, soupira Akiko. Or, on ne peut pas commencer sans lui du coup.

J'ai une excellente idée pour faire ça. » glissa Ranpo.

Il s'éloigna avant que qui que ce soit ait le temps de protester ; Chuuya n'était pas sûr que son idée soit si excellente, mais il était un peu tard pour émettre une objection visiblement. Nakajima et Akutagawa le suivirent sans se concerter, sans doute dans l'idée de l'empêcher de mettre le feu à qui que ce soit pour un simple souci de temps à gagner. Restaient Chuuya et Yosano ; les deux consultèrent leurs portables de concert.

« Dazai est en route apparemment, dit le rouquin après avoir reçu un ridicule selfie de son petit ami.

Dis-lui de se magner. » Yosano roula des yeux avant de lui faire signe de se rapprocher de la foule.

Le jeune étudiant lui emboîta le pas, détaillant du regard toutes les personnes présentes. Il reconnaissait pas mal d'inspecteurs de Tokyo, dont Ango, l'ancien ami de Dazai, et Taneda, le supérieur avec qui Yosano s'entendait bien. Un peu plus loin, il reconnut aussi le meilleur ami de Yosano ― d'ailleurs, il n'était pas en train de discuter avec Ranpo ? Le rouquin commençait à avoir un sérieux mauvais pressentiment ― une catastrophe se profilait, il en était certain.

Il retrouva Nakajima qui discutait avec un jeune homme et une jeune femme, le premier aux cheveux blonds comme les blés, la seconde aux cheveux noirs comme le jais. Chuuya ne les avait jamais vus, mais il devina à leur posture qu'ils étaient proches. Il eut aussi la grande stupéfaction de trouver la prêtresse Ôzaki près du buffet installé en plein air. Ses apparitions publiques se faisaient rares depuis le début des accusations qui circulaient sur son compte et celui de sa famille. Elle paraissait pourtant prendre son pied, habillée comme à son habitude de somptueux vêtements dont le prix équivalait sans doute à trois mois de salaire des autres personnes présentes, et en pleine conversation avec son neveu, ou il ne savait quel lien l'unissait avec Akutagawa.

Alors qu'il consultait une nouvelle fois son téléphone pour voir s'il avait des nouvelles de son petit ami, le concerné apparut à sa droite sans crier gare. Il arborait de nouveau un petit sourire moqueur qui ne lui inspirait pas confiance.

« T'es presque à l'heure, finalement. La diversion de Ranpo ne servira pas. » fit remarquer Chuuya.

Au même moment, une chanson ridicule commença à s'échapper des haut-parleurs, attirant instantanément l'attention sur eux. Le rouquin recommença à craindre le pire ― avec raison. Quelques secondes à peine ensuite, Ranpo apparut sur le toit du bâtiment du BEC, accompagné de Kaiji. Un bref regard en direction de Yosano apprit au petit ami de Dazai que celle-ci était au bord de la crise de nerfs.

Le jeune homme aux cheveux bruns mit alors ses mains en porte-voix, avant de s'adresser à la cantonade :

« Chers visiteurs et amis, je vous annonce aujourd'hui le lancement de ma propre marque de limonade ! Un code promo vous est offert, n'hésitez pas à venir en commander au buffet ! » C'étaitça, la diversion ? songea avec consternation Chuuya. Mon dieu, ça devenait pitoyable. Ils allaient devoir revoir leurs cours de diversion au BEC ― si tant est que cela existait. Parce que là... Il s'interrompit en réalisant qu'étonnamment, tout le monde regardait le petit groupe. Dazai, à côté de lui, ricanait sous cape.

« Heureusement que j'ai pu voir ça. Et que lui aussi... »

Chuuya glissa un regard derrière son petit ami, et aperçut Mori, les bras croisés sur sa blouse de médecin. Il n'avait pas aperçu le docteur depuis un bon moment. Dazai lui avait raconté qu'il avait entretenu une relation avec Fukuzawa, ce qui expliquait qu'il avait voulu à tout prix jouer un rôle dans l'arrestation de Dostoevsky. Mais, depuis, il s'était fait relativement discret. Il savait que Yosano avait eu une conversation avec lui quelques jours après la clôture de l'affaire, mais rien de plus.

En tout cas, il n'avait pas l'air d'aller trop mal. Il se moquait même allègrement du pauvre Kaiji, sur le toit de l'immeuble. Chuuya allait demander à Dazai si le médecin savait ce qui était prévu, mais son compagnon aux cheveux bruns le coupa en se frappant le front avec la paume de sa main.

« T'as encore oublié quelque chose ? râla son petit ami.

Pas vraiment. Je me disais juste qu'en fin de compte, on n'a jamais expliqué d'où venait le coffre-fort.

Hein ?

Quand Topaz s'est évadé, un coffre-fort est tombé du ciel avec un boulet de canon symbolique. Je me demande bien qui l'a fait tomber, et comment ?

Fyodor est capable de tout. » La conclusion fit lever les yeux au ciel à Dazai.

« Tu sais que je ne reconnais pas cet argument. Je lui poserai la question la prochaine fois que j'irais le voir.

La prochaine fois ? releva Chuuya. Vous êtes un vieux couple marié dont tu es la femme qui va voir son mari toutes les semaines au parloir ? » Il faisait rarement beaucoup de sarcasme, mais sa relation avec Dazai lui avait enseigné toutes les ficelles de cette façon de parler, et il en abusait désormais à outrance pour embêter son compagnon. La grimace qui se peignit sur son visage en valait la peine.

« Jamais de la vie. Je vais le voir parce qu'il y a encore plein de trucs qu'il nous cache. On a récolté assez d'informations pour établir un compte-rendu complet, mais je ne pourrais jamais me reposer en paix si je n'obtiens pas la réponse à certaines de mes questions.

T'abuses un peu, non ? objecta Chuuya.

Non. J'aurais le fin mot de l'affaire, peu importe les conséquences. »

Le rouquin roula des yeux. A tous les coups, son petit ami allait trouver un moyen de se faire suspendre de nouveau avant même d'être de retour au BEC. Il était impossible ― peut-être que Chuuya allait devoir signaler à Yosano que son ancien subordonné faisait encore des siennes, histoire qu'elle le garde à l'oeil. Même s'il se doutait qu'elle avait mieux à faire en ce moment...

Depuis la fin de l'affaire Dostoevsky, tout était apparemment rentré dans l'ordre à Yokohama, et le BEC avait repris ses habitudes de... flemmardise ? Enfin, non, il était mauvaise langue, ils avaient plus de travail qu'avant. Même si Dostoevsky était désormais sous les verrous, il avait inspiré quelques rebelles, et le nombre de vols à l'arrachée et de cambriolages était monté en flèche. Heureusement, cela n'avait pas atteint les proportions des émeutes de jadis, pour le plus grand soulagement de tout le monde. Mais il y avait quand même une insécurité bien plus forte actuellement, ce qui expliquait sans doute le grand nombre de policiers qui surveillaient le BEC.

Seul bémol : ils atténuaient nettement l'ambiance festive qui aurait dû emplir l'atmosphère.

« Vous m'entendez tous ? » La voix de Yosano capta son attention, et il l'aperçut, perchée sur une petite estrade, un micro dans la main. « Merci à tous d'être venus si nombreux aujourd'hui. Après vous avoir fait tant de fausses joies, je m'en serais voulue de ne pas pouvoir enfin vous annoncer que notre patience a payé. Je ne remercierai pas tous les bureaucrates du bureau de Tokyo pour avoir rendu la procédure trois fois plus longue et laborieuse qu'elle ne l'était déjà rassurez-vous ceux qui sont présents, si vous avez été invités c'est que je vous aime bien quand même, souffla-t-elle sur le ton de la plaisanterie, ce qui déclencha quelques rires amusés dans la foule.

Merci de la précision, ironisa Taneda assez fort pour qu'elle l'entende. Vous allez me faire regretter d'avoir failli poser ma démission pour convaincre mes supérieurs.

Oh, voyons, inspecteur Taneda, vous savez qu'on apprécie votre initiative à sa juste valeur, renchérit Ranpo en grimpant sur l'estrade ― Chuuya était à peu près sûr qu'il n'avait rien à y faire, mais l'inspectrice Yosano ne prit pas la peine de le faire descendre.

Revenons à nos moutons, reprit-elle malgré tout. Ces derniers mois ont été tranquilles, absolument pas à l'image des mois de novembre et janvier passés. Mais, paradoxalement, ils nous ont rappelé ceux qui n'avaient plus la chance d'être parmi nous pour travailler à nos côtés. » Elle prit une profonde inspiration tandis que la foule observait un grand silence respectueux. « En raison de l'urgence de la situation à l'époque, nous n'avons jamais eu l'occasion de rendre hommage à l'inspecteur Fukuzawa, qui est décédé au mois de janvier. Il était le mentor de beaucoup d'entre nous, ainsi que le fondateur et inspecteur en charge de ce Bureau depuis plus de dix ans. Son absence est, pour nous tous, un poids difficile à soutenir. Il nous manque chaque jour davantage. »

Elle marqua une seconde pause, un peu plus longue que la précédente. Du coin de l'oeil, Chuuya dévisagea Mori, resté dans son coin, un peu en retrait. Son visage était absolument indéchiffrable, et le rouquin n'avait pas les talents de profilage de son petit ami pour lui permettre de deviner ce qu'il pensait. Mais il se doutait qu'il écoutait attentivement la successeuse de son ancien amant.

« Nous comptions originellement lui rendre hommage après la fin de l'affaire Fitzgerald et l'arrestation du sniper qui lui a pris la vie, reprit une nouvelle fois celle-ci. Mais, de mon propre chef, j'ai décidé de retarder cet hommage. Il me semblait... Qu'il serait insuffisant. Pour beaucoup d'entre nous, l'inspecteur Fukuzawa était une figure emblématique de ce Bureau, qui n'aurait pas existé sans lui. Nous voulions faire plus. Rappeler à tout le monde, y compris à ceux qui ne l'auront pas connu, qui il était. C'est pourquoi... » Cette fois-ci, la pause qu'elle prit était plus légère, et un sourire naquit sur ses lèvres. « Je suis ravie de vous annoncer que, à compter du premier juillet de cette année, le BEC de Yokohama ne sera plus le BEC de Yokohama. Il sera le BEC Yukichi Fukuzawa. » Une salve d'applaudissements accueillit sa déclaration, et elle termina en haussant la voix. « C'est une exception dans l'histoire des Bureaux d'Enquêtes Criminelles d'en nommer un à partir d'une figure connue. Je suis honorée d'être l'inspectrice principale du premier de ce genre. Merci. »

Cette fois-ci, Chuuya en était certain, Mori était ému. Il essayait de ne pas le montrer, mais cela commençait à se voir. D'ailleurs, Dazai se pencha vers lui et murmura :

« C'est le jour anniversaire de leur première relation aujourd'hui. Je suis rassuré de savoir qu'il a assez de cœur pour ne pas parvenir à rester de marbre.

Tu es injuste avec lui, fit observer Chuuya. Tu as aussi peu de cœur que lui.

Je n'ai pas de raison d'être ému aux larmes aujourd'hui, objecta son compagnon. J'aimais l'inspecteur Fukuzawa, mais pas autant que lui, ou même Yosano et Ranpo. » Un petit sourire naquit sur les lèvres de Chuuya.

« Yosano ne t'a pas dit ?

Quoi donc ?

Il y a une salle au troisième étage, jusque-là inoccupée, qui a aussi été renommée. « Sakunosuke Oda ». » Dazai en resta quelques secondes sans voix, avant d'esquisser un mince sourire.

« Pourquoi ?

Parce que... » Chuuya repensa à ce que la jeune inspectrice lui avait dit et serra la main ― tremblante ― de Dazai. « On peut y voir les étoiles la nuit. »

FIN.