Bonjour à tous!

Et voilà, voici l'histoire que j'ai commencé à pondre il y a déjà un bon six mois! Elle contient en ce moment 14 chapitres, mais il m'en reste 4 autres à écrire. J'attendais avec angoisse la sortie des épisodes de Chat Blanc et de Félix pour pouvoir publier mon 1er chapitre, et je peux vous dire que j'ai eu peur, et pas à peu près, après avoir vu la bande-annonce de Chat Blanc! Heureusement pour moi (mais seulement pour moi :P), ni Marinette, ni Adrien ne connaissent l'identité l'un de l'autre à ce jour. Fiou! Sinon, adieu tout mon travail... Et encore plus à mon avantage, Chat Blanc m'a démontré que mon histoire faisait assez de sens. Enfin... j'espère!

AVERTISSEMENT: j'ai pris en compte tous les éléments de la saison 3, donc il y a beaucoup de spoilers! Aussi, il y aura beaucoup de moments difficiles pour mes personnages et beaucoup de larmes dans mes chapitres (du genre de mon autre fanfic "Only Love", si vous l'avez lue!).

Comme mes chapitres sont déjà écrits, je devrai les publier assez rapidement :)

Allez, je vous laisse, bonne lecture! J'espère que vous aimerez...


CHAPITRE 1

« S'en est fini de ton règne, Papillon! »

Ladybug releva le menton, un air de défi dans le regard. Tentant de reprendre son souffle, elle vit, malgré l'obscurité de la pièce dans laquelle ils étaient, l'homme masqué déposer un deuxième genou à terre, son bâton à quelques pas de lui.

« Je dirais même, ajouta Chat Noir, que vous êtes enfin dans nos filets. »

Le héros se tenait debout, à côté de Ladybug, les bras croisés. Bien qu'un léger sourire s'affichait sur son visage, il avait lui aussi peine à reprendre son souffle. Tout comme Marinette, de grosses gouttes de sueur coulaient de ses tempes mais contrairement à elle, un léger filet de sang traçait son chemin jusqu'à sa joue.

« Où... Où suis-je... ? », résonna une voix derrière eux.

Marinette ne se retourna pas. Elle ne ferait pas l'erreur de détourner une nouvelle fois son regard de son ennemi. Elle senti Chat Noir incliner légèrement la tête vers le héros à sa droite.

« Carapace? »

Il ne fallut qu'un mot au jeune-homme vêtu de vert pour comprendre. Il se dirigea vers l'homme qui, encore akumatisé quelques secondes plus tôt, leur avait donné beaucoup de fil à retordre.

Un écho de pas retentit, annonçant l'arrivée de Queen Bee.

« Aucun interrupteur dans cette satanée pièce, maugréa-t-elle. C'est immense et... »

Trois claquements résonnèrent et une par une, d'énormes ampoules accrochées à un haut plafond se mirent à illuminer la pièce. Cette fois-ci, Marinette ne put s'empêcher de tourner la tête.

« Mais... comment? », s'indigna Chloé Bourgeois sans même prendre la peine de jeter un coup d'œil autour d'elle.

Elle avait posé ses points sur les hanches et regardait Réna Rouge d'un air accusateur. Celle-ci avait encore les bras dans les airs.

« Jamais entendu parler de la technologie ? », se moqua la renarde avant de se tourner et de rejoindre Carapace auprès du jeune-homme désakumatisé.

Queen Bee grogna, puis son attention se tourna de nouveau vers la pièce dans laquelle ils se tenaient.

« Nom d'un chien! Mais avons-nous atterri? »

Marinette avait déjà balayé la vaste pièce du regard. Celle-ci s'étendait sur plusieurs dizaines de mètre de chaque côté et le plafond devait bien se trouver à une trentaine de mètres au-dessus d'eux.

Stupéfaire, elle réalisa qu'ils se tenaient tous sur un étroit pont suspendu qui menait vers un immense arbre dont les racines se répandaient tout autour d'eux, en dessous d'eux et même entre chacune des poutres qui décoraient la pièce.

Un énorme vitrail décorait le mur et Marinette était sûre qu'une lumière plus que resplendissante serait passée à travers pour éclairer toute la pièce s'ils avaient été en plein jour.

Son attention se porta à nouveau sur l'arbre devant elle et elle fronça les sourcils. De nombreux papillons blancs semblaient se réunir autour d'une sorte de socle, qui semblait alimenté par une dizaine d'énormes câbles d'alimentation.

« Seize akumatisés, siffla Chat Noir, interrompant le fil de pensées de Marinette. Impressionnant, même pour toi Papillon. »

L'héroïne se tourna vers son partenaire alors qu'une lueur de colère passait dans ses yeux, bien que son sourire ne quittait pas ses lèvres.

Les images de la bataille revinrent dans sa mémoire.

Le combat avait été féroce. Cette fois-ci, au lieu d'akumatiser la majorité des habitants de Paris, le Papillon s'étaient concentré à ne relâcher qu'un monstre à la fois, se nourrissant du drame d'un accident survenu la veille, alors qu'un autocar emmenant plusieurs classes de primaire avait été percuté par un camion lourd dont le conducteur s'était endormi.

Le papillon n'avait jamais encore osé s'attaquer à des victimes en deuil mais son désespoir, après cinq ans de combat acharné mais sans résultat contre Ladybug et Chat Noir, l'avait poussé à l'extrême. Ses akumatisés s'étaient avérés si puissants qu'aucun héros ne s'en était sorti complètement indemne. En plus de devoir fusionner plusieurs Miraculous avec le sien, Marinette avait dû en distribuer certains à ses nombreux compagnons de combat.

Un par un, ils avaient fini par tomber, tous sauf Alix, Alya, Nino et Chloé.

Le Papillon, voyant que ses forces faiblissaient, avait tenté de s'enfuir par les bouches d'égouts. Bunnix était alors restée en arrière, tenant fermement Mayura sous son emprise. Les cinq autres héros avaient réussi à le suivre le vilain. Dans le noir de la nuit, aidés seulement par les néons de sorties de secours, ils avaient réussi à vaincre le dernier Akuma du Papillon et le vilain lui-même.

Ladybug posa la main sur l'épaule de son compagnon, l'alertant ainsi de son prochain mouvement, puis s'avança vers l'homme qui était maintenant à genoux devant elle.

« Papillon... »

« Non..., la coupa-t-il. Non! Non, non, non, non. Je ne peux pas abandonner ! »

Elle s'accroupit devant lui et tendit la main. Elle ne put empêcher son cœur de se gonfler à la vue de l'homme devant elle. Les mains en points, crispés sur ses genoux, les larmes coulant sans cesse sur ses joues et la tête baissée, il semblait lutter de toutes ses forces contre l'indéniable. Il était vaincu, mais ne pouvait l'accepter.

« Papillon, réessaya Marinette, ferme mais compatissante. C'est fini. Vous avez akumatisé votre dernière victime. Il est maintenant temps de vous rendre. »

Elle tendit la main.

« Je vous laisse vous rendre, continua-t-elle. Je vous laisse nous rendre votre Miraculous et vous livrer aux autorités. »

« NON! », ragea l'homme.

Il leva la tête vers elle, la mâchoire crispée, les veines ressortant sous l'effet des nombreuses émotions qu'il vivait. Chat Noir fut à côté de sa compagne en un instant et bien qu'elle ne percevait plus aucune menace venant du Papillon, elle senti l'aura protectrice de son partenaire. Après cinq ans à combattre à ses côtés, les mots n'avaient plus besoin d'être échangés entre eux. Il était là pour la protéger, qu'elle soit ou non en danger.

« Vous ne comprenez pas, expira-t-il. J'ai besoin de vos Miraculous. »

Sa voix se brisa.

« Pour mon fils. Pour... mon... mon... fils! »

Marinette ne regarda pas son partenaire mais sut qu'il fronçait les sourcils. Elle-même était étonnée par la déclaration du vilain. N'avait-il pas voulu leurs Miraculous pour détruire le monde?

Soudain, le Papillon plaça ses mains en avant de lui, sur le sol, et posa sa tête par terre.

« Je vous en supplie! Aidez-moi, donnez-moi vos Miraculous. »

Sans un mot, Ladybug et Chat Noir se regardèrent. La lueur joyeuse qui illuminait constamment les yeux de son compagnon avait disparue, cédant place à une tristesse nouvelle. Marinette prit la main de Chat Noir et la serra, opinant devant la demande silencieuse de son partenaire. Doucement, Chat Noir avança la main.

« Papillon, dit-il en l'appuyant sur l'épaule de l'homme, l'aidant ainsi à se relever, bien que vos raisons soient peut-être valides et même louables, l'utilisation des deux Miraculous pourraient causer la destruction de Paris, voir même de la France entière. Pour une vie, aussi précieuse soit-elle, pourriez-vous en sacrifier des dizaines de milliers? »

Tout en parlant, il avait descendu doucement sa main libre vers le Miraculous en forme du papillon ornant le costume du vilain. Celui-ci avait levé la tête et le regardait à travers ses larmes.

« Oui, je ferai n'importe quoi pour ma famille... »

Chat Noir se figea un instant puis, le visage plus sévère qu'à l'ordinaire, pris alors possession du Miraculous, relâchant instantanément la transformation du Papillon.

Gabriel Agreste prit place devant leurs yeux.

Dire que Marinette éprouva un choc serait manquer de mots pour exprimer l'onde phénoménale qui secoua son âme toute entière. Les yeux grands ouverts, elle senti son sang se glacer.

Gabriel Agreste. Le Papillon était Gabriel Agreste.

Adrien, pensa-t-elle instantanément.

Le Papillon était le père du garçon qu'elle avait aimé à la folie, qu'elle aimait sûrement encore.

Et soudain, en à peine quelques secondes seulement, un tsunami de pensées l'envahi. Elle s'était doutée plus jeune qu'il avait pu être le Papillon, mais la même journée, il avait été akumatisé. C'était aussi lui qui possédait le livre de l'Ancien.

Un sentiment d'horreur envahi l'héroïne. Cet homme, qui négligeait son fils jour après jour, proclamait maintenant que c'était pour… le sauver?

Elle senti soudain la main de Chat Noir relâcher la sienne alors qu'il tombait à genoux sur le sol. Un petit coin de son esprit enregistra qu'il semblait aussi ébranlé qu'elle. Avec peine, elle détacha son regard de Gabriel Agreste et tourna la tête vers son ami. Il avait les yeux écarquillés, les sourcils légèrement froncés et son visage avait perdu toutes ses couleurs.

Elle ne comprit pas pourquoi, mais son cerveau refusa d'aller plus loin. L'image d'Adrien, avec son sourire doux et ses yeux d'une bonté incroyable venait de se superposer au visage de Chat Noir et elle senti les larmes lui monter aux yeux.

C'est un... cauchemar !

« Espèce d'ENFOIRÉ!, » hurla Chloé quelque part à sa gauche.

Chat Noir ne bougeait toujours pas et Marinette se força cette fois-ci à tourner le regard vers Queen Bee.

« ENFOIRÉ! ENFOIRÉ! ENFOIRÉ! »

La jeune-fille enragée se débattait dans les bras de Rena Rouge qui avait beaucoup de difficulté à la garder en place. Le visage rouge, rongé par la rage, elle hurlait et se démenait de toutes sortes ses forces.

« Nin… Carapace! J'ai besoin d'… »

Nino passa à côté d'elle sans la voir et s'approcha du Papillon si rapidement que Marinette, qui ne pouvait se remettre de son état de choc, ne put l'empêcher à temps de donner un puissant coup de poing dans la mâchoire du père d'Adrien.

Celui-ci s'étala sur tout son côté gauche.

Ce fut comme une claque pour Marinette. Elle se retourna rapidement et sauta devant Gabriel, posant fermement ses mains sur le torse de Carapace, l'empêchant d'assener de nouveaux coups au vilain. Queen Bee apparu soudain à ses côtés et Ladybug dû écarter ses deux bras cette fois-ci pour repousser ses amis.

D'un doigt accusateur, Nino baissa son regard plein de mépris sur l'homme qui se rasseyait doucement, le nez en sang.

« Comment OSEZ-vous dire que vous faites tout ça pour Adrien quand vous êtes de loin le père le plus affreux que la terre ait porté?! Comment, comment pouvez-vous dire que vous faites ça pour lui quand jamais, jamais vous ne vous êtes réellement intéressé à lui? Comment pouvez-vous même penser que devenir un vilain pouvait réellement l'aider? Vous êtes fous! Vous êtes fous et maintenant, à cause de vous, Adrien aura tout perdu! »

Marinette entendit un hoquet derrière ses amis et vit Chat Noir, cette fois-ci les deux mains sur le sol, le regard flou, et nota que son compagnon avait commencé à respirer bruyamment. Elle n'eut cependant pas le temps de se concentrer sur lui. Elle posa son regard sur Alya, qui avait à nouveau entouré l'homme fraîchement akumatisé de ses bras, et posa à nouveau son attention vers Nino et Chloé.

Tout était si… terrible. Comment avaient-ils pu en arriver là? Quelle malédiction avait pu toucher avec autant de force le garçon le plus bon, le plus attentionné et doux qu'elle avait connu? Et pourquoi, pourquoi devait-elle être celle qui devait mettre son père en prison, elle et ses meilleurs amis ?

Elle secoua sa tête et ravala ses larmes de tristesse et de rage. Elle était Ladybug et se devait d'agir en conséquence. Elle se cacherait et pleurerait sur son sort et celui d'Adrien plus tard.

« Carapace, Queen Bee, leur dit-elle aussi calmement que possible, bien que sa voix trahissait ses émotions. Maintenant n'est pas le temps. A-Adrien aura besoin de vous. Vraiment. Finissons-en. Carapace, appelle la police. Queen B… »

« Vous ne comprenez pas », coupa Gabriel Agreste.

Ladybug se retourna brusquement vers lui. Il essuyait le sang de son nez avec le dos de sa main et regardait maintenant de l'autre côté de la pièce. L'envie de lui assener un autre coup la tenta fortement.

« Il-il a besoin d'elle, continua-t-il. J'ai besoin d'elle. »

De quoi parlait-il? Était-il en train de sombrer dans la folie?

« Je… je ne peux pas vivre sans elle. »

Marinette ouvrit grand les yeux. Il ne parlait quand même pas de… Elle suivit le regard de l'homme et il se posa avec effroi sur le coffre vitré qu'elle avait aperçu quelques minutes auparavant. À l'intérieur, une…

« De quoi… », commença-t-elle, le vertige la saisissant soudainement.

« ADRIEN A BESOIN DE SA MÈRE! J'AI FAIT TOUT ÇA POUR LA RAMENER À NOUS! »

Les bras de Ladybug retombèrent en même temps que la compréhension faisait son chemin dans son esprit. Carapace et Queen Bee étaient eux aussi figés.

Elle entendit à peine Chat Noir se relever et passer à côté d'elle.

« Qu'avez-vous fait? », hoqueta-t-elle, la main devant la bouche, le cœur saignant presque de chagrin.

Gabriel se laissa une nouvelle fois tomber devant chat Noir et lui attrapa la cheville. Le héros s'immobilisa, la respiration saccadée, le visage d'une pâleur extrême. Ses yeux, écarquillés, fixaient obstinément le cercueil en verre.

« Chat Noir, sanglota le père d'Adrien. Et si... Et si c'était elle, et si l'amour... l'amour de votre vie devait mourir. Et si Ladybug devait mourir, ne seriez-vous pas prêt à toutes les extrémités pour elle? Et si c'était votre propre mère? »

Mais Chat Noir ne l'écoutait pas et d'un geste agressif, il se libéra de l'emprise de Gabriel. Celui-ci tomba à terre en lâchant un hurlement. Son écho se propagea dans la grande pièce.

Comme hypnotisée, Ladybug ne voyait plus et n'entendait plus rien. Les larmes brouillaient son visage. Ce n'était pas n'importe quelle femme qui gisait là, c'était Émilie Agreste.

Cette fois-ci, Gabriel attrapa sa propre jambe, la faisant sursauter.

« Et vous Ladybug? Et si vous, vous perdiez votre mère? Et si l'amour de votre vie était tué? À... À quoi servez-vous si vous ne sauvez personne?! »

Une larme coula sur la joue de la jeune-femme et sans même s'en rendre compte, elle leva ses mains. Ses doigts frôlèrent ses lobes d'oreilles.

À quoi servez-vous si vous ne sauvez personne?!

Pouvait-elle sauver Émilie Agreste de son sort? Pouvait-elle faire une différence dans la vie d'Adrien? Pouvait-elle...?

Une main tremblante attrapa la sienne et força doucement son bras à redescendre le long de son corps. Elle se tourna vers son compagnon et sembla soudain sortir de sa transe. Chat Noir semblait très mal en point. Son corps entier tremblait et de grosses perles de sueur roulaient de ses tempes vers son cou. Son torse se soulevait lentement alors qu'il haletait avec difficulté et son autre main, crispée, semblait vouloir arracher son costume au niveau de son cœur.

Mais ce qui marqua le plus Marinette, ce fut la douleur qu'elle lut dans les yeux de son ami. Une douleur lancinante, une douleur ravageante.

Ne voyant plus qu'elle et son compagnon, elle força leurs mains à se détacher l'une de l'autre et enroula son bras autour de la taille du jeune-homme.

« Chat! Tu... tu es blessé? »

Mais il ne l'écoutait pas. Il ne semblait voir qu'Émilie, et avant même que Ladybug puisse poser une autre question, il avait commencé à avancer, la forçant à relâcher son étreinte.

« Chat! »

Elle tenta de le suivre mais Gabriel Agreste tenait toujours sa cheville. Elle trébucha et se retourna vers l'homme, tentant désespérément de se défaire de son étreinte. Suppliant et implorant, Gabriel Agreste n'était plus l'homme sûr et inflexible qu'elle connaissait. Dévoré par son désespoir, il tenta de se relever, s'agrippant à Marinette, enfonçant ses doigts dans le cuir de son costume.

Ladybug sursauta presque lorsque Carapace et Queen Bee réapparurent dans son champs de vision. Ils forcèrent sans ménagement le père d'Adrien à se détacher d'elle et le plaquèrent joue contre terre. Carapace prononça quelques mots que Marinette entendit à peine derrière les hurlements de l'ex-vilain.

« …police... Appel...Chat... »

Chat...

Elle se retourna brusquement et chercha son compagnon du regard. Il avait déjà atteint de cercueil d'Émilie Agreste et avait posé ses deux mains sur la vitre. La tête penchée, elle ne put voir son expression mais senti immédiatement que quelque chose n'allait pas.

Presque au même moment, Chat Noir tomba un genou à terre et elle l'entendit gémir. En deux secondes, elle fut au-dessus de lui. Il agrippait son costume au niveau de son cœur et haletait avec force.

« Chat! Chat! »

Elle s'agenouilla à ses côtés, prit son visage entre ses mains et le força à la regarder. Elle constata avec horreur qu'il se battait pour respirer mais que l'air ne semblait pas atteindre ses poumons. Ses lèvres étaient maintenant bleues et la frayeur se lisait dans ses yeux.

« CHAT! »

Elle se tourna vers ses compagnons qui tenaient toujours Gabriel Agreste immobile.

« Que lui avez-vous fait? », ragea-t-elle, les yeux fixés sur Gabriel.

Chat Noir posa une deuxième main à terre.

« Il... Il est blessé! RENA! »

Puis, elle se retourna à nouveau vers son partenaire, paniquée.

« Chat, respire, je t'en prie, respire! »

Ses grands yeux verts émeraude se plongèrent dans les siens et pendant un simple instant, la frayeur et le désespoir laissèrent place à la tendresse et à la résilience. Chat Noir leva sa main gantée vers elle et tremblant, caressa sa joue. Elle attrapa sa main avec désespoir.

« N'abandonne pas, bats-toi, je t'en prie! »

Elle pleurait maintenant à chaudes larmes. Elle n'était plus Ladybug, calme, pleine de sang-froid. La peur l'immobilisait.

Je suis désolé, semblait dire Chat Noir. Je suis désolé...

Puis, comme s'il n'avait plus de raison de se battre, il s'effondra.


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