Chapitre 11

Harry se réveilla lentement et avec un sourire alors que la première chose qu'il voyait était le plafond magique de sa nouvelle chambre. Un ciel bleu avec des nuages qui lui donnait envie de prendre son balai et de s'envoler.
S'asseyant sur son lit, il mit ses lunettes et jeta un coup d'œil à la chambre : il avait une chambre à lui. C'était sa chambre.
Le sorcier ne put s'empêcher de sourire quand il vit Hedwige se réveiller brièvement pour hululer un bonjour sa chouette pouvait rester hors de sa cage tout le temps.
C'était donc ça d'être heureux et d'avoir un chez-soi.

Une fois hors de son lit, il sortit de sa chambre et croisa Ace qui semblait encore endormi : « Salut Ace ! Bien dormi ? »

« Ouais… tu as l'air en forme, Harry… »

Ses mots étaient mâchés et le sorcier se retint de rire alors qu'il semblait avoir du mal à garder les yeux ouverts. C'était adorable, en fait.

« C'est le meilleur Noël de ma vie, Ace… »

Le concerné lui lança un regard un peu plus réveillé et sourit affectueusement : « Ouais, je n'en doute pas. Tu veux déjeuner ? »

Un gargouillis retentit et Harry rougit en se frottant le ventre : « Euh je crois que ce serait une bonne idée. »

Le pirate sourit narquoisement, sachant pertinemment que Thatch allait donner à Harry des grandes portions nutritives. Il n'était pas le cuisinier principal de leur équipage pour rien : talentueux et observateur : il avait vu les signes de malnutrition même si Poudlard et ses repas avaient légèrement remplumé le garçon.

En arrivant dans la salle à manger, Ace poussa un soupir de contentement en voyant l'énorme petit-déjeuner tandis qu'Harry était figé de stupeur.
Thatch apparut derrière ce dernier avec un grand sourire et passa son bras par-dessus les épaules du brun : « Allez, à table ! Tu veux du chocolat chaud, du café, du thé ou du jus de fruit ? »

« Euh du chocolat chaud, ça a l'air super ? »

« Excellent ! Ace ! NE MANGE PAS TOUT ! »

Une cuillère en bois frappa l'accusé au milieu du front et il gémit avec des joues de hamster : « Mais Chatch… Ch'ai faim ! »

« PAS DE MAIS ! »

Harry s'assit devant une assiette garnie et commença à manger avec plaisir le professeur Newgate cuisinait vraiment trop bien ! C'était super bon !

Il ne mit que quelques minutes à terminer son assiette quand une autre fut posée devant lui. Surpris, il regarda Thatch qui semblait sérieux : « Mange. Le petit-déjeuner est le repas le plus important de la journée. »

« Euh mais j'ai déjà mangé une assiette… »

Un regard sérieux de Thatch et la protestation de Harry mourut dans sa gorge. Ace se pencha vers lui en arrêtant de manger pendant quelques secondes : « Thatch est le cuisinier de notre équipage. Il prend le bien-être de ses nakamas très au sérieux. Et il ne tolère pas que quelqu'un soit affamé. Un cuisinier de la mer. »

« Oh… »

Harry regarda la deuxième assiette avec hésitation : les Dursley ne l'avaient jamais laissé se resservir à manger… en fait, il n'avait jamais droit à une assiette normale. Il prit l'assiette et commença à la vider consciencieusement, inconscient du sourire fier et soulagé du pirate plus âgé non loin de lui.
Thatch avait été préoccupé par la taille et le poids de Potter depuis le début de l'année, d'où sa participation régulière à la préparation du petit-déjeuner à Poudlard.

Il s'assit à côté de son frère et se servit une tasse de chocolat chaud avant de demander : « Alors, vous voulez faire quoi aujourd'hui ? »

Ace marmonna incompréhensiblement quelque chose et, en levant les yeux au ciel, Thatch soupira : « Non, on ne peut pas cramer Dumbledore. Peut-être plus tard. Harry ? »

« Cramer Dumbledore ? Euh c'est extrême mais tentant…

Thatch éclata de rire, manquant de tomber : « Je demandais ce que tu voulais faire aujourd'hui, mais visiblement Ace commence à dépeindre sur toi ! »

Rougissant, Harry bégaya : « Je… je ne sais pas trop… j'aimerais bien retourner voir les animaux… »

Intéressé, Ace se tourna vers lui : « C'est comment ? »

« Magnifique. On se croirait à l'autre bout de la planète et il y a tant d'animaux ! J'ai même vu un dragon aquatique ! Et Fumseck est passé quelques minutes ! »

Jaloux, Thatch croisa les bras : « Tu en as de la chance, gamin, moi je n'ai pas le droit d'y aller… »

Ace allait se moquer quand la sonnette retentit.

Thatch se redressa avant de froncer les sourcils. La sonnette signalait qu'un sorcier ou un être magique voulait entrer sur la propriété.

La porte de la salle à manger s'ouvrit sur Clara qui lança rapidement : « Ace, reste avec Harry. Newgate, n'osez pas faire l'idiot. »

« Qui c'est ? Demanda Harry en se levant à moitié. »

« Dumbledore. Restez là. »

La porte se referma et Thatch gémit : « Ce vieux bouc va nous emmerder encore longtemps… »

(*****)

Clara était de bonne humeur ce matin. Elle avait aidé à préparer le petit-déjeuner et avait déjà nourri chaque créature magique du domaine.

Maintenant, elle avait perdu sa bonne humeur alors que Mina l'avertissait que Dumbledore demandait à entrer dans l'enceinte de la propriété.

Comment il savait où se trouvait le domaine était déjà étrange, mais qu'il ose se pointer le lendemain de Noël, ça c'était énervant.

Sa baguette attachée à sa cuisse, Clara sortit dans le jardin, marchant rapidement vers le portail à cinquante mètres. Si elle pouvait voir la silhouette dégingandée de Dumbledore, lui ne pouvait pas la voir. Ni elle, ni la maison.

Elle sortit de la propriété, apparaissant devant le vieux sorcier qui sourit, crispé : « Ah, miss Lovegood ! Je… »

« Premièrement, ce sera Lady Lovegood pour vous. »

Elle ne souriait pas, malgré la satisfaction de voir le visage de Dumbledore se rembrunir. Son titre lui serait utile pour lui rappeler où il était.

« Deuxièmement, il est d'usage de prévenir quand on veut rendre visite. »

Dumbledore avait l'air d'avoir sucé un bonbon au citron périmé.

« Et enfin, que venez-vous faire devant chez moi, le lendemain de Noël ? »

Le vieillard s'éclaircit la gorge avant de commencer d'une voix qu'elle n'aimait pas : « Lady Lovegood, je viens de recevoir un courrier du Ministère de la Magie m'informant que je n'étais plus le tuteur de Harry et que vous étiez désormais sa tutrice légale ? J'ai voulu en parler avec Harry mais il n'est pas à Poudlard malgré la situation dangereuse et… »

« Taisez-vous. »

Le visage de la femme était fendu d'un sourire sombre, mais menaçant. Dumbledore avait envie de reculer alors que l'air déjà froid semblait crépiter. Il savait que Clara Lovegood était une experte en magie sans baguette, spécialisée dans les éléments, mais il n'en avait jamais été témoin.

« Directeur, je vais être très claire. Vous n'avez jamais été le tuteur magique de Harry Potter, mon pupille. Vous avez abusé de votre pouvoir pour prendre des décisions le concernant qui ne vous regardait pas. Vous l'avez placé dans une famille moldue qui déteste la magie sans raisons réelles. »

« La protection de… »

« La protection de sang ne fonctionne que si le concerné se sent chez lui, accepté. Ce n'est pas le cas pour Harry. »

Dumbledore croisa les bras : « Vous ne savez pas de quoi vous parlez. »

« J'en sais assez pour vous dire que vous n'avez pas d'autre autorité sur Harry Potter que celle d'un proviseur sur son élève. Et avant que vous ne commenciez à énoncer les risques pour Harry de quitter Poudlard, dois-je vous rappeler la présence de Dolorès Ombrage qui torture les élèves en retenue ? »

« Voldemort est en liberté et cherche à tuer Harry depuis… »

« À CAUSE DE VOUS ! Cria-t-elle. »

Elle respira un grand coup pour se calmer avant de siffler : « Cette foutue prophétie que Trelawney a faite dans un bar a conduit James et Lily Potter à leur mort ! Et vous continuez de croire qu'une prophétie est la clé pour vous sauver ! Un gosse, Dumbledore ! Ce n'est qu'un gosse que vous avez manipulé pour jouer à votre jeu de guerre avec Voldemort. »

Le vieux sorcier sentit la colère monter en lui alors qu'il se sentait défié.

« Où est Harry ? »

« Avec moi. Et non, vous ne pouvez pas le voir, ni entrer chez moi. Si vous essayez l'un ou l'autre j'appelle les Aurors et je porte plainte. Contrairement à vous, je me sers des lois pour protéger les miens. Je ne les viole pas à des fins personnelles. »

Abandonnant la manière directe, son interlocuteur susurra : « Voyons, Clara, je sais bien que nous ne sommes pas d'accord pour tout mais Harry a des amis à Poudlard. »

« Ils sont chez eux. »

« Des amis avec qui il devrait passer les fêtes ! Les Weasley… »

« Sont à Sainte Mangouste pour voir Arthur. »

« Et Sirius… »

« Est encore souffrant. »

Il grimaça et elle continua : « Je vais être claire. Si vous ne partez pas maintenant, vous allez le regretter. Vous aurez un procès au cul, et je vais probablement défendre ma propriété d'une potentielle menace. Vous connaissez les lois. »

Dumbledore la dévisagea avec méfiance. Elle était loin, la petite Poufsouffle naïve qu'il croyait qu'elle était. La folle Lovegood ne se préoccupant que des créatures magiques… Il aurait dû se douter qu'elle ne serait pas comme son frère. Elle avait bien caché son jeu.

Il n'avait pas le choix. Il devait partir.

« Ce n'est pas terminé, Lovegood. »

Il recula, prêt à transplaner et lâcha : « Vous ne pouvez pas empêcher Harry de faire face à son destin. »

« Vous n'êtes pas le destin. »

Il disparut dans un craquement sonore et Clara regarda la route enneigée et déserte quelques secondes. Son cœur battait la chamade. Elle avait eu envie de le tuer. De le blesser. Sa magie voulait le déchirer, le briser.

On dirait bien qu'il n'allait pas accepter sa défaite facilement.

(*****)

Quand elle rentra à l'intérieur du domaine sous Fidelitas, elle fut surprise de voir Thatch, Ace et Harry debout dans la neige, toujours en pyjama. Clara se pinça l'arête du nez : « Qu'est-ce que vous n'avez pas compris dans « Restez-là » ? »

« Tous les mots ! Sourit Ace, Je peux cramer le bouc maintenant ? »

Harry s'avança en détournant le regard : « Il va essayer de me ramener chez les Dursley ? »

« Oui. »

Il serra les poings.

« Mais je ne le laisserai pas faire, Harry. Je te promets que tu ne retourneras pas là-bas. »

Il leva des yeux verts humides vers la femme qui lui ébouriffa les cheveux avec un sourire narquois : « S'il attaque la famille d'un blaireau, il a intérêt à avoir un sacré bouclier. Nous, les blaireaux, sommes extrêmement protecteurs et dangereux quand on s'en prend aux nôtres. »

Ace éclata de rire : « J'ai hâte de voir la tête de Dumbledore quand il s'en prendra une ! »

Harry le rejoignit dans son rire alors que Thatch demanda à Clara dans un murmure : « Qu'est-ce qu'il ne va pas ? »

« Je dois renforcer les défenses. »

(*****)

Alors qu'Ace et Harry était avec les animaux, Thatch était assis dans le salon, fixant la sorcière qui murmurait incantation après incantation tandis que Mina, l'elfe de maison, claquait des doigts avec concentration.
La ride d'inquiétude sur le front de Clara était assez rare à voir. Thatch ne l'avait jamais vu. Il demanda : « Quand vous parliez de renforcer les défenses, j'avoue que je n'ai pas compris que vous alliez transformer cette maison en une forteresse. »

Elle lui lança un bref regard avant de soupirer : « Je ne veux pas prendre de risques. Il serait problématique d'avoir d'autres visiteurs inattendus. »

« Comment il savait où vous trouver ? »

Elle grogna en faisant un geste plus saccadé avec sa baguette : « Ce sale vieillard avait mis une amulette de suivi sur Harry. Merlin soit loué, il ne peut pas percer le Fidelitas, mais s'il devait l'attaquer, il pourrait briser la première barrière. »

Thatch n'était pas sûr de la suivre et le lui fit savoir.

Clara cessa ses incantations avant de regarder le pirate. Finalement, elle s'assit à côté de lui : « Le Fidelitas agit comme un voile d'invisibilité et de protection contre les regards extérieurs. Je suis la Gardienne du secret, mais cette magie n'est pas infaillible contrairement à la rumeur. Un sorcier suffisamment puissant peut, à condition de connaître la zone où se trouve le Fidelitas, le briser en concentrant sa magie. »

Elle souffla agacée avant de continuer : « Dumbledore pourrait donc le briser car il sait dans quelle zone on se trouve, mais il ne le fera pas. »

« Non ? Alors pourquoi… »

« J'ai dit qu'IL ne le fera pas. Pas qu'il garderait cette information pour lui. »

Un regard sombre passa dans les yeux de Clara alors qu'elle jouait avec le collier autour de son cou. Thatch le fixa un instant, se souvenant qu'elle le portait presque tout le temps. Il y avait trois charmes, des petits bijoux, pendant au bout de la chaîne. Une otarie noire, une biche blanche et une fleur rouge.

« Pendant près de quatorze ans, j'ai essayé de comprendre comment Rouge, Alice et Frank ont pu être attaqué par les Mangemorts alors qu'ils étaient sous Fidelitas. J'étais la Gardienne du Secret de Rouge. Rouge était la Gardienne du secret des Londubat. Et nous n'avons pas parlé. Aucune de nous n'a trahi son serment. »

Elle déglutit, sa main se serrant autour des pendentifs. La douleur de la perte ne l'avait jamais quitté, mais maintenant qu'elle-même était sous Fidelitas, elle avait une autre approche.

« Le seul moyen était qu'un sorcier avait brisé le sort. Or, avec Voldemort en fuite, il ne restait que Dumbledore. »

Sa voix trembla de rage : « J'aurais dû le comprendre plus tôt. Il a brisé les défenses de Rouge et des Londubat. Il les a condamnés pour servir son plan. Ce salopard. »

Thatch attrapa sa main avec délicatesse alors que des gouttes de sang perlait sur son poignet. Elle le laissa détacher sa main de son collier et fut surprise de voir qu'elle s'était entaillée la paume à force de les serrer. Le pirate sortit un mouchoir et essuya le sang en demandant : « Tu ne pouvais pas te douter qu'un allié vous trahirait comme ça. »

« Lily et Rouge se méfiaient de lui. Moi-même je ne l'ai jamais apprécié. J'ai été si aveugle… »

Thatch lui serra la main avant de lâcher : « Je connais ce sentiment. Tu n'y peux rien. »

Elle sentit ses yeux s'humidifier et il sourit : « J'ai entendu dire qu'un baiser arrangeait tous les maux… »

« Idiot de pirate. »

Mais elle souriait, bien que ses yeux soient toujours tristes. Thatch embrassa sa paume et fut content quand elle ne la retira pas.

À la place, elle continua : « Dumbledore serait capable de divulguer la position de ce domaine aux Mangemorts. Une fois les défenses brisées, il pourrait essayer de reprendre la garde d'Harry en prétextant que je suis incapable de le protéger. »

« Si les Mangemorts ne vous tuent pas. »

« Oui. »

Le silence s'installa et Clara se laissa tomber contre Thatch, épuisée : « J'en ai tellement marre de ce bordel. »

« Je sais. »

« J'en ai marre de devoir héberger un dragueur à deux balles qui cuisine comme un dieu. »

« Je sais… HÉ ! »

Elle rit en esquivant la main de Thatch qui grommela : « Déjà marre de moi ? »

Puis, il se tut et réfléchit avant de sourire : « Alors comme ça, je cuisine comme un dieu ? »

« Il faut bien que vous soyez doué en quelque chose. »

Elle se leva du canapé et recommença ses incantations tandis que Thatch souriait. Un compliment même déguisé en insulte restait une grande victoire personnelle.

(*****)

Les jours passèrent et, alors que la fin des vacances approchait, Harry et Clara reçurent la visite de Bogrod qui venait pour la lecture du testament de James et Lily Potter.

Ce dernier n'avait jamais été ouvert et Harry avait les mains qui tremblaient.

Il ouvrit l'enveloppe avec fébrilité, sortant deux grands parchemins. Bogrod déclara : « Il s'agit des testaments de vos deux parents. Ils sont officiels, mais il y aussi une lettre pour vous. »

« Merci… »

Il commença à les lire et sentit ses yeux piquer alors qu'il voyait l'écriture de son père pour la toute première fois.

« Moi, James Charlus Potter, Lord et patriarche de la noble famille Potter, je jure que je suis sain d'esprit et de corps alors que je couche par écrit mes volontés testamentaires.
La guerre est toujours là et ma famille est protégée par le Fidelitas. Notre Gardien du Secret est Peter Pettigrew, l'un de mes amis les plus fidèles. Si nous devions mourir chez nous, alors cela ferait de lui un traître, même si cela me semble impossible.

Si ce testament-ci est lu et non pas ceux que je rédigerais quand la guerre se terminera, alors c'est que j'ai échoué dans mon rôle de mari et de père.

Moi, James Potter, je lègue à Lily Rose Evans Potter, ma femme, la totalité de nos biens si mon héritier n'a pas atteint sa majorité sorcière. Si ce n'est pas le cas, alors les biens seront également répartis entre eux.

Moi, James Potter, je lègue à Harry James Potter, mon fils et héritier, mon titre de Lord Potter ainsi que la somme totale de dix milliards de Gallions, trois cent mille Mornilles et six mille Noises, qui sont dans les coffres familiaux ainsi que la somme à laquelle il aura accès pour sa scolarité. De plus, je lui lègue le Manoir Potter de Godric's Hollow, le Château familial situé en Écosse, la maison de campagne du Hampshire, l'Hôtel Royal Potter de Winchester, l'appartement londonien 622 B Notting Hill, et le domaine new-yorkais. Par ailleurs, je lègue à mon fils la totalité des biens de chacune de ces propriétés ainsi que l'entreprise familiale de poterie.

Moi, James Potter, je lègue à Sirius Orion Black, mon meilleur ami et frère de cœur, la somme de six mille Gallions ainsi que la maison côtière de Liverpool qu'il aime tant en espérant qu'il y fondera une famille.

Moi, James Potter, je lègue à Remus John Lupin, mon fidèle ami et frère de cœur, la somme de deux millions de Gallions ainsi que la propriété Potter près de Sherwood avec formelle interdiction de refuser (Tu vas réaliser ton rêve d'être professeur de défense !).

Moi, James Potter, je lègue à Peter Pettigrew dans la situation où il n'a pas divulgué notre emplacement la somme de cinq mille Gallions et la maison de Dublin.

Voilà pour le testament des biens matériels.

En cas de décès de James Charlus Potter, la garde de son héritier reviendra à :

Lily Rose Evans Potter (mère de Harry Potter)

Sirius Orion Black (parrain de Harry Potter et ami de la famille)

Rouge D Portgas (marraine de Harry Potter et amie de la famille)

Clara Lovegood (amie de la famille)

Alice et Frank Londubat (parrain et marraine magique de Harry Potter et amis de la famille)

Remus John Lupin (ami de la famille Potter)

Severus Rogue (ami de Lily Potter)

Minerva McGonagall

Personnes refusées pour la garde de Harry James Potter :

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore

Pétunia Evans Dursley et Vernon Dursley

Famille Malfoy

Famille Black

Famille Rosier

Famille Travers

Famille Selwyn

Famille Goyle

Famille Crabbe

Famille Parkinson

Famille Nott

Signé : James Charlus Potter, Lord Potter et Membre de la cour des Lord du Royaume d'Angleterre. »

« Moi, Lily Rose Evans Potter, Lady et matriarche Potter, je jure que je suis saine d'esprit et de corps alors que je couche par écrit mes volontés testamentaires.

Si ce testament-ci est lu et non pas ceux que je rédigerais quand la guerre se terminera, alors c'est que je suis morte à cause de la guerre. J'espère que James sera toujours là pour veiller sur notre enfant, Harry Potter.

À James Charlus Potter, je lègue la totalité de mes biens dans le cas où Harry James Potter n'aurait pas encore atteint la majorité sorcière. Si ce n'est pas le cas, alors les biens seront équitablement répartis entre eux.

À Harry James Potter, je lègue la totalité de mes biens matériels (argent, objets, mobiliers et propriétés) ainsi que la maison de ma famille.

À Rouge D Portgas, je lègue la somme de cinq mille Gallions et la maison de Londres en espérant qu'elle s'occupera avec amour de mon fils.

À Clara Lovegood, je lègue la somme de cinq mille Gallions ainsi que ma collection de livres en espérant qu'elle veillera sur ma famille à ma place avec Rouge.

En cas de décès de Lily Rose Evans Potter, la garde de Harry James Potter reviendra à :

James Charlus Potter (père de Harry Potter)

Rouge D Portgas (marraine de Harry Potter et amie de la famille Potter)

Sirius Orion Black (parrain de Harry Potter et ami de la famille Potter)

Clara Lovegood (amie de la famille)

Alice et Frank Londubat

Remus John Lupin

Severus Rogue

Minerva McGonagall

Personnes refusées pour la garde de Harry James Potter :

Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore

Pétunia Evans Dursley et Vernon Dursley

Famille Malfoy

Famille Black

Famille Rosier

Famille Travers

Famille Selwyn

Famille Goyle

Famille Crabbe

Famille Parkinson

Famille Nott

Signé : Lily Rose Evans Potter, Lady Potter »

Harry laissa les parchemins tomber sur la table basse devant lui alors que sa gorge était sèche. Clara, à côté de lui, était furieuse : Comment Dumbledore avait-il osé confier Harry à Pétunia et Vernon Dursley tout en se proclamant tuteur magique de Harry ? Il allait à l'encontre des dernières volontés de James et Lily.

Bogrod grogna : « Je peux vous assurer, Lord Potter, Lady Lovegood, que cette insulte envers vous ne restera pas impunis. Notre peuple prend cette affaire très au sérieux. »

« Merci, Maître Bogrod. »

Harry sortit un plus petit parchemin et lut silencieusement le message qui lui était adressé.

« Mon cher Harry, mon fils,

Si tu lis ces mots, c'est que je suis mort. Je regrette tellement de ne pas pouvoir te voir grandir et devenir un sorcier extraordinaire.
J'écris cette lettre alors que tu t'amuses à faire léviter tes peluches autour de ta mère, Lily. Tu es un bébé si adorable que j'ai le cœur qui déborde de joie en te voyant rire.

Je ne sais pas quand tu liras cette lettre, mais tout d'abord sache que je t'aime, et que ta mère t'aime aussi de tout son cœur.

En tant que père, je m'accorde le droit de te faire une liste de conseil (j'admets que les lettres stylisés et longues ne sont pas mon genre, c'est celui de ta mère. Je crois que sa lettre fait des kilomètres).

N'ai jamais honte de qui tu es : tu es notre fils, et nous serons toujours fiers de toi.

Ne fais confiance qu'aux personnes à qui tu choisis de faire confiance ne laisse personne influencer ta confiance.

Continuer de rire et de croquer la vie à pleine dents !

Fais des farces quand tu seras à Poudlard ! (Ta mère va me tuer si elle voit ce conseil)

Ne va pas à Serpentard ! Je plaisante ! Quelle que sera ta maison, je serais fier de toi ! (Mais évite Serpentard ou je vais devoir supporter les sourires narquois de Servilus !)

Évite les hommes ou femmes étranges qui veulent t'offrir des bonbons ou du pouvoir !

Fais comme ton papa et épouse une femme qui t'aimeras toute ta vie !

Je t'aime, fils.

James. »

« Harry, mon chéri,

Je suis triste de devoir écrire une lettre au cas où je devais vous quitter, toi et James, mais d'un autre côté, cela me rassure que tu sauras que quoi qu'il nous arrive, quoi qu'il advienne, je t'aimerai toujours et je serais fière de mon fils.

James a dit beaucoup de bêtises dans sa lettre, j'en suis sûre, mais il est toujours un gosse au fond de son cœur.

Tu es ce qui compte le plus pour moi, Harry et je suis tellement heureuse de pouvoir te voir t'épanouir un peu plus chaque jour !

Nous vivons des temps sombres mais tu es notre lumière d'espoir. Je ne crois pas en cette prophétie du Sauveur de Dumbledore, mais pour te protéger nous devons rester cachés.

J'ai mis des photos de James, moi, et nos amis à l'abri dans un coffre (683) à Gringotts afin que tu puisses avoir des photos de moi ou de tous les gens qui t'aiment. Il y a de quoi rire !

J'avoue que je ne sais pas quoi mettre dans cette lettre. J'ai tellement peur qu'un jour, tu doives la lire que je ne peux me résoudre à y penser.

Je t'aime, Harry, je suis fière de toi et le serais toujours, et je crois en toi : tu deviendras un homme bien et un sorcier puissant. Crois en toi.

Avec amour,

Lily. »

Les larmes coulaient librement sur les joues du jeune sorcier et Bogrod serra la main de Clara avant de partir. La sorcière serra Harry contre elle, le cœur serré alors qu'elle revoyait l'écriture de Lily pour la première fois depuis longtemps elle ne pouvait pas imaginer comment ce devait être pour Harry qui ne l'avait jamais connue.