Chapitre 2

Albus Dumbledore poussa un soupir intérieur, fixant le phénix au plumage or et rouge en face de lui et alors qu'il allait se lever pour aller se coucher, un Patronus en forme de chien apparut dans son bureau et une voix grave retentit : « Professeur, Harry vient d'arriver et il n'était pas seul. Fol-Œil a demandé une réunion immédiate. »

Le vieux sorcier fronça les sourcils et tourna son regard vers Fumseck en déclarant : « Mon vieil ami… je crois bien que la magie vient une fois de plus de faire des siennes… »

Dumbledore se leva et se dirigea vers sa cheminée, e disparut dans une gerbe de flammes vertes. Il devait régler un nouveau problème… vraiment, il ne savait pas ce qu'il se passait ces derniers temps, mais la magie n'en faisait qu'à sa tête !

Ace était assis sur une chaise, les mains derrière sa nuque, un sourire narquois toisant les nombreuses personnes qui le fixaient méfiantes. Soudain, la voix agacée de la rousse retentit : « Vous n'avez pas fini de tirer ces têtes ? Ce n'est pas un Mangemort, voyons ! Comment tu t'appelles, mon chéri ?

… je ne suis pas votre chéri, madame, mon nom est Portgas D. Ace. Ace est mon prénom, mais je préfère que vous m'appeliez Portgas.

Excuse-moi, c'est juste que tu semble si jeune ! Quel âge as-tu ?

J'ai vingt et un an. »

Soudain, la cheminée s'embrasa d'une lueur verte et un vieil homme apparut : il avait une longue barbe blanche, des lunettes en demi-lune, et portait une longue robe bleu pâle. Il avisa Ace et déclara en souriant : « Voici donc notre nouvel invité surprise ! Alastor, où l'avez-vous rencontré ?

Vous savez, il peut vous le dire… railla le pirate en fixant le vieil homme.

Veuillez m'excuser, votre tenue m'a fait penser que vous étiez un étranger, alors je n'étais pas sûr que vous me comprendriez.

Non, je suis bien un étranger. Mais je vous comprends parfaitement, rassurez-vous, vieil homme. »

Sirius plissa les yeux face au terme insultant tandis que Fol-Œil souriait, amusé par l'audace du jeune. Dumbledore sourit avec des étincelles dans les yeux : « Bien, comme ça, ce sera plus facile ! Alastor, Arthur et Sirius, venez avec moi et notre invité, je pense qu'il sera plus à l'aise avec moins de monde autour de lui…

Si ça vous arrange, sachez que je ne suis pas timide ! répliqua vertement Ace en le fixant. »

En croisant le regard du vieil homme, Ace décréta qu'il ne l'aimait pas. Il en semblait pas maléfique, mais était entouré de ténèbres. Et il en avait rencontré des gens comme cet homme au regard calculateur. Cependant, il écouta son instinct et suivit les quatre sorciers dans une autre pièce et s'adossa au mur tandis que le sorcier à la longue barbe blanche lui demandait : « Qui êtes-vous, jeune homme ?

Je m'appelle Portgas D. Ace.

Bien, et d'où venez-vous ?

Cela risque de vous sembler fou, mais je me fiche de ce que vous pensez savoir, alors je vais vous le dire : je ne viens pas de ce monde. J'ai été envoyé ici pour protéger Potter, et c'est ce que je ferais.

Harry ? répéta Black, Qu'est-ce que tu crois ? Tu ne l'approcheras pas si tu représentes la moindre menace pour lui ! »

Ace sourit au sorcier avant de déclarer : « Et je n'hésiterai pas à me débarrasser de ceux qui se mettront entre moi et mon protégé. J'ai passé un accord, et je vais m'y tenir.

Un accord ? Avec qui et pourquoi ? demanda Dumbledore.

Gaïa. Quant au pourquoi… »

Le pirate se redressa et toisa froidement le vieux sorcier en lâchant d'un ton glacial : « Ca ne vous regarde pas, sorcier. »

Ce dernier recula légèrement en fixant les prunelles sombres de ce jeune inconnu qui venaient de virer à l'argenté. Il était dangereux. Maugrey demanda : « Tu irais jusqu'à nous menacer, gamin ?

C'est un avertissement, mais je n'hésiterai pas à vous tuer si vous menacez Potter. Compris ? »

Sirius grogna en saisissant le col d'Ace : « Tu insinues que je pourrais faire du mal à mon filleul ? À Harry ?

Non, tu sembles être le seul à se soucier d'Harry, et non pas de Potter, le Survivant. Je ne suis pas stupide, vous savez, vieillard, vous vous servez de ce garçon pour mener une guerre. C'est pitoyable. »

Black le lâcha avant de sourire froidement : « Qui es-tu pour nous accuser ? Tu ne le connais même pas, Ace.

Chez moi, il est extrêmement impoli d'appeler quelqu'un par son prénom si on ne le connaît pas. Alors, appelez-moi Portgas.

Très bien… Portgas... lâcha Black. »

Dumbledore pinça les lèvres alors que tous les regards se tournaient vers le jeune homme aux cheveux de jais, il était vraiment une gêne pour ses plans. Pas qu'il soit le seul, d'ailleurs.

Arthur Weasley, aussi roux que sa femme lâcha : « Bon, maintenant que c'est réglé, que faisons-nous ? Je veux dire, on connaît son nom mais…

J'ai été désigné comme le protecteur de Potter. Où il ira, j'irai.

D'accord, soupira Dumbledore, Mais avant, il y a le problème concernant Poudlard, Mr Portgas. Vous êtes bien trop vieux pour suivre Mr Potter là-bas donc…

Il n'y a aucun problème, j'imagine que ce que vous appelez magie pourrait résoudre ce problème, non ?

Il a raison, professeur ! Une potion de rajeunissement pourrait…

Une potion ? grimaça le pirate, Non. Je ne boirais aucune potion préparée par l'un d'entre vous.

Il y a toujours la solution des runes. »

Tous se tournèrent vers Alastor qui souriait : « Oui, les Runes. Albus, vous pourriez lui inscrire une rune qui lui permettrait d'avoir l'apparence d'un gamin de quinze ans.

Oui, c'est une idée… lâcha à contrecœur ce dernier, Mr Portgas…

J'accepte. J'imagine qu'une rune est un symbole à tatouer sur la peau ?

Pas définitivement, le rassura Sirius, par exemple si tu poses ta main dessus en disant l'inverse de la rune, tu retrouveras ton âge initial.

Bien, dans ce cas, allez-y, mettez-moi cette fichue rune qu'on en finisse. »

Dumbledore sortit sa baguette d'un geste fluide mais la main d'Ace le stoppa : « Mais je veux que ce soit le type balafré avec l'œil étrange qui s'en occupe. Je ne vous fais aucunement confiance.

Voyons, Mr Portgas…

D'accord, gamin, tu me sembles légèrement paranoïaque, mais j'accepte… rit l'Auror.

C'est Sainte Mangouste qui se fout de la charité ! ricana Sirius en haussant un sourcil.

Silence Black, je me concentre. »

Tirant sa baguette, il la pointa vers Ace avant de demander : « Où veux-tu la rune ?

… sur mon torse, au niveau du cœur, cela devrait être assez discret.

Bien, bon choix, gamin. »

Devant le qualificatif, Ace se renfrogna tandis que le balafré lançait un sort, sa baguette pointée vers le torse du pirate. Un symbole runique apparut alors, une étoile à sept branches entourées d'un cercle se détachait de la peau dorée du pirate qui se tourna vers les sorciers : « Alors ? Qu'est-ce que ça donne ? »

Sirius ricana en faisant apparaître un miroir : « Vois par toi-même ! »

Ace se saisit de l'objet et commença par observer son visage qui avait à peu près la même apparence qu'auparavant. Il ressemblait en tous points à son lui de quand il avait quinze ans, si ce n'est qu'il remarqua que ses muscles étaient restés normaux, bien que moins visibles, s'adaptant à sa nouvelle taille. En parlant de taille… il constata qu'il ne faisait plus un mètre quatre-vingt-cinq mais un mètre soixante-quinze environ. Bon… il était plus grand que Potter, c'était déjà ça. Tiens… il faisait la même taille que Dumbledore. Parfait.

Il s'étira avant de sourire : « Bon, avez-vous encore besoin de moi ? Je crois que Potter vient de craquer…

Quoi ? Mais comment… voulut demander Black.

Haki. »

Le vieux sorcier fronça les sourcils : il avait un mauvais pressentiment concernant cet homme qui semblait être puissant. Il lui rappelait d'ailleurs quelqu'un surtout le tatouage dans son dos qu'il avait entraperçu lorsqu'il avait retiré la chemise que lui avait prêtée Potter…Mais il ne pouvait rien faire. Ou ses plans seraient découverts. Et ce type sorti de nulle part ne comprendrait pas pourquoi les choses doivent se passer ainsi.

Harry fixait ses amis et finit par craquer : « DONC VOUS N'ASSISTEZ PAS AUX REUNIONS ET ALORS ? VOUS ÊTES QUAND MÊME ICI, NON ? ET ENSEMBLE ! MOI, J'AI ETE COINCE CHEZ LES DURSLEY PENDANT TOUT UN MOIS. ET J'AI DÛ AFFRONTER DES SITUATIONS DONT VOUS N'AVEZ JAMAIS EU L'IDEE ! DUMBLEDORE LE SAIT ! QUI A RECUPERE LA PIERRE PHILOSOPHALE ? QUI S'EST DEBARRASSEE DE JEDUSOR ? QUI VOUS A SAUVES TOUS LES DEUX DES DETRAQUEURS , QUI EST-CE QUI A DÛ FAIRE FACE A DES DRAGONS, DES SPHYNX, ET TOUTES SORTES D'AUTRES HORREURS, L'ANNEE PASSEE ? QUI EST-CE QUI L'A VU REVENIR ? QUI A DÛ LUI ECHAPPER ? MOI ! MAIS POURQUOI DEVRAIS-JE ÊTRE AU COURANT DE CE QUI SE PASSE ? POURQUOI SE DONNERAIT-ON LA PEINE DE ME DONNER DES NOUVELLES ?

Harry, nous voulions te tenir au courant, crois-moi… commença Hermione.

VOUS N'AVEZ PAS DÛ VOULOIR BEAUCOUP, SINON VOUS M'AURIEZ ENVOYE UN HIBOU, MAIS DUMBLEDORE VOUS A FAIT JURER …

C'est la vérité…

PENDANT QUATRE SEMAINES ENTIERES JE SUIS RESTE COINCE A PRIVET DRIVE, OBLIGE DE FOUILLER LES POUBELLES A LA RECHERCHE DE JOURNAUX OU JE POURRAIS TROUVER DES INDICATIONS SUR CE QUI SE PASSAIT…

On voulait…

J'IMAGINE QUE VOUS VOUS ÊTES BIEN AMUSES, ICI, TOUS LES DEUX…

Non, crois-moi…

Nous sommes vraiment désolés ! assura Hermione au désespoir, les yeux brillants de larmes, Tu as parfaitement raison, Harry… à ta place j'aurais été furieuse ! »

Harry leur jeta un regard noir puis demanda : « Et puis d'ailleurs, on est où ici ?

Au quartier général de l'Ordre du Phénix !

Est-ce que quelqu'un va enfin consentir à m'expliquer ce qu'est l'Ordre du Phénix ?

C'est une société secrète dont Dumbledore est le président, il l'a fondée lui-même pour lutter contre Tu-Sais-Qui la dernière fois…

Qui en fait partie ?

Pas mal de gens… »

Alors qu'ils répondaient à ses questions, Harry s'agaçait de plus en plus, mais l'arrivée brutale des jumeaux le stoppa net alors qu'ils se moquaient : « Salut Harry ! Il nous avait semblé entendre ta voix douce et mélodieuse…

Il ne faut pas réprimer ta colère comme ça Harry, laisse-la s'exprimer…

Sinon, il y a deux ou trois personnes…

Dans un rayon de cinquante kilomètres…

Qui risquent de ne pas t'entendre. »

Puis, Ginny arriva et brisa les espoirs de savoir de quoi parlaient les adultes.

Soudain, Harry lui demanda : « Hey Ginny, tu n'aurais pas vu Portgas ?

Qui ?

Euh… Il est arrivé avec moi… grands, cheveux noirs et longs… des taches de rousseurs !

Non, je n'ai vu personne. »

Harry soupira : « Il doit être avec les autres… zut…

Harry, qui est-ce ?

Bonne question, il est apparu d'un coup chez mon oncle alors que j'étais consigné dans ma chambre…

Il a transplané ? Mais Dumbledore…

Non, il n'a pas transplané, il est tombé, Hermione, il y a eu une vive lumière et après il était là !

Harry… tu sais qui il est au moins ? demanda Ron, Je veux dire, il est peut-être dangereux…

Oui, il est probablement dangereux si on est ses ennemis, mais il m'a semblé amical. Je pense qu'on peut lui faire confiance. »

Soudain, ils sursautèrent lorsque la voix amusée d'Ace leur parvint : « Merci Potter, c'est très gentil de ta part !

P-Portgas ? Depuis quand es-tu là ?

Dix minutes.

Ah et… MAIS ! QU'EST-CE QUI T'EST ARRIVE ? s'écria Harry en écarquillant les yeux.

Quoi ? Ah ça, ben… pour que je puisse te protéger même à Poudlard, ils m'ont rajeuni, en quelque sorte ! »

Hermione et Ginny avaient rougi en voyant qu'il était torse nu, tandis que Ron le fixait, méfiant. Fred et George sourirent d'un commun accord : « Enchantés de faire ta connaissance, mais on ne te connaît pas ! Nous sommes Fred et George Weasley !

Enchanté ! sourit malicieusement Ace, Je m'appelle Portgas D. Ace. Appelez-moi Portgas. »

Hermione fronça les sourcils : « Portgas est ton nom de famille ? Tu es japonais pour le dire avant ton prénom ?

Japonais ?

Oui, tu viens du Japon ?

… je ne connais aucun Japon.

Hermione, Portgas vient d'un autre monde.

QUOI ? crièrent-ils.

Potter dit la vérité, je ne viens pas d'ici. Je viens d'un monde très différent. »

Il avisa immédiatement la lueur de curiosité brillant dans les yeux d'Hermione et proposa : « Je veux bien vous proposer quelque chose. Si vous m'apprenez ce que je devrais savoir sur ce monde, je vous parlerai du mien.

D'accord ! accepta immédiatement Hermione, Alors ? Est-ce que ce monde ressemble au notre, question géographie ?

Euh… as-tu une carte ?

Oui, attends… »

Elle partit en courant avant de revenir avec une carte du monde dans les mains. Elle la donna à Ace qui éclata de rire : « Alors là, pas du tout ! Non, chez moi, il n'y a quasiment que des mers et des océans ! 90 pourcent de notre monde est recouvert d'eau !

Quoi ? 90 pourcent ? s'exclama Harry, C'est énorme !

Oui, il y a quatre mers : East Blue, North Blue, South Blue et West Blue. East Blue et South Blue sont séparés de North Blue et West Blue par un continent qu'on appelle Red Line. Le seul moyen de se rendre de l'autre côté de ce continent sans devoir le traverser, est de passer par Grand Line, un océan dangereux qui coupe perpendiculairement Red Line en deux. Mais Grand Line n'est que la moitié de l'iceberg, la zone la plus dangereuse de mon monde est le Nouveau Monde, qui se trouve entre North Blue et West Blue. Grand Line sépare East Blue de South Blue. Vous avez compris ?

Waouh… souffla Fred, George…

Fred…

Tu penses la même chose que moi ? finirent les deux en souriant.

Si tu penses à ce que je crois que tu penses, alors oui ! ricana Fred.

Si tu penses à ce que je sais que tu crois que je pense alors oui ! répliqua le deuxième.

Mr Portgas, lancèrent-ils de concert, Pourriez-vous nous dessiner une carte de votre monde et nous parler de ceux qui équivaut à des farces de par chez vous ? »

Un sourire mutin étira les lèvres fines du pirate mais Ron le devança : « Pitié, pas encore vos inventions… Maman a déjà dit que…

Elle n'a pas besoin de le savoir, Ronnie ! siffla George.

Oui, ce qu'elle ne sait pas ne peut que nous avantager ! acquiesça Fred.

OK. Je veux bien vous raconter les farces typiques de mon monde ! sourit Ace, Mais seulement si en échange, vous me racontez celles du vôtre !

Marché conclu ! »

Ils échangèrent une poignée de main avant qu'Hermione ne demande : « Y-a-t-il des sorciers ?

Non, la magie n'existe pas vraiment mais…

Tu vois Hermione, pas de quoi s'y intéresser ! soupira le rouquin à côté d'Harry, Ce monde doit être hyper arriéré pour ne pas avoir de…

Ronald Weasley ! tonna Hermione en le foudroyant du regard, Comment oses-tu dire une telle chose ?

Mais Hermione…

Non, pas de mais qui tienne ! Ce que tu dis, c'est vraiment digne d'un con ! Donc si des gens ne connaissent pas la magie, ils sont inférieurs à toi ? Tu parles comme ces Puristes, Ronald et tu veux peut-être qu'on soit d'accord avec toi ?

… désolé. Je ne voulais pas dire ça. »

Ace haussa un sourcil : le garçon ne semblait pas du tout désolé. Il semblait vexé. Enfin bon, il soupira : « Si tu m'avais laissé finir, tu aurais pu éviter ça. Il n'y a peut-être pas de magie à proprement parler, dans mon monde, mais il existe des fruits avec des capacités spéciales. On les appelle des Fruits du Démon.

Des Fruits du Démon ? répéta Harry intrigué, Qu'est-ce que c'est ?

Des fruits au goût vraiment dégoutant qui, si tu croque une bouchée, te confère un pouvoir spécial. Il ya trois catégories pour ces fruits. La première catégorie est celle qu'on nomme Paramecia, on peut le traduire par Système Surhumain. Ces fruits donnent aux utilisateurs le pouvoir d'affecter son corps, de manipuler l'environnement ou de produire une substance quelconque. Ils sont très répandus et très imprévisible ! Par exemple, mon petit frère a mangé le fruit du Gomu Gomu, et maintenant, il est en caoutchouc !

Il est quoi ? s'écria Ginny.

En caoutchouc, en gros, il est un homme élastique ! »

Il y eut un léger silence, puis Harry demanda curieux : « Et pour les autres catégories ?

La suivante concerne les fruits qu'on nomme Zoan et qui permet à son utilisateur de se transformer en animal ou en une créature hybride à volonté…

Tu peux nous donner un exemple ? demanda Hermione.

Oui, un de mes amis, Marco, a mangé le Fruit du Tori Tori. Il peut donc se transformer en un oiseau, un phénix. D'où son surnom ! Mais il est une exception. Il a mangé un des Zoans mythiques. Il y a des sous-catégories dans les Fruits Zoans, mais c'est juste un classement sur la rareté des fruits.

Un Phénix ? s'exclama joyeusement Harry, Comme Fumseck ?

Euh… qui est Fumseck ? demanda Ace.

Un Phénix, mais bref, et la dernière catégorie ? »

Ace sourit avant de déclarer : « Les Logias. Soit le Système Nature. Ils donnent à son utilisateur le pouvoir de prendre la forme d'un élément naturel, de le produire et le contrôler à volonté. Les Fruits du Démon de type Logia sont considérés comme étant les plus puissants des différents types de Fruits du Démon ainsi que les plus rares, les Zoans mythiques mis à part, bien entendu.

En gros, l'utilisateur peut se transformer en un élément ? s'enthousiasma Hermione, C'est fascinant !

Oui… je pense qu'une démonstration ne vous ferait pas de mal. »

Ils furent intrigués de le voir sourire malicieusement puis sursautèrent lorsqu'il s'embrasa, son corps rougeoyant de flammes. Hermione poussa un léger cri de stupeur tandis que par réflexe, Harry recula. Mais alors que Fred et George riaient, Ron saisit un verre d'eau et le balança au visage d'Ace qui tourna la tête vers lui, en haussant un sourcil : « Tu as voulu faire quoi, là ?

Tu étais en feu !

Oui, j'ai mangé le Fruit du Mera Mera. Ou le Mera Mera no Mi, dans ma langue natale. Le fruit du feu. Je suis le feu. »

Ron rougit et balbutia quelque chose d'inaudible alors qu'Ace faisait disparaître les flammes.

Il fut surpris de voir Hermione lui poser autant de questions : « Et tu peux contrôler le feu jusqu'à quelle distance ? Est-ce que quelqu'un contrôlant l'eau a le même effet sur toi que sur le feu naturel ? Et…

Doucement ! Une question à la fois !

Oh, désolée ! Euh… je sais plus par quoi commencer…

Portgas ? Il en existe beaucoup ? Des Fruits du Démon ? demanda Harry.

Hm… ça dépend de ce que tu entends par beaucoup… il doit y en avoir une bonne centaine… voire un peu plus…

Et… comment faîtes-vous pour être sûr qu'ils ne tombent pas entre de mauvaises mains ?

… Potter, on ne peut rien faire face à ce problème. La plupart de ceux qui mangent ces fruits n'ont pas forcément de bonnes intentions. Et les autres ne savent pas ce qu'ils sont…

Mais… vous n'avez pas de gouvernement pour empêcher des criminels… commença Hermione. »

Elle fut interrompue par Ace qui éclata d'un rire sonore mais légèrement moqueur. Puis, se ressaisissant, il déclara : « Le Gouvernement Mondial est corrompu. Il n'y a pas de gentils ou de méchants bien définis ! Voyez-vous, chez moi, la majorité des gens me considèrent comme un criminel parce que j'ai choisi d'être libre. Je suis un pirate et fier de l'être. Pourtant, je n'ai jamais fait de mal volontairement à quelqu'un qui ne m'avait rien fait. Je n'ai pas tué d'innocents, pas volé de pauvres. Mais, je suis quand même un criminel recherché. Parce que je suis libre. »

Harry sourit devant la tirade passionné d'Ace tandis que Ron bondissait sur le côté en glapissant : « T-Tu es… es un p-pir-pirate ?

Ouais !

Mais…

Un problème avec ça, gamin ? gronda Ace en plissant les yeux.

… euh non, non, pas du tout ! balbutia Ron en reculant.

Je préfère ça. »

Soudain, la voix de Mme Weasley leur parvint alors qu'elle les appelait pour aller à table.

Ron fut le premier à sortir, comme s'il avait le diable à ses trousses, suivis par Ginny qui soupira : « Et il est à Gryffondor… »

Puis, les jumeaux sortirent, des idées de farces envahissant leur esprit tandis qu'Hermione continuait d'interroger Ace avec l'aide d'Harry qui était quand même intrigué par ce type venu d'ailleurs…

Durant le dîner, l'ambiance était assez légère, mais dès lors que les adultes voulurent renvoyer les adolescents dans leurs chambres pour pouvoir discuter de la guerre qui se préparait, ces derniers refusèrent, argumentant de leur mieux. Seul Sirius semblait les soutenir.

Ace observa la discussion avant de lâcher : « Je suis d'accord avec Potter et Black. Ils ont le droit de savoir de quoi vous allez parler.

Excusez-moi, Mr Portgas, commença Mme Weasley, Mais ils ne sont encore que des enfants !

Potter a cessé d'être un gamin quand vous l'avez déclaré être le Survivant. Il a cessé d'être un enfant quand il a dû se battre à la place des adultes. Alors, si votre vision des choses est que Potter n'est qu'une arme qui n'a pas besoin d'être informé, vous allez avoir un problème. Car tant que je serai là, tout ce dont j'aurais connaissance, Potter le saura. »

Molly rougit furieusement alors qu'Harry se tournait vers son protecteur, les yeux écarquillés, tandis que ce dernier gardait un visage impassible. Il continua : « Alors ? Continuerez-vous de le maintenir à l'écart ? Ou allez-vous accepter que ce garçon soit au courant de ce que vous préparez ? »

Mme Weasley se tourna alors vers son mari et Remus qui se rangèrent du côté d'Harry et d'Ace. Légèrement agacée, cette dernière finit cependant par abandonner, ignorant le sourire en coin de Sirius et d'Ace.

Ce dernier s'adossa contre un mur dans un coin et écouta avec attention la réunion, gardant intelligemment ses remarques pour lui, et se contenta de jauger la situation.

Lorsque Mme Weasley craqua et envoya Harry et les autres au lit, il resta immobile. Sirius le remarqua et proposa : « Je peux demander à Kreattur de t'installer un matelas dans la chambre des garçons…

Merci, mais ça ira. Je peux le faire moi-même… trancha Ace en disparaissant à la suite des garçons. »

Qui que soit ce « Kreattur », il n'allait pas laisser qui que ce soit s'occuper de ses affaires.

Il rejoignit Ron et Harry qui commencèrent à discuter et dressa mentalement ce qu'il savait :

Un psychopathe extrêmement célèbre pour sa cruauté était après Potter pour le tuer.

Potter était un élève dans une école de sorciers.

La magie existe.

Ce monde ne semble rien comprendre à la guerre.

Le rouquin semble être un crétin de première catégorie.

J'ai faim.

Le vieux barbu est un vieux manipulateur perfide et indigne de confiance. Je vais l'appeler le bouc, tiens, Luffy m'a contaminé.

Je suis coincé dans mon corps d'adolescent de quinze ans…

Je vais devoir aller à l'école…

Je vais devoir aider un gosse à sauver son monde. Un gosse. UN GOSSE !

CE MONDE EST VRAIMENT INCAPABLE DE SE DEBROUILLER TOUT SEUL !

Récapitulation : Portgas D. Ace, tu n'es pas du tout dans la merde.

Il poussa un long soupir, et entendit Harry demander : « Portgas ? D'après toi, qu'est-ce qu'ils voulaient dire par…

Un conseil, Potter, dors. Et surtout, SURTOUT, ne me dérangez pas dans mon sommeil… je peux avoir des réflexes assez violents.

Euh… OK… lâcha surpris le jeune garçon, Bon ben… bonne nuit, Portgas, Ron…

'nuit Harry…

Bonne nuit. »

Quelques jours plus tard, Harry fut convoqué au Ministère pour son audience disciplinaire. Il croisa Ace qui parlait alors avec Rogue, ce dernier lui tendant une fiole. Ace se retourna en sentant le regard intrigué de son protégé dans son dos et sourit : « Alors Potter ? Tu comptes y aller avec les cheveux dans cet état ?

Ben… j'ai tout essayé mais rien à faire… Euh… Portgas ?

Oui, Potter ?

Qu'est-ce que c'est ? »

Il pointa la fiole tandis que le visage cireux de Rogue se tordait en un sourire : « cela ne vous regarde pas, Mr Potter… mais rassurez-vous, ce n'est pas du poison… »

Il s'en alla dans un mouvement de cape très élégant tandis qu'Ace ricanait doucement : « Allez, vas-y, tu vas arriver en retard sinon, Potter. Et je ne serais pas là pour jouer au chaperon.

Tu… tu ne viens pas ?

Non, seul toi et ton avocat pouvez y aller. Il ne devrait plus tarder. »

Harry hocha la tête avant de descendre l'escalier rejoignant Mr Weasley qui l'attendait.

Une fois dehors, ce dernier déclara en fixant sa montre : « Ton avocat ne devrait plus tarder à arriver, Harry… ah le voilà ! »

Harry se retourna et vit un homme d'âge mûr aux longs cheveux blonds coiffés en catogan, à la peau bronzée, et aux yeux verts pétillants s'avancer vers eux, respirant fortement, comme s'il venait de courir. Il sourit en se présentant : « T-Vous devez être Mr Potter ! Enchanté, je suis Jack Miles, votre avocat ! Venez, je suis un peu en retard alors nous allons devoir nous dépêcher ! »

Harry n'eut pas le temps d'acquiescer qu'ils transplanèrent, disparaissant pour réapparaître dans une rue de Londres, face à une cabine téléphonique légèrement endommagée. Mr Weasley tapa quelques chiffres sur le cadran et la cabine s'enfonça dans le sol, avec ses passagers, tandis que Miles lançait joyeusement : « Ah la la, c'est vraiment pratique la magie !

Euh… excusez-moi mais… »

Une voix mécanique interrompit Harry, et demanda : « Noms, prénoms, et raison de votre venue.

Harry James Potter, audience disciplinaire…

Arthur Weasley, accompagnateur.

Jack Miles, avocat de Mr Potter. »

Trois badges leur furent alors donnés, et la porte de l'ascenseur s'ouvrit. Harry inspira un grand et sentit une main se poser sur son épaule : tournant la tête, il croisa le regard vert et le sourire encourageant de son avocat et esquissa un sourire : tout allait bien se passer. Oui, ça irait.

Harry essaya de se calmer, son cœur battant à toute allure. Il était assis sur une chaise face à de nombreux sorciers. L'un d'entre eux était Fudge, le ministre de la Magie.

L'audience commença lorsque ce dernier demanda : « Vous êtes bien Mr Harry James Potter, domicilié au 4 Privet Drive à Little Whinging, sorcier de premier cycle âgé de quinze ans ?

Oui.

Vous savez pourquoi vous êtes ici ?

Oui, mais…

Bien. Donc vous savez pertinemment que l'usage de la magie en dehors de Poudlard pour les sorciers de premier cycle est prohibé et condamnable ? Or, c'est en connaissance que vous avez jeté le sortilège du Patronus, n'est-ce pas ?»

Alors qu'Harry avait ouvert la bouche pour se justifier, la voix presque joyeuse de son avocat retentit : « Objection ! Il est également précisé qu'en cas d'extrême danger, le sorcier en question est autorisé à user de la magie.

Excusez-moi ? lâcha Fudge en se tournant vers l'homme qui venait de se mettre légèrement devant Harry.

Excuse accepté, monsieur le ministre. Je disais donc que mon client ici présent, ayant été en situation de danger pour sa vie, n'avait d'autre choix que de se servir de sa magie.

Et vous êtes ? demanda une femme portant un binocle.

Maître Miles, Jack Miles, avocat de Mr Potter. Enchanté de vous rencontrer, messieurs, dames.

Je vois. Mr Miles, vous n'êtes répertorié dans aucun de nos dossiers. Avez-vous une quelconque explication ?

Vos registres ne traitent que des sorciers britanniques, or je suis étranger.

Etranger ? répéta Fudge, Que faîtes-vous ici dans ce cas ?

Eh bien, Mr Potter avait visiblement besoin d'un avocat et je me suis proposé. Y voyez-vous un inconvénient, Mr le ministre ?

… non. »

Harry fixait avec admiration le cran de cet homme qui avait rabattu son clapet au Ministre de la Magie anglais sans difficulté, et avec un sourire aux lèvres en plus !

Ce dernier demanda alors d'un ton badin : « Alors ? Quelles sont exactement les charges contre mon client ?

Les charges ! s'exclama Fudge, Les charges sont : l'usage de la Magie en dehors de l'enceinte de Poudlard, et ce, devant un témoin moldu ! Et ce n'était pas la première fois de Mr Potter ! Il y a trois ans, il a reçu un avertissement pour usage de la Magie ! »

Le sourire de Miles s'agrandit, prenant un ton bien plus carnassier et il pencha la tête sur le côté en chantonnant presque : « Objection ! Le témoin moldu en question n'étant autre que son cousin, Dudley Dursley, ce dernier connaissait déjà la nature de Mr Potter ainsi que ses capacités magiques. Cette charge est donc nulle. De plus, si il y a trois ans, mon client a reçu un avertissement, il était totalement injustifié. Le coupable du sortilège de Lévitation était un elfe de maison et…

Un elfe de maison ?! protesta le ministre, Voyons…

Laissez-moi finir. Je disais donc, si vous avez envoyé cet avertissement, sûr que le coupable était Mr Potter, je me demande pour ne pas l'avoir convoqué il y a trois ans. »

Le silence tomba sur l'assemblée tandis qu'Harry sentait ses lèvres s'étirer en un sourire amusé. Il pouvait presque sentir l'amusement que dégageait l'avocat…

Ce dernier balaya du regard, le jury puis susurra : « Alors ? Pas de réponses ? Dans ce cas, je vais vous exposer ce qui pourrait expliquer ce fâcheux… comment dire ? Cette entorse à votre loi. Il y a trois ans, Mr Potter avait douze ans et s'apprêtait à entrer en deuxième année à Poudlard. A l'époque, il était considéré comme votre Sauveur… alors bien sûr, vous ne l'avez pas condamné, ce n'était qu'un symbole pour vous, un moyen de vous assurer de sa coopération pour l'avenir. Cependant, suite aux événements survenus lors du Tournoi des Trois Sorciers, Mr Potter a été grandement accusé de diffamation, traité de fou et insulté parce qu'il s'opposait aux déclarations de votre Ministère. Bien sûr, pourquoi accorder ne serait-ce que la moindre indulgence à un adolescent contredisant les propos de votre gouvernement ? Voilà. Maintenant nous….

Stop ! s'écria le ministre, Avez-vous la moindre preuve de ce que vous avancez ? »

Miles se pinça l'arête du nez avant de souffler : « N'importe quel abruti saurait que l'usage du Veritaserum sur un mineur est possible avec l'accord de ce dernier, et cela suffirait pour vous prouver que je dis vrai, Mr le ministre. De plus, à moins que ce gouvernement ne soit dirigé par un imbécile, les lois restent les lois.

Les lois peuvent être modifiées ! »

L'avocat sourit d'autant plus, ronronnant : « Les lois peuvent être modifiées, Mr le ministre ? Mais pourquoi le seraient-elles ? Veuillez m'excusez, mais on dirait que vous insinuez que vous pourriez modifier les lois pour qu'elles correspondent à vos projets politiques personnels. En revanche, pour une simple audience disciplinaire, je vous trouve fortement hargneux et tendu, vous devriez prendre des vacances si vous voulez mon avis… »

Quelques rires retentirent, et Harry se mordit les lèvres : il venait d'insulter l'homme le plus puissant de Grande-Bretagne deux fois en moins d'une minute ! Ce dernier rougit de colère et s'exclama : « Ce garçon a fait usage du Patronus devant un moldu !

Ce moldu a déjà été identifié comme étant son cousin !

Si j'ai lancé ce sort, c'est à cause des Détraqueurs ! craqua Harry, sans tenir compte du regard d'avertissement de son avocat.

Des Détraqueurs ? Voyons ! Comme si des Détraqueurs allaient se promener dans des quartiers moldus et attaquer comme ça le premier venu ! C'est absurde !

Mr le ministre ! intervint Miles rapidement, Affirmez-vous que les Détraqueurs sont sous le commandement direct du ministère de la Magie ?

Bien sûr.

Dans ce cas, j'imagine qu'il devrait y avoir dans ce cas un responsable volontaire à la présence de deux Détraqueurs à Little Whinging ainsi qu'un rapport faisant mention de cet ordre qui a été donné à ces créatures ?

Hum hum… »

Miles et Harry tournèrent leur regard vers une femme petite vêtue d'un gilet rose qui déclara d'une voix de fillette : « Je suis sûre de vous avoir mal comprise, Maître Miles, les Détraqueurs sont sous le contrôle total du Ministère de la Magie. Sincèrement, j'espère me tromper mais j'ai cru comprendre que vous suggériez que le Ministère a commandité cette attaque sur ce garçon ?

Excusez-moi, vous êtes vraiment une humaine ? Non, parce que j'aurais juré que vous étiez un crapaud ! Hum… bref…Même si en effet, cela vous dérange, madame la secrétaire, railla Miles en la fixant, Il est du devoir du Ministère de vérifier et de voir pourquoi deux Détraqueurs ne se trouvaient pas à Azkaban et pourquoi ils ne sont pas restés à leurs postes.

Assez ! C'est de la diffamation ! s'écria Fudge, Je vois clair dans votre jeu : vous voulez me décrédibiliser, moi et ma politique ! »

L'avocat éclata d'un rire froid en s'étouffant presque, avant de déclarer : « Pas besoin de moi pour ça, Mr le ministre, vous vous débrouillez très bien tout seul ! Bref, de plus, un accusé a le droit de faire paraître un témoin pour…

Sachez qu'il n'y a pas d'autres sorciers à Little Whinging ou ses environs et que les Moldus ne peuvent voir les Détraqueurs, Maître ! sourit Fudge, J'ai bien peur dans ce cas…

Détrompez-vous, Mr le ministre. Le témoin n'est pas un moldu. Il s'agit de la voisine de Mr Potter, une Cracmolle. »

Le silence se fit à nouveau et Miles observa avec satisfaction la porte s'ouvrir sur Mme Figg, qui marchait timidement vers le centre de la salle. Elle s'assit à la place d'Harry et décrivit avec précision et justesse le déroulement de l'attaque. Suite à cela, elle repartit et l'avocat déclara : « Messieurs et mesdames les jurés, suite à ce témoignage, je pense que nous pouvons en conclure que mon client a agit pour sauver sa vie ainsi que celle de son cousin, membre de la communauté des Moldus ?

Maître Miles, commença Amélia Bones, votre plaidoirie était fortement impressionnante pour un étranger…. Mais vous avez raison. Passons au vote. Mr le ministre ?

… que ceux qui veulent abandonner les charges lèvent la main droite… grinça ce dernier. »

Ce fut avec surprise, qu'Harry observa la grande majorité des juges lever la main, tandis que le ministre rougissait de fureur : « Que ceux qui veulent que l'accusé soit condamné lèvent la main ! »

Seuls le ministre, sa secrétaire et quelques membres du jury levèrent la main, tandis qu'Amélia Bones déclarait d'un ton calme : « Bien. Les charges sont abandonnées. »

Harry respira un grand coup tandis que son avocat souriait malicieusement en voyant le ministre sortirent précipitamment. Puis, il se tourna vers le jeune homme en disant : « Voilà ! Eh bien, il est temps de rentrer ! »

Mais en sortant du tribunal, ils croisèrent le Ministre en pleine discussion avec un homme grand, arborant une longue chevelure blonde platine. Lucius Malefoy. Ce dernier railla avec un soupçon de contrariété : « Mr Potter, d'après ce que je sais, vous vous en êtes encore sorti grâce à… à votre extraordinaire chance ?

Oui, j'ai eu de la chance d'avoir un si bon avocat pour défendre mes droits, Mr Malefoy.

Oui, j'imagine que c'est cet homme ? »

Se tournant vers Miles qui avait un visage impassible, le regard glacial, il tendit la main en souriant : « Félicitation pour cette victoire, Maître… ?

Miles. Jack Miles. Vous devez être Mr Malefoy ?

Exactement… »

Le sourire du blond se fana lentement en constatant que l'avocat ne bougeait pas d'un pouce, le fixant avec un air glacial, ignorant sa main tendue. Il la baissa alors en plaquant un sourire sur ses lèvres : « Votre travail, d'après Mr le Ministre était incroyable, nous pourrions peut-être envisager de passer un accord avec…

Désolé de vous interrompre, mais nous devons y aller, messieurs. »

La voix froide de Miles claqua au visage des deux hommes richement vêtus tandis qu'il saisissait l'épaule d'Harry, le tirant vers la sortie d'un pas vif. Ce dernier s'arrêta cependant devant une statue immense en or massif, représentant des elfes de maisons et des Moldus à genoux devant des sorciers. Il sentit son avocat se tendre et serrer les poings derrière lui, le regard rivé sur la statue et Harry soupira en vidant sa bourse d'or : « C'est malsain, hein ?

Malsain ? C'est répugnant. Abject. Intolérable.

Oui, et ils se targuent d'être tolérant…

… allons-y avant que je ne me mette vraiment en colère. »

Harry fronça les sourcils en reprenant sa baguette et suivit Miles et Mr Weasley jusqu'à l'extérieur du Ministère.

Une fois arrivés devant le Square Grimmauld, Harry fixa longuement l'avocat et finit par demander : « Vous faîtes partie de l'Ordre ?

Pas exactement, Potter. »

Miles arborait un sourire narquois en le fixant, franchement amusé : « Dis-moi, Potter, tu croyais vraiment qu'on te trouverait un vrai avocat aussi vite ? Alors que ce gouvernement t'a traité de fou psychotique durant deux mois ?

Quoi ?

Franchement, Mr Weasley, je n'aurais jamais imaginé que cette potion marcherait ! »

Le père de famille éclata de rire devant la mine stupéfaite d'Harry et tendit sa baguette vers le visage de Jack Miles qui, dans un léger sursaut, vit ses cheveux blonds s'assombrirent jusqu'à en devenir noir, sa peau bronzée devenir halée, et ses yeux verts retrouvèrent leur teinte onyx, tandis qu'il reprenait une taille d'adolescent de quinze ans sous les yeux écarquillés du jeune sorcier. Il respira un grand coup en souriant tandis qu'Harry s'exclamait : « Portgas ?

Présent, Potter, quoi ? Tu ne croyais quand même pas que j'allais te laisser là-bas sans protection ? sourit le Pirate en entrant à l'intérieur, Tu comptes rester figé comme ça encore longtemps ? Je crois que tu as une bonne nouvelle à annoncer… »

Harry passa la porte du QG de l'Ordre du Phénix encore sous le choc : Portgas, un pirate, avait été son avocat. Il n'y avait vraiment rien de bizarre là-dedans. Non, vraiment pas. Il vit tous les visages se tourner vers lui avec appréhension et il sourit maladroitement en disant : « Ben… les charges ont été abandonnées ! »

Les jumeaux entraînèrent Ginny dans une danse endiablée, tout en chantant : « IL S'EN EST TIRE ! IL S'EN EST TIRE ! IL S'EN EST TIRE ! IL S'EN EST TIRE ! »

Ils continuèrent jusqu'à ce que leur mère ne les interrompe, prenant Harry dans ses bras, tandis que Ron s'exclamait : « J'en étais sûr !

Oui, moi aussi, Harry, ils ne pouvaient pas te renvoyer, j'ai vérifié et… commença Hermione.

Doucement, Hermione, ne l'étouffes pas ! se moqua Ron en déclarant ensuite d'un ton fier, C'est normal, après tout, avec Dumbledore comme avocat, tu ne pouvais que t'en tirer ! »

Un ricanement retentit sur la droite du rouquin qui fronça les sourcils tandis qu'Harry remarqua que Dumbledore n'avait pas du tout assisté à l'audience. Le jeune Weasley lâcha agacé : « Quoi, Portgas ? Qu'est-ce qu'il y a de drôle ?

Toi. Toi et ta confiance aveugle en un vieux sorcier qui n'a pas bougé le petit doigt pour Potter.

Qu'est-ce que tu dis ? s'exclama Hermione, Mais il était bien son avocat, Non ?

Non, Ron, Hermione, intervint Harry, Dumbledore n'a pas assisté à l'audience. C'est Portgas qui était mon avocat. »

Un grand silence tomba sur les adolescents et coupa net le rire de Sirius qui arrivait. Ce dernier siffla : « Pardon ? Dumbledore n'était pas là ?

Non, je ne l'ai pas vu. »

L'animagus échangea un regard avec son meilleur ami tandis que Ron levait les yeux au ciel, lâchant agacé : « Un pirate a joué à l'avocat ? C'est absurde ! Je ne vois pas pourquoi Dumbledore a laissé faire ça !

Tu veux un conseil, Weasley ? Si tu n'as rien d'intéressant à dire, tais-toi. Quant à Dumbledore… je n'ai pas de comptes à lui rendre.

Portgas ? Tu connaissais nos lois ? s'étonna Hermione.

Je me suis renseigné un peu hier soir. ET puis, pour enfreindre les lois, il faut d'abord les connaître ! »

Il passa un bras autour du cou d'Harry en déclarant : « Au fait, Potter, tu es sûr de ne pas être un pirate au fond de toi ? A force de briser toutes ses règles, tu sais…

Non ! Je ne suis pas intéressé par les trésors !

Ah ? Mouais, à bien y réfléchir, tu as plus la tête d'un révolutionnaire… zut…

Un révolutionnaire ? répéta Hermione, Tu en connais beaucoup ?

A vrai dire… non. Pas personnellement. Les relations entre les Révolutionnaires, les pirates et les Marines ne sont pas excellentes… grimaça le pirate. »

Hermione hocha la tête avant de fixer Harry. Ce dernier avait la tête penchée sur le côté, plongé dans une intense réflexion. Puis sa meilleure amie demanda inquiète : « Harry ? Qu'est-ce qu'il y a ?

Je ne sais pas comment je dois prendre ça, Portgas… c'était un compliment ou une insulte ?

Prends-le comme ça te chante, Potter, mais vaut mieux être un Révolutionnaire qu'un Marine ! »

Le jeune sorcier hocha la tête avant de s'étirer et de déclarer : « Si ça ne dérange personne, je vais finir mes devoirs… j'ai comme qui dirait, oublié de faire mon devoir de potion…

Harry !

Je sais, Hermione, tu ne comprends pas comment j'ai fait pour oublier ça… »

Il se retira rapidement face au regard noir de la jeune fille tandis qu'Ace tombait par terre dans un bruit sourd, faisant une crise de narcolepsie.

OOooOO

Ace bailla en se réveillant et croisa le regard endormi d'Harry qui lâcha : « Il est quelle heure ?

Euh… sept heures… répondit d'une voix endormie le pirate. »

Soudain, la porte s'ouvrit et Mme Weasley s'exclama joyeusement : « Harry ! Ac-Portgas ! Le petit-déjeuner est prêt !

On arrive Mme Weasley… »

Le pirate se leva en s'étirant, et fronça les sourcils : « Hé Potter ? Ce n'est pas aujourd'hui qu'on est sensé aller faire les courses pour ton école ?

Si… et tu vas avoir ta baguette…

Est-ce vraiment obligatoire ?

Oui, désolé, Portgas… »

Ce dernier haussa les épaules avant d'enfiler son short noir, et une chemise blanche que lui avait été prêtée par Bill, l'aîné des enfants Weasley. Puis, il enfila une paire de basket noire encore une fois, appartenant à Bill, puis il attendit qu'Harry se soit changé pour ouvrir la porte de leur chambre.

Ils rejoignirent le reste de la maisonnée dans la cuisine et mangèrent rapidement alors que la mère de famille les enjoignait à se dépêcher : « Allez ! Nous devons partir au plus vite pour ne pas être trop dérangé ! »

Ace hocha la tête avant de demander : « Je me demande comment vous faîtes pour vous cacher des autres humains, alors que vous devez bien avoir de magasins spéciaux ?

Oui, Portgas, c'est assez impressionnant, tu verras ! s'exclama Harry, C'est une rue commerçante entièrement…

Voyons Harry, laisse ton ami découvrir ça tout à l'heure, par lui-même ! sourit Mrs Weasley en mettant son manteau, RON ! Repose ce toast, nous n'avons pas le temps !

Mais j'ai faim !

Ron… FRED ! GEORGE ! ARRÊTEZ DE TRANSPLANER A TOUT BOUT DE CHAMP ! Ginny ! Qu'est-ce que c'est que cette coiffure ? Arrange-moi un peu tes cheveux ! Arthur ! Peux-tu dire à tes fils de se tenir tranquille pour une fois ?

Ce sont aussi les tiens, ma chérie… soupira le père, Enfin bon… les garçons, s'il vous plaît ! »

Ace ne tint plus et explosa de rire, en observant la famille de rouquins bouger dans tout les sens. Harry sourit en déclarant : « C'est assez… perturbant au début, mais on s'y fait rapidement.

Tu trouves, Potter ? Cela me rappelle mon chez-moi… »

Le pirate se tut, avant de sourire : « Enfin bon ! Je croyais que nous devions nous dépêcher ?

Tu as raison, mon chéri ! Allez ! Tout le monde en groupe de quatre ! Et que ça saute ! s'écria Molly en les comptant, Et ne partez pas vous balader tout seul !

Maman, soupira l'un des jumeaux, tu ne nous fais pas confiance pour être des adultes responsables et calmes ?

C'est vrai, quand t'avons-nous déçu sur nos capacités d'adultes responsables ? sourit le deuxième.

Roh vous deux !

Mon cher Feorge, je crois que nous avons réveillé le dragon.

Je dirais même plus, mon cher Gred, nous avons réveillé LE dragon ! »

Molly Weasley devint rouge d'agacement, tandis que les jumeaux s'empressaient de se mettre derrière Maugrey qui maugréa : « On peut y aller, ou il reste encore des gosses pas prêts ?

Calme-toi Fol-Œil, sourit Tonks, Le Chemin de Traverse est encore sûr.

Pour ce que ça vaut ! renifla-t-il, Voldemort ne s'est jamais retenu de s'attaquer au Chemin de Traverse avant ! En plus, Potter est un aimant à ennuis ! »

Ace ricana : « Pas de chance, moi aussi. »

Tonks éclata de rire, ses cheveux virant au rose bonbon, tandis que Remus soupirait : « Ô joie. Un deuxième casse-cou.

Bon, on n'a pas que ça à faire, les mioches ! Alors au pas de courses ! »

Ils sortirent de la vieille maison et l'Auror leva sa baguette. Quelques secondes plus tard, un bus rouge apparut. Il était grand, et un jeune homme au visage boutonneux en descendit : « Vous avez appelé le Magicobus ! Bienvenue à bord messieurs dames !

Ouais, ouais, allez tout le monde en voiture ! lâcha Fol-Œil en montant, poussant Harry pour qu'il avance plus vite.

Ou plutôt tout le monde en bus… sourit Fred à George.

Bien dit, mon cher jumeau !

Vous deux, ne commencez pas ! J'vous tiens à l'œil ! »

George sourit d'un air angélique, et Ace lâcha : « Faîtes-le du bon œil ! »

Ils éclatèrent de rire, alors que le bus démarrait, les envoyant presque tous rejoindre l'arrière du bus.

En se relevant, Harry demanda, hébété : « Comment tu as fait, Portgas ?

Mh ?

Pour rester immobile !

Ah, oh ça… rien du tout par rapport aux tempêtes du Nouveau Monde ! rit le pirate, Franchement, vous êtes des fragiles, vous autres sorciers ! »

Finalement, ils arrivèrent devant le Chaudron Baveur, et Ace déclara : « Charmant nom… »

Il suivit les sorciers jusqu'à un mur de briques, et attendit impassiblement que le passage s'ouvre. Finalement, ils entrèrent sur le Chemin de Traverse, et Harry s'exclama : « Même après toutes ces années, c'est toujours aussi magique… Portgas ? Alors ? Magnifique, non ?

Mouais… rien à voir avec l'île de Big Mom… il n'y a pas de magasins pour la nourriture ?

Euh si, quelques uns… »

Alors il haussa les épaules et écouta d'une oreille distraite ce que disait Maugrey : « Potter, Portgas, Granger et Weasley vous…

Lequel ? demanda Fred.

Oui, parce que voyez-vous, nous sommes plusieurs et…

RONALD !

Ah oui, maintenant c'est plus clair !

Merci beaucoup, monsieur Maugrey !

Bande de… bref. Vous allez avec Tonks et Remus. Les jumeaux, la petite Weasley vous venez avec moi et Molly. Pas de bêtises ou je vous lance un sort cuisant ! »

Ace le salua moqueusement, alors qu'ils s'en allaient, puis Remus regarda le parchemin : « On devrait commencer par les livres, les ingrédients pour les potions, puis par les robes, et enfin la baguette de Portgas. Alors ?

Pas de problème, Remus ! Allez, en route mauvaise troupe !

J'aime bien… « en route mauvaise troupe ! » ! répéta Ace en avançant, Ca sonne bien ! »

Ils arrivèrent rapidement devant Fleury & Bott, et Harry demanda : « Pourquoi j'ai un mauvais pressentiment pour le livre de la Défense Contre les Forces du Mal ?

Probablement car à part en troisième année, nous n'avons eu aucun professeur compétent ? répondit Hermione en le feuilletant, En tout cas, il n'y a pas d'indication pour la pratique. »

Ace demanda : « Vous en avez eu beaucoup ? Des professeurs pour ce cours ?

Oh, un par an ! Apparemment, le poste serait maudit… »

Le pirate ricana : « Une malédiction, rien que ça…

En première année, notre prof avait la tête de Voldemort greffée à l'arrière de son crâne… déclara Harry.

La deuxième, c'était un parfait crétin qui ne savait même pas lancer de sorts corrects ! renchérit Ron.

La troisième, Remus a été renvoyé à la fin de l'année… ajouta Hermione.

Quant à la quatrième, c'était un imposteur à la botte de Voldemort. »

Ace siffla : « Ben dis donc, vous en avez vu de toutes les couleurs !

Ce poste est sans aucun doute maudit ! conclut Tonks, Même avant qu'ils n'entrent à Poudlard, c'était un défilé de nouveaux professeur. Tiens… je n'avais pas remarqué ce livre tout à l'heure…

Fais-voir… s'étonna Remus en saisissant la liste, tiens, tu as raison… il y a un autre livre à acheter… »

Ils lurent alors le titre et Hermione fronça les sourcils : « C'est étonnant, on a les livres de toutes les matières à part celui-là… Art du Combat, par Hikaru Sensho… jamais entendu parler de lui.

Il me semble être intéressant… »

Ace était devant le livre en question, et le saisit. La couverture était blanche, avec pour seul inscription une phrase en japonais. Hermione demanda : « Qu'est-ce que ça veut dire ?

Cela signifie « Un esprit sain dans un corps sain. » un bon proverbe !

Mais quel professeur a demandé un tel livre ? s'étonna Ron, Sûrement pas McGonagall ! Ou Rogue !

Tonks, Albus n'avait-il pas dit qu'il y aurait un nouvel enseignant à Poudlard, en dehors du professeur de Défense ?

Je crois bien que si, ainsi qu'une autre personne pour je ne sais plus quel poste…

Alors ça doit être ça. »

Malgré leur surprise, ils l'achetèrent, puis ce fut rapidement au tour des robes, après qu'ils soient passés acheter leurs tenues.

Ace grimaça : « Ne me dîtes pas que je vais devoir porter une robe ?

Si, navrée Portgas ! sourit Hermione.

Potter, quand tu auras vaincu Voldy, je vais te balancer au milieu d'une des Tea Party de Big Mom pour cet affront !

Qui est-ce ?

Une personne que tu n'as pas envie de rencontrer. »

A contrecœur, il se laissa approcher par Mrs Guipure qui finit par terminer les quatre robes au bout de quelques minutes.

Puis ce fut au tour de la boutique d'Ollivander.

En entrant à l'intérieur, Ace lâcha : « Un beau bordel…

Portgas, sourit Remus, dis-toi que c'est à l'image de l'esprit du propriétaire.

QUOI ? »

Ce dernier s'approcha silencieusement du pirate, et ce dernier siffla : « Un conseil. N'avancez pas plus. Ou vous allez perdre quelque chose. »

Un poignard à la lame recourbée apparut sous le nez du vendeur de baguettes. Le vieil homme cligna des yeux, avant de lâcher : « Intéressant… un pirate dans ma boutique. Je sens un nouveau défi poindre son nez ! Tendez le bras.

Lequel ?

Celui avec lequel vous savez écrire.

Je suis ambidextre.

Dans ce cas, celui que vous voulez ! souffla, agacé Ollivander. »

Avec un sourire malicieux, Ace tendit le deux. Franchement agacé, le vieillard en saisit un et le mesura puis le reste du corps du pirate, avant de se précipiter vers ses étagères.

Il revint rapidement avec une boite claire qu'il ouvrit, tendant le contenu à Ace. Ce dernier se saisit du fin bout de bois clair, et haussa un sourcil : « Et j'en fais quoi ?

Faîtes un geste !

OK. »

Il l'abaissa et la lampe manqua d'assommer Ron qui fusilla du regard le brun. Ce dernier éclata de rire : « Pas mal du tout ! »

Mais brusquement, elle prit feu et disparut sous le regard déçu d'Ace, et ceux abasourdis des autres. Ollivander grinça des dents : « Je vois. Donc une baguette ignifugée. J'ai ce qu'il vous faut ! »

Il revint avec deux autres baguettes, mais aucunes ne semblaient convenir au jeune homme qui commençait à s'ennuyer.

Finalement, le vendeur déclara en tendant une boîte : « Si celle-ci ne vous convient pas, je mange mon chapeau !

Vous n'en avez pas.

Justement. »

Ace la sortit de la boîte et fit un arc de cercle avec, et des étincelles enflammées jaillirent de la baguette d'ébène en formant des arabesques au-dessus d'eux. L'une de ces arabesques fit sourire nostalgiquement Ace. Un navire en forme de baleine qui disparut presque aussitôt.

Il l'observa alors plus attentivement : d'une taille moyenne, elle était d'un noir aussi profond que ses yeux, des sortes d'arabesques orange venaient ajouter de la couleur. Il sourit : « Elle est parfaite.

Enfin ! Merci Merlin ! s'exclamèrent tous les autres en se réveillant. »

En sortant de la boutique, Remus déclara : « Voilà, on peut rentrer et…

Professeur Lupin ! l'interrompit Harry, Portgas n'a pas d'animal et…

Ah oui, c'est vrai. Portgas, il est de coutume qu'un sorcier ait un chat, une chouette, un hibou ou un crapaud à Poudlard…

Vraiment ? Un crapaud ? Je suis curieux de voir ça ! rit le pirate. »

Tonks proposa alors : « On pourrait faire un saut à l'animalerie, avant de rejoindre les autres, il nous reste quinze minutes.

Très bien. Allons-y. »

Dix minutes plus tard, Ace en ressortait avec un chaton blanc sur l'épaule. Harry ne tenait plus debout et s'appuyait sur Ron pour ne pas tomber, riant : « Un… un chaton ! Ah ah ! Un vrai pirate !

Bon, tu vas te la fermer, Potter ?

En plus il est tout blanc ! A vos ordres mon capitaine !

Même pas vrai ! Il a des yeux jaunes ! »

Harry hurla de rire en voyant le chaton jouer avec les cheveux de son nouveau maître, et Ace craqua, attrapant son protégé par le col et siffla : « Je te préviens Potter, un mot et je demande aux jumeaux l'un de leur nouveaux bonbon !

Je me tais… »

Mais le sourire persistait sur les lèvres des étudiants, même Remus était amusé. A vrai dire, il trouvait que ce chat était franchement adorable. Et que Portgas ressemblait de plus en plus à un enfant. Oui. Ce chat était amusant à regarder, tout comme son maître qui le couvait des yeux, avec une certaine nostalgie dans ses orbes obsidiennes.

OOooOO

Quelques jours plus tard, le 1er septembre, Ace donna un coup de pied à Harry, le réveillant : « Hein ? Qu'est-ce qui se passe ?

Debout, marmotte. C'est l'heure, on part dans une heure.

Quoi ? Tu m'as frappé ?!

Ouep. Allez, grouille-toi, Potter ! »

Outré, le Gryffondor s'exclama : « Tu m'as donné un coup de pied !

Et alors ? Mon petit-frère avait pire quand le vieux était là.

Mais… laisse tomber. »

Ace sourit et ferma sa valise, avant de descendre rejoindre les Weasley et les autres dans la cuisine. Il se servit une quantité phénoménale de nourriture et commença à s'empiffrer. Ginny déclara : « On a trouvé pire que Ron.

Oui, c'est franchement incroyable… renchérit Hermione. »

Soudain, il s'endormit dans son assiette, et Fred ricana : « Ca par contre, ça me donne une idée, pas toi Forge ?

Si, je crois que nous avons eu la même, mon cher Gred ! »

Ils ricanèrent discrètement sous le regard soupçonneux de leur mère. Ces deux-là étaient sous haute surveillance…

Une heure plus tard, c'était la débandade pour sortir du Square Grimmauld pour arriver à l'heure à la gare, et Ace se moquait copieusement de Ron qui essayait de fermer sa valise : « Tu aurais dû t'y prendre plus tôt !

La ferme !

Oula… fais attention, je vois d'ici ta mère venir avec le savon…

TA GUEULE PORTGAS !

RONALD WEASLEY ! »

Il pâlit avant de sortir précipitamment, tandis qu'Ace caressait son chaton, qu'il avait appelé Eddie.

Maugrey renifla : « Une sale bête ce chat ! Il a détruit un de nos plans !

Non, c'est un chat de pirate.

Ca ne porte pas malheur ? s'étonna Tonks.

Mais non, c'est n'importe quoi cette rumeur ! Tout comme pour les femmes ! »

Ils montèrent dans le Magicobus et arrivèrent rapidement à la gare de King Cross. Une fois là-bas, Ace demanda : « Où est le quai 9 ¾ ?

Tu vas voir… sourit Remus. »

Intrigué, il les observa traverser un mur comme s'il n'existait, puis sourit : « Ca va être drôle ! »

Il fonça à toute allure vers le mur et éclata de rire en arrivant de l'autre côté, avant de demander : « Alors, on le refait ?

Pas le temps ! Le train va partir ! s'écria Harry, Vite ! »

Ils montèrent dans le train, et alors qu'ils cherchaient un compartiment, Hermione déclara, gênée : « Euh Harry ? Ron et moi on va devoir aller dans le wagon des préfets pour prendre nos fonctions…

Oh… je vois. Très bien. On se rejoint plus tard ?

Oui… »

Les deux préfets s'en allèrent, et Portgas demanda : « Alors ? On va où, Potter ?

On cherche un compartiment… »

Ce dernier avança dans le train, suivit du pirate et de Ginny, et finit par ouvrir une porte après qu'ils soient tombés sur Neville. Ce dernier avait trouvé un compartiment, mais n'osait pas entrer.

Ace soupira, et ouvrit la porte avant de lancer : « On peut s'installer ici ?

Si vous voulez. »

La jeune fille qui avait répondu était blonde, et avait des yeux pâles. Elle lisait un magazine.

Ace s'assit à côté d'elle, tandis qu'Harry s'assoyait en face de la jeune fille. Ginny demanda : « Salut, Luna ! Tu as passé de bonnes vacances ?

Oui… répondit-elle d'un air rêveur sans quitter Harry des yeux, Toi tu es Harry Potter.

Je sais.

Vous deux en revanche, je ne sais pas qui vous êtes. »

Ace sourit, tandis que Neville déclarait : « Oh moi je ne suis personne !

Ce n'est pas vrai ! Luna, voici Neville Londubat et Portgas D Ace ! Les gars, voici Luna Lovegood ! Luna est en même année que moi mais à Serdaigle…

Tout homme s'enrichit quand abonde l'esprit ! chantonna cette dernière. »

Le pirate rit doucement avant de se figer en croisant le regard bleuté de Luna. Il demanda : « Haki ?

A tes souhaits, Portgas ! sourit-elle. »

Il fronça les sourcils, il aurait juré avoir senti un Haki effleurer le sien. Il croisa les bras et s'endormit paisiblement… jusqu'à ce qu'il ne se réveille en se jetant par terre, évitant ainsi une giclée gélatineuse verte. Il demanda, d'une voix endormie : « Qu'est-ce qui se passe ?

D-désolé, haleta Neville, Je n'avais encore jamais essayé… Je ne pensais pas que ça aurait cet effet là… mais ne vous inquiétez pas, l'Empestine n'est pas un poison ! »

Harry recracha alors un jet de liquide par terre, à l'instant précis où la porte s'ouvrait. Une magnifique jeune aux longs cheveux noirs et brillants lâcha : « Oh… bonjour Harry… Hum… j'arrive peut-être au mauvais moment ? »

Ce dernier essuya les verres de ses lunettes avant de répondre, l'air ahuri : « Ah, euh … salut…

Hum… voilà… je voulais simplement te dire bonjour… alors, au revoir ! dit Cho en refermant la porte. »

Stupéfait, Harry resta bouche-bée, avant de se laisser tomber contre le dossier de la banquette en poussant un grognement sous le regard amusé du pirate qui demanda : « Une petite-amie, Potter ?

Non…

Mais tu aimerais bien ?

… »

Le regard agacé du jeune garçon le fit éclater de rire, mais deux secondes plus tard, il se rendormit aussitôt.

Quelques heures plus tard, quand il se réveilla, il vit que Luna fixait froidement Hermione qui venait d'arriver. Il bailla : « Tiens… c'est un journal ?

Oui, c'est le Chicaneur… lâcha Hermione.

Je peux le lire ? demanda Ace à Luna qui le lui tendit.

Si tu veux, mais abstiens-toi de le critiquer devant moi. »

Il haussa un sourcil et le lut, avant de demander : « Approuvé par le gouvernement ?

Non.

Parfait, je peux m'y abonner ? »

Hermione s'étouffa, et Luna sourit : « Bien sûr, il y a un coupon à la fin !

Merci !

Tu ne comptes quand même pas t'y abonner, Portgas ? s'exclama Ron.

Pourquoi pas ?

C'est une vraie poubelle !

Je ne pense pas, mais bon… il faut savoir lire entre les lignes, Weasley. »

Il rendit le magazine à Luna qui remit ses lunettes étranges et la porte se rouvrit.

Un garçon blond à l'allure arrogante entra, suivi de deux gorilles. Ace soupira et déclara : « C'est qui eux ?

C'est Malefoy et ses… gardes du corps, Crabbe et Goyle. Répondit Hermione.

Qu'est-ce que tu veux Malefoy ? lança Harry.

Poli Potter, sinon je serai obligé de te donner une retenue… »

Ace se crispa, avant de sourire : « Je vois… un petit garçon pourri gâté…

Qui es-tu, toi ? grimaça le blond en le toisant avec dédain.

Portgas D Ace. Maintenant dégage, tu m'empêches de dormir.

Espèce de…

Allez, ouste gamin. »

Malefoy plissa le nez et déclara : « On s'en va, il y a trop de Sang-de-Bourbe ici. »

Mais il sentit quelque chose se poser contre sa gorge. Quelque chose de froid. La voix glaciale du pirate résonna : « Ne dis plus jamais ça, ou je te tue. »

Le poignard s'éloigna et Malefoy bondit dans le couloir, le teint pâle, suivi des deux gros.

Ace se rassit, et Hermione lâcha : « Tu n'aurais pas dû faire ça… tu pourrais avoir des ennuis, Portgas.

C'était super ! sourit Harry.

Je ne sais pas ce que veut dire ce mot, mais je n'ai pas apprécié son ton. Et je me fiche d'avoir des ennuis Granger, ore wa Shirohige no kaizoku.

Qu'est-ce que ça veut dire ? demanda Ginny.

C'est du japonais… lâcha Neville, N'est-ce pas ?

Peut-être… »

Mais Ace demanda : « A votre avis, ce petit con va la ramener ou ça lui a suffit ?

Il ne va pas s'arrêter comme ça, Portgas… malheureusement… répondit Harry en fronçant les sourcils.

Très bien, alors je vais bien le surveiller.

Tu ne le connais même pas, et pourtant tu le détestes… constata Hermione.

J'en connais pas mal… des gamins pourris gâtés comme lui, et ça me dégoûte au plus haut point. On les appelle des Dragons Célestes chez moi. »

Il déclara : « Réveillez-moi quand on sera arrivé. »

OOooOO

Quand ils furent arrivés, Harry posa une main sur l'épaule du pirate et sursauta en sentant ce dernier pointer un doigt enflammé vers son front. Ace le fixa avant de lâcher : « La prochaine fois, ne fais pas ça.

O-OK…

Allez, je suis juste un peu méfiant alors c'est normal. »

Mais la tête d'Harry montrait qu'il n'était pas d'accord. Ce n'était pas normal de menacer quelqu'un d'un doigt de feu. Pas normal du tout.

Ils arrivèrent devant des calèches et Harry demanda : « C'est quoi ces choses ?

De quoi tu parles ? demanda Ron.

Ces chevaux qui tirent les diligences…Juste devant toi…

Je ne vois rien…

Harry, il n'y a rien qui tire les diligences… intervint Hermione. »

Ace fixa les grands chevaux noirs aux allures de squelettes, qui le fixaient en retour de leurs grands yeux blancs laiteux. Il lâcha : « Je les vois aussi.

Ne t'en fais pas, intervint Luna, Vous ne devenez pas fou, moi aussi, je les vois.

C'est vrai ?

Oh oui, je les ai vus dès le premier jour où je suis venue ici. Ce sont toujours eux qui tirent les diligences. Ne t'inquiètes pas, tu es aussi sain d'esprit que moi. »

Harry lança un regard peu rassuré à Ace qui sourit : « Cool, Potter, tu es aussi sain d'esprit que moi, alors ! Bon courage !

Oh Merlin… »

Le jeune sorcier monta alors dans la calèche et observa en silence ses amis, tandis qu'Ace s'était figé, le visage pâle.

Harry demanda : « Quelque chose ne va pas, Portgas ?

Dis-moi Potter… est-ce qu'il y a des personnes qui maîtrisent le Haki, ici ?

C'est quoi ?

Comment t'expliquer… ah, tu vois mon bras ?

Euh ouais… »

Ce dernier se couvrit d'une teinte métallique et noire, sous les regards incrédules des quatre Gryffondors. Harry s'exclama : « Wow ! Comment tu as fait ?

C'est le Haki de l'Armement, il en existe deux autres types. Alors ? Tu connais des gens qui le font aussi ?

Désolé, mais non, c'est la première fois que je vois quelqu'un faire ça ! lâcha Harry en fixant le bras d'Ace, Est-ce que… ça s'apprend ?

Ouais, mais c'est compliqué. Pourquoi, intéressé ? sourit le pirate.

Ouais, et pas qu'un peu ! Ca peut arrêter un sort ?

Absolument aucune idée. »

Hermione demanda : « Comment l'as-tu appris ?

J'ai eu un bon professeur… déclara avec joie Ace, Bien qu'il soit un peu volatile dans ses humeurs ! Ne lui dîtes jamais que j'ai fait une blague de ce genre !

Blague ?

Il peut se transformer en oiseau… »

Luna hurla de rire en comprenant la première la blague faite précédemment, et Ace lui demanda : « Alors, ça ne t'arrive jamais de savoir des choses à l'avance ? Comme pour esquiver quelque chose ou comprendre les intentions d'une personne ? »

La jeune Serdaigle le fixa de ses yeux bleus profonds, avant de répondre : « Ca peut m'arriver de temps en temps… mais ma tante est meilleure que moi pour ça !

Ta tante ?

Oui, elle est la sœur de mon père… d'ailleurs, elle devrait venir à Poudlard cette année !

En tant que professeur de Défense ? s'enthousiasma Ginny.

Non. Elle m'a dit que ce serait une surprise ! oh ! C'est ton chat ? »

Eddie venait de se montrer, se mettant sur la tête d'Ace qui rit : « Ouais, Luna Lovegood, je te présente Eddie ! Eddie, voici Luna ! »

Le chat pencha la tête sur le côté avant de sauter sur les genoux de la jeune fille qui le gratouilla entre les oreilles. Il se mit à ronronner, puis miaula de frustration quand elle se détourna pour demander : « Eddie ? Beau nom…

Ouais… il me rappelait quelqu'un… »

Elle reporta son attention sur le chaton qui se frotta contre elle avec joie, ronronnant de plus belle.

Quand ils arrivèrent au château, Ace le récupéra, et alors qu'elle rejoignait la table des bleu et argent, une femme avec un chignon strict s'avança rapidement vers lui. Elle lâcha d'une voix autoritaire : « Mr Portgas, vous allez être répartis dans une de nos Maisons, suivez-moi. »

Il lui sourit en répondant : « Bien entendu, mademoiselle, ce sera une joie d'accompagner une créature aussi divine que vous et…

En silence, Mr Portgas. »

Il fit un clin d'œil à Potter qui s'empêchait d'éclater de rire, et suivit le professeur jusqu'à la rangée de premières années attendant d'être répartis.

Il bailla à s'en décrocher la mâchoire sans prêter attention aux regards curieux dirigés vers lui, et entendit alors son nom : « Le nouvel élève Portgas D Ace entrera directement en cinquième année. Mr Portgas, si vous voulez bien… »

Il fut tenté de répondre qu'il ne voulait pas, mais alla s'asseoir en souriant sur le tabouret, et sentit un chapeau tomber devant ses yeux.

Puis, une voix sarcastique lui parvint : « En voilà un drôle d'hurluberlu ! Et un pirate ! Rien que ça ? Voyons voir… oui… je vois… tu lui ressembles beaucoup…

Moi je ne vois rien du tout en tout cas. Je ressemble à qui ?

Ah, tu as quand même de la répartie ? Oh je ne vais pas te le dire tout de suite, ce ne serait pas amusant ! Tu vas voir ! Ce sera drôle !

Ecoute moi, le tas de crasse, tu me mets dans la même maison que Potter, t'as pigé ? Ou je te crame.

Comme si c'était possible !

Tu veux essayer ?

GRYFFONDOR ! »

Ace retira le chapeau et le rendit à la femme qui pinçait les lèvres, puis alla s'asseoir près de Potter qui demanda : « C'était un peu long… qu'est-ce qu'il t'a dit ?

Que j'étais un hurluberlu. On mange quand ?

Bientôt. »

Ace soupira, et fut à deux doigts de remercier Davy Jones quand la nourriture apparut.

Ce fut à ce moment là, qu'il se figea, une fourchette dans la bouche. Hermione demanda inquiète : « Ace ? Tout va bien ?

Ce plat… il est…

Délicieux ! s'exclama Harry, La viande fond dans la bouche ! »

Ace pâlit et reprit une bouchée du plat succulent, et sentit les larmes lui monter aux yeux. Harry lui demanda alors discrètement : « Qu'est-ce qui se passe ?

Cette saveur… ça me rappelle les plats que me cuisinait un ami… avant…

Oh… alors pense à lui. »

Le pirate fixa le Survivant avec surprise, et constata le sourire douloureux du garçon : « C'est ce que je fais quand quelque chose me rappelle mes parents, comme ça j'ai l'impression qu'ils sont avec moi…

Oh… merci Potter. »

Ace termina son assiette, et se resservit, ses souvenirs remontant à la surface.

Puis, alors que les plats disparaissaient, Dumbledore se leva et déclara : « A présent que nous sommes occupés à digérer un de nos somptueux festins, je vous demande de m'accorder quelques instants de votre attention afin que je puisse vous donner les traditionnelles recommandations de début d'année. Les nouveaux doivent savoir que la forêt est interdite d'accès, il ne serait d'ailleurs pas inutiles que certains des anciens se le rappellent… Mr Rusard, le concierge, m'a demandé de vous rappeler pour la quatre-cent-soixante-deuxième fois que l'usage de la magie dans les couloirs et interdites, ainsi que de nombreuses autres choses dont la liste est affichée sur la porte de son bureau. Nous aurons cette année deux nouveaux enseignants, je suis particulièrement heureux d'accueillir à nouveau parmi nous le professeur Gobe-Planche qui assurera les cours de Soins aux créatures magiques. J'ai également le plaisir de vous présenter le professeur Ombrage qui enseignera la Défense Contre les Forces du Mal. »

Les élèves applaudir mais Ace soupira : « Génial… le crapaud est ici, lui aussi… on va se faire chier.

Ouais… »

Dumbledore reprit alors avec un sourire un peu crispé : « Oui, bienvenue ! Mais, il y aura cette année, deux nouvelles options enseignées à Poudlard. La première consiste en l'apprentissage de la magie sans baguette ainsi que de la transformation en Animagus si vos parents acceptent de signer un formulaire. Cela sera enseigné par le professeur Lovegood. »

Une femme aux courts cheveux roux sombre et aux yeux aussi pâles que ceux de Luna se leva et salua avec un sourire les élèves qui s'étaient mis à chuchoter. Elle déclara d'une voix claire : « J'espère que ceux qui viendront à mes cours ne le regretteront pas, et que vous passerez une bonne année. Je tiens cependant à préciser que quiconque refusera de faire les efforts adéquats se verra renvoyé de mon cours. N'hésitez pas à me poser des questions. »

Un élève de Serdaigle se leva et demanda : « Professeur ! Avez-vous un lien de parenté avec Loufoc… Luna Lovegood ?

Oui. Il s'agit de ma nièce. D'autres questions ? »

Les élèves se regardèrent, mais aucun ne posa d'autres questions. Ace haussa un sourcil : « Elle semble être très jeune pour être professeur…

En tout cas, elle ne peut pas être pire qu'Ombrage ! »

Dumbledore sourit et déclara : « La deuxième nouvelle option quant à elle, est assez particulière et se fera en parallèle de l'option Etude des Moldus. Le cours de développement physique, qui vous servira à apprendre les types de combat moldus ET sorcier sous la supervision d'un nouveau professeur. Le professeur Newgate. »

Ace se figea, le visage vidé de toute trace de couleur, et vacilla alors que le directeur montrait une chaise vide. La Grande Salle fut parcourue de murmures jusqu'à ce que les portes ne s'ouvrent et qu'un homme de grande taille, n'arrive en courant, un grand sourire aux lèvres. Ce dernier s'installa à côté de la tante de Luna et s'excusa : « Excusez-moi pour le retard ! Je n'avais pas vu le temps passer ! Qu'est-ce que j'ai raté ?

Je vous présente votre nouveau professeur d'éducation physique et sportive, le professeur Newgate ! »

Ce dernier sourit à l'assemblée avant que son regard n'attrape celui d'Ace qui restait figé. Il se crispa légèrement, puis lui fit un sourire rassurant.

Grand, les épaules larges, un bouc sur son menton, les cheveux roux clair coiffés en un pompadour, et vêtus d'une tenue de cuisinier. Ace sentit sa gorge se serrer, ses yeux piquer et il demanda d'une voix enrouée à Harry : « Le banquet se termine bientôt ?

Euh… aucune idée… tu ne te sens pas bien ?

Ouais, on dirait que tu vas chialer… renchérit Ron.

Ronald ! Portgas, on dirait que tu as vu un fantôme…

C'est le cas… oh par Davy Jones… »

Il ne quittait pas le professeur des yeux, et ce dernier fit un léger signe de la tête avant de lui faire un clin d'œil.

Dumbledore voulut continuer son discours, mais fut interrompu par le professeur Ombrage qui se leva : « Merci, cher directeur, pour ces aimables paroles de bienvenue, je dois dire que c'est un grand plaisir de revenir à Poudlard et de voir tout ces joyeux visages tournés vers moi ! »

Ace ricana discrètement tandis qu'Harry haussait un sourcil.

Ombrage continua : « J'ai hâte de tous vous connaître, et je suis sûre que nous deviendrons d'excellents amis ! »

Fred et George lâchèrent simultanément : « Compte là-dessus !

Le Ministère de la Magie accorde beaucoup d'importance à l'éducation donnée aux futurs sorciers et sorcières. Les dons que vous avez reçus à la naissance seraient inutiles sans le bon enseignement. C'est pourquoi l'ancien savoir dont l'unique dépositaire est la communauté sorcière doit être cultivé. Chaque directeur, ou directrice de Poudlard, a apporté son lot de changement au système éducatif de l'école. Mais le progrès pour le progrès ne doit pas être encouragé pour autant, car nos traditions éprouvées par le temps n'ont souvent nul besoin d'être modifiées. Un équilibre entre l'ancien et le nouveau, la pérennité et le changement, la tradition et l'innovation… »

Harry se tourna vers ses amis pour voir Ron jouer avec un verre, Hermione écouter avec attention les paroles de cette femme, et Ace serrer le poing. Il se reconcentra et entendit : « … car certains changements seront pour le mieux alors que d'autres apparaîtront comme des erreurs de jugement. De même, certaines coutumes anciennes seront conservées à juste titre tandis que d'autres, anciennes et démodées devront être abandonnées. Aussi, n'hésitons pas à entrer dans une ère nouvelle d'ouverture, d'efficacité, de responsabilités, avec la volonté de préserver ce qui doit être préservé, d'améliorer ce qui doit être amélioré, de tailler dans le vif chaque fois que nous sommes face à une pratique dont l'interdiction s'impose. »

Elle se rassit et Dumbledore applaudit poliment, suivit par d'autres professeurs et quelques élèves.

Ace siffla : « Quelle serpent…

En tout cas, c'était éclairant.

Ne me dis pas que ça t'a captivé ? s'exclama Ron, C'était d'un ennui ! Le pire discours du monde ! Et j'ai grandi avec Percy, moi !

J'ai dit « éclairant » pas captivant.

Je dirais plutôt inquiétant pour vous… lâcha Ace, certaines de ses phrases me font froid dans le dos.

Tu veux parler de : « Mais le progrès pour le progrès ne doit pas être encouragé » ou encore de : « tailler dans le vif chaque fois que nous sommes face à une pratique dont l'interdiction s'impose. » ?

Exactement. »

Harry demanda : « Qu'est-ce que ça veut dire ?

Que le ministère veut se mêler des affaires de Poudlard. »

Ace hocha la tête, puis déclara : « Hé Potter, je dois parler avec quelqu'un. Tu peux m'attendre ?

Euh ouais, pas de problèmes.

Ronald ! On doit s'occuper des premières années !

Ah oui, c'est vrai ! Les demi-portions ! Par ici !

Ronald ! Les premières années, suivez-nous ! Allez en rang ! »

Harry sourit à une première année, mais son sourire se fana quand il lut la peur dans ses yeux. Ace lui jeta un bref coup d'œil avant d'aller derrière une armure, attendant le moment opportun.

Quelques minutes plus tard, le nouveau professeur arriva, les mains dans les poches.

OOooOO

Ace s'avança, le visage vide et déclara : « … salut Thatch. »

Ce dernier sourit faiblement avant d'ouvrir les bras : « Bah alors Ace ? Tu as rapetissé ? »

Le pirate serra les dents, mais fondit en larmes, serrant son frère qu'il pensait mort contre lui et lâcha : « Bordel Thatch... Ça ne t'arrive pas d'être sérieux ?

Ace, tu n'imagines pas à quel point vous m'avez manqué ! »

Thatch le serra contre lui et demanda : « Tu es tout seul ?

Ouais… je suis tellement désolé Thatch… je…

Tu es mort, n'est-ce pas ? demanda-t-il en perdant son sourire.

Oui… »

Le cuisinier soupira et demanda : « Il faut que tu me racontes ce qu'il s'est passé, Ace.

J'ai… je suis parti à la poursuite de Teach, mais il a réussi à m'avoir. Il m'a livré aux Marines et ils ont appris pour mon père et ont organisé mon exécution.

Ton père ? Tu veux parler d'Oyaji ?

Non, de mon père biologique. Gol D Roger. »

Thatch resta figé avant d'éclater de rire : « Rien que ça ! Ah bah je comprends mieux pourquoi tu es aussi taré !

Hé !

Et ensuite ?

Oyaji et les autres sont venus… c'était la guerre… même Luffy était là… mon petit-frère… ils étaient tous venus… pour moi. »

Il trembla un instant, puis Thatch déclara : « J'aurais fait pareil, mon frère.

Je sais. C'est ça qui me fait mal. Tant de gens sont morts parce que j'existais…

Ace. Ce n'est pas de ta faute, c'était leurs choix. Maintenant, dis-moi qui a osé tuer mon frère.

… Akainu… »

Thatch déglutit et lâcha : « L'ordure…

J'espère que Luffy va bien… lui et tous les autres…

Je suis sûr qu'ils sont en parfaite santé ! Par contre, sais-tu pourquoi nous sommes ici et en vie ?

Je dois protéger quelqu'un jusqu'à ce qu'il élimine un mage noir…

Ah tu parles d'Harry Potter ? Tu peux compter sur moi.

Oui, j'aurais du me douter que tu serais l'aide dont elle m'a parlé… alors comme ça tu t'appelles Newgate ?

Ouais… Oyaji me manquait… comme ça, j'ai quelque chose qui me rappelle d'où je viens… mais qui est cette elle ? »

Devant l'air interrogateur de son meilleur ami, il lui expliqua en détail sa discussion avec Gaïa, et Thatch soupira : « Je vois… on va rester ici un bon moment alors…

Depuis combien de temps tu es ici ?

Trois mois. J'ai manqué de me faire tuer par une casserole volante…

Quoi ?

Non, oublie ça… Je te raccompagne jusqu'à ton dortoir ?

Pourquoi pas ? Potter ?

Ouais ?

On y va.

Euh… d'accord. »

Thatch sourit au jeune sorcier et se présenta : « Salut ! Je suis Thatch, le grand-frère d'Ace ! Heureux de te rencontrer, Potter !

Enchanté… Ace, Eddie se fait la malle. »

En effet, le chaton commençait à s'éloigner, et se fut Thatch qui le rattrapa. Il l'observa, surpris, puis lâcha : « Tu l'as appelé Eddie ?

Ouais…

Ses yeux jaunes… et son pelage blanc… tu ne trouves pas que…

C'est pour ça que je l'ai appelé Eddie. »

Thatch sourit, avec un soupçon de nostalgie avant de les guider vers la salle commune des Gryffondors.