Voilà le deuxième chapitre !

Et effectivement, j'avais décidément l'âge de Moana quand j'ai écrit ce chapitre XD

Disclaimer : toujours à Beemoov sauf Moana

Rating : K


Nathaniel me montra la serre -magnifique- qui pourrait facilement rivaliser avec les jardins de Versailles. Bon j'exagère peut-être un tantinet. Mais en tout cas, elle était vachement (devrais-je plutôt dire floralement ? Parce que vachement, ça fait un peu campagne avec plein de vaches alors que là, y a des fleurs...) bien entretenue. Voyant mon air émerveillé, mon cher nouveau délégué m'informa.

- Tu sais la personne qui s'occupe de la serre traite les fleurs comme si elles étaient des personnes ou des joyaux fragiles. Comme tu as l'air d'apprécier cet endroit, je pourrais te présenter à Jade si tu veux.

Tout cela dit avec un sourire colgate total blancheur.

- Bien sûr ! Tu penses qu'elle acceptera si je lui demande de l'aider en jardinage ?

- Elle ? Euh...Moana ? Jade est un homme.

La tête que j'avais en me rendant compte de mon truc devait être digne d'une tête d'autruche parce que je voyais Nathaniel se mordre la lèvre inférieure en s'efforçant de ne pas rire. Oui bon hein, ça va je pouvais pas deviner, j'suis pas Tata Irma. Mais si un jour vous avez besoin d'aide pour savoir comment vous ridiculiser devant un beau garçon, n'hésitez pas à me contacter, j'ai plein de ressources.

- Bon, je vais te montrer l'endroit où j'aime bien aller parfois quand il n'y a personne, me dit-il soudain.

L'endroit en question se trouvait derrière le lycée. C'était là où il y avait le moins de bruit et où l'on pouvait être le plus tranquille. Étant un coin sombre, effectivement, peu de personnes voulait s'y aventurer de peur de se faire attaquer (dit avec pleins de trémolos dans la voix). Nan, sans rire. Tiens, Nathaniel ne disait plus rien, ne souriait plus et regardait dans une direction. Direction que je suivis. Ben, un autre garçon ? Cheveux rouges, look de rockeur, et en prime, une tête qui donnait envie qu'on vienne lui dire coucou avec une bonne tape sur l'épaule. Heureusement que cette tête en question n'était pas trop désagréable à regarder... Quand il posa ses yeux sur moi, il vint vers nous avec une espèce de vieux sourire bizarre. Ou-la. Par instinct, je me mis un peu en arrière derrière Nathaniel. La grosse trouillarde me direz-vous. Et bien vous avez parfaitement raison ! En plus c'était pas vers Nathaniel qu'il allait, mais vers moi. Qu'est-ce qu'il me veut le corail ?

- Tiens, tiens, qu'avons-nous là ? La nouvelle protégée de ce cher abruti ?

Le-dit abruti serra les dents mais ne répliqua pas.

- Une nouvelle venue. Mais dis-moi qu'est-ce que tu fous avec cet intello coincé ?, continua Mister Tête Rouge en me prenant un poignet.

- Qu'est-ce qu'elle me veut la tête de poisson rouge ? Je te connais pas alors tu me lâche.

Le concerné me lâcha et ricana. Bon ça va j'ai essayé de faire celle qui ne se laisse pas marcher sur les pieds et j'ai foiré, j'avais compris.

- Le grand et magnifique Castiel pour te servir, dit-il avec un grand sourire.

J'eus le réflexe de regarder si ses chevilles n'étaient pas trop enflées. En relevant la tête, les deux me regardaient bizarrement. C'est sûr que je devais avoir l'air ridicule à fixer ses pieds comme ça d'un coup. Parfois j'ai tellement peur de moi-même que j'en pleurerai presque, ou en rigolerai. Le questionnement mental passé, Castiel reprit.

- Et quel est ton nom, ma jolie ?

- Moana.

- Et ...

- Et nous, on s'en va, coupa sèchement Nathaniel.

Ce dernier m'attrapa le poignet, le même que celui que Castiel m'a attrapé (pauvre poignet), et me tira vers la salle des délégués. J'entendis la tête de corail nous crier quelque chose mais nous étions trop éloignés pour entendre. Roh, qu'est-ce qu'il a le délégué maintenant ? Coup d'œil discret dans sa direction … Enfin discret à ma manière. Il semblait énervé. C'est sûr que l'autre fraise était un peu lourdingue. Bah, il est mignon … Chiant mais pas mal foutu. Bref. Devant la salle, Nathaniel me regarda, un peu gêné.

- Je suis désolé d'être intervenu, je …, me dit-il, embarrassé.

- T'inquiète c'est pas grave, lui répondis-je with a big smile. Merci pour la visite, c'était sympa. Je dois y aller, à demain !

Un grand signe de la main et me voilà partie pour chez moi. Contente de rentrer enfin à la maison, l'envie me prit de faire des grands sauts de gazelles tout aussi gracieux que si un pachyderme avait tenté d'essayer. Je comptais pas devenir ballerine de toute façon... Arrivée dans la maison, j'étais essoufflée mais sereine. Oui, je suis sereine en ayant l'air idiote. Sans commentaire. En plus, j'avais mal aux mollets, ça sent la sportive du dimanche ou du sport tous les trente-six du mois. Sans commentaire non plus. Mais pas grave ! J'avais la maison pour moi toute seule. J'allais pouvoir me faire des gâteaux monstrueux avec pleins de pâte à tartiner à la noisette et tous pleins de schokobons sur le dessus. Owaiii... Mince, j'étais en train de presque baver. Bravo, la classe féminine jamais égalée. Je sautillai donc jusqu'au frigo et piquai deux trois trucs pouvant satisfaire ma gourmandise.

Puis, j'allai dans ma chambre et m'installai dans la position d'étoile de mer sur mon lit. Et maintenant, la séquence rêvasseries. Pour une première journée, j'avais connu un peu plus calme. Le début de journée, ça l'avait été et puis il avait fallu qu'on tombe sur l'autre corail. Quand on regardait Nathaniel et Castiel, il était vrai que je ne les connaissais pas encore bien mais rien qu'à les voir, on avait l'impression de voir deux grands opposés. Ou le Rubis contre l'Ambre. Je prends les noms de pierres précieuses parce que rien ne me vient en noms de choses dorées. Rouges, oh oui beaucoup ! Il m'avait saoulé avec ses grands airs du, je cite, "grand et magnifique". Donc j'avais envie de me foutre de lui ! Oui, je sais il n'a fait en fin de compte, que m'aborder, me parler bizarrement et ... Ben c'est tout. Puisqu'après ça, Nathaniel est survenu et m'a tirée plus loin. Je sais pas pourquoi d'ailleurs, si c'était le poisson rouge qui le gênait, il aurait pu me laisser et partir. J'étais loin d'être mécontente qu'il m'ait entraîné avec lui au contraire ! Enfin, bon on va arrêter de se plaindre et d'essayer de comprendre, ça met en surchauffe mes cellules grises. La psychologie d'habitude ça allait mais comme je venais à peine de les connaître, ça m'aidait pas. Ça me faisait penser aux filles dans ma classe. Violette est adorable et tellement mignonne qu'on pourrait la prendre dans nos bras et la serrer comme une peluche. À côté de ça, il avait Kim, jolie mais le contraire de Violette genre garçon manqué. Iris qui était très gentille et Rosalya qui était... Disons ... Très extravertie.

Bzzzz bzzzz

Ah, cher vibreur. Toi l'unique sauveur de mes moments solitaires sans amis, tu m'en amène ! Je voyais l'ami d'ici :

"Bonjour, il ne vous reste plus qu'une certaine somme.

Votre compteur crédit. »

Les amis comme on les aime. Ah bah non un message d'un numéro inconnu en plus d'un numéro que je connaissais, d'accord ...

"Salut Moana ! Ça va ? Tu es partie tellement vite tout à l'heure qu'on a même pas eu le temps de parler plus que ça. Un rencard ?

Rosalya"

Comment. Avait-elle. Eu. Mon. Numéro ? La cruche ... C'était moi qui lui avais donné à la pause de midi. Ok. Mémoire de Dory, bonjour. Ah oui, l'autre message. Un message de mon opérateur. J'vous l'avais dit, je suis trop forte. Mon portable revibra.

"Salut, c'est Nathaniel. Encore désolé pour tout à l'heure, j'espère que ce n'est pas à cause de ça que tu es partie aussi vite."

Il croyait vraiment que c'était à cause de lui ? Bah oui apparemment. Le pauvre devait se blâmer tout seul. Je voulais simplement rentrer plus rapidement pour avoir la maison à moi toute seule et faire ce que je voulais ! Minute, je ne lui avais pas donné mon numéro à lui. Comment l'avait-il eu alors ? Je lui demandai et lui dit par la même occasion que non ce n'était pas à cause de lui et qu'il ne devait pas s'en faire pour si peu. Dans la foulée, je répondis à Rosalya en m'excusant et en lui disant que le délégué avait promis de me faire faire le tour du lycée et qu'il m'attendait. Sa réponse ? Elle me dit qu'elle voulait savoir tout le lendemain avec les détails, comme si on se connaissait depuis toujours et qu'elle était ma meilleure amie. Mollo ma fille, calme tes ardeurs. De toute façon, il n'y avait rien de passionnant à raconter mais bon...

Re-Bzzzz bzzzz

Oui, on m'appelle ? Nathaniel qui me dit d'accord, qu'il a eu mon numéro dans mon dossier et à demain. Bon ça c'est réglé. Une chose assez importante me revint en mémoire. Fallait que je fasse mes devoirs sinon j'en connaissais qui ne seraient pas contents si je débarquais sans rien avoir fait. Et ça occupe... Vite fait à l'arrache et hop ! Fini ! Effectivement, vingt minutes plus tard mes exercices étaient faits à la va-vite. Je regardai sur mon réveil, il était déjà dix-neuf heures. Et justement Noémie rentrait pile à ce moment. Je descendis la voir et nous préparâmes le dîner. Excusez, je rectifie : JE prépare pendant que ma chère cousine me sort les plats et met la table. Ben oui, je dis pas que je suis une pro de la cuisine mais elle, c'est une cata en popote. La soirée se passa normalement, aussi normalement qu'une soirée spaghettis/carbonara pouvait se passer. Je me mis au piano, et joua un air que j'aimais bien interpréter (NDA : la musique que Moana joue : [url] watch?v=k7CD88A7OY4[/url] ). Puis j'allai me coucher, tranquillement et apaisée.

Les jours suivants étaient passés à une vitesse folle. A tel point que je vis pas la semaine passer. Comme prévu, le lendemain de la rentrée, Rosalya eut tôt fait de me demander comment s'était passé ma fin d'après-midi. Ce qu'elle m'avait dit après que je lui ai raconté l'épisode « Castiel », m'avait un peu effrayée. Elle s'était mordu légèrement la lèvre en me disant de faire attention. Okaayy. D'ailleurs peu de temps après, j'avais fait l'honneur de rencontrer la sœur du délégué. Ou devrais-je plutôt l'appeler, elle et ses deux acolytes, Shenzi, Banzaï et Ed. Bref, de vraies hyènes.

Nous étions déjà mardi à présent, et je devais avoir cours d'allemand (oui j'étais folle d'avoir pris cette langue mais comme ça faisait un moment que j'en faisais, je ne pourrais pas m'arrêter de ci tôt, étant trop habituée) mais ma prof n'était pas là. Heureusement, je ne l'aimais pas. Elle nous prenait pour des abrutis congénitaux qui ne savent pas parler un temps soit peu sa langue maternelle. Désolée si on est que des malheureux frenchies qui ne sortent pas de chez eux ou qui n'ont eu jusqu'à maintenant aucun cours potable. Dommage qu'on ne puisse pas se permettre de lui envoyer en pleine face. Parce que et BIM ! Elle n'aurait plus rien dit, niark d'abord.

Ayant donc une heure de creux, j'avais pris un livre et étais partie voir si le coin que Nathaniel m'avait montré à la rentrée était « libre ». Ouf, il n'y avait personne ! Je m'adossais tranquillement sur un mur et commença à lire. Même pas cinq minutes après (non ils avaient pas réussi à me laisser en paix cinq malheureuses minutes !), une voix que je reconnus m'interpella. Le corail : the return.

- Tiens, la protégée du blondinet.

- Qu'est-ce qu'il me veut Simba ? A moins que ce ne soit Mufasa ?, dis-je sur la défensive de la méfiance (quel français dites moi).

- Haha très drôle merci, me répondit-il railleur.

- Oui, merci. En ce moment, je m'inspire beaucoup du Roi Lion. Mais dis-moi, aurais-tu perdu Zazu ?

- Bon t'as fini, là ?, s'énerva-t-il.

- Ouais, bon. Tu voulais quelque chose ?

- Tu sais Simba finit avec une lionne à la fin...

Euh, ouais... Et donc ? Je le questionnai des yeux et compris soudain en voyant le regard qu'il me lançait. Je suis pas Nala !

- Euh, dis tu me fais quoi, là ? Ça fait une semaine que je suis là, à peine. Tu ne me connais pas. Alors tu calmes tes hormones de grand mâle.

A ma grande surprise, il me prît par la taille.

- Tu sais quoi, ça fait justement une semaine que je t'observe et tu me plais. J'ai vu que tu restais souvent avec l'autre délégué. Laisse-le un peu et viens avec moi.

- Euh... je...

On était à deux centimètres de s'embrasser et un certain charme, malgré le fait que je le trouvais assez narcissique, s'opérait. Collision dans trois... deux… un... Finalement, c'est lui qui m'embrassa. L'action était passée comme la foudre sur moi. Vive l'électrification que je reçue car, grâce à elle, je repris vite contenance. Je m'écartai rapidement et lui mis une gifle monumentale. Énervée plus par moi-même que par ce qu'il venait de se passer, je partis à grand pas loin de lui. J'entendis tout de même ce qu'il me cria.

- Je sais que je te plais aussi. Je finirai par t'avoir comme je te l'ai promis !

C'était donc ça qu'il avait crié la dernière fois ? Et puis non, il ne me plaisait pas. Je ne sais pas s'il m'a déjà bien regardé au moins une fois, mais je n'avais rien qui faisait que je pouvais plaire. En revanche, ce que je ne vis pas, c'était l'ombre au coin du mur...