Bonjour,

Je me rends compte qu'on approche doucement de la fin de cette histoire, après celui-là, il ne reste plus que deux chapitres et l'épilogue à publier...

En attendant, encore et toujours merci à ceux qui suivent cette fic et encore plus à ceux qui me laissent des petits messages d'encouragement ou qui me donnent leur avis chapitre après chapitre !


Chapitre 21 : Voyage


Lorsqu'Harry s'était réveillé, il avait mis quelques minutes à émerger complètement. Il s'était ensuite glissé dans sa salle de bain pour prendre une douche, ayant eu plus que chaud en boite de nuit.

Une fois propre et habillé, il avait rejoint la cuisine où Hermione venait de s'installer pour déjeuner. Après tout, il était plus de midi, l'heure du petit déjeuner était donc passée depuis longtemps.

- Bonjour, dit-il en arrivant.

- Salut, sourit Hermione Bien dormi ?

- Très, et toi ?

- Comme un loir, répondit-elle.

- Et j'espère que vous avez faim ! fit Esmé en arrivant avec deux assiettes.

- Enormément ! s'exclama Harry alors que son ventre gargouillait face à la bonne odeur qui venait d'arriver jusqu'à ses narines.

Esmé eut un doux rire avant de déposer les assiettes devant eux.

- Merci Maman, soupira de contentement Harry.

- De rien mon grand, bon appétit à vous deux, sourit-elle.

- Merci, répondirent-ils en même temps.

Ils mangèrent tous deux dans le silence, appréciant parfois de manger dans le calme, surtout lorsqu'ils manquaient un peu de sommeil, ce qui était le cas aujourd'hui sans l'ombre d'un doute.

Après manger, tandis qu'Alice et Esmé partaient faire des courses, ils allèrent se promener dans le parc, retrouvant par la même occasion Rosalie, Emmett, Edward et Jasper qui s'y trouvaient, Carlisle était lui au travail.

- Vous avez fini par vous lever, on pensait que vous alliez dormir toute la journée, s'amusa Rosalie.

- On s'est couché tard, dit simplement Harry avec un haussement d'épaules.

- Mais c'était vraiment une bonne soirée, rajouta Hermione.

- On ne peut qu'être d'accord, Alice est peut-être une cachotière mais parfois, ses surprises ne sont pas mauvaises, rit Edward.

- Qu'est-ce que vous voulez faire aujourd'hui alors ? leur demanda Jasper.

- Aucune idée, soupira Harry. Par moment j'aimerais retourner en cours…

- En septembre je pense, lui dit Rosalie.

- Des projets pour l'été ? les interrogea alors Emmett et Hermione secoua légèrement la tête.

- Je crois que j'aimerais visiter un peu les Etats-Unis, voir où vous avez vécu avant d'arriver ici, répondit lentement Harry.

- Ça serait génial ! s'exclama Emmett.

- Il faudrait en parler avec Esmé et Carlisle, et Samaël bien sûr, mais je pense que c'est tout à fait envisageable, rajouta Jasper.

Harry eut un sourire éblouissant alors qu'Hermione les bombardait déjà de questions sur les villes qu'ils connaissaient.

Au bout d'un moment, Rosalie et Edward partirent rejoindre leur chambre et Harry bénit les sorts de silence tout en songeant que personne ne les reverrait avant plusieurs heures.

Emmett en profita pour passer un bras autour des épaules d'Hermione et l'entraina au bord du lac, laissant Harry avec Jasper.

- Il va y arriver, s'amusa Harry.

- Je pense aussi, ricana Jasper. Aller viens, laissons leur un peu d'intimité, ajouta-t-il en prenant la direction de la forêt.

Harry le suivit, heureux de passer un peu de temps juste avec son frère.

- T'éloigner de Poudlard te fait du bien tu sais, dit doucement Jasper après plusieurs minutes où ils avaient marché en silence.

- Je suppose, soupira-t-il. Je suis bien plus détendu ici…

- Samaël agit ainsi pour te protéger et il a raison, j'aurais fait la même chose à sa place. Ce Dumbledore devenait bien trop dangereux pour toi et te perdre nous aurait déchiré…

- J'en ai parfaitement conscience mais ça ne rend pas la chose plus facile, admit-il. Je réfléchis beaucoup depuis toute cette histoire…

- A quoi ? lui demanda-t-il.

- Lors de mon dernier entretien avec Tom, il m'a dit des choses… Sur le coup, je suis resté buté mais ensuite, j'y ai de nouveau pensé et je me suis rendu compte qu'il avait raison. Ce n'est pas ma guerre, c'est celle de Tom et Dumbledore, ça l'a toujours été mais Dumbledore a tenté de faire de moi son arme, de me mêler à ce conflit qui est entièrement de sa faute alors j'ai eu du mal… tenta-t-il d'expliquer. Je veux dire, j'ai toujours eu l'impression que je devais combattre quoi qu'il arrive alors que maintenant, j'ai le choix et ça me parait complètement fou…

- Personne ne devrait être obligé de combattre s'il ne le veut pas… Bien sûr, il y a des cas où on n'a pas le choix, par exemple lorsqu'on est réquisitionné lors de graves conflits, comme ça a pu être le cas dans ce que tu appelles le monde moldu mais toi… Toi Harry, tu n'es qu'un enfant encore et en aucun cas un enfant, un ado si tu préfères, rajouta-t-il après avoir vu le regard noir qu'il lui jetait, ne devrait avoir à combattre.

- Tom m'a dit la même chose justement, s'agaça un peu Harry.

- Il n'y a pas de quoi être irrité de ce fait, lui fit-il remarquer. Ce Tom a raison et tu le sais.

- Oui c'est bien le problème, soupira-t-il. Plus le temps passe et plus je me dis que je n'ai rien à faire sur un foutu champs de bataille, comme dirait Tom, je ne suis pas suicidaire et je tiens à rester en vie, auprès de vous…

- Je suis heureux de l'entendre, sourit Jasper en ébouriffant gentiment ses cheveux. Et Esmé et Carlisle le seront tout autant.

- Je suppose, murmura-t-il.

Ils laissèrent ensuite un silence confortable s'installer tout en continuant d'avancer dans la forêt. Après une vingtaine de minutes de marche supplémentaire, ils rejoignirent l'orée de la forêt, non loin du lac.

- Je crois que cette fois c'est bon, souffla Jasper et Harry ne put qu'hocher la tête.

En effet, au bord du lac, ils pouvaient très nettement voir qu'Hermione et Emmett étaient en train de s'embrasser et rien ne put faire plus plaisir à Harry. Emmett avait été d'une patience jamais vu selon ses autres frères et sœurs mais ça en avait valu le coup.

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Les jours puis les semaines avaient continué de passer. Samaël leur rendait visite de temps en temps, s'assurant notamment qu'Harry et Hermione continuaient de travailler les cours qu'ils recevaient régulièrement de leurs amis.

Bien sûr, à chaque fois ils demandaient si Dumbledore avait été retrouvé mais la réponse était toujours la même, non. Harry pestait souvent contre l'ancien directeur de Poudlard et espérait que Tom et les autres allaient rapidement l'attraper.

Cependant, il essayait de ne plus trop penser à tout ça pour le moment. En effet, Samaël avait donné son autorisation pour le voyage aux Etats-Unis, disant même que c'était une très bonne idée de quitter le pays pour les vacances d'été. Depuis, Alice, Esmé et Rosalie préparaient leur départ. Harry et Hermione étaient très excités, n'ayant jamais été aux Etats-Unis, Harry n'avait même jamais quitté le pays comparé à son amie qui avait notamment visité la France avec ses parents.

- On va prendre l'avion ? demanda Harry à son père un soir.

- Oui, nous avons un jet privé, répondit-il avec un sourire. Ça nous permet de partir et de rentrer quand on veut.

- Avec la magie on pourrait arriver plus rapidement là-bas, fit remarquer le plus jeune.

- C'est vrai mais avec Samaël, nous pensons qu'il est plus judicieux de quitter le pays par les moyens de transports non magique pour ne pas qu'on puisse nous suivre, déclara-t-il.

- J'avais oublié ce léger détail, soupira Harry.

- Ne t'occupe pas de tout ça, ta mère et tes sœurs sont sur le coup, je t'assure que tout sera parfait au niveau de l'organisation, s'amusa Carlisle.

- Et où allons-nous ? s'enquit-il après avoir légèrement hoché la tête.

- Je pense que nous allons faire un passage par Forks, dans l'état de Washington, mais rien n'est encore décidé… Nous irons aussi en Alaska voir nos cousins et faire un tour sur notre île qui se trouve au large du Brésil, révéla-t-il.

- Vous avez une île ? s'exclama-t-il surpris.

- Je l'ai offerte à Esmé il y a plusieurs décennies, rit-il et Harry ne put qu'écarquiller les yeux.

C'est finalement à la fin du mois de juin que le départ fut prévu. Ce jour-là, ils rassemblèrent l'ensemble de leurs bagages, magiquement agrandis grâce à Hermione et Harry, dans le coffre des voitures. Ensuite, Rosalie s'installa au volant d'une voiture où montèrent Hermione, Harry, Emmett et Edward. Dans l'autre il y avait donc Esmé, Alice, Jasper et Carlisle.

Une fois qu'ils furent sortis des limites de protection, Harry s'assura que seul Samaël pouvait accéder au manoir pendant leur absence.

Le trajet jusqu'à l'aéroport fut relativement rapide et les deux voitures furent garées dans un parking abrité et surveillé. Chacun récupéra ensuite son bagage et Alice guida tout le monde jusqu'au hall d'entrée. Là, elle leur demanda de l'attendre quelques minutes et disparut aussitôt par une autre porte.

- Qu'a-t-elle encore prévu ? soupira Edward.

- C'est une bonne question, dit Carlisle avec un froncement de sourcils.

Alice ne fit pas durer le suspense très longtemps puisqu'elle revint rapidement, et elle n'était pas seule.

- Daphnée, souffla Harry qui n'en revenait pas.

Celle-ci eut un sourire éblouissant et se jeta dans les bras d'Harry.

- Merci Alice, murmura Harry avec reconnaissance.

Daphnée salua ensuite l'ensemble de la famille tandis qu'Harry enlaçait sa sœur.

- Maintenant on peut y aller ! s'exclama joyeusement Alice qui était toujours dans les bras de son frère.

Alice reprit de nouveau la tête de leur petit groupe, les entrainant dans un coin bien particulier de l'aéroport. Là, ils retrouvèrent John, leur pilote habituel.

- Bonjour Mesdames, Messieurs, les salua-t-il en souriant.

- Bonjour John, répondirent-ils.

- Vous pouvez embarquer, tout est prêt pour votre départ, leur dit-il.

- Parfait, sourit Carlisle.

Ils montèrent rapidement dans leur avion et Harry, Hermione et Daphnée furent impressionnés par le confort à bord de l'appareil. Hermione, qui était la seule des sorciers à avoir déjà pris un avion, avait voyagé en classe économique, c'était donc un véritable changement de monter dans un jet privé.

- As-tu déjà pris l'avion ? demanda Daphnée à Harry une fois qu'ils furent installés pour le décollage.

- Non, admit-il. C'est autant une première que toi…

- Je me sens moins seule, souffla-t-elle.

- Ne vous inquiétez pas, intervint Alice. Le trajet va très bien se passer et dans moins de dix heures nous atterrirons à l'aéroport de Seattle où nous avons laissé nos véhicules.

- Dix heures ? s'exclamèrent-ils en même temps, faisant rire l'ensemble des vampires.

- Nos moyens de transports prennent un peu plus de temps que les vôtres, déclara Rosalie avec amusement.

- Mais y a tout ce dont vous avez besoin dans cet avion donc des toilettes, à boire et à manger, leur dit gentiment Esmé.

- Je crois que je vais dormir un peu alors, marmonna Harry.

A ce moment-là, la voix de John sortit des haut-parleurs, leur demandant de bien rester assis et attaché le temps du décollage et qu'il les informerait dès qu'ils pourraient se lever.

- J'espère que ce pilote est sûr, grommela Daphnée qui était loin d'être rassurée.

- Il l'est, ça fait plus de dix ans qu'il travaille pour nous, leur apprit Carlisle.

- C'est au moins ça, soupira-t-elle en attrapant tout de même la main d'Harry lorsque l'avion commença à rouler sur la piste de décollage.

- Alors, comment t'es-tu retrouvé avec nous ? lui demanda doucement Harry.

- Alice bien sûr, elle m'a contacté avec ta chouette il y a deux semaines environ, révéla-t-elle. Mes parents n'y ont vu aucun problème alors elle m'a donné rendez-vous dans cet endroit rempli d'engins volants.

- Je suis vraiment content que tu sois là, murmura-t-il en pressant légèrement sa main qui était encore dans la sienne.

- Moi aussi, je n'ai jamais été aux Etats-Unis, nos réunions de famille ont toujours lieu en Europe…

Harry sourit, songeant encore une fois qu'il avait une famille formidable et que sa sœur lui avait fait un magnifique cadeau en invitant sa petite amie.

Le trajet passa un peu plus rapidement que prévu. Ils avaient regardé des films, discuté, Harry, Hermione et même Daphnée avaient dormi un peu, et Rosalie s'était mise à chanter, Edward l'accompagnant à la guitare.

Dès qu'ils eurent atterrit, ils descendirent rapidement de l'avion.

- Quelle heure est-il ? demanda Hermione qui était perturbée par le fait qu'il faisait encore nuit.

- Quatre heures du matin, répondit Alice. Le jour ne va pas tarder à commencer à se lever mais normalement, le soleil ne devrait pas se pointer aujourd'hui.

Ils allèrent ensuite récupérer les deux véhicules qu'ils avaient laissé et prirent la route pour Forks.

- John travaille uniquement pour vous ? les interrogea Harry.

- Oui, c'est aussi un mécanicien, il est chargé d'entretenir l'avion et il nous rejoint quel que soit l'endroit dans le monde où nous nous trouvons, répondit Jasper.

- Généralement, l'avion reste dans un hangar qui nous appartient, ici, à Seattle, puisque John habite la ville, rajouta Carlisle.

- Et nous le payons bien, il n'a pas besoin d'un autre travail, s'amusa Alice.

Le trajet en voiture fut relativement court à comparer de l'avion et ils furent donc vite arrivés à Forks.

Harry, Hermione et Daphnée furent impressionnés par l'immense villa blanche aux multiples baies vitrées et fenêtres.

- C'est magnifique, murmura Daphnée.

- On a cette villa depuis quelques décennies, c'est Esmé qui a fait tous les plans lors de sa rénovation et on a tous donné un coup de main pour les travaux, déclara Rosalie.

- Vous avez fait du bon boulot, dit Harry. Tout comme au manoir d'ailleurs.

- Aller, venez donc voir l'intérieur, en espérant que rien n'ait bougé cette fois… soupira Esmé.

- Vous avez eu des problèmes ? s'étonna Hermione

- Oui, répondit Carlisle. Parfois nous laissons une partie des meubles et certaines de nos résidences ont été forcées et pillées…

- Et la dernière fois, nous n'avions pas prévu de rester si longtemps en Angleterre, nous étions juste de passage, donc nous n'avions rien rangé, révéla Esmé.

- Désolé, souffla Harry.

- Ne le sois pas, sourit son père. Nous sommes heureux de t'avoir adopté et tu es bien plus important que n'importe laquelle de nos maisons.

Harry esquissa un sourire et son père passa un bras rassurant dans son dos.

- Je ne suis pas majeur pour le moment et si je fais de la magie, nous avons de grande chance d'être repérés par le ministère anglais ou même par Dumbledore mais Daphnée et Hermione pourront poser des sorts de protections sur la villa lorsque nous repartirons, dit-il doucement et les deux jeunes filles approuvèrent.

- Je pense que ça serait une très bonne idée, merci, fit Esmé.

Lorsqu'ils ouvrirent la porte d'entrée, ils purent cependant constater que rien n'avait bougé depuis leur départ.

Chacun alla donc déballer ses affaires dans sa chambre, Harry et Daphnée se faisant attribuer une des chambres d'ami tandis qu'Hermione s'installait dans celle d'Emmett.

- Considérez cette chambre comme étant la vôtre à partir de maintenant, dit Carlisle à l'intention d'Harry et Daphnée. Vous pouvez donc y apporter toutes les modifications que vous voulez.

- Merci Papa, dit doucement Harry.

Son père sourit et les laissa s'installer.

A la demande d'Alice, Hermione et Daphnée posèrent dès à présent des sorts sur chaque chambre et salle de bain afin de garantir l'intimité de chacun.

Esmé et Rosalie partirent ensuite en ville faire des courses. Ils auraient préféré cacher un peu plus longtemps leur retour mais avec trois humains à nourrir, ils n'avaient pas d'autre choix que de se rendre au supermarché dès aujourd'hui.

- J'aime beaucoup cet endroit, fit Harry en arrivant au salon. On a l'impression d'être protégé par toute cette forêt et puis, cette vraiment beau…

- C'est une des maisons que nous préférons aussi, admit Jasper.

- Et il pleut très souvent, ou en tout cas, le soleil n'est pas très fréquent, rit Emmett. C'est un avantage pour nous…

- La magie pourrait pourtant vous permettre de sortir en plein soleil, leur fit remarquer Hermione.

- Vraiment ? s'étonna Edward.

- Oui, sourit-elle. Il suffirait d'un simple sortilège de dissimulation pour cacher votre peau scintillante…

- Ça nous changerait la vie, intervint Carlisle.

- Nous essaierons ça dès que le soleil se pointera, dit-elle alors.

- Je me sens tellement inutile ici, soupira Harry. Sans les protections du manoir, je ne peux pas faire de magie pendant un mois…

- Tu seras bien vite majeur, ne t'en fais pas, le réconforta Daphnée.

- On doit aussi vous avertir qu'une partie de la forêt ne nous est pas accessible, déclara Carlisle.

- Il n'y a plus aucun loup pour le moment, dit Alice.

- Ce n'est pas une raison pour rompre le traité, je ne veux pas de problème avec les Quileutes, dit-il sagement. Nous avons toujours réussi à vivre ici sans qu'il y ait le moindre problème, je ne souhaite donc pas que cela change.

- De quoi vous parlez ? s'enquit Harry.

- Il existe une tribu à quelques kilomètres d'ici, de l'autre côté de la forêt, avec qui nous ne nous entendons pas, expliqua Carlisle. Certains d'entre eux ont la capacité de se changer en de grands loups. Ils affirment être des protecteurs et être là afin de détruire les vampires qui s'attaquent aux humains. De par notre condition, nous avons réussi à instaurer un traité et depuis, nous vivons en paix lorsque nous sommes ici.

- C'est chacun chez soi pour faire simple, intervint Edward. Il y a une frontière au milieu de la forêt et nous vous montrerons où elle se situe.

- Je ne suis pas sûr qu'ils réussiront à la voir, dit Alice. Je veux dire, nous la sentons mais ils n'ont pas les sens aussi développés que nous…

- Si cette frontière est assez loin, il n'y a pas de raison pour que nous l'atteignons, fit remarquer Harry.

- Bien, on peut aller s'amuser maintenant ? demanda Emmett, mettant ainsi fin à cette discussion qui l'ennuyait.

- Oui, allez donc prendre l'air, s'amusa Carlisle.

Emmett entraina donc Hermione dehors, Daphnée et Alice s'installèrent au salon pour discuter tandis qu'Edward rejoignait son piano. Harry échangea un regard avec Jasper, ne sachant pas si c'était le bon moment pour aller parler avec son père, qui venait d'ailleurs de quitter la pièce pour aller il ne savait où.

- Vas-y Harry, murmura Jasper.

- Que…

- Je sais ce que tu veux faire, je sens tes émotions s'agiter depuis que nous sommes arrivés… Il sera ravi de ta décision alors ne le laisse pas plus longtemps s'inquiéter pour toi à ce sujet, déclara-t-il doucement en l'entrainant derrière lui.

- Merci Jasper, souffla-t-il.

- Il est là, c'est son bureau et Hermione a insonorisé la pièce tout à l'heure, lui apprit-il.

Harry opina et après avoir légèrement frappé à la porte, il la poussa pour entrer.

- Papa ? murmura-t-il.

- Viens Harry, sourit-il.

Harry s'avança lentement dans la pièce tout en jetant de petits coups d'œil curieux autour de lui.

- Que puis-je pour toi ? lui demanda-t-il en l'observant.

- Est-ce qu'on peut parler un peu ?

- Bien sûr, tu sais que tu peux toujours me parler, quel que soit le sujet, lui rappela-t-il. Est-ce par rapport à Poudlard ?

- Non, je sais que tu n'y es pour rien, que Samaël a décidé de me protéger en me tenant à l'écart de l'école, soupira-t-il. Non, je veux te parler de cette guerre…

Carlisle ne dit rien et l'encouragea du regard à continuer.

- J'en ai parlé avec Jasper avant de venir ici et… Enfin j'ai beaucoup réfléchi ces derniers temps, depuis ma dernière discussion avec Tom aussi, poursuivit-il. Tu m'avais dit comprendre mon besoin de vengeance et… Et je le souhaite toujours bien sûr mais je n'ai plus envie de me battre, avoua-t-il. Je ne veux plus avoir à le faire, je ne veux pas avoir de sang sur les mains et à ôter la vie à qui que ce soit, aussi cruelle soit cette personne. Alors je voulais juste te dire que je n'irai pas me jeter sur un champ de bataille et que je laisse Tom et ses hommes régler cette histoire, je suis trop jeune pour partir et je ne veux pas vous perdre, finit-il sur un ton à peine plus haut qu'un chuchotement.

Il n'eut pas de réponse autre qu'une paire de bras s'enroulant autour de lui pour le ramener tout contre le corps rigide, mais tellement accueillant selon lui, de son père.

- Tu n'imagines même pas à quel point je suis heureux de t'entendre me dire ça, murmura-t-il après quelques minutes de silence. Ta mère en sera tout aussi touchée car notre plus grande crainte était d'apprendre ton décès sans qu'on ait pu faire quoi que ce soit pour te garder près de nous, avoua-t-il.

- Je suis désolé de vous avoir causé autant de soucis et… dit-il en se dégageant de ses bras.

- Harry s'il te plait, l'interrompit-il en l'obligeant à croiser son regard. Je sais que tu as toujours un peu de mal avec ça, qu'on ne peut pas effacer quatorze ans d'abus en tout juste deux ans mais souviens-toi que l'on se fait du souci parce qu'on tient à toi et que s'il t'arrivait quelque chose, comme dans n'importe quelle famille aimante, cela nous blesserait tout autant, continua-t-il d'une voix douce. Nous t'aimons et nous ne pouvons pas envisager un avenir sans toi.

- Papa je… tenta-t-il alors que ses yeux s'étaient humidifiés.

- Ne redis pas que tu es désolé, le coupa-t-il de nouveau. Tu fais partie de la famille Harry et nous nous soutenons quelles que soient les difficultés à traverser.

- Merci, souffla-t-il en cachant de nouveau sa tête dans le cou de son père, dissimulant ainsi les larmes qui menaçaient de couler.

- Je t'aime mon fils, ne l'oublie jamais, dit-il doucement à son oreille en passant une main rassurante dans ses cheveux.

Harry ne pensait pas qu'un amour familial pouvait être fort à en faire mal. Jamais il n'aurait pu imaginer trouver un père aussi compréhensif que Carlisle et une mère aussi douce qu'Esmé. Il les aimait tellement que s'en était douloureux.

Ils restèrent ainsi un moment, Harry reprenant lentement ses esprits.

- Alors je vais rester avec vous pour toujours ? s'enquit-il à voix basse sans sortir de l'étreinte de son père.

- Si c'est que tu souhaites oui, tu as le choix Harry, je ne t'obligerai jamais à devenir comme nous alors si tu veux grandir, vieillir et mourir, aussi déchirant que cela puisse être, je te laisserai partir, dit-t-il à contrecœur.

- Je ne veux pas partir Papa, avoua-t-il en se détachant pour pouvoir le regarder. Je veux vieillir encore un peu mais ensuite, je veux me transformer pour rester auprès de vous et de Daphnée… Hermione aussi a fait ce choix, nous en avons longuement parlé entre nous… Et Samaël est peut-être froid et insensible en apparence, mais je sais qu'il s'est attaché à chacun de nous et qu'il espère faire réellement parti de la famille une fois toute cette histoire terminée.

- Il sera toujours le bienvenu et un membre de notre famille, sourit Carlisle. Et il tient beaucoup à toi, ne doute pas à ce sujet, il t'a sauvé bien trop souvent la vie pour ne pas s'inquiéter à ton propos…

- Je suis un aimant à problème, grommela Harry.

- Non, tu as juste un pouvoir que tu n'utilises pas, un pouvoir dont tu te moques royalement alors que certain serait prêt à tuer pour avoir et c'est ce qui te rend dangereux à leurs yeux, dit-il calmement. Peu importe, personne ne te fera du mal sans s'y brûler. Et Harry, si c'est votre choix, je vous transformerai lorsque vous en ferez la demande Hermione et toi, lui promit-il.

Harry sourit, heureux, avant de s'installer dans le canapé avec un livre tandis que Carlisle retournait à ses papiers.


Voici donc pour celui-là, je vous dis à la semaine prochaine et bien sûr, j'espère que tout cela vous plait toujours !