Merci pour vos reviews, voici la suite !

La situation est très compliquée pour moi en ce moment, vu que je suis étudiante : les cours en ligne c'est un enfer alors j'espère que tout va pour le mieux de votre coté. Je suis enfin en vacances et je n'avais pas eu une minute pour bosser ce chapitre depuis un mois.

On approche de la fin, je pense qu'il y aura encore 1 ou 2 chapitres.

Merci de votre infinie patience.

Bonne lecture.

Tekilou.


Harry pensait que sa tête allait exploser. Il n'y avait qu'une seule explication à la douleur qu'il ressentait actuellement. Le fiasco de le veille.

A cela se rajoutait la présence de deux personnes, dont une moins désirée que l'autre, au pied de son lit. Il ne portait peut-être pas ses lunettes mais il pouvait toujours distinguer ces deux têtes blondes typiquement malfoyennes. Et voir celle de son ennemi de toujours ne le remplissait pas de joie.

Il tenta de se retourner dans son lit afin de ne plus avoir Drago dans son champ de vision, mais la douleur fulgurante qui traversa son corps l'arrêta brusquement. Il aurait voulu crier, hurler de douleur même, mais aucun son ne passait au travers de sa gorge. Tout ce qui traduit son désarroi fut un horrible couinement animal. Il ne comprenait pas comment un collier avait pu faire autant de dégâts.

Lucius, à l'entente de la douleur et du désespoir de son Soumis se précipita vers le lit et le souleva délicatement en position assise. Il mourrait d'envie de tripoter chaque centimètre de peau de son Chaton afin de constater plus amplement des dégâts mais il se retint, appréhendant la réaction du petit brun. Ce dernier avait commencé à se débattre entre les bras de son Maître et paniquait de ne pouvoir parler.

Malgré lui, Lucius se trouva incapable de réagir, la culpabilité le rongeait tellement depuis la veille au soir qu'il ne se sentait pas en droit de réprimander son Soumis (l'était-il même encore?).

Drago, resté en retrait, comprit rapidement l'état d'esprit de son père. Il se rapprocha de sa démarche souple et féline, écarta délicatement mais catégoriquement son père du Chaton et d'une voix ferme mais étonnement douce donna ses ordres :

« - Ça suffit maintenant, Soumis. Tu vas te calmer et respirer doucement. »

Et à sa propre surprise ainsi qu'à celle de son père le petit brun qui gigotait sans cesse dans son lit s'apaisa.

Harry aussi fut surpris de sa réaction après coup. Mais son esprit était tellement plongé dans un océan de panique que la voix ferme mais tellement autoritaire du fils de son Maître l'avait immédiatement rassuré et sorti de sa transe.

Voyant que son Soumis était de plus en plus immobile, Lucius leva sa baguette et la pressa délicatement contre sa gorge et murmura un sort permettant d'hydrater sa gorge et de faire disparaître la douleur au niveau de ses cordes vocales.

Drago, qui était toujours au plus près du garçon, s'accroupit et sortit à son tour une fiole d'un sac qui avait été abandonné au pied du lit la veille au soir. Il saisit ensuite fortement la mâchoire du brun et pressa le goulot contre ses lèvres gercées d'avoir crier.

Une bouche faite pour sucer, se surprit à penser l'aristocrate.

Par cette manœuvre Harry se retrouva à ingérer de force une matière visqueuse au goût immonde. Malgré lui, il tenta de régurgiter la potion mais la douce main de Drago qui maintenait auparavant sa mâchoire descendit sur sa gorge qu'elle massa délicatement.

Ce geste le renvoya à son arrivée au Manoir. Derrière ses paupières fermées, Harry se revit agenouillé et suppliant Lucius pour qu'il arrête de le nourrir, il revit le regard intransigeant et impitoyable de son Maître qui le forçait a ouvrir la bouche et à prendre tout ce qu'il lui donnait.

Mauvais souvenir.

Mais il se rappela aussi d'une « leçon » avec Lucius qui lui avait particulièrement plu.

Il était nu, sous le bureau de son Maître et le suçait goulûment, la main possessive de Lucius autour de la gorge, la massant délicatement au gré de ses envies. Harry léchait et suçait avec ferveur, faisant incroyablement plaisir à son Maître. Il avait remarqué à quel point ce dernier aimait disposer de lui à tout instant et appréciait de pouvoir glisser une main dans ses cheveux ou sur sa peau si douce et imberbe.

En effet, Lucius avait décidé quelques minutes auparavant de lui retirer l'ensemble du peu de poils qu'il avait. Sur cette question le Maître l'avait consulté et il était terriblement heureux d'avoir tenté l'expérience. Son ventre n'était déjà pas grandement pourvu, ainsi il ne se senti pas dépaysé : le plus gros changement concernait ses aisselles et ses parties intimes.

Lucius avait d'abord fait allonger son Chaton sur l'épais tapis devant la cheminée du bureau. Il était étendu là, alangui, nu, les mains liées au dessus sa tête et accrochées au pied d'un fauteuil. L'aristocrate avait prévu de quoi raser son brun… à la manière moldue !

Il appliqua délicatement de la mousse à raser sous les bras de son Soumis frétillant de rire, c'est qu'il était chatouilleux. Il sorti ensuite le coupe-choux de son coffret et prévint d'une voix doucereuse :

« -Si tu bouges d'un seul millimètre je ne serais pas conciliant. »

Alors il avait vu son Chaton retenir sa respiration pour ce premier rasage des plus facile. Le blond s'occupa rapidement des aisselles, du ventre et du pubis de son Soumis.

Vint alors le moment, tant attendu pour Lucius et redouté pour Harry qui paniquait à l'idée que le rasoir passe entre ses fesses rondes.

Son Maître le retourna et d'un coup il se retrouva sur le ventre, bras tendus devant lui.

« - A genoux », claqua la voix profonde du Lord.

Lucius apprécia le spectacle de son Chaton se tortillant pour se mettre dans la position si obscène qu'il lui demandait de prendre. La tête du petit brun reposait sur ses bras au sol, son dos se cambrait à se briser et son cul bombé se présentait à lui, le Maître de ce petit corps. Il pouvait distinguer le petit trou palpitant d'envie et bien détendu entre ces deux globes pâles.

« - Maintenant écarte les jambes au maximum. »

Satisfait de la positon de Harry, il conjura avec sa baguette de longs liens qu'il noua autour des cuisses et des genoux du garçon afin de l'immobiliser entièrement. Il ne souhaitait pas blesser son soumis lors de l'opération.

Un fois satisfait de la solidité des liens, il passa une main réconfortante le long du dos de son Chaton, ce qui le calma immédiatement. Il en profita pour flatter ses fesses délicates tendues vers lui.

Le reste n'avait été que plaisir, il avait fini sous le bureau de son Maître, perdu dans les limbes de la luxure.

Malheureusement Harry reprit vite pied dans la réalité. Elle lui semblait si loin la période où son Maître lui enfonçait son généreux membre au fond de la gorge et le forçait à le garder plusieurs minutes bien au fond.

Alors que Harry s'était perdu dans ses pensées, Drago avait machinalement commencé à passer une de ses mains dans les cheveux encore humides du brun. Il essayait vainement de les aplatir et de les coiffer un minimum mais la tignasse indomptable semblait avoir sa volonté propre.

Lucius, qui s'était assis au niveau des pieds de son Soumis, observait son fils le cajoler. Il était un peu surpris du comportement de Drago mais il se dit que cette relation de « haine » mutuelle devait bien basculer un jour.

Il était plutôt content que son fils prenne les choses en mains. Lucius se sentait un peu dépassé par les évènements, ce qui était vraiment rare.

Le Lord était néanmoins surpris. La potion qu'avait bue Harry semblait avoir déclenché la remontée d'un souvenir à la mémoire du brun. Il semblait s'être perdu dans un monde entre conscient et inconscient. Il était beau comme ça, entre les bras de son fils. Mais son regard ne pouvait se détacher bien longtemps du cou de Harry.

Ce dernier finit par revenir au monde présent, les yeux papillonnants.

Harry dorénavant calme – et de toute manière trop faible pour protester plus avant – se cala dans les oreillers pour écouter les explications que lui donnèrent les deux hommes face à lui.

Il apprit alors l'entièreté de l'histoire, Lucius souhaitant faire preuve de la plus grande franchise à son égard.

Il lui expliqua sa colère vis à vis de lui tandis qu'il avait refusé de voir Drago, il lui raconta qu'il était parti au Ministère puis s'était rendu très tard de l'heure qu'il était – Harry avait commencé à paniquer à ce moment là, la terreur de la veille resurgissant. Puis il se confessa sur les évènements qui avaient eu lieu dans la soirée : comment il avait été abordé par un ancien soumis – Drago fut forcé de donner une potion calmante pour éviter une crise magique du brun – comment ce dernier l'avait dragué et comment il avait répondu aux avances sous le coup de la colère.

A la fin du récit, Harry était énervé mais également confus. Il avait compris au fur et à mesure des explications que ce qui lui était arrivé la veille n'était – heureusement – pas de sa faute. Il allait suffisamment mieux depuis qu'il était au Manoir Malfoy pour ne plus prendre pour lui tous les choses qui pouvaient arriver, surtout les mauvaises.

A cet instant il rêvait seulement de pouvoir être seul, dans les jardins du Manoir afin de pouvoir réfléchir. Malheureusement pour lui, il était encadré par deux Malfoy qui ne risquaient pas de le laisser filer. Il reconsidéra rapidement ce qu'il avait compris des explications de Lucius. Ainsi, il considérait tellement Lucius comme son maître que la Magie lui avait transmit la trahison de Lucius au travers du collier.

Ce qu'il ne comprenait pas en revanche, c'est que Lucius en soit arrivé à le tromper. Il avait juste refusé de voir Drago par Merlin ! Il ne méritait pas ça.

Harry était perdu, il devait se poser les bonnes questions. Comment allait tenir sa relation avec Lucius alors qu'il était capable d'aller voir ailleurs à la moindre contrariété ? Voulait-il vraiment de ça, peu importe à quel point il aimait Lucius.

Il soupira. Les jours à venir allaient être difficiles.