Voici la seconde partie de mon three-shot. À ce jour, la dernière partie n'est pas encore écrite. J'espère pouvoir l'écrire un lecture !

Disclaimer:Les personnages et lieux utilisés appartiennent à Marvel . Seul Irène et la trame de cet OS m'appartiennent.

Voici donc la deuxième partie de cet OS, j'espère qu'il vous plaira. Bonne lecture !


Se tournant dans la direction de Strange, la cape agita les coins du col pour signifier que tout va bien. Le Docteur Strange soupira et ses boucliers se volatilisèrent en de multiples étincelles dorées.

-Pourquoi avez-vous crié?

-Je...

Strange fixe la cape d'un regard réprobateur.

-C'est toi n'est-ce pas ? Je t'avais dit de rester dans l'ombre le temps que je termine ma lecture ! Qu'est-ce que tu lui as fait ?

La cape abaissa le haut du col sous le regard et le ton de reproche de son propriétaire. La voyant ainsi, Irène avait l'impression de voir un maître grondait son animal de compagnie pour avoir commis une bêtise. Elle resta le col baissé, profondément abattue.

Elle souhaitait juste aider quelqu'un et se faisait réprimander pour si peu.

-Je suis désolé pour la frayeur qu'elle a pu vous faire. Ce n'est pas dans son habitude d'agir ainsi.

"Ou pas" pensa Strange. "La dernière fois, elle a bien étouffé à moitié un des disciples de Kaecilius, certes pour me protéger mais d'autres méthodes peuvent être employées ! Comme rester sagement sur mes épaules ou dans un endroit désigné."

Irène n'écoutait pas les excuses du Docteur Strange, trop prise en plein dans la contemplation de la cape. Celle-ci sentit le regard de la jeune femme et releva un peu le col, l'agitant de haut en bas pour la saluer. La jeune femme n'en revenait pas elle-même ! Elle avait juste devant son nez une relique qui allait lui permettre de garder son poste ! Une cape lévitante et semblablement dôter d'une conscience !

-Qu'est-ce qu'elle est ?

-Pardon ?

-Cette cape... Qu'est ce qu'elle est exactement ?

-C'est juste une cape ! S'agaça Strange.

-Non, Docteur Strange ! Cette cape me semble vivante comme...comme dôter d'une conscience ! Lâcha-t-elle toute excitée.

"Elle va me donner des leçons de philosophie maintenant ?"

-C'est parfait pour mon article, s'écria-t-elle en ne tenant plus en place. Est-ce que je peux vous poser des questions sur votre cape ? Oh...

Elle farfouilla dans son sac à main.

-Et des photos ?

La cape releva complètement le col et vint tourner autour de Strange comme pour le supplier de lui accorder ce privilège.

Il l'immobilisa d'une main.

-Stop ! Tu me donnes le tournis !

Secouant les plies du vêtement, la cape se défit de l'emprise de Strange et se colla sur son dos, le calinant pour espérer le faire changer d'avis.

-Arrêtes ! Soupira-t-il, mécontent de son câlinement.

Il vous faut combien de temps pour constuire votre article ?

-Eh bien... Cela depend des réponses que j'obtiens et...

-Et ? Fit Strange en se libérent de sa cape envahissante.

-Et bien j'ai besoin de savoir d'où elle vient, à quoi elle sert, la relation que vous entretenez avec, ses ou vos exploits, énuméra-t-elle en calculant sur ses doigts et en réfléchissant aux nombreuses questions qu'elle aurait pu oublié.

-Beaucoup de questions donc, en conclue Strange

Il se rassit et l'invita à se rassoir.

-Commençons...

Les heures défilaient à grande vitesse.

Strange tapait sur le cuir du fauteuil où il avait pris place, les traits durcient par les questions qu'Irène lui posait. Il avait de plus en plus de mal à répondre, se contentant seulement de répondre par monosyllabe.

À ses côtés, la cape écoutait les questions d'Irène et de temps en temps, lorsque la jeune journaliste rédigeait une réponse qui ne lui plaisait pas, notre chère cape faisait tomber son stylo.

Pire, l'artefact s'attaquait dans les derniers temps sur Stephen. Elle n'hésitait pas à le frapper séchement sur l'épaule ou cette fois, sur la tête pour le faire réagir.

Les yeux mi-clos, Strange somnolait. Il avait bien essayé de rester conscient mais pour la première fois depuis son arrivé à Kamar-Taj, ses paupières étaient lourdes de fatigue.

Etait-ce la voix monotone de son hôte ? Certainement.

Était-ce la conversation ennuyante sur "La Cape de Levitation: Conscience ou Magie" ? Probablement les deux.

Dans tous les cas, un léger ronflement résonna aux oreilles d'Irène qui releva la tête, ébahi de voir le Maître des Arts Mystiques dans cette posture.

Elle n'eut pas le temps d'énoncer un mot que la cape fonça sur la tête de l'ancien neurochirurgien. Elle s'y agrippa de toute la force de son vêtement et retourna les neuronnes de Stephen pour le réveiller.

L'ancien médecin émit un léger bruit d'étouffement:

-Humpffff !

Ses mains se posèrent sur la cape et l'arrachèrent violement, l'envoyant valser contre les livres des étagères où elle s'écrasa dans un bruissement grotesque.

La scène s'était passée rudement vite. Irène laissa un petit hoquêtement s'échapper du fond de sa gorge, visiblement choquée. Au loin, prise entre deux volumineux bouquins, la cape tentait de s'extraire du poids qui pesait sur elle. Voyant l'air choqué d'Irène, elle remua le col, signe qu'elle n'avait rien de déchiré, juste besoin d'aide pour s'extirper de l'étagère.

Strange s'avança vers sa précieuse compagne et l'aida, repoussant les livres du mieux qu'il pouvait avec ses mains tremblantes.

Filant comme propulsée et pas du tout traumatisée, la cape s'immobilisa devant Irène, tournant sur elle-même pour lui montrer qu'elle n'avait aucun souci à se faire: elle allait parfaitement bien !

La jeune femme soupira de soulagement. Apparemment, la cape était indemne, plus que son propre choc à elle.

-COUCOU ! COUCOU !

Irène sursauta et le carnet qu'elle tenait entre ses mains tomba sur le sol.

-Qu'est-ce que c'est ? Demanda-t-elle d'une petite voix, pas du tout rassurée.

Stephen haussa les épaules.

-Il s'agit d'une horloge. Elle indique l'heure voyez vous, surtout le temps qu'il nous reste pour terminer votre article.

Il jeta un coup d'oeil. D'ailleurs il est déjà minuit.

Elle était là depuis deux bonnes heures et lui n'avait toujours pas terminé sa lecture.

-Mi-... Mi-..nuit...Bégaya-t-elle, les yeux s'agrandissant de peur par le temps qui manquait à l'appel.

-Tout à fait. Et malheureusement, je ne peux vous garder plus longtemps en ces lieux. Wong n'aime pas trop les invités surprises qui restent en plus, pendant des heures dans sa bibliothèque...

Si la cape avait eut des yeux, ceux-ci auraient fusillé du regard Strange !

Une claque retentit et la cape s'agita violement, secouant tous les plis du vêtement. Elle refusait catégoriquement que Stephen renvoit la jeune femme dehors. Pour une fois que quelqu'un s'interesser à elle ! C'était une chance, une occasion en or dans la vie d'une cape tel qu'elle d'être ainsi interrogeait et admirée !

Stephen ne pensait qu'à lui et sa cape souhaitait aussi sa part de gloire ! Qui a étranglé un des disciples de Kaecilius ? Qui fait voler Stephen ? Qui le réconforte à chaque fois que les autres lui tournent le dos à cause de son stupide égo surdimensionné ?

Qui fait diversion lorsque Strange vole les livres de Wong ? C'est elle ! La cape a besoin de reconnaissance et elle souhaite saisir cette aubaine. C'est le seul moyen pour que Stephen face plus attention à elle et qui c'est peut-être à ce qui l'entoure.

D'un geste vif, elle ramassa le carnet d'Irène et le mit dans les mains du brillant chirurgien.

Stephen tourna les pages du carnet aussi vide que les pages blanches des auteures de fanfictions.

Quelques notes maladroites étaient prises et agrémentées de tâches d'encre, noircissant le blanc du papier. Noirceur collait au coeur de Stephen, le blessant plus qu'il ne l'était déjà depuis la perte de ses mains.

La cape ne bougea pas comme figée. Elle n'esquissa pas un mouvement, espérent que son propriétaire réagisse convenablement cette fois.

Stephen leva les yeux vers Irène qui les baissa, génée par cette couleur profonde et tellement hypnotisante.

-Wong n'aime peut-être pas qu'on reste toute la nuit ici à faire des choses qui lui déplaise, recommença Stephen sans voir le rougissement plus que rouge de la jeune journaliste.

Mais nous pouvons toujours aller ailleurs.

Il sourit et remis avec précaution le carnet dans les mains d'Irène, effleurant au passage sa peau douce.

Sans plus attendre, il agita ses doigts pour créer un portail sous l'oeil troublé de son invité et sous le virevoltement de sa cape plus que jamais prête à devenir célèbre...


Cette chère Cape... Je l'aime tellement... Je peux en avoir une ?