#BLACKLIVESMATTER

T/N: Vous pouvez lire le chapitre 11 pour plus d'informations. Ne soyons pas silencieux.

Je m'excuse du temps que j'ai pris pour publier ce chapitre. Je n'ai plus de chapitre en avance, donc là j'ai traduit/corrigé/publié chapitre par chapitre. Je vais essayer de prendre un peu d'avance… Si ma santé mentale me le permets.

J'espère que vous allez quand même bien ainsi que vos proches!

Encore merci pour toutes les personnes qui prennent le temps de lire ma traduction et pour la minorité de personne qui laisse un commentaire. Tout ça me font chaud au coeur!

Passez une bonne journée/nuit et une bonne lecture~

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«Bilbon!» Fili et Kili se larmoyèrent dès qu'ils sortirent de leurs liens. Ils coururent vers ledit hobbit, qui était aidé par Bofur, et le serrèrent dans leurs bras jusqu'à ce qu'il est le souffle coupé.

«Ah!» Bilbon poussa un cri lorsqu'ils appuyèrent sur son bras blessé.

Immédiatement, les garçons relâchèrent leur étreinte suffocante pour quelque chose de plus doux. «Nous sommes désolés, Bilbon.»

«Ça va aller,» rassura Bilbon, sachant qu'ils ne pouvaient pas savoir qu'il tentait de se suicider. Ce n'était pas leurs fautes si les circonstances avaient maudit Bilbon à vivre un autre jour. Pourtant, il pouvait y avoir une autre raison pour laquelle les jeunes nains s'excusaient. «Je ne pense pas que l'état de mon épaule se soit empiré.»

Kili recula et Bilbon fut perplexe lorsqu'il réalisa qu'il y avait un début de larmes dans ses yeux. «Pas seulement ça! Nous sommes désolés de t'avoir forcé à te faufiler dans le camps des trolls.»

«Oui c'était stupide et immature de notre part,» acquiesça Fili, les yeux baissés sur le sol.

«C'était très stupide de votre part.»

Trois têtes se tournèrent vers le chef nain qui marchait vers eux. Son visage avait l'habituelle expression amère mais avec une bonne dose de colère à peine contenue.

«Vous avez presque fait tué toute la Compagnie à cause de votre insouciance.»

Thorin ne criait pas, pour ainsi dire, mais le pouvoir et l'intensité de sa voix donnaient l'impression qu'il hurlait sur les Valars.

«Des décisions irresponsables auront des répercussions fatales. Vous serez les héritiers de la lignée de Durin. Vous ne pouvez pas vous permettre d'être négligent.»

Kili et Fili se replièrent sur eux-mêmes, semblant extrêmement honteux face à la réprimande de leur oncle.

Bilbon s'avança, les sourcils froncés. «Les garçons ne m'ont pas forcé à faire quoi que ce soit. J'y suis allé de mon propre gré.» Il regardait les garçons pendant qu'il disait cela.

C'était vrai; Kili avait peut-être suggéré l'idée mais Bilbon était celui qui était entré avec empressement dans le camp des trolls. Il ne voulait pas que les frères aient des ennuies pour quelque chose qu'il avait lui-même planifié. Et peut-être qu'il était aussi un peu en colère contre le chef nain de l'avoir accusé d'avoir des vers dans ses boyaux et il voulait donc se soulager.

«Et vous,» Et là, le regard ardent se tourna instantanément vers lui. Bilbon le regarda avec un air défiant. Il avait reçu des regards beaucoup plus mauvais de la part de ses voisins.

«Essayez-vous de faire tuer?»

Bilbon combattit la panique qui gonflait dans sa poitrine. Le nain ne pouvait savoir! «Ou êtes-vous aussi stupide que mes neveux?» Les yeux de Thorin se tournèrent vers le couteau avec lequel Bert avait presque coupé Bilbon. «N'avez-vous pas compris notre plan? Pourquoi avez-vous continuer à convaincre ces bêtes de vous manger?» Le nain le regard d'un air suspicieux.

«Je…euh…J'étais simplement…» Bilbon eut du mal à penser à une réponse qui n'était pas 'Oui bien-sûr, j'essayais de me faire manger'. Son esprit était à court d'excuses.

Heureusement, ce fut à ce moment là qu'Oin décida de les interrompre.

Le guérisseur dépassa le chef nain. «Tu pourras le réprimander plus tard, Thorin.» À Bilbon, il dit, «Laissez-moi voir votre épaule, mon garçon.»

Le leader laissa presque échapper un soupir avait de s'en aller. Kili et Fili se détendirent visiblement lorsque leur oncle partit.

Bilbon poussa également un soupir de soulagement, content de ne pas avoir été découvert. Il se tourna vers Oin qui le regardait, dans l'expectative. Bilbon cligna stupidement des yeux, en réponse.

«Enlevez votre tunique, Maître Sacquet,» dit Oin, lentement et fort, comme s'il parlait à un enfant. (Et puis où était sa trompette?)

«Ici?» Bilbon regarda alors autour de lui.

En raison de la forte voix d'Oin, la plupart de la Compagnie regardait leur petit groupe avec divers degrés de curiosité et d'amusement. «Maintenant?» Le nain ne pouvait pas s'attendre à ce qu'il se déshabille devant un public!

«Parlez plus fort, mon garçon,» le guérisseur fit un geste vers son oreille. «Et je dois vérifier rapidement les dégâts pour éviter que ça ne guérisse mal.» Ses mains, sans aucun préambule ni avertissement, vinrent enlever le pardessus en velours rouge du hobbit.

Bilbon rougit, le rouge allant jusqu'au bout de ses oreilles pointues. «A-Attendez juste un instant, Maître Oin,» bégaya-t-il, s'éloignant dudit nain. Malheureusement, les Durin le saisirent par derrière et il ne partit pas très loin.

«Je ne peux possiblement- Il y a- P-Pouvons-nous faire ça dans un endroit un peu plus privé?»

«Allez venez, Bilbon,» Kili tira un côté de son pardessus. Le hobbit glapit, le tirant vers le bas. «Nous sommes tous des hommes ici! Il n'y a rien que nous n'ayons pas vu.»

«C-C'est inapproprié!» Bilbon ne put s'empêcher de couiner, embarrassé au-delà de toute croyance. «Se déshabiller en public. Cela ne se fait pas dans la Comté!»

Et vraiment, ça ne devait se faire dans aucun endroit public, de l'avis des hobbits.

Quelque chose d'espiègle brilla dans les yeux de Fili et Kili. Bilbon leur lança un regard méfiant, essayant de retirer subtilement leurs prises sur lui.

Quelques secondes plus tard, la prudence du hobbit fut pertinente car les garçons se jetèrent sur lui. Un cri perçant s'échappa de ses lèvres alors que les jeunes nains déplacèrent rapidement le pardessus de Bilbon avec leurs doigts habiles.

«Non, non, non, attendez. Stop!» Le hobbit lutta même s'il savait que c'était peine perdue; après tout, il n'avait qu'un bras fonctionnel pour repousser deux garçons pleins d'entrain.

«Attention à l'épaule, les gars!» cria l'un des nains.

Étonnamment et même avec tous ses efforts, Fili et Kili réussirent à faire attention. Le membre blessé était à peine secoué alors qu'ils déboutonnaient son gilet et sa tunique. Le visage de Bilbon était probablement aussi rouge qu'une tomate. Les rires de la Compagnie n'aidaient en rien, ils avaient probablement pour la première fois une bonne vue de l'anatomie d'un hobbit. Dire que Bilbon était mortifié serait l'euphémisme du millénaire.

Oh, et ils arrivèrent à sa tunique collante. Une petite partie de Bilbon était heureuse de se débarrasser de la puanteur des trolls. Mais une grande partie voulait juste que la terre l'avale en entier.

«Voilà, Monsieur Sacquet,» acquiesça Oin après que Bilbon fut déshabillé de la tête au pied. «Ce n'était pas si difficile, n'est-ce pas?»

Oh mais c'était aussi humiliant que je le pensais. C'était ce que Bilbon aurait dit mais il retint sa langue.

Fili et Kili inhalèrent tous les deux brusquement alors que la blessure était révélée, tandis qu'Oin se contentait de fredonner pensivement. Bilbon se tourna pour voir. Les yeux écarquillés, il observa le gonflement rouge vif de son épaule. Le muscle était gonflé d'une manière assez écoeurante et les ecchymoses, clairement visibles, étaient d'une nuance jaunâtre. Bilbo pâlit en réalisant que c'était un os qui était à l'origine du gonflement.

«Par les jardins de Yavanna,» expira Bilbon, sentant la bile monter du fond de sa gorge.

«Ça va aller, Maître Sacquet,» réconforta Oin en plaçant une main tendre sur l'épaule endommagée. Bilbon aurait reculé s'il n'y avait pas eu les garçons qui le tenaient en place. «Ce n'est qu'une épaule disloquée. Je peux le remettre en place facilement.»

«V-Vous pouvez?» Bilbon ne voulait pas souffrir plus longtemps que nécessaire.

«Aye, Bilbon!» rassura Fili en souriant. «Kili et moi avons disloqué nos épaules quelques fois. Ce n'est rien d'inquiétant.»

«Ce n'est qu'une simple blessure.» Oin posa les deux mains sur l'épaule blessée, en lançant au hobbit un regard sérieux. «Je vais devoir le replacer, Maître Sacquet. Ça va être rapide mais douloureux.»

Bilbon respira par la bouche en se préparant. Tout se passera bien, se dit-il. C'était juste une épaule disloquée; Bilbon en avait vu beaucoup durant son enfance parce que ses camarades de jeu étaient particulièrement imprudent.

Il sentit Fili et Kili resserrer leurs prises sur lui.

«Je vais compter jusqu'à trois.» Oin regarda Bilbon dans les yeux. Le hobbit hocha la tête sachant que le nain, presque sourd, ne l'aurait pas entendu s'il avait parlé. «Et puis, je vais-» Le guérisseur tira rapidement, tordit et poussa l'appendice.

Bilbon sentit le soulagement de l'os qui se remettait en place. Mais momentanément, il ressentit également l'extrême agonie dû au processus; tout son bras gauche était soudainement piqué par des milliers d'aiguilles. Il lâcha inconsciemment une obscénité suivie d'un faible cri qui était définitivement un gémissement.

Et il s'évanoui sur place.

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