Bonjour ou bonsoir, tout dépend de l'heure à laquelle vous lisez ce chapitre.

Mais voici une brève présentation, je me comme Danao (petit surnom qui me fut attribué par mes amis), je suis une jeune femme dans la vingtaine et si je connais ce charmant manga qu'est Candy Candy, cela est grâce à ma très chère maman qui en était fans lorsqu'elle était enfant. Bien entendu, ayant une préférence pour les dessins animés diffusés entre les année fin 70, 80 et 90, je me suis donc amusé à regarder celui-ci et encore aujourd'hui, il m'arrive de le regarder. Comme beaucoup d'entre vous, j'ai une préférence pour l'histoire d'amour entre Candy et Terry. Depuis pas mal de temps je souhaitais écrire dessus mais aucune des idées que j'avais ne m'inspiraient. Puis il y a trois jours cette idée-ci m'est venu et ce premier chapitre fut écrit en l'espace de trois jours. Mais il se peut le temps des mises en ligne des chapitres soient irrégulier vu que je me consacre à d'autres projets. Habituellement j'écris sur un autre monde, qu'est celui de Harry Potter de JK Rowling. Mais faire une petite escapade sur d'autres univers ne me dérange en rien du tout.

Durant cette histoire, j'ai pris quelques libertés en ce qui concerne la famille André mais ne vous en faites pas j'ai tentés de rester assez proche du caractère des personnages dans le manga. Cette histoire de déroule comme vous l'avez lu dans le titre, durant les années folles soit les années 1920. J'ai également prit la liberté de prendre des musiques entre les année 50 à nos jours, si je pense qu'elles seront tout à fait à propos, mais je le mentionnerai en fin de chapitre par des astérisques. Je ne sais pas encore le nombre de chapitres que contiendra cette histoire mais soyez rassuré.es que je la terminerai, je ne suis pas du genre à laisser une histoire en hiatus alors que j'ai adoré écrire le premier chapitre. Pour le moment la fiction est en rating T, mais il se peut qu'elle passe en rating M par moment.

Je tiens à m'excuser d'avance pour les fautes car je suis certaine qu'il y en qui ont dû m'échapper vu l'heure à laquelle je poste ce premier chapitre, bien sûre vos précieux conseils seront les bienvenues.

Je vous souhaite une bonne lecture.


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Chapitre 1 - Que les années folles commencent

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Soirée du 21 juin 1920, Chicago

En ce jour, toute l'Amérique s'apprêtait à célébrer ce premier jour de la saison estival et pour l'occasion la famille André, la famille la plus fortuné du pays, avaient décidée que le premier cabaret de la ville ouvrirai ces portes. Et toute la famille au grand complet y serait présente. Et pour que cela soit une merveilleuse soirée, la famille André avait convié tous leurs amis, qu'importe la classe sociale dont les invités était originairement.

Cette mixité était certes un geste audacieux de la part du chef de famille mais elle ne dérangea personne, excepté une jeune femme à l'allure hautaine et qui faisait valser ses anglaise rousse derrière son dos en allant vers la matriarche de la famille.

- Tante Elroy, comment pouvez-vous accepter ce genre d'impertinence ? Ces gens ne font en aucun cas partit de notre monde et puis ce lieu est d'une répugnance énorme !

- Eliza, si tu n'es point heureuse, tu es libre de partir. Je pense même que la soirée se passera bien mieux sans toi et tes paroles vénéneuses, dit-elle sans regarder sa jeune nièce

- Mais … tante Elroy, protesta Eliza

- Non il suffit, durant des années, je n'ai cessée d'écouter tes mensonges mais maintenant c'est terminé. Encore un scandale et je te fais jeter dehors à la vue de tous ! M'as-tu bien comprise ?

- Tante Elroy, protesta Eliza une nouvelle fois

- Eliza, il me semble que notre tante a été très claire, dit son frère en lui prenant le bras

- Alors toi aussi Neal, tu trouves que cela est convenable ?

- La seule chose qui n'est pas convenable ici, c'est toi !

Eliza Legrand regarda son frère et en voyant le regard glaciale qui lui attribua, elle n'osa rien répliquer. Neal Legrand la regarda reprendre sa place tandis qu'il alla vers ses cousins, Archibald et son épouse Annie ainsi que le frère aîné de ce dernier Alistair et sa fiancé Patricia O'Brien, ils étaient accompagné d'un ami d'enfance d'Annie, Tom Steave et de sa fiancé Georgie Jones.

- Allons cher cousin, pourquoi fais-tu cette tête ? Demanda Archibald en souriant

- Ma sœur, répondit-il

- Ah cette chère Eliza, elle ne m'a pas du tout manquée, plaisanta Alistair

- Tu m'étonnes, approuva Neal, et comment trouves-tu cette première sortie ?

- Époustouflante je n'aurai pas rêver mieux, sourit-il

Alors qu'ils le croyaient tous mort sur le champ de bataille, la famille Cornwell et André eurent la joie d'apprendre qu'en réalité leur cher enfant étaient en vie. Il s'en était sortit grâce à son instinct de survit qui lui avait intimé de sauté de l'avion avant que celui-ci ne s'écrase sur le sol dans une grande explosion. Puis il s'en est suivit une longue période de coma avant qu'il ne soit retrouvé par un membre de son unité qui l'avait reconnu malgré les bandages sur la tête. Quand il s'était réveillé, cela faisait déjà huit mois que la guerre avait cessée, il s'en est est alors suivit une longue convalescence puisqu'il avait plusieurs traumatismes crânien, le bassin déplacé mais aussi une fracture du bras gauche et de la jambe droite.

Néanmoins, il n'avait pas perdu la mémoire, il put donc décliner son identité ce qui avait surprit son médecin qui avait parmi ses élèves une jeune femme ayant le même nom. Mais quand il lui en informa, la jeune femme ne pouvait y croire tant qu'elle ne l'aurai pas vu de ses propres yeux, alors le médecin avait conduit la jeune femme jusqu'à la chambre de son patient.


Flash Back année 1919

- Alistair ?Surgit une voix féminine dans la chambre

Le jeune homme se tourna dans son fauteuil roulant et ouvrit grand les yeux en voyant la personne qui se tenait devant eux. Bien qu'il l'eut reconnu immédiatement, il ne put s'empêcher de comparé celle qu'elle était quand ils se sont vu pour la dernière fois.

Elle semblait bien plus grande que dans son souvenir, ses cheveux maintenant détachés n'étaient plus blond mais d'un roux cuivré et lui tombait le long de son dos, elle n'avait plus un corps d'adolescente mais d'une jeune confiante et affirmé. Si il n'était pas cloué sur cette chaise, il l'aurait prise dans ses bras tant il était heureux de la revoir.

- Candy ! J'aurai bien aimé me lever mais … comme tu vois c'est impossible

- Ce n'est rien, dit-elle en allant le prendre dans ses bras. Comment tu vas ? Demanda-t-elle sérieusement

- Malgré les apparences, je vais bien, rassura-t-il

- C'est vrais ? Demanda-t-elle en se tournant vers le médecin

- Il ne présente aucune séquelles post-traumatique mais une longue période de convalescence l'attend dorénavant

- Quand pourra-t-il rentrer en Amérique ?

- Nous souhaitons le garder ici encore quelque jours afin d'être certain qu'il pourra effectuer le voyage, répondit le médecin

- La fin du stage se termine dans une semaine, dit-elle, est-ce que vous pensez qu'il sera assez en forme ?

- A mon sens oui mais ne crions pas victoire trop tôt. Je vous laisse, j'ai d'autres patients à aller voir

Les deux cousins le remercièrent et aussitôt Alistair demanda des nouvelles de sa famille. Candy lui apprit que son frère avait épousé Annie il y a quelques semaines, ce dont Alistair avait répondu « enfin », même si il aurait adoré être de la fête, elle lui révéla l'identité du grand oncle William et comme tous le monde, il fut surprit de savoir que Monsieur Albert et le grand oncle ne faisait qu'une seule et même personne. Suite au retour du grand oncle, il s'en est suivit d'une longue conversation avec la tante Elroy concernant son attitude avec Candy et que depuis qu'elle connaissait la vérité, la matriarche de la famille avait changé du tout au tout la concernant.

Elles apprenaient donc à se connaître et fur et à mesure des mois, la tante Elroy soutenait la jeune femme dans ses choix, comme travailler dans le domaine médicale. Il fut surprit de savoir que parmi les changements, Neal étaient devenu un jeune homme moins orgueilleux et qu'il travaillait dur afin de reprendre les affaires de son père quand l'heure de la retraire sonnera. Il avait également présenter ses excuses à la famille ainsi qu'à Candy pour tous les tours qu'il lui avait fait subir et d'avoir abuser de la tante Elroy. Cela prit du temps mais il fut complètement pardonné et le seul point noir de la famille restait Eliza qui ne cessait de montrer sa jalousie envers Candy. Comme par exemple le fait qu'elle se soit fait renvoyer de l'hôpital Sainte Johanna.

Il apprit également que Patricia avait très mal supporté sa disparition mais que grâce à Candy elle avait retrouvé la joie de vivre après avoir passée quelques temps en Floride parmi les siens pour se reconstruire.

- Et toi ? Demanda-t-il

- Moi ?

- Oui que deviens-tu ?

- Oh pour ma part eh bien, j'ai un nouveau but. Après m'être vu refuser un poste dans tous les hôpitaux de Chicago, je me suis retrouvée infirmière dans une petite clinique. Seulement je me suis rendu compte qu'il me manquait une certaine adrénaline dans mon travail. Et par un heureux hasard, l'Institut Pasteur organisait un stage pour les futurs médecins. Le professeur Léonard, qui fut mon instituteur quand j'étais infirmière, leur a parlé de moi et ils m'ont convié à faire ce stage intensif. Au début je voulais refuser mais je me suis laissé convaincre par tous le monde et me voilà ici en France, expliqua-t-elle

- Donc tu veux devenir médecin ?

- Oui, la route sera longue mais tu me connais, sourit-elle

- Tu réussis tout ce que tu entreprends

- Exactement. Tes parents, ton frère et toute la famille seront tellement heureux de te revoir.

Après une longue série d'examen, Alistair avait pu rentrer en Amérique avec Candy. Durant la traversé, elle lui apprit également la plus grande découverte de la famille et qui la concernait. En effet plus la tante Elroy passait du temps avec Candy, plus elle lui trouva une grande ressemblance avec sa défunte nièce Rosemary. Elle en parla donc avec Albert qui convoqua Candy ainsi que Vincent Brown pour leur expliquer leurs soupçons. Monsieur Brown n'avait pus nier la ressemblance entre sa défunte épouse et la jeune femme alors ils effectuèrent des tests ADN et le résultat fut qu'effectivement, Candy partageait les mêmes gênes de la famille André et Brown. Il s'en suivit alors une longue recherche du dossier médicale de Rosemary.

Bien que fragilisé par sa première grossesse pour avoir Anthony, la jeune femme avait effectivement suivit une cure médicale dans le Michigan qui avait durée un an. C'est donc déterminée à vouloir connaître ses origines, chose dont elle se fichait auparavant, Candy s'était rendu dans l'établissement qui avait accueillit Rosemary André Brown. Avec l'aide de Vincent, ils obtinrent le dossier et après une longue lecture, ils eurent la confirmation que durant son séjour, Rosemary était effectivement enceinte et avait donnée naissance à une petite fille le sept mai 1899 à l'âge de vingt-sept ans. Dans le dossier, il y avait également une lettre écrite de la main de Rosemary peu avant qu'elle ne meure disant qu'elle avait abandonnée son enfant à cause d'un maître chanteur qui menaçait de tuer l'enfant pour d'obscure raisons. Elle avait également informée qu'elle avait déposée l'enfant devant un orphelinat et qu'elle lui avait laisser une simple poupée de chiffon gravé de son prénom.

Bien entendu cela les avait conduit jusqu'à la maison Pony dont la directrice confirma que Candy avait été retrouvée un sept mai avec une poupée de chiffon avec son prénom gravé dessus. Après toutes ces confirmations, Candy et Monsieur Brown s'étaient regardés longuement avant de se prendre dans les bras. Et depuis père et fille apprenaient à se connaître et tous comme Albert, Monsieur Brown encouragea sa fille à poursuivre sa voie dans la médecine.

- Donc tu n'es pas seulement ma cousine adoptive mais bien ma cousine tout court

- Hum hum, dit-elle en faisant un oui de la tête

- Tu te rends compte que tu es l'héritière de deux familles les plus fortunées des États-Unis d'Amérique ?

- M'en parle pas, rien que d'y penser, j'en ai mal à la tête, dit-elle en le faisant éclater de rire

Flash Back année 1919


Bien entendu les retrouvailles, durant les fêtes de Noël furent les plus belles que la famille ait pu connaître. Les pleurs de Madame Cornwell avaient tant ému quand elle serrait son fils dans ses bras. Bien entendu Candy s'était vu offrir des remerciement de la part de tous le monde particulièrement de Monsieur et Madame Cornwell ainsi que d'Archibald. La jeune femme avait alors aidé son cousin durant sa longue convalescence comme lui donner ses médicaments, les piqûres, les massages ainsi que de la rééducation. Ce fut long et combien de fois Alistair piquait des colères tant il en avait marre. Mais la jeune femme dû par son travail en tant qu'infirmière avait apprit à adopter une grande patience quand elle était face à une personne récalcitrante. Mais les efforts fournis par Alistair et par la patience de Candy, le jeune homme pouvait enfin vivre normalement même si il devait resté tranquille dés qu'il sentait la moindre petite douleur. Mais selon la jeune femme, Alistair sera en forme pour l'ouverture du cabaret. Mais qu'il devait tout de même rester attentif.

- Au faites où est Candy ? Demanda Tom

- Elle devait passer un examen aujourd'hui mais c'était à Madison dans le Wisconsin. Il peu probable qu'on la voit ce soir, répondit Archibald.

- Hey regardez qui est là ? Dit Patricia en voyant un homme. Le Duc de Grandchester

Ils tournèrent leur regard dans la direction que leur indiquait la jeune femme. Et effectivement, ils aperçurent que le père de leur ancien camarade était bien présent. C'était la première fois qu'ils le voyaient en vrais au lieu d'une photo dans le journal. Et ils ne purent nier que le duc et son fils aîné se ressemblait beaucoup. Mais ils ne purent faire plus car ce fut l'heure de passer à table avant que le chef de la famille André ne fasse son discourt d'ouverture.

(XXXX)

Une jeune femme ajusta son long collier de perle avant de remettre une de ses mèches rebelles dans son chignon. Puis elle contempla sa silhouette à travers le grand miroir de sa chambre. Sa robe noir pailleté de rouge lui arrivait juste en dessus du genoux, ses jambes étaient recouverte d'un fin collant couleur chair et ses pieds cachés par des escarpins à talon assortit à la robe. Elle ajouta néanmoins une touche de rouge sur ses lèvres et quand on frappa à sa porte, elle sut qu'il était l'heure de partir. Elle attrapa son long manteau et alla rejoindre l'homme de main de son oncle qui l'attendait à l'entrée.

- C'était moins une mademoiselle Candy, dit-il en lui ouvrant la porte de l'auto

- Je ne vous le fais pas dire George, sourit la jeune femme en montant à l'avant de l'auto.

George passa coté conducteur et prit la route la plus rapide pour se rendre sur le lieu de la fête. Durant le trajet, Candy mit ses boucles d'oreille, ses gants couleur noir avant de passer une nouveau trait de crayon sous ses yeux.

En arrivant devant la bâtisse, ils furent éblouit par les flash des journalistes qui photographiaient la façade du cabaret afin d'avoir la meilleure photo pour l'édition du matin.

- Oh bon sang les journalistes, dit-elle en voyant qu'ils avaient remarqués la voiture aux écussons de la famille André.

- Voulez-vous que j'aille plus loin ? Demanda-t-il

- Pas le temps, je suis déjà très en retard, dit-elle en ouvrant la portière alors que la voiture n'était pas arrêtée

- Mademoiselle Candy … s'écria George en la voyant faire

Mais elle ne l'entendit pas et continua son chemin en ignorant les journalistes qui la prenaient en photo alors qu'elle monta quatre à quatre les escaliers. En la voyant faire, George fit un non de la tête, tout en souriant, en sachant pertinemment que cette jeune femme ne changera jamais tant son énergie était grande.

Quand elle arriva devant les portes, le doorman vint tout de suite l'aider afin de lui prendre son long manteau. Elle le remercia et réajusta son bandeau qui avait bougé durant sa course avant d'adresser un signe et un sourire vers les journalistes qui se précipitaient pour la prendre en photo avant qu'elle ne disparaissent de leur champ de vision.

- Dépêchez-vous mademoiselle, votre oncle ne pas pas tarder à faire son discourt d'ouverture, l'informa le doorman en lui ouvrant la porte

- Merci, dit-elle en entrant

Elle se laissa guider par la musique qui se faisait entendre dans les couloirs grâce à quelques employés qui l'avaient reconnu, ils la guidèrent jusqu'à la salle principal avant que George ne prenne le relais. En le voyant arrivé, il lui expliqua qu'il était passé par les cuisines. Elle sourit et quand il aperçurent une gigantesque porte en or, la musique avait cessée ainsi que le brouhaha des conversations. La jeune femme se mit à courir quand elle entendit la voix de son oncle.

- Bonsoir à tous et bien …. commença Albert avant d'être coupé par l'ouverture de la porte

- Excusez-moi je suis en retard, dit Candy alors que tous les regards s'étaient tournées vers elle

En la voyant Albert sourit et elle fut accueillit par Annie qui s'était levée pour la prendre dans ses bras. Puis la jeune femme ramena sa meilleure amie à coté d'elle où on lui apporta assiette, couverts et verre supplémentaire. Mais alors qu'elle pensait qu'il allait continuer, Candy regarda son oncle en arquant un sourcil, afin de détendre l'atmosphère Albert regarda l'assemblé …

- Toutes mes excuses mais en tant qu'oncle de cette jeune retardataire, je souhaiterai savoir, tout comme le reste de la famille, si elle a obtenue son examen, dit-il à l'assemblée qui rigola

- On en parlera plus tard, chuchota-t-elle en agitant sa main

- … lui adressant un regard insistant

- Mais vous pouvez m'appeler docteur si vous le souhaitez, sourit-elle

- Tu l'as eu ? Dit Tom en souriant

- Haut la main répondit-elle fièrement

Des applaudissements se firent entendre dans toute la salle et Vincent Brown vint prendre sa fille dans ses bras et dire qu'il était fier de son parcourt. Elle le remercia d'un sourire avant de laisser la parole à Albert.

- Bien reprenons … Bonsoir à tous et bienvenue au cabaret La Rose Dorée, recommença Albert. Ce soir nous ne fêtons pas uniquement l'ouverture de cet établissement, ni même l'obtention de l'examen de ma nièce, dit-il en provoquant ainsi une nouvelle vague d'applaudissement dont Candy en rougissait, mais nous fêtons également la vie en elle-même après les années que nous avons passés durant la grande guerre et qui s'est terminée il y a un peu plus d'un an et demi mais n'oublions pas ceux qui nous ont permit d'être ici en cet instant. Soldats, médecins, infirmiers, infirmières et j'en oublis certainement. Nous sommes en vie pour les honorer et non pour les pleurer. Commençons ce premier été de cette nouvelle décennie en chantant, en dansant, en riant, en souriant, en profitant de chaque instant. Qu'importe la classe sociale dont nous faisons partie, qu'importe nos opinions différentes, qu'importe nos choix, nous sommes ici sur terre pour vivre en harmonie et non en cacophonie. Je souhaite remercier d'avance toutes les équipes technique, culinaire, animation, service et sécurité pour permettre à ce cabaret d'ouvrir officiellement ses portes ce soir, dit-il en commençant à applaudirent suivit de tous les invités. Je souhaite également vous remercier d'avoir répondu présent pour l'ouverture et j'espère que vous passerez une excellente soirée, termina-t-il avant de quitter la scène sous les applaudissements de l'assemblée.

Quelques heures plus tard après que le repas et le spectacle, qui fut un parfait ravissement pour les personnes présente qui prirent pleins les yeux, se termina, tous les convives furent invités à danser après que les serveurs eurent retirés les tables pour laisser un plus grand espace.

Accoudée au bar, Candy attendit sa consommation. Elle venait d'obtenir son diplôme de médecine elle s'autorisa donc cet écart pour célébrer cette victoire. Elle n'aimait pas spécialement boire de l'alcool mais un écart de temps en temps n'était pas refus. Quand le serveur lui donna son verre, elle le regarda …

- Merci Carl, sourit-elle

- A votre diplôme mademoiselle Candy, dit-il

Elle leva son verre avant de prendre une première gorgée dont la descente du liquide dans sa gorge la brûla un peu mais elle apprécia la seconde gorgée. Elle se retourna et regarda ses amis danser une danse nommé le Charleston sous une musique de jazz elle sourit en voyant Annie faire une parfaite chorégraphie synchronisé avec Tom. Elle prit une nouvelle gorgée tout en continuant de les regarder sans voir l'ombre qui s'approcha d'elle.

- Votre oncle a raison, c'est une belle façon d'honoré nos disparut de guerre en profitant de la vie qu'ils nous ont offert, dit une voix à sa droite qui dévia son regard de ses amis

- Monsieur le Duc, dit-elle en reconnaissant le père de Terry

- Encore félicitation pour votre diplôme ma chère

- Merci votre grâce, dit-elle

- Allons pas de cérémonie entre nous Candy. Appelez-moi Richard je vous en pries

- Je n'oserai pas, dit-elle désolé, vous avez quand même un rang élevé dans la société britannique.

- Mais ce soir, je ne suis pas le Duc de Grandchester mais simplement Richard Grandchester qui a été invité par votre oncle lui-même pour l'ouverture de ce fabuleux lieu de divertissement.

- … souriant au Duc, souhaiteriez-vous boire quelque chose ?

- La même chose que vous, répondit-il

- Carl, dit-elle en se retournant

- Oui ?

- Un deuxième brandit pour … dit-elle en regardant le Duc qui arqua un sourcil, … monsieur Grandchester. Ne sortez pas votre porte-monnaie ce soir c'est gratuit, dit-elle en le voyant sortit un portefeuille

- Ne puis-je pas donner un pourboire à ce charmant serveur ?

- Ah ça c'est comme vous voulez, dit-elle en levant la main droite, la gauche tenant son verre

- Merci jeune homme, remercia le Duc en donnant son pourboire.

- Comment allez-vous ?

- Eh bien ma santé n'est plus ce qu'elle était autrefois mais rien d'alarmant. Je m'apprête à goûter au joie de la retraite une fois que j'aurai formé mon fils convenablement, répondit-il, même si il débrouille très bien

- Je suis certaine qu'Edward fera un excellent Duc, dit-elle en prenant une nouvelle gorgée

- Ah je ne parlais pas d'Edward mais de Terrence, dit-il en la regardant afin de scruter sa réaction qui fut immédiate

- Hum … s'étouffa-t-elle, Terry... Terrence ? Vous …

- Je ne l'ai forcé à rentrer si c'est ce que vous pensez. Non j'ai eu la joie de le voir débarquer le jour de mon anniversaire en avril dernier. Bien entendu mon épouse à trouver cela très désolant mais contre toute attente, ses frères et sa sœur ont été ravi de le revoir et elle n'a plus oser rien dire. Il avait deux semaines de vacances et l'Angleterre lui manquait d'une certaine façon alors il est venu. Et durant ces deux semaines nous avons rattrapés le temps perdu, j'ai appris à connaître véritablement mon fils et je peux dire que vous aviez raison depuis le début.

- C'est à dire ?

- Il avait besoin de liberté mais jamais je n'aurai pensé que cette liberté lui mettrait du plomb dans la tête. Il m'a semblé le voir plus ouvert sur certain sujet comme par exemple le fait d'employer deux hommes ayant pour chacun une attirance physique. Bien que réticent, Edward m'a convaincu de l'écouter et je me suis laissé convaincre. Bien entendu je suis contre le fait que deux hommes ou bien deux femmes vivent une histoire mais tant que cela n'empiète pas sur leur travail ni sur ma vie alors je peux fermer les yeux sur les préférences de mes employés.

- Et comment se fait-il que Terrence devienne subitement votre héritier ? Je croyais qu'il avait renoncé à ses droits de fils aîné ? Et pour le théâtre ?

- Il avait effectivement renoncé à ses titres et de mon coté j'ai juste inversé les noms entre Edward et Terrence. Si Edward ne pouvait remplir sa fonction Alors Terrence le ferai, pour ce qui est de David bien entendu il était nommé mais en troisième successeur, mais il est encore mineur et en pleine étude au collège. Expliqua-t-il. Cependant Edward, tout comme son frère, n'a jamais envisager de devenir le Duc de Grandchester et après une longue négociation entre Terrence et lui, mon fils aîné à récupéré ses droits d'aînesse.

- Et il a accepté ? Connaissant ce qu'il était à l'époque, cela m'étonne beaucoup de lui, dit-elle en prenant une nouvelle gorgée

- Mais Edward s'est appuyé sur les sujets dont Terrence est sensible, comme ouvrir une école de théâtre pour amateur et tant d'autres

- Si on regarde les choses sous cet angles, c'est effectivement différents, dit-elle en terminant son verre

Mais elle ne posa la question concernant Susanne Marlowe, ne voulant souffrir à nouveau, elle avait mit presque trois ans à revivre et elle ne voulait pas redevenir l'épave qu'elle était. Oh bien sûr le sujet « Terry » était toujours sensible et elle ne pouvait s'empêcher de ressentir les larmes prêtes à couler quand le journal parlait de lui ou bien de ressentir un pincement au cœur quand elle voyait sa photo.

Mais au beau milieu de cet escalier à l'hôpital Jacob durant un soir d'hiver plus que glaciale, ils s'étaient fait une promesse et elle voulait la tenir pour lui. Une fois, elle l'avait croisé de loin, sa troupe était à Chicago pour représenter une nouvelle pièce de Shakespeare Macbeth. Bien que cette pièce ait une obscure légende, elle fut pour le jeune premier un nouvel élan dans sa carrière puisque le publique et les journaux du pays ne cessaient de faire des éloges sur les prouesses de celui que l'on appelait dorénavant The British Star. La troupe quittait le théâtre après une répétition et Candy rentrait également chez elle après avoir passé la journée à la bibliothèque pour réviser ses examens. Elle l'avait reconnu instantanément et s'était caché dans une ruelle. Mais elle ne s'était pas empêcher de le détaillé. De là où elle était, elle avait remarqué qu'il avait prit des muscles, peut-être plus grand qu'autrefois mais ses cheveux avait toujours la même longueur que dans son souvenir. Il s'était brièvement retourné en sa direction afin de laisser monter une jeune femme qu'elle reconnut comment étant Karine Clease. Et à sa grande joie, il n'avait pas du tout changé bien au contraire, il avait gardé cet air si malicieux et ce coté mystérieux qui l'avait amenée à en savoir davantage sur lui.

Mais l'heure n'était pas aux souvenirs douloureux mais à la fête et le lieux était tou à fait approprié. Au loin, Candy vit Neal lui faire signe.

- Excusez moi monsieur le Duc mais le devoir m'appelle, dit-elle en posant son verre vide

- Je vous en pries, répondit-il en voyant la jeune femme s'éloigner.

De son côté, le Duc alla rejoindre sa fille Catherine âgée de dix-huit ans. Le mois dernier, il avait enfin obtenue le divorce avec l'ancienne Duchesse de Grandchester à la suite d'une énième confrontation où cette fois-ci, cela ne plut pas au Duc. L'entendre insulté son fils était une chose qu'il ne supportait guère mais insulter l'éducation que Terry avait reçut, de par son père le Duc lui même, avait rendu l'homme furieux au point frôler la crise cardiaque. Et contre tout attente, ce fut Terrence lui même qui avait calmé le jeu entre les deux époux. Mais le Duc avait prit sa décision et le lendemain, il présenta à l'ancienne Duchesse l'acte de divorce dont il avait déjà déposer sa signature.

Bien entendu, elle n'attendit pas plus longtemps et signé également les papiers Ce fut d'ailleurs le jour même où le Duc avait reçu l'invitation pour l'ouverture officielle de La Rose Dorée, avec à l'intérieur un mot de la main de William Albert André. Bien entendu en apprenant cela, Edward, Catherine et David avaient souhaités accompagner leur père pour cette soirée. Ils avaient également demandés à Terry de les accompagner mais le jeune homme avait répondu qu'il connaissait déjà l'Amérique et qu'il ne serai d'aucune utilité. Mais la jeune fille âgée de dix-huit ans lui donna la raison que cela serai l'opportunité de faire un voyage en famille. Il accepta mais refusa catégoriquement d'être présent pour la soirée. Sur ce point, le Duc ne laissa pas ses trois autres enfants insister, comprenant le sens caché du refus de son fils aîné. Il amenant donc ses trois cadets et comme il l'avait imaginé, il vit sa fille avoir des étoiles pleins les yeux tant l'endroit était magnifique, le Duc lui même avait été époustouflé par la grandeur de l'établissement et la décoration. Toutes les têtes fortunés avait été invités mais également des gens de classe plus modeste, des chanteurs d'Opéra ainsi que des acteurs. Et parmi les acteurs, il eut la surprise de voir Eleornor Baker, malgré sa teinture brune, il l'avait reconnu.

- Ah le voilà miss Baker, père regardez, Eleonor Baker, sourit Catherine

- Bonsoir monsieur le Duc, dit l'actrice en s'inclinant légèrement

- Eleonor, répondit-il en lui adressant un baise main. Ravis de vous revoir !

- Moi de même, répondit-elle

- Je lui disais à quel point je l'ai trouvé merveilleuse dans le rôle de la reine d'Espagne dans Ruy Blas de Victor Hugo, la fois où elle était exceptionnellement venu à Londres, dit-elle à son père

- Je me souviens, celle qui tenait le rôle a malheureusement eu un malheur familiale et elle a aussitôt pensée à moi prendre la remplacer, sourit Eleonor. Mais j'ignorai qu'un deuxième enfant du Duc de Grandchester était passionné par le théâtre, dit-elle en regardant son ancien amant

- Mes frères et moi adorons le théâtre et père nous y emmène quand cela était possible, l'informa la jeune fille

- Ah oui ? Dit Eleonor un sourire en coin

- Eh bien … il s'avère qu'effectivement je suis un grand admirateur de théâtre, reconnut-il

- Vous m'en direz tant monsieur le Duc, dit-elle avant de tourner son regard vers la gauche, Terrence ? Dit Eleonor en voyant son fils

Père et fille se retournèrent et virent qu'effectivement Edward était retourné à l'hôtel afin de ramener de force Terry. Quand ce dernier vit ses parents face à face, il eut l'impression d'être tombé dans la quatrième dimension. Cela ne pouvait être vrai, ses parents ne pouvaient pas être réunis dans la même pièce. Il les regarda chacun leur tour en arquant un sourcil. Ses deux parents proches et en face de son frère et de sa sœur, une situation bien bizarre selon lui et comme à son habitude, il ne s'empêcha pas de le faire savoir.

- C'est moi où cette situation est complètement incongrue ? Dit-il

- Pourquoi veux-tu que cette situation soit incongrue ? Demanda Edward. Père et ta mère ont été invités à la même soirée et alors ? Ce qui serai complètement incongrue ce serai qu'il y ait ma propres mère, plaisanta-t-il faisant rire sa sœur

- C'est certain, confirma Eleonor ressentant la gêne de son fils.

Néanmoins, elle ne put s'empêcher de regarder son fils, Catherine et Edward, certes ils n'avaient pas la même mère mais ils avaient hériter tous les trois des traits de Richard. Cheveux brun, peau blanche, une élégance dans leur façon de se tenir et aussi un air moqueur dans leur yeux. La seule différence serai la couleur des yeux. Terry avait hérité de ses yeux bleu saphir tandis que Catherine et Edward avaient les yeux marron, certainement ceux de leur mère vu que Richard avait les yeux gris. Elle se demanda si le plus jeune de la fratrie ressemblait également à ses aînés.

- Catherine vite, ils vont passer à nouveau du Charleston, fit la voix soudaine d'un jeune garçon

- Ah te voilà David mais où étais-tu ? Demanda Catherine

- Sur la piste de danse, répondit le jeune garçon de quatorze ans en montrant la piste de son pouce. Allé tu m'as promis de me montrer quelques pas de Charleston, dit-il en prenant la main de sa sœur aînée

- Calme toi pas si vite, répliqua-t-elle avant qu'ils se disparaissent à travers la foule

- David, notre petit frère et débordant d'énergie, présenta Edward à Eleonor, veuillez l'excuser de vous avoir ignoré

- Ce n'est rien, il n'y a rien de plus beau que la jeunesse adolescente, et puis j'ai moi même connu deux personnes débordant d'énergie comme votre jeune frère, dit-elle en regardant son fils puis Richard qui ne savaient plus où se mettre.

Oui, d'après ce qu'elle avait vu, même le jeune David Grandchester était comme ses aînés. Mais elle ne pouvait s'empêcher de penser que Terry était l'enfant qui ressemblait le plus à Richard tant au niveau physique que du caractère.

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Sur la scène une jeune femme aux alentours de la vingtaine monta sur scène, vêtu d'une robe dorée arrivant au dessus du genoux, ses jambes cachés par des bas résille, ses cheveux blond coupé à la garçonne était coiffé d'un simple bandeau et d'une plume de la même couleur que la robe. Elle attrapa le micro et tapa du pied pour suivre le rythme de la musique.

- « I ain't got time for you baby, either you're mine or you're not. Make up your mind sweet baby, right here, right now's all we got. A little party nerver killed nobody, so we gon' dance until we drop. A little party nerver killed nobody, right here, right now's all we got. »* se fit entendre la voix de le jeune femme à travers le micro.

Les invités dansaient, souriaient, chantaient, s'amusaient et envoyant cela depuis le balcon, Albert ne put que se sentir fier d'avoir réussit ce challenge. Il fut d'ailleurs rejoint par la tante Elroy, son beau-frère, Monsieur et Madame Cornwell, et Monsieur Legrand.

- William, je me dois de te présenter mes excuses, cette soirée est une réussite, dit Elroy en posant une main sur l'épaule de son neveu

- Je suis enchante que cela vous plaise ma tante, répondit-il

- Grâce à ce genre de divertissement, vous pouvez être sûr que la population regardera vers le futur que vers le passé, ajouta Monsieur Legrand en lui adressant une poignet de main qu'Albert accepta

- C'était le but Francis. Le monde a assez souffert comme cela et il a maintenant le droit à une peu de bonheur, de danse, de musique et de quelques débordements.

- En tout cas, jamais je n'aurai cru que Neal était un si bon danseur, dit-il en voyant son fils danser un excellent Charleston avec Annie qui éclatait de rire sous le regard faussement jaloux mais amusé d'Archibald.

- Les jeunes savent danser toutes les danses de nos jours, s'amusa la Tante Elroy

- Pour ma part, j'ai beaucoup aimé cette mixité des classes sociales, renchérit Paul Cornwell. C'est peu commun c'est vrais mais cela prouve qu'importe dans quel rang ou dans quel famille nous naissons, nous sommes tous égaux.

- Et je suis certaine que d'avoir une nièce qui connaît ces deux mondes nous donne une petite aide, dit Jane Cornwell en souriant

- Tu ne crois pas si bien dire ma chère sœur, répondit Albert

- Je pense que … non je suis affirmatif, Rosemary et Anthony auraient adorés cet endroit, termina Vincent qui avait gardé le silence jusque là.

- Cher beau-frère, pourquoi croyez-vous que Jane m'a proposée de nommer cet endroit La Rose Dorée ? Dit Albert en prenant sa sœur aîné dans ses bras.

Jane Cornwell née André était l'aînée des trois enfants de William Albert Senior. Elle avait trois ans de plus que Rosemary et treize ans d'écart avec Albert. Mais cela n'avait pas empêcher à ce que les trois enfants soit éloignés à cause de leurs différences d'âges. Au contraire cela les a beaucoup rapprochés.

Il fut un temps où c'était même Jane et Rosemary qui s'occupaient de leur frère quand celui-ci n'était encore qu'un bébé sous le regard tendre de leur mère Priscilla. Même après leur mariage avec leurs époux respectifs, Rosemary et Jane allaient souvent voir leur frère. Ils furent encore plus proche quand leurs parents moururent quand Albert avait seulement treize ans mais la mort de Rosemary, Rose comme ils la nommaient, et l'éloignement d'Albert avait empêcher Jane de pouvoir voir son frère grandir. Mais tout au fond d'elle, elle savait que son jeune frère allait bien et qu'il ne commettrait jamais d'imprudence.

Et quand Albert vint reprendre son rôle de chef de famille, Jane avait alors accourut pour revoir son frère et quand ils s'étaient retrouver un long moment d'embrassade fraternelle furent échangé. Et quand elle avait apprit qu'en plus d'avoir un neveux, en la personne d'Anthony, qu'elle adorait, elle était enchanté que Rose avait laissé encore sa marque dans ce monde en la personne de Candy. Car maintenant pour tous les membres proches ou lointain de la famille André, il n'y pouvait avoir aucun doute que cette orpheline sortit de nul part et adopté par le Grand Oncle William, soit en réalité la fille de celle qui était partit bien trop tôt. Tant de ressemblance dans le regard, dans les gestes, dans sa façon de parler de marcher et surtout dans sa façon de sourire.

Candy avait vécut dans le monde les classes pauvres et moyenne, ce qui faisait qu'elle était la seule à comprendre ce que c'était de travailler d'arrache-pied quand on souhaitait ce que l'on voulait. Elle était une forte tête, déterminée, vaillante, compatissante avec le personnel … tout comme sa mère.

Par ailleurs ils ne purent regarder cette jeune femme dansant dans les bras d'un ancien camarade de l'orphelinat, Jimmy, âgée maintenant de seize ans, et comme d'habitude dés qu'il l'entendait rire, l'écho des éclats de rire de Rosemary se fit entendre dans leur tête.

- Bien il est temps pour moi de partir William, annonça la tante Elroy

- Ah non je ne pense pas ma tante, dit Albert en se tournant vers celle-ci, ayant toujours Jane dans ses bras.

- Et pourquoi cela ? Demanda la matriarche

- Parce que je réserve une dernière surprise à nos invités ! Et cette fois-ci il n'y aura pas que le personnel mais aussi la jeunesse de notre famille. Répondit-il

- Et qu'en a pensé notre chère cousine Sarah ? Demanda Jane à Monsieur Legrand

- Eh bien, elle ne s'est pas penchée sur la question quand je lui ais moi même posé la question mais en voyant ses doigts tapoter sur la table au rythme de la musique, je pense qu'elle n'est pas insensible. Répondit-il. Et puis ce qui la faisait sourire, c'était de voir Neal aussi joyeux

- Comme toutes les mères, elle ne souhaite qu'une chose que ses enfants soient heureux et en bonne santé, et je sais de quoi je parle, dit Jane en se souvenant de son état en pensant qu'elle avait perdu Alistair pour toujours.

Les hommes avaient très vite retirés leur veste et cravate pour ne rester uniquement en chemise et veston tant il faisait chaud à force de se donner à fond sur la piste de danse. Bien entendu Albert avait déjà prévu le coup avait demandé à ce qu'on enclenche l'air conditionné sans pour autant transformer cet endroit en un frigo.

Puis d'un geste, Albert demanda à George de ramener ses neveux et leurs épouses en coulisse. Ils comprirent que leurs efforts fournis durant toute la rénovation du bâtiment allait enfin voir le jour devant un publique. Cela avait durée durant des mois et ils se retrouvaient tous après une longue journée de travail ou bien de révisions. Et maintenant ils vont enfin montrer leurs efforts pour rendre cette soirée encore plus inoubliable.

De leur coté, Richard et Eleonor discutèrent, chose qui n'était pas arrivé depuis le jour où le Duc avait amené leur fils en Angleterre après avoir obtenu la garde. Ils étaient d'ailleurs zieuté par le fils en question qui était au bar avec Edward. Il avait encore cette impression d'être dans la quatrième dimension qui était encore plus étrange que quand il buvait plus que de raison. Il ne savait pas ce qu'il devait ressentir. Être heureux de voir que ses parents sont capable de tenir une conversation sans qu'ils n'évoquent leur passé douloureux dont il a été la première victime ou bien être sur ses réserves connaissant le caractère lunatique de son paternel et le caractère bien renfermé de sa mère.

- Allons cesse de t'inquiéter, lui dit Edward en le secouant par l'épaule, ils ne vont pas se battre

- Comprends moi, c'est la première fois que je les vois aussi proche. La dernière fois qu'ils l'ont été, je n'avais pas encore deux ans

- Alors au lieu de t'apporter des rides avant l'heure, car tu risques d'en avoir très jeune à forcé de froncer les sourcils ainsi, dit-il avant de remarquer son regard, n'oublie pas que j'ai grandit avec Catherine. Donc je disais au lieu de t'apporter des rides avant l'heure, soit content de savoir qu'ils peuvent s'entendre malgré tout

Peut-être qu'Edward avait raison après tout. Ô combien de fois avait-il rêver enfant de voir son père et sa mère en bon terme malgré leur séparation. Il décida donc de laisser le problème parental de coté afin de se concentrer sur autre chose. Il était dans la ville du fief ancestral de la famille André ce qu'il voulait dire qu'elle ne devait pas être loin. Dés son arrivé, il avait tenté de l'apercevoir mais il ne vit aucune chevelure blonde ressemblant à celle de sa tâche de son. Néanmoins, il avait rapidement vu Eliza assise seule à une table, il pensait avoir reconnu Patricia mais il n'en était pas certain.

Puis tout d'un coup, les lumière s'éteignirent laissant le cabaret dans le noir le plus total avant qu'un projecteur n'éclaire la scène ainsi qu'un homme au teint halé, devant avoir la quarantaine, les cheveux grisonnant et un air latino, un air qui se confirma quand il prit la parole avec un très fort accent hispanique dans sa voix.

- Très chers amis, une dernière surprise vous attends ce soir de la part de notre hôte, Monsieur Albert. Le cabaret est certes un endroit où l'on peut s'amuser, chanter et danser le Charleston, le Foxtrot ou encore el Paso-Doble. Mais n'oublions pas ces autres danses qui ont été de véritable œuvre durant les célébrations passées telle que la Valse ou encore la Polka. Ce soir chers amis nous vous présentons une nouvelle danse venu exclusivement d'Argentine, nos danseurs professionnels vont vous offrir cette danse pour vous remercier mais ils seront accompagnés de la jeune génération de la famille André. Annonça-t-il provoquant une vague d'applaudissement. Cette danse venu d'Argentine est ce que l'on nomme la danse de l'amour tant elle fait ressentir la passion, l'envie, le désir et la sensualité rien qu'en la regardant. Mesdames, mesdemoiselles et messieurs, ce soir le cabaret La Rose Dorée vous offre votre première représentation d'un Tango argentin ! Señor musica por favor !

L'équipe du service firent gentiment reculer les convives afin de laisse plus de place pour le nouveau spectacle. Mais tous le monde purent avoir une vue sur la piste de danse. Le silence se fit à travers tous le cabaret. Edward et Terry avaient rejoint le Duc, Eleonor, qui s'étaient levés pour observer, ainsi que Catherine et David qui s'impatientaient de voir à quoi pouvait bien ressembler le Tango. Les danseurs arrièvent main dans la main avec leurs partenaires et se placèrent prêt à danser. Au début une petite touche de piano se firent entendre doucement avant d'être rejoint par une guitare sèche et d'être finalement coupé par l'apparition soudaine du violon accompagné d'une voix tellement rauque que Terry pensa que le chanteur pouvait perdre sa voix à tout instant.

- « Roxane, you don't have to put on that red light. Walk the streets for money, you don't care it it's wrong or if it's right. »*

C'est alors qu'il reconnu Annie, Archibald, Alistair, dont il était heureux d'apprendre le retour à travers le journal, Patricia, Neal et enfin ... elle était là juste devant lui. Ses cheveux étant certe recouvert d'une coloration roux cuivré mais il reconnaissait ses tâches de son sur le visage mais surtout ces yeux émeraudes qui lui donna bien des frisson tant elle était sérieuse et sensuellementr froide dans son regard. Sa silhouette n'était plus celle de l'adolescente qu'il avait connu mais celle d'une jeune femme délicieusement désirable, elle paraissait plus grande, plus mince sans pour autant anorexique.

- « Roxanne, you don't have to wear that dress tonight. Roxanne, you don't have to sell your body to the night. »

Cette robe couleur noir pailletée de rouge la rendait encore plus merveilleuse et il ne put nier qu'il sentait son pouvoir féminin émaner d'elle afin de le toucher uniquement en plein cœur. Mais la réalité était tout autre, ce n'était pas lui qui la tenait dans ses bras. C'était un autre, dont il ne connaissait pas le nom et qu'il n'avait jamais vu auparavant. Mais il avait des cheveux aussi noir que la nuit, des yeux sombres mystérieux, une peau naturellement halé dont seuls les latinos possédaient.

Au fond de lui, Terry en était malade, furieux, jaloux et prêt à bondir sur la piste pour séparer ce bellâtre de la jeune femme. Mais pour une raison tout à fait inconnu, il ne fit pas, se laissant envahir par la beauté dont elle faisait preuve en cet instant. Néanmoins, il ne put s'empêcher de la suivre en se déplaçant à travers les autres spectateurs les yeux toujours fixés sur elle. Et la voix du chanteur principal, plus douce que la première, se fit entendre ...

- « His eyes upon your face », il aurait tant aimé être celui qui lui offrirai ce regard, car si il y avait bien une chose dont Terry était certain, c'est qu'il le seul à savoir comment elle méritait d'être regarder. « His hand upon your hand », rien qu'en la tenant par la main, il serai capable de l'amener là où elle voulait, jusqu'au bout du monde, cette main sir douce au toucher et pourtant si forte quand elle grimpait aux arbres. « His lips caress your skin », cette peau blanche tant convoité et dont il ressentait encore le doux parfum de rose quand il dansait avec elle ou bien lors de cette affreuse nuit d'hiver à New-York, par moment il se surprit à sentir les roses que ses admiratrices lui offraient mais aucune de ces fleurs ne sentait aussi bon que le cou de cette femme dont il retomba amoureux pour la seconde fois. « It's more than I can stand », il serra le poing tellement il enviait ce type qui la regardait comme si il la faisait sienne charnellement.

- « Roxanne », se fit entendre la voix rauque

- « Why does my heart cry ? », c'était vrais, Terry sentait son cœur se serré de plus en plus comme si il pleurait toute les larmes qu'il avait retenu en l'espace de trois ans.

- « Roxanne »

- « Feelings I can't fight », il ne pouvait combattre encore ses sentiments, ils venaient de le frapper à nouveau mais encore plus fort que la première fois.

- « Roxanne »

- « You're free to leave me, but don't deceive me », c'est vrais elle l'avait quitté mais jamais elle ne l'avait déçut de n'importe quelle façon. « And please, believe me when I say I love you », si seulement elle pouvait entendre tout son être lui hurler à quel point cela était vrais sans qu'il ne prononce le moindre mot.

- « Yo que te quiero tanto, qué voy ha hacer. Me dejaste, me dejaste en un tango. En el alma se me fue. Se me fue el corazon. Ya no tengo ganas de vivir. Porque no te puedo convercer. Que no te vendas, Roxanne », il n'avait jamais très bien comprit la langue espagnol mais il sentait que c'était ce qu'il ressentait, il l'aimait tellement qu'il ne savait pas quoi faire et qu'il n'aurai plus la force vivre si elle avait passé complètement à autre chose dans les bras d'un autre.

Puis la guitare sèche coupa la mélodie avant d'être à nouveau interrompu par le violon et de l'orchestre des autres instruments dont les danseurs et leurs partenaires suivaient le rythmes rapide et stressant dans une parfaite synchronisation qui montrait des mois et des mois de travail et de répétitions acharnées.

- « Roxanne »

- « Why does my heart cry ? », oui son cœur pleurait de douleur mais il pleurait aussi de car elle était tout proche tout en étant si lointaine.

- « You don't have tu put on that red light »

- « Feelings I can't fight », non il était déterminé à ne plus éteindre ses sentiments, il s'était déjà battu contre eux et ce soir il venait de perdre ce premier combat pour en commencer un deuxième très différents.

- « You don't have to wear that dress tonight », oh bien au contraire, cette robe lui allait à ravir et fais ait ressortir la femme qui se cachait en elle pour le rendre encore plus fier qu'il ne l'était déjà

Le violon allant encore plus vite tandis que les chœurs firent entendre leur voix à travers toute la pièce amenant les danseurs et danseuses à aller de plus en plus vite puis doucement pour reprendre de la vitesse.

- « Roxanne », appela la voix rauque

- « Why does my heart cry ? », répondit les chœurs

- « Roxanne, you don't have to put on that red light »

- « Feelings I can't fight »

- « Roxane, you don't have to wear that dress tonight »

- « Roxane »

Et soudain, les yeux bleu saphir rencontrèrent les yeux vert émeraude, l'avait-elle vu ? L'avait-elle reconnu à travers la foule ? Avait-elle sentit qu'il était là, tout proche ? Durant cet échange, Terry aurait aimé le temps suspende son vol et qu'ils ne se retrouvent à nouveau seule à seul dans un monde imaginaire où ils peuvent vivre en toute liberté. Plus aucune engagement à respecter, plus aucun devoir à honorer, plus de journaliste, plus de cousins jaloux, plus d'ancienne belle-mère qui l'insultait consentement, plus de mensonges, plus de secrets, plus de méchanceté. Seulement eux pour l'éternité, tel Roméo et Juliette qui avaient découvert le paradis après avoir vécut l'enfer sur terre.

- « Roxanne » prononcèrent les chœurs, le chanteur à la voix rauque, le chanteur à la voix douce en même temps en montant dans les notes

Plus les voix s'élevèrent dans les notes musicales, plus les spectateurs eurent des frissons parcourir leur cœur puis le violon et l'orchestre se firent entendre à tour faisant taire les artistes vocaux. Et dans un dernier élan de mélodie, la musique s'arrêta, les danseur et leurs partenaires se figèrent dans la même position mais malgré que les danseurs soient quasiment recouvert de la noirceur, Terry savait très bien où elle était et il la regardait en se promettant qu'il allait de nouveau se battre pour obtenir ce que la vie lui avait prit et la salle fut plongée la pénombre la plus totale.

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* La première chanson s'intitule Little party never killed nobody, interprété par Fergie sortie en 2013 pour le film Gatsby le Magnifique de Baz Luhrmann

* La seconde chanson s'intitule Roxanne du groupe The Police en 1978, reprise en 2001 pour le film Moulin Rouge de Baz Luhrmann


A très bientôt je l'espère

Danao