Je ne possède aucun des personnages de la série ou des films.

L'opération ne paraissait pas plus compliquée qu'une autre. Il suffisait de pénétrer dans l'immeuble pour l'exfiltrer, mais tout ne pouvait pas tout le temps se contrôler.

Première mini-fic dans ce fandom dans le cadre d'une Nuit du FOF

Ce chapitre a été écrit dans le cadre de la Nuit du FoF sur la thème "Récursif"

(Pour rappel on vous propose un thème et vous avez une heure pour écrire un texte ;)) J'avoue que ce premier chapitre m'a pris 1h30 et non 1h.

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


EXFILTRATION

Chapitre 1

Los Angeles. 2019

Brandt était accoudé à la console de Benji. L'analyste faisait courir ses doigts sur ladite console sous le regard circonspect de l'agent de terrain.

- Tu es sur que tu sais ce que tu fais ?

- Je t'en prie, est-ce que j'ai déjà fais n'importe quoi ?

- Non, mais le créneau est serré et il ne te reste que cinq minutes avant qu'Ethan ne se jette dans ce puits de ventilation. Si tu n'as pas coupé ces espèces de ventilos géants…

- Ah ne me déconcentre pas. Il faut juste que je pénètre dans le système de gestion de la tour, mais ça prend du temps.

- Tu as conscience que nous n'en avons pas ?

- Ecoute je viens de leur balancer un code récursif. C'est une boucle qui va attaquer le système et va se répéter le temps qu'il fasse sauter toutes les sécurités.

- C'est bien beau, mais combien de temps ça va prendre ?

- J'ai passé les trois premières. Il en reste deux, mais elles sont plus solides.

- 3 min 30.

- Tu ne m'aides pas Brandt !

- Il a raison, le coupa Luther qui se trouvait dans un van non loin du gratte ciel Forneg.

- Ethan est sur le toit et en silence radio, marmonna Brandt. Il faut que nous restions calés sur le chrono, parce que je le connais. Il ne reculera pas… quoi qu'il se passe, il va sauter.

- Nous le savons tous, répliqua Luther. Ne t'en fais, dés qu'il rentre dans le système, je coupe l'électricité dans le pâté de maisons.

- J'ai la quatrième ! S'exclama Benji.

Brandt jeta un coup d'œil à son chronomètre, gardant pour lui qu'il ne restait plus que 2 minutes 12… Il pensa à Ethan qui s'était lancé en tyrolienne d'un toit à l'autre quelques minutes plus tôt avant de couper le contact pour ne pas se faire repérer. Ils n'avaient pas le droit d'être en retard sur le timing.

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En effet, sur le toit de l'immeuble, Ethan était en train de préparer son harnais et ses cordes. Il finit de s'équiper puis ouvrit une petite trousse à outil et fit sauter la trappe qui menait au puits de ventilation. De là où il était, il entendait les pâles des ventilateurs. Il jeta un coup d'œil à sa montre. Il restait deux minutes et il faisait confiance à Benji pour éviter qu'il finisse en pièces. Il continua donc de s'équiper, sachant bien qu'il devait descendre au 22ème niveau par tous les moyens. Il devait la sortir de là… l'empêcher de finir en cobaye et le puits de ventilation ne pouvait pas rester ouvert plus de 5 minutes avant de déclencher l'alarme.

Ethan prit une inspiration et s'assit sur le bord du puits. Il ajusta ses lunettes de protections, prit une longue inspiration et fit le vide dans son esprit. Il avait appris le plan par cœur et il savait que même arrêtées, il allait devoir bien calculer pour ne pas se faire amputer ou décapiter par les pâles. Il souffla, rouvrit les yeux et observa sa montre… 30 secondes…

Il entendait encore les pales des ventilateurs géants, mais il savait que Benji réussirait. Il égraina les secondes, une à une et à la dernière, se laissa glisser dans le puits. Ce fut précisément à cet instinct que le bruit cessa en même temps que s'éteignaient les lumières du pâté de maison.

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Benji se rejeta à l'arrière sur son siège, lançant un regard de soulagement à Brandt dont le visage avait perdu toutes traces de couleurs.

- Je t'avais dit qu'on était synchro !

- Tu es sûr que tout va bien ? Demanda ce dernier.

- On était large, répliqua Luther, il restait 23 centièmes.

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Dans le puits, Ethan se laissait glisser le long des parois. L'avantage à couper le courant, c'est qu'il faudrait trois minutes aux groupes électrogènes pour prendre le relais. Si ses calculs étaient bons, il aurait besoin de seulement 1 min 42 pour arriver au 22 ème étage, cela lui laissait du temps pour faire sauter la grille et pénétrer dans la pièce sécurisée où elle était retenue.

D'ailleurs, ce fut à ce moment que sa corde se bloqua. Ethan encaissa le choc de l'arrêt et pivota face à la grille d'accès du 22 ème étage. Il glissa sa main à la taille et récupéra un tournevis électrique pour faire sauter les boulons. Les secondes s'égrainèrent. Il venait de faire sauter le troisième lorsque la lumière clignota. Mauvais calcul… Il ne fallait pas trois minutes mais 2 min 30 aux générateurs pour se mettre en place ce qui allait au passage non seulement remettre le courant, mais apparemment, s'il en jugeait au bruit autour de lui, relancer les ventilateurs… ça, ce n'était pas une bonne chose. Le code de Benji était censé les garder inactifs, il devait y avoir une autre sécurité… et ce n'était pas une bonne nouvelle. Là où il se trouvait, les ventilateurs ne le déchiquetteraient pas lui, mais la corde à laquelle il pendait, à 22 étages du sol.

Une montée d'adrénaline le fit donc accélérer, la perspective de s'écraser au sol, et sans doute de se faire déchiqueter au passage avant, par les pâles des ventilateurs géants n'étant pas une mort qu'il se souhaitait… Il fit sauter la dernière vis au moment précis où le courant revint. D'un geste, il arracha la grille, se balança à l'arrière pour prendre de l'élan et plongea dans le conduit au moment précis ou les ventilateurs sectionnèrent ses attaches.

Ethan se sentit tiré à l'arrière et détacha son harnais avant de se faire entraîner par sa corde entortillée dans le ventilateur. Puis, il rampa sur un mètre pour se mettre définitivement hors de danger. En sécurité, il ferma les yeux et s'accorda quelques secondes de répit, le temps de calmer les battements affolés de son cœur. Tout venait de se jouer sur des centièmes de secondes et la rapidité de ses réflexes. Il expira, redressa la tête et se mit à ramper.

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Brandt sentit son angoisse repartir à la hausse lorsque tout le bâtiment s'illumina de nouveau trente secondes avant ce qu'ils avaient prévus. Il baissa les yeux sur Benji et nota qu'il venait de pâlir.

- Tu m'expliques ce qui vient de se passer.

- Il y avait une sécurité par-dessus la sécurité.

- Ethan ?

- Il est en silence radio. Il n'y a que lui qui peut le briser et …

- Quelqu'un peut m'expliquer ce qui vient de se passer ? Demanda une voix contrariée qui eut pour effet de soulager toute son équipe.

- Ethan ! S'exclama Luther resté silencieux depuis que les générateurs s'étaient remis en route.

- Tu vas bien ? Lui demanda Benji.

- Si on fait abstraction du fait que j'ai failli finir haché en morceaux ça va, répliqua Ethan en réajustant ses lunettes. Balance-moi le plan du bâtiment Benji.

Ce dernier s'exécuta et un plan en 3D s'inscrivit sur le verre de ses lunettes. Ethan l'avait bien retenu, mais la rapidité des groupes électrogènes de secours avait entraîné de légères modifications de timing, le principal soucis étant la remise en route des ventilateurs qui venaient de sectionner sa porte de sortie.

- Est-ce que tu peux prendre le contrôle de l'ascenseur ?

- Oui, mais tu ne pourras pas accéder au toit en passant par là.

- Je n'ai pas dit que j'allais monter.

- Je te rejoins, répliqua Brandt en comprenant qu'une sortie par le bas serait bien plus aléatoire.

Ethan ne protesta pas et Brandt comprit que son ami avait conscience de ce problème. Il délaissa donc rapidement Benji et courut à la voiture. Il détestait quand ils étaient obligé de finir par improviser !

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Dans le van, Luther contrôlait ce qui était en train de se passe autour d'eux. La coupure d'électricité avait donné l'alerte à la police qu'il était tranquillement en train de dévier sur des choses plus « urgentes », des alarmes se déclenchant au quatre coins de la ville. Il savait que cette confusion générale serait un atout pour faciliter la fuite de l'équipe.

- Je viens de créer un joli désordre. Dépêchez-vous.

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Ethan ne put retenir un sourire malgré sa concentration, il savait très précisément ce que pouvait donner un « désordre » selon les critères de son ami. Il chassa cette pensée distrayante et se concentra sur la grille devant lui. En jetant un coup d'œil. Il vit qu'un garde se trouvait juste en dessous. Une grimace contrariée se dessina sur son visage, mais l'agent senior savait bien qu'il allait devoir faire avec. Il sortit donc de nouveau son tournevis électrique et en donna quelques tours au quatre vis de la grille sans les retirer totalement et dans un silence qui lui permis de se préparer sans se faire remarquer.

Puis, il se redressa du mieux qu'il pouvait, prit une inspiration et donna un violent coup d'épaules dans la grille. Cette dernière fut arrachée de son support et bascula dans le vide. Ethan suivit le mouvement et s'abattit avec elle sur le dos du garde qu'il assomma de son poids.

Par malchance, il n'était pas seul dans la pièce et un deuxième se tourna dans sa direction. Dés qu'il le repéra, il braqua son arme et ouvrit le feu. Ethan réagit une fraction de seconde plus tôt que lui et roula sur le sol pour échapper à ses tirs. Il se dissimula derrière une table que les tirs manquèrent de peu de totalement pulvériser. Par réflexe, il leva les bras pour se protéger le visage des éclats pendant que la voix de Benji résonnait dans son oreillette.

- Ethan ! Tu vas bien ? Qu'est-ce qu'il se passe ?

L'agent secret secoua la tête, l'angoisse de Benji le touchait toujours, mais il finirait par avoir de sérieux ulcères d'estomac si le moindre accroc lui déclenchait des crises d'angoisse. Ethan ne prit pas le temps de lui répondre, glissa la main à son arme et profita d'une accalmie pendant que son adversaire rechargeait pour faire feu. Son tir fit mouche et le type s'écroula lourdement sur le sol. Arme au poing, il vérifia s'il n'y avait pas une autre mauvaise surprise avant de la baisser et de répondre.

- Rien qui ne soit insurmontable.

Sauf qu'à cet instant précis, toutes les alarmes du bâtiment se déclenchèrent. Ethan leva les yeux vers le voyant lumineux et la sirène au-dessus de sa tête et les explosa en deux tirs.

- Benji ?

- Je ne comprends rien. Mon écran dit que c'est déconnecté.

- C'est un piège ! Lança Brandt qui venait de se garer au pied du bâtiment Depuis le début c'est un piège. Ilsa sert d'appât.

- Un appât ? Mais pourquoi ?

- Pour te coincer Ethan. C'est toi qu'ils veulent ! Sors de là !

Brandt eut à peine le temps de finir sa phrase, qu'une porte coulissa sur la droite d'Ethan. Ce dernier pivota en brandissant son arme et se figea en découvrant le visage de l'homme en face de lui…

- Non…

Le type en profita pour réagir avant lui. Il leva son arme et fit feu. Ce ne fut pas une balle, mais une fléchette qui se planta dans le cou d'Ethan. Ce dernier y porta la main en chancelant et eut le temps de murmurer avant de s'écrouler.

- Barrez-vous de là…

Puis, son corps s'effondra lourdement sur le sol.