A/N : Bonjour lecteurs qui passeraient pas là !

Je suis nouvelle dans le fandom de Castle, première fois que j'écris sur Caskett donc. Ça m'a pas l'air si mal vu le contexte, mais vous me direz j'espère.

Ah, et j'ai aucune idée de la disponibilité des dindes le jour de Thanksgiving, mais on va dire que c'est pour l'histoire x) Et j'avais ni l'envie ni le temps de faire des recherches x)

Ce texte a été écrit pendant une Nuit du FoF : des auteurs se réunissent pour écrire pendant une nuit par mois, on a un thème toutes les heures et on écrit ! (Pour plus d'infos envoyez-moi un PM !) Ici, le thème était « Poulet ». Donc, voilà, je voulais faire quelque chose d'un peu court et humoristique, ça a fini par être un peu mélo et romantique, mais c'est pas grave x)

Bonne lecture !


« Comment as-tu pu confondre un poulet et une dinde exactement ?

- Bah, c'est que euh… la femme d'à côté avait l'air très suspecte avec son téléphone et son regard de fouine !

- Donc, ton excuse, c'est ton imagination débordante, je présume ?

- Eh bien, oui. »

Il reçut un regard dubitatif. Il savait qu'il n'allait pas gagner cette presque dispute mais il continua quand même.

« Enfin non ! Et puis, entre nous, on peut bien manger un poulet.

- Pour Thanksgiving ?

- Ouais… »

À ce moment-là, Alexis entra dans la cuisine. Elle vit son père et sa belle-mère face à face, l'une avec un regard de réprimande, l'autre avec un air innocemment coupable. Ils étaient probablement en train de se chamailler. C'était bien le moment d'ailleurs, juste avant la préparation pour le repas de Thanksgiving, qui bien sûr allait forcément être très conséquent.

Son regard vaqua sur les aliments qui étaient sortis sur la table. Elle fronça les sourcils et se rapprocha d'eux.

« C'est un… poulet ? »

Comme elle n'eut aucune réponse et qu'elle était plutôt certaine de ses affirmations, elle continua :

« Vous essayez encore de bousculer les traditions familiales ? »

Elle se souvenait encore du jour où la blague de son père avait tourné au vinaigre et que Kate avait décrété qu'ils mettraient des costumes pour Thanksgiving.

« Non », répondirent-ils à l'unisson.

Elle vit son père fanfaronner du regard auprès de sa bien-aimée, comme si leur spontanéité commune était signe qu'il était pardonné. La sévérité de Beckett — même si elle n'avait rien de terriblement sérieux — s'évanouit un instant, mais l'exaspération resta.

« Ton père était occupé à regarder une femme alors il s'est trompé d'oiseau.

- Une femme suspecte ! corrigea-t-il. »

Il reçut à peu près le même regard que celui de sa femme de la part de sa fille. Pourquoi diable étaient-elles aussi sérieuses toutes les deux ?

« Bon, eh bien… Il nous reste deux options : manger le poulet… ou trouver une dinde en moins d'une heure. »

En plus, c'était bien leur veine, l'animal mettait beaucoup plus de temps à cuire que tout le reste. Donc, il y avait urgence !

« Je ne sais pas lequel des deux est le plus ridicule, répondit Beckett. On arrivera jamais à trouver une dinde aussi tard. Et je déteste dire ça, mais Castle a raison, on peut très bien manger un poulet.

- Oh, tu te décourages si facilement, se permit de dire son mari.

- Et tu proposes ? Non, laisse-moi deviner : regarder toutes les caméras de surveillance de New York pour voir s'il reste une dinde quelque part ?

- Ça, ça peut être une option, par exemple. »

Encore ce regard… Bon, apparemment, les vagues plaisanteries n'avaient aucun effet. Était-elle tant énervée que cela ? Si c'était le cas, il allait passer longtemps à se faire pardonner… Il y arriverait forcément à force d'obstination, mais il espérait quand même qu'elle n'était pas fâchée.

Alors qu'il allait lui demander, sa mère arriva elle aussi avec une sublime idée (entendre « une idée tordue ») de dessert. Et elle rencontra leur ami le poulet.

« Oh, mais c'est un poulet ! dit-elle le rire aux lèvres. Encore en train d'essayer de changer les traditions tous les deux.

- Pas vraiment, Mère. Je me suis juste trompé parce que j'observais une femme.

- Qui avait l'air d'une espionne, corrigea sa femme.

- Voilà.

- Richard, chéri, ton imagination nous perdra un jour, et tu le sais. Bon, j'imagine que c'est poulet alors ?

- Eh bien, Kate n'a pas l'air particulièrement fan de l'idée… »

Cette dernière ne dit rien et sembla un peu mal à l'aise. Si elle avait l'intention de compléter les dires de son mari, elle n'en eut pas l'occasion, car Marta reprit spontanément telle l'actrice grandiloquente qu'elle était.

« Oh eh bien, on fait avec les moyens du bord ! Je ne vous dis pas le nombre incalculable de fois où nous n'avons pas eu de dinde quand Richard était petit.

- Ce n'était que quelques fois, Mère.

- Oui, mais quand on déroge aux traditions, ça paraît tout de suite plus énorme !

- Bon, donc, poulet ? »

Il s'adressait plus particulièrement à sa femme. À moins qu'elle eût l'envie irrépressible de faire une enquête sur le meurtre d'une dinde pour en trouver une, c'était la solution la plus simple. En plus, avec le repas de Thanksgiving, ils auraient de quoi manger pour encore quelques jours et ce poulet allait mal finir.

Kate hocha la tête. De toute façon, elle n'était pas véritablement en colère et ce n'était pas d'une importance vraiment capitale. Elle était un peu déçue, mais le plus important, c'était qu'ils se réunissaient en famille.

« Bon, très bien, très bien, alors aux fourneaux tout le monde ! » annonça Marta.

Alexis et elle assaillirent le lavabo de la cuisine, alors Kate alla se laver les mains dans la salle de bain, suivie de près par Richard. Il l'examina pendant qu'elle se séchait les mains et qu'il passait les siennes sous l'eau.

« Je me trompe ou cette histoire de poulet cache quelque chose ?

- Mmmm… Peut-être…

- Qu'est-ce qu'il y a ? »

Maintenant, il était inquiet. C'était arrivé plus d'une fois que Beckett lui cache des choses et généralement, ça finissait assez mal. Et généralement, plus le secret était gros, plus c'était pénible. Ils allaient passer les fêtes en famille, ils n'avaient pas vraiment besoin de se prendre la tête maintenant.

Elle attendit qu'il se séchât également les mains avant de les lui prendre et de le mener dans leur chambre.

« Tu peux me promettre de ne pas te mettre dans tous tes états et de pouvoir garder un secret pour quelques heures ?

- Bien sûr ! Mais tu sais, si c'est grave…

- Non, non, ce n'est pas grave, c'est juste que… »

Il l'observa un moment, en silence. Elle gardait ses mains dans les siennes et les regardait. Il redouta que sa mère débarque ou les appelle de façon pas du tout discrète et que cela les interrompe dans cette discussion qui lui paraissait importante. Il ne voulait pas vraiment la presser, mais…

« Kate… Tu sais qu'on risque de nous interrompre à tout moment et que ça ne va faire que m'inquiéter pour le reste de la journée, n'est-ce pas ?

- Ce n'est pas très grave, cette histoire de poulet. Je veux dire, tu m'as fait endurer de bien pires erreurs que ça, du genre fouiller mes dossiers top secrets ou trainer avec la mafia…

- Je suis pardonné alors ? »

Elle sourit et secoua la tête. Évidemment qu'il était pardonné, depuis longtemps.

« J'étais juste un peu déçue, continua-t-elle. Je voulais qu'aujourd'hui soit une journée parfaite, parce que j'avais quelque chose à te dire et à dire à notre famille.

- Quoi donc ? »

Elle pressa ses mains, releva son regard et l'embrassa. Elle resta contre ses lèvres pour lui dire :

« Je suis enceinte. »

Elle vit dans ses yeux qu'il allait trahir sa promesse de ne pas trop s'affoler, alors pour éviter qu'il ne pousse un cri de joie ou quoi que ce soit du genre, elle le dompta par un profond baiser. Quand elle sentit qu'il s'était un peu calmé, elle se recula et vit un énorme sourire.

« Donc, tu n'as pas aimé le poulet parce qu'on va avoir un petit poussin ? » plaisanta-t-il.

Elle leva les yeux au ciel. Des fois, elle avait l'impression d'être mariée au plus navrant des idiots. Mais le plus attendrissant aussi, donc elle imaginait que ça compensait. Heureusement qu'elle l'aimait, son idiot.

« Allons rejoindre Marta et Alexis. Et tu ne dis rien pour l'instant. Et surtout, agis comme d'habitude. Et puis, tu feras attention avec mon père. Je veux lui dire moi.

- D'accord, d'accord. »

Elle se leva pour repartir dans la cuisine. Il la suivit mais avant qu'ils ne franchissent la porte l'appela et la prit dans ses bras par derrière. Il posa ses mains sur son ventre et lui dit dans l'oreille :

« Je t'aime. »

Elle sourit et lui rendit ses mots dans un baiser, en ajoutant :

« Toujours. »


A/N : Ce serait sympa de laisser une review ! On sait jamais, je pourrais repasser dans le coin ;-) Pas mon fandom de prédilection, mais j'adore vraiment Castle et Beckett (je crois que c'est le premier couple duquel j'ai été fan), donc c'était vraiment sympa de faire un tour dans le coin.

À plus !

Lion