Disclaimer:les personnages de Harry Potter et de Thor ne m'appartiennent pas malheureusement !

Pairing : Severus Snape/Harry Potter (Pas avant plusieurs chapitres)

Merci pour les reviews !

Alors, je joue beaucoup avec la timeline de Thor, c'est-à-dire qu'elle n'est pas vraiment respectée... Mais bon dites moi si cela vous gêne et je trouverais un moyen.

Chapitre 6

C'est d'un pas maladroit que Harry sorti de la pièce, la main dans celle de sa mère. Ses jambes tremblaient à cause de l'appréhension qui le parcourait à l'idée de rencontrer sa famille. Toute sa vie il avait cru qu'il n'avait qu'une petite famille, mais il en était loin aujourd'hui. Sa mère lui avait expliqué qu'il pouvait considérer tout les gens dans ce palais comme des membres de sa famille. Il avait beaucoup de mal à se faire à cette idée. D'ailleurs pourquoi étaient-ils dans un palais ?

Il jeta un regard à sa mère. Oserait-il ? Se mordant la lèvre inférieure, il se dit qu'il ne valait mieux pas tenter sa chance.

Loki quant à lui ne se rendit pas compte du dilemme intérieur de son fils, il était euphorique à l'idée de présenter Harry à sa famille. Dire qu'il n'avait jamais cru qu'il pourrait appeler un jour sa famille la famille royale de Jotunheim. Une vague de nostalgie l'empli à l'idée de son ancienne famille sur Asgard. Est-ce que Thor était retourné sur Asgard ? Odin s'était-il réveillé ? Il n'en savait rien et ne prévoyait certainement pas d'y retourner pour le savoir. Toute sa vie il avait eu la sensation d'être mal aimé dans une famille où il n'avait pas sa place. Il pensait avoir trouvé sa place auprès de James, mais Odin l'avait obligé à rentrer sur Asgard. Maintenant, il en était sûr, il avait enfin trouvé sa place. Loki baissa les yeux sur son fils. Ce dernier avait l'air soucieux. Sans doute était-il nerveux. D'un geste fluide, il se pencha afin de soulever son fils de terre et de le caler contre sa hanche.

Harry devint tout rouge, mais ne se débattit pas. Il appréciait secrètement cette sensation d'être aussi près de sa mère. Les Dursley n'avait jamais de mouvements affectifs à son égard donc il était encore très étranger face à l'attention de sa mère. Il était émerveillé par la beauté du lieu, il lui semblait que tout le palais brillait. Il comprit enfin que c'était seulement parce que le palais était entièrement fait de glace et non pas de verre comme il l'avait d'abord pensé. Du haut de son age Harry avait bien conscience que ce n'était normalement pas possible. Comment le palais faisait-il pour ne pas fondre ?

Ils marchèrent pendant encore de longues minutes dans un silence confortable. Ils franchirent de nombreuses portes, de longs couloirs et passèrent un nombre incalculable de pièces avant de s'arrêter devant une grande porte, plus grande encore que celle qu'Harry avait vu dans sa chambre. Deux personnes se tenaient devant cette porte. Harry eu un mouvement de recul.

Bleue.

Ils avaient la peau bleue.

Au premier abord, Harry pensa qu'ils étaient identiques, mais rapidement, il se rendit compte qu'ils n'avaient pas grand chose en commun en dehors de cette peau bleue et de leurs yeux rouges sang, chose qui aurait dû lui faire peur mais qu'il trouvait juste fascinant. Leurs tailles devaient être aux alentours de deux mètres, bien que l'un d'entre eux était nettement plus grand que l'autre d'au moins une bonne trentaine de centimètre. Ils étaient vêtus de pantalons foncés mais ne portaient pas de tee-shirt ou de haut en général, exposant leur torses marbrés de cicatrices. Leurs épaules étaient juste recouvertes d'une fourrure étrangement argentée dont Harry ne comprenaient pas l'utilité vu qu'ils ne portaient rien sur le haut du corps en dehors de ça. Ils arboraient tout deux un crâne chauve, ce qui les rendait pas plus similaire aux yeux de Harry. La raison ? Ils étaient tout deux recouverts d'étranges lignes sur le torse, formant un motif étrangement compliqué remontant le long de leur cou mais qui évitaient bizarrement leurs visages. Leur crânes aussi étaient marqués de ces lignes. Ces dernières étaient d'un bleu plus foncé que le reste de leur corps et malgré leurs similitudes, les motifs formés par ces lignes n'avaient rien à voir, comme si elles racontaient une histoire complètement différentes.

Ce qui se passa dans le cerveau de Harry à cet instant était impossible à traduire. Un mélange de peur, d'émerveillement et d'appréhension. Loki sentit le mouvement de recul de son fils et eut un sourire. C'était tout à fait normal pour un enfant d'avoir peur face à des Jotnär, surtout qu'il n'en n'avait jamais vu. Il serra le petit garçon dans ses bras de nouveau.

« Ne t'inquiète pas mon enfant, ils ne te feront rien de mal. Je te présente Jüg et Kÿl, se sont deux de mes gardes. » Se faisant, il leur adressa un signe de tête. A l'appel de leurs noms, chacun des gardes hocha la tête.

Lentement, le dieu posa Harry sur le sol et immédiatement l'enfant courut se cacher dans sa cape. Le sourire de Loki s'agrandit devant l'attitude adorable de son fils et il déposa sa main sur le haut du crâne de ce dernier, dans un geste rassurant.

Devant eux, les gardes à la peau bleue s'inclinèrent respectueusement, un sourire attendri sur leurs lèvres. Le plus grand des deux fit un pas en avant.

« Le roi Laufey et son consort vous attendent. » Dit-il à l'égard de Loki. « Ils sont tout deux impatients de rencontrer l'enfant. A vrai dire, Ajouta-t-il avec un sourire complice en direction de Harry, Tout le monde est excité de vous rencontrer, jeune Hadrian. »

Le-dit Hadrian se renfonça un peu plus dans l'abri que lui procurait la cape de sa mère, le visage écarlate. Des gens voulaient le rencontrer ? Etait-ce sa famille ? Rien que l'idée qu'il avait sa propre famille suffisait à lui faire ressentir une chaleur qu'il n'avait jamais connu jusqu'à lors.

Il fronça les sourcils. Non il ne pouvait pas s'agir de sa famille, le garde, Jüg si il ne se trompait pas, avaient parlé de roi. Donc ça ne pouvait pas êtr-

La panique l'envahit de nouveau. Un roi ? Mais il ne savait pas comment agir face à un roi ! Et si il offensait le roi sans faire exprès ? Le roi pouvait décider de le punir si Harry faisait quelque chose de mal, non ? Des tonnes de questions fusèrent dans sa tête, de plus en plus nombreuses et de plus en plus rapidement. Il ne savait plus à quoi penser, les phrases s'entremêlaient et se superposaient les unes aux autres, formant un magma de son assourdissant. La panique commença à monter en lui, sa respiration s'accéléra et sa vue se mit à se troubler.

Soudain, le petit garçon sentit la cape de sa mère bouger sous ses doigts, signe que Loki commencer à avancer. Relevant les yeux, il vit que la porte gigantesque qu'il avait vu en arrivant était grande ouverte. De là où il était, Harry n'avait pas à voir l'intérieur de la pièce mais il ne voulait pas y aller. Ses doigts se figèrent sur la cape de Loki, la maintenant en place. Ses pieds se campèrent dans le sol et ses muscles se contractèrent, empêchant son corps de bouger. Il ferma les yeux de toutes ses forces

Sous le mouvement brusque de sa cape, Loki s'arrêta net. Il ne s'attendait absolument à ce que son fils refuse de le suivre et même si il savait qu'il pouvait sans peine le traîner derrière lui, il ne le fit pas. Si Hadrian ne voulait pas le suivre, il devait y avoir un problème et le contraindre ressemblait trop à ce qu'Odin aurait pu lui faire à l'époque. Tournant la tête en direction de l'enfant, il le vit figé, le corps complètement figé, le souffle court et les yeux fermés. Sous ses paupières closes, ses yeux s'agitaient dans tous les sens.

Loki renifla l'air.

C'était quelque chose qu'il avait découvert récemment, une fois qu'il eu repris son apparence Jotün. La première fois qu'il l'avait fait, il avait été submergé par le nombre d'odeur qui l'entourait. L'air, la glace, la chaleur, les émotions, absolument tout ce qui se trouvait autour de lui possédait une odeur différente. Il en avait eu la tête qui tournait, à tel point que son père avait dû le soutenir pendant plusieurs minutes. Il lui avait fallut plusieurs jours non-stop à rester dans cette forme pour qu'il puisse enfin respirer sans se sentir nauséeux pour seulement quelques minutes. L'odorat n'était pas le seul sens très aiguisé que possédait les Jötnarr. La vue et l'ouïe l'étaient tout autant mais l'odorat était à un tout autre niveau. C'était plutôt logique, compte tenu que presque tout sur Jotunheim était des mêmes teintes de bleu et blanc. Avec le temps, Loki avait appris à discerner les différentes émotions grâce à leur odeur. La joie avait une odeur réconfortante mais indescriptible que Laufey qualifiait de semblable à celle du bloje, une fleur typique du sud de la capitale qui ne poussait que lorsque de l'année la plus froide du Gnilesp – un cycle de six ans pour les Jötnarr-, la colère quant à elle lui rappelait plutôt ses nombreuses aventures sur Muspellheim avec Thor, dû à son odeur âcre qui lui envahissait le nez brutalement. La panique sentait plutôt la viande pourrie et c'était l'odeur qui envahissait l'atmosphère autour de lui à cet instant.

Son fils, son Hadrian chéri, était complètement paniqué, bien qu'il aurait pu le deviner avant dû à la posture de son fils. Repassant les derniers instants dans sa tête, Loki ne mit pas longtemps à cerner quel était le problème. Sans hésitation, il pivota et se mit au même niveau que son fils. Ce dernier avait toujours la main crispée sur sa cape et semblait décidé à ne pas la lâcher. Le dieu prit délicatement le visage de son fils entre ses mains et commença à murmurer doucement:

« Du calme, mon ange. Tout va bien. Maman est là, je ne laisserais personne te faire du mal. Respire doucement... »

Et ainsi de suite. Il n'avait qu'à attendre patiemment que son fils se calme et ouvre les yeux. Guidant toujours sa respiration, Loki soupira de soulagement quand cette dernière finit par se calmer et Harry finit par ouvrir les paupières d'un air hésitant. Loki lui sourit immédiatement pour le rassurer sur le fait qu'il n'était pas énervé du tout. Il ne manquerait plus que ça. Le petit garçon lui sourit faiblement en retour. La crise avait été évitée.

Pourtant, Loki ne se releva pas tout de suite. Il prit encore le temps de rassurer son fils.

« Les personnes que nous allons rencontrer ne te feront pas de mal. Tu sais comment je le sais ? » L'enfant secoua la tête.

« Parce que ces personnes derrière cette porte » Continua-t-il en désignant l'énorme porte dans son dos, « Je leur fait confiance. Tu sais pourquoi ? » Nouveau secouement de tête. « Parce que ce sont mes parents et que je sais que même s'ils ne t'ont pas encore rencontré, ils vont t'adorer tout autant que moi je t'adore. Dans cette pièce, mon chéri, il y a ton papi et ta mamie. »

Le visage de Harry s'illumina à cette dernière phrase. Il n'avait jamais osé imaginer avoir un papi et une mamie. A vrai dire, il avait même du mal à imaginer en quoi ça consistait exactement. Il se souvenait que Dudley en avait, mais Harry lui-même ne les avait jamais rencontré. La seule chose qu'il avait compris était que à chaque fois que Dudley allait chez eux, il était tout excité et revenait avec des tas de cadeaux, des fois même avec le double de cadeaux que tante Pétunia et Oncle Vernon lui avait déjà offert. Quand il revenait, il se plaignait aussi que sa mamie n'arrêtait pas de le couvrir de câlins et de bisous. Harry était presque plus jaloux de cette dernière partie que des cadeaux. A part ses parents, personne n'avait jamais fait un câlin à Harry aussi loin qu'il s'en souvienne.

Alors, peut-être que tout allait bien se passer. Sa mère avait l'air heureux que son fils rencontre ses parents, alors il pouvait bien essayer de faire un effort pour faire plaisir à sa mère. Et si il récoltait des câlins au passage, il n'allait pas s'en plaindre.