Passion

Chapitre 1


Un soir de mai, Catherine décida comme tout les soirs de prendre son bain avant d'aller se coucher. Après s'être baigné dans son bain parfumé, elle réajusta ses boucles blondes et se coucha dans ses draps en soie blanche. Tandis qu'elle dormait paisiblement la porte s'ouvrit dans un grand fracas et trois hommes rentrèrent précipitamment dans la chambre de la petite blonde, elle se réveilla en sursautant.

-La Reine de France !

Catherine bondit hors du lit et se rua vers sa commode où était caché un poignard mais un des trois hommes l'attrapa par la taille pour la jeter au sol. Il regarda ses compagnons avec un sourire espiègle puis tous les trois eurent la même idée. L'un prit ses bras, l'autre faisait le guet et le troisième enlevait son les trois passèrent à l'acte puis décidèrent de la laisser seule et complètement anéantie au sol.

Quelques dizaines de minutes plus tard, Henri arriva dans la chambre essoufflé, Il trouva sa femme, recroquevillée sur elle-même.

-Cath..Catherine ?!

Elle s'était mise contre son lit, incapable de se lever. Henri, lui, tenta de s'approcher.

-Non ! Non..

La petite blonde secoua négativement la tête. Ne sachant pas quoi faire à part voir sa femme brisé comme il ne l'avait jamais vu au sol, il décida de lui servir un verre d'eau qu'il déposa rapidement à côté d'elle.

-Merci..

Catherine prit le verre et l'amena à ses lèvres, Henri voyait bien qu'elle tremblait mais ne disait rien, il savait très bien ce qu'il s'était passé, il fallait être dupe pour ne pas comprendre.

La reine décida enfin de lever les yeux vers lui lentement, elle se posait une question.

-Henri..Que faites-vous là ?

-Quand j'ai appris l'attaque au château, j'ai ordonné aux gardes de regrouper tout le monde dans la salle du trône.

-Les enfants..?

-À l'abri.

-Diane y..

-Elle a été tué.

-Pardon ?!

-Diane a été retrouvé morte dans mes appartements.

-Mes condoléances.

-Ne faites pas semblant d'être désolée, vous ne l'aimiez pas et je suis content que vous soyez encore en vie, Catherine.

La petite italienne sourit tristement et tenta de se lever en s'appuyant sur le lit.

-Vous voulez de l'aide ?

-Je ne pense pas que..

-Je comprends..

Elle se dirigea vers la baignoire.

-Que faites-vous ? Charlotte m'a dit que vous aviez déjà pris un bain.

-Certes mais je me sens sale et je veux me décrasser de toute cette honte. Vous pouvez partir, le mal est fait.

Catherine essaya de délacer son corset mais elle n'arrivait pas.

-Je..

-Je peux le faire rapidement si vous voulez..

-Dépêchez-vous.

Il avança vers sa femme et délaça délicatement le corset, il prit soin de ne pas toucher Catherine. Henri remarqua que son collier, qu'elle m'était souvent, n'était plus là.

-Catherine, votre collier, où est-il ?

-Ils me l'ont pris aussi.

-Qu'ont-ils pris d'autre?

-Ma dignité..

-Vous devriez aller dormir.. Si vous voulez je pourrais attendre que vous vous endormez..

-Je n'ai pas envie que vous ressentiez de la pitié. Je déteste ça.

-Ce n'est pas le cas. Mais après les événements de ce soir, il faudra affronter demain en étant en forme.

-On ne dira rien à personne ?

-Même si on le disait, vous seriez suffisamment forte pour vaincre vos ennemis. Soit, vous devez vous reposer..

Catherine se recoucha, Henri resta sur une chaise près du lit de sa femme sauf que contrairement à elle, il tomba rapidement dans les bras de Morphée.