Je ne possède aucun des personnages de la série ou des films.

La tête de Benji martelait, ses souvenirs étaient embrumés... Est-ce qu'ils avaient eu un accident ?

Deuxième mini-fic dans ce fandom dans le cadre d'une Nuit du FOF

Ce chapitre a été écrit dans le cadre de la Nuit du FoF sur le thème "Nouilles" (oui j'avoue la métaphore est... gloups ! Bonne lecture et bon appétit ;) )

(Pour rappel on vous propose un thème et vous avez une heure pour écrire un texte ;))

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


PIÉGÉS

Chapitre 3

Le type ricana et baissa les yeux en direction de Benji dont la lame menaçait toujours la gorge.

- Dis donc, si ça ce n'est pas une marque d'amitié, je n'y connais plus rien. Alors lequel des deux je tue ?

- Moi, marmonna Benji.

- Non ! Hurla Ethan en tirant sur ses chaînes.

L'agent expérimenté avait déjà bien trop perdu en mission pour supporter une perte de plus, et surtout pas celle de Benji… Benji c'était… un petit frère et il ne pouvait pas le laisser se faire tuer.

- Quelle émotion ! Je suis sûr qu'il craquera plus facilement après ta mort !

Il s'apprêtait à le tuer, mais Benji le prit par surprise. Il avait enfin réussi à tirer l'une de ses mains de ses entraves et il repoussa son bras avant de faire violemment basculer sa chaise à l'arrière. Son agresseur glapit et bascula avec lui.

Son acolyte tenta de lui venir en aide, mais Ethan agrippa ses chaines et au prix d'un effort surhumain, il se balança en avant. En se pliant, il parvint à nouer ses jambes autour du cou de l'homme. Ce dernier tenta de prendre son arme, mais Ethan serra les dents et pivota. Son mouvement vrilla le cou de son bourreau et il lui brisa la nuque dans un craquement sonore.

De son côté, Benji laissa parler son instinct de survie. S'il ne faisait rien cet homme allait le tuer et il tuerait sans doute Ethan… Ethan qui venait de cramponner le deuxième type pour le maîtriser malgré son état de faiblesse. C'était le moment ! Comme s'il ne se contrôlait plus, Benji sauta sur ses pieds et envoya un violent coup de poing au type qui tentait de se redresser… Ce salopard, ce monstre qui avait torturé Ethan devant lui, qui l'avait torturé lui aussi… Son coup de poing lui fracassa le nez et il agrippa sa main pour bloquer son poignard. Il lui vrilla le poignet, le désarma et tenta de se redresser.

Seulement, fou de rage, le type essaya de se redresser et de plonger sur lui, mais Benji se défendit. La lame du poignard qu'il tenait à la main l'éventra et le type porta la main à son ventre surpris et horrifié. Pris d'un élan de rage le poussant presque à la folie, Benji lui porta un deuxième coup à la gorge et l'homme s'écroula au sol en émettant un gargouillis bruyant.

Ce ne fut que lorsque le corps cessa de bouger que Benji sembla reprendre le contrôle de lui-même. Le type roux à la cicatrice sur la joue gauche était là, étendu à ses pieds, dans une marre de sang. Benji se mit à trembler comme une feuille et fut prit de nausée. Ce n'était pas possible. Ce n'était pas lui… Cette rage, cette violence. Il ne s'était jamais vu comme ça, c'était tout bonnement atroce et terrifiant. Le britannique se mit à trembler comme une feuille. Il sentit même ses jambes à deux doigts de défaillir et mit quelques longues secondes avant d'être tiré de sa contemplation macabre par une voix ferme et faible à la fois.

- Benji… Benji… Ne bloque pas… Benji… Respire… Tout va bien, Benji…Tu t'es juste défendu. Tout va bien Benji.

Ce dernier frémit. Cette voix… cette voix faible et épuisé. Tout en tremblant, il leva un regard vitreux en direction de la personne qui lui parlait.

- Ethan…

Ce dernier tenta de lui sourire, mais ses jambes ne le portèrent plus et il s'affaissa. En le voyant s'écrouler, Benji poussa un cri et retrouva ses esprits d'un coup.

- Non ! Ethan !

Benji courut en direction de son ami et passa ses mains sous ses épaules pour le remettre sur pied et le prendre dans ses bras. Sa propre blessure se rappela cruellement à lui, mais il n'y prêta pas attention.

- Ethan !

Un grognement lui répondit et Benji observa ses chaines. Il lui fallait une clé et Ethan souffla.

- Dans sa poche.

Benji frémit. La poche du type qu'il venait de tuer ? Il tourna la tête vers le corps et dut lutter contre un spasme nauséeux, mais il allait bien devoir le fouiller. Doucement, il relâcha Ethan qui s'affaissa et se dirigea vers le cadavre. Il prit une inspiration et tenta de ne pas bloquer sur ses tripes qui se répandaient sur le sol comme un plat de nouilles sanguinolentes. Il déglutit, lutta contre son dégoût, contre sa nausée de plus en plus forte, contre cette idée dérangeante qu'il était à l'origine de se désordre sanglant… Lui qui ne voulait plus passer les missions dans un placard ou à l'arrière du fourgon, il ne pensait pas vivre ça pour autant… Il frissonna, chassa ses idées parasites et fouilla dans les poches de sa veste. Rien…forcément, il fallait qu'elle soit dans une poche de son pantalon ! Il prit une inspiration et plongea la main dans sa poche. Sous ses doigts, il sentit la clé et la récupéra rapidement avant de courir rejoindre Ethan. Il ne voulait plus jamais s'approcher de ce corps qui lui faisait horreur.

Benji rejoignit Ethan et passa une main autour de son corps pendant que de l'autre il défit la serrure de ses chaines. Incapable de tenir sur ses jambes, Ethan s'écroula totalement dans ses bras et Benji perdit l'équilibre. Il tomba à genoux, sans le lâcher et l'attira plus fermement contre lui.

- Ethan. Non, reste avec moi, Ethan.

Son ami grogna et s'agrippa à son épaule non blessé tout en murmurant.

- Comment tu te sens ?

- Vivant, souffla Benji en tentant de se relever tout en le tirant sur ses jambes et toi aussi. alors on y va !

- Alors sauve-toi.

- Pas sans toi… Alors debout…

Ethan protesta, mais Benji refusait de le laisser derrière lui, pas après tout ce qu'ils venaient de vivre, mais son épaule lui faisait de plus en plus mal et il n'était pas sûr de parvenir à le porter. En plus, ce fut à cet instant qu'il perçut des coups de feu. Aussitôt, il se tendit. Si leurs bourreaux recevaient des renforts, ils n'avaient aucune chance !

Benji regarda autour de lui et se laissa retomber à genoux tout en tenant Ethan contre lui. Ethan de plus en plus inerte dont la tête reposait sur son épaule gauche blessée. Son ami sentait son souffle sur sa peau, mais il était terrifié de le sentir perdre lentement connaissance dans ses bras… Il était à bout de forces… et il lui confiait sa vie.

- Je vais nous sortir de là, lui murmura Benji, je ne sais pas comment, mais je vais nous sortir de lui.

Ethan dans une semi-conscience douloureuse ne lui répondit pas. Benji raffermit sa prise sur son dos et se pencha vers l'homme dont son ami avait brisé la nuque pour lui prendre son arme et la braquer sur la porte de la salle. Quelque soit le salopard qui la franchirait, il était prêt à l'abattre. Surtout qu'à l'extérieur, les coups de feu s'amplifiaient… Ce qui était étrange, non ? Leurs ravisseurs étaient en train de se tirer dessus ? Ou de se faire tirer dessus ?

Des pas se firent entendre. Les types arrivaient. Benji prit une inspiration et se prépara au pire. La porte s'ouvrit et un bras armé passé, puis un corps et le britannique laissa filer un soupir de contentement ce n'était pas un ennemi… Le regard que posa l'homme sur eux fut, en revanche, rempli de terreur.

- Benji !

- Brandt…

William s'était figé en découvrant ses coéquipiers. Benji, pâle et épuisé, était à genoux sur le sol, tenant Ethan à genoux devant lui, mais écroulé dans ses bras. Il y avait du sang autour d'eux, trop de sang et deux corps… ceux de leurs bourreaux dont ils avaient réussi à se débarrasser malgré leur état. Benji braquait une arme sur la porte, prêt à se défendre, mais il fut soulagé en le reconnaissant et Brandt aussi. Ils étaient en vie.

- Benji, c'est moi. C'est fini.

Ce dernier hocha la tête, baissa son arme et posa les yeux sur Ethan dont les yeux étaient clos, mais qui tremblait toujours dans ses bras.

- Tu as entendu, c'est fini Ethan…

L'absence de réponses de son ami, fit comprendre à Brandt que son état était grave et il courut rejoindre ses amis tout en marmonnant dans son oreillette.

- Luther rejoins-moi. J'ai besoin d'aide !

- J'arrive, le bâtiment est sous contrôle.

Brandt hocha la tête et se mit à genoux à côté de ses coéquipiers. Sa main se posa sur la nuque d'Ethan, inerte, avant qu'il ne fasse glisser ses doigts dans son cou pour sentir son pouls.

- Ils l'ont torturé, souffla Benji en proie avec ses émotions.

- Je le vois, répondit doucement son ami avant de presser de nouveau la nuque d'Ethan. C'est fini. On va vous sortir de là.