Bienvenue dans ma nouvelle histoire. Je me familiarise encore avec ce site, donc pardonnez mes erreurs. Mes titres étant assez longs, ils seront en intégralité dans le chapitre. J'espère que cette histoire vous plaira! C'est un gros délire personnel


1 Mérida, ou comment manquer de mourir à cause d'une crise d'ado

Mérida, jeune écossaise pleine de fougue, avait toujours su ce qu'elle voulait dans la vie. A onze ans, elle avait des idées bien arrêtées sur la façon dont elle voulait mener sa vie.

Et elle voulait étudier à Durmstrang.

Contrairement à sa très chère mère, qui voulait l'envoyer à Poudlard pour garder un œil sur elle. Alors après une dispute qui avait inclus trois masses d'armes, sept menaces de destruction de mobilier et une dizaine de sortilèges balancés à tout va (dont deux Doloris), Mérida avait décidé qu'à onze ans, elle était assez grande pour mener sa vie comme elle l'entendait.

Elle avait fait ses bagages et s'était cassé de chez elle. Après un long chemin, elle était arrivée en Scandinavie, armée de sa baguette de sorcière, sa petite fortune personnelle (30 gallions, soit l'argent de poche de ses anniversaires. Elle était économe, la petite !) et ses armes.

C'était l'Aventure, avec un grand A.

Oui mais, l'Aventure, ça ne consistait pas seulement à se balader seule comme la grande fille qu'elle était en direction d'une école dont l'emplacement était inconnu. Depuis le début de l'histoire, elle avait chopé un rhume carabiné, s'était fait dévorée par les moustiques et avait découvert que les ampoules aux pieds, ça fait un mal de chien.

Cependant, il en fallait plus pour décourager ce petit bout aux cheveux en bataille.

Le souvenir de la dispute lui restait encore en mémoire (oui, Mérida était sacrément rancunière. Surtout envers sa mère). D'accord, elle était une fille, mais elle serait prise à Durmstrang ou ne serait pas !

Essoufflée par sa marche, la jeune demoiselle se laissa aller contre un arbre en ronchonnant. Comment faire pour trouver une école qui n'était indiqué nulle part ? En pleines vacances d'été, en plus ?

Ok, sur ce coup-là, elle avait peut-être fait une boulette.

Un hibou se posa alors juste sous son nez, une lettre dans le bec. Mérida ne lui jeta qu'un regard et s'aperçut qu'il s'agissait de la lettre de Poudlard.

Même ici ils arrivent à me retrouver, les cons ! pesta la gamine en retroussant son nez.

Elle fit un grand signe de rejet en direction du coursier.

-Dégage le piaf ! J'en veux pas, de ton courrier de merde !

Le hibou (nommé très pompeusement Groo, qui en langage hibou signifiait « patte-cassée ») se vexa à ces paroles. Il plissa les yeux (si, si, les hiboux peuvent plisser les yeux) et cracha le courrier dans le visage de la jeune fille. Puis il fit un majestueux demi-tour et s'envola avec dignité. Non mais !

-Va crever ! lui hurla Mérida, qui enchaina immédiatement avec une pléthore de noms d'oiseaux très colorés qui auraient fait jurer sa mère, son père et à peu près toute personne saine d'esprit qui l'aurait entendu.

Malgré tout, Mérida ramassa l'enveloppe. L'écologie, il y pensait le piaf ? Elle la rangea en songeant qu'il faudrait s'en débarrasser à la première poubelle venue. Puis elle reprit sa marche.

Sauf que bon, après des jours de marche au milieu d'une forêt suédoise, elle n'avait pas vu l'ombre d'une poubelle. Ni d'un sortilège de dissimulation.

Et par la légendaire barbe de Dumbledore, c'était sacrément frustrant.

Agacée, Mérida finit par shooter dans un caillou, l'envoyant s'écraser plus loin. Mais par un formidable coup du sort, le caillou disparu d'un seul coup, en plein milieu de sa course. Aussitôt, Mérida sut qu'elle touchait au but.

Durmstrang, les beaux mecs, les duels et les cours de magie noire ! glapit l'esprit de Mérida en comprenant ce que cela signifiait.

La jeune demoiselle se dépêcha de franchir la barrière invisible. Elle fut déçue. Derrière, il n'y avait que des arbres, des arbres et des arbres. Le château était beaucoup plus loin, malheureusement. Mérida lâcha un gémissement pitoyable, mais elle n'était pas prête à renoncer si près du but.

Si tu fais demi-tour, lui souffla sa conscience, adieu les duels, les cours de magie noire et surtout les beaux mecs.

Non, pas les beaux mecs !

Alors grouille-toi de t'inscrire à Durmstrang avant que ta mère te rattrape et te mette la fessée du siècle.

Remotivée à bloc, elle sautilla presque jusqu'au château. Malgré le rhume, les piqures de moustiques et les ampoules aux pieds.

Bien entendue, ce qui devait arriver arriva et VLAN ! Une racine décida de se mettre en travers du destin de la jolie roussette et l'envoya valdinguer par terre. Mérida se retrouva le nez dans l'herbe et, par la même occasion, subit les railleries des oiseaux qui squattaient les arbres autour.

Regarde où tu mets les pieds, idiote ! s'énerva sa conscience.

Mérida se releva en rouspétant contre la racine de merde, ces oiseaux à la con et la saloperie de voix qui lui servait de conscience. Mais dès qu'elle leva les yeux, tous les autres jurons qui ne demandaient qu'à sortir s'éteignirent immédiatement. Devant elle, le Graal !

Durmstrang !

La jeune demoiselle resta un moment béat devant le bâtiment immense qui apparaissait devant elle. Situé sur le bord d'un lac qui scintillait de mille feux, la bâtisse se dressait fièrement, ses innombrables tourelles s'entremêlant avec cette architecture orthodoxe si coutumière aux bâtiments de l'Europe de l'Est. C'était magnifique.

Mérida sentit son cœur s'emballer. Elle y était enfin ! Elle s'avança vers l'entrée, écrasée par la majesté du lieu et par la timidité soudaine qui l'envahissait.

Au dernier moment, elle s'arrêta, tout juste à la lisière du bois. Comme si un sixième sens lui soufflait de ne pas s'approcher davantage du lieu. Inconsciemment, elle se jeta derrière un arbre dès qu'elle vit une des portes s'ouvrir. Sans doute le gardien…

Elle jeta un coup d'œil discret vers le personnage qui venait de sortir du bâtiment. Tout d'un coup, sa mâchoire manqua de se décrocher.

Devant ses yeux ébahis, trois hommes gigantesques s'avancèrent en faisant léviter une cage immense couverte d'un voile noire. Le vent, par moment, soulevait délicatement le tissu et laissait entrevoir les barreaux de la cage.

Tout d'un coup, elle vit une main griffue noire traverser les barreaux. Elle sursauta inconsciemment, apeurée. Mais quel genre de créature était enfermée là-dedans ? Et que diable faisaient ces types ?

La porte s'ouvrit de nouveau et d'autres personnes – des élèves au vu de leur uniforme – sortirent en portant d'autres cages portant des créatures toutes plus étranges les unes que les autres, mais dissimulées à la vue. Alors que les élèves de Durmstrang continuaient leur manège, un coup de vent fit envoler le voile qui couvrait l'une des plus grandes cages. Elle contenait une licorne en piteux état, licorne qui avait le pelage strié de traits noirs.

La fillette rousse frémit. Tout ceci n'était pas normal.

La peur lui intima de décamper au plus vite, et tant pis pour Poudlard. Tout ceci était beaucoup trop étrange. Elle aurait bien suivi ce conseil s'il n'y avait pas eu la sensation de la pointe d'une baguette qui se posait dans sa nuque.

-En voilà une petite curieuse, murmura une voix masculine. Encore une qui a vu quelque-chose qu'elle ne devrait pas.

Mérida se tétanisa. La personne dans son dos était indubitablement plus âgée et la menaçait. La jeune fille n'aurait pas le temps de dégainer sa baguette, elle le savait. Bon, il fallait d'abord respirer et analyser la situation.

Déjà, il avait parlé suédois. Sans doute parce qu'il pensait qu'elle savait la langue. Ce qui était le cas, elle l'avait étudié tout l'été pour se préparer à sa rentrée à Durmstrang. Ensuite, il la dominait en taille. Enfin, c'était un garçon. Mérida avait été élevée avec des hommes. Seule sa mère constituait une présence féminine dans son entourage et tous savaient ô combien leurs relations étaient tendues. Après des années de raclées, Mérida avait compris comment se faire respecter des garçons. Elle savait aussi les dresser, mais là n'était pas le sujet ! Il fallait réagir, et vite.

-Je crois que tu en as trop vu pour que je te laisse partir, miss ! continua l'autre idiot en attrapant son épaule avec violence. Stupe…

Le reste de son incantation se perdit dans un gémissement de douleur alors que Mérida enfonçait violemment et totalement instinctivement son coude dans l'estomac de ce sale type. Elle se retourna dès qu'il la lâcha pour faire face à son agresseur.

C'était un jeune homme blond, un peu plus âgé qu'elle, de belle taille, mais qui était plié en deux. Sans attendre, Mérida lui donna un coup de genoux entre les deux jambes suivit d'un coup de poing dans le nez. Celui-ci se brisa avec un « CRAC » très net et le garçon s'effondra par terre, le nez en sang et les testicules écrabouillées.

La jeune sorcière fila sans demander son reste. Droit vers l'endroit d'où elle venait. Quel merdier, mais quel merdier !

Heureusement que, digne fille de son père, la sorcière en herbe avait appris à se battre aux poings, pas seulement avec ses sortilèges. Encore une fois, cet entrainement lui avait sauvé la vie. Si le garçon n'avait pas été si sûr de gagner devant le petit bout de fille qu'il avait trouvé, il n'aurait pas subi l'une des plus grandes humiliations de son existence.

Une fois assez éloignée pour se sentir en sécurité, Mérida s'adossa à un arbre en soupirant. Puis elle éclata d'un rire hystérique. Elle avait manqué de se faire tuer par un crétin et venait de découvrir quelque-chose qui remodelait toute sa conception du monde. Sacrée journée.

Elle se releva en essuyant les larmes de rire qui perlaient encore, s'assura qu'elle avait encore sa baguette, ses 30 gallions et ses armes, puis pris le chemin du retour.

Sa main se posa inconsciemment sur l'enveloppe de Poudlard, qu'elle n'avait pas encore jeté. OK, en fait, c'était peut-être une bonne idée. Elle irait en Angleterre.


Voici mon chapitre 1! J'espère qu'il vous a plu.

Non, personne ne veut d'une Mérida chez soi, elle pique des crises d'adolescence avant l'adolescence.

Dans le chapitre 2:

"Le vendeur stoppa sa course folle, manqua de se prendre les pieds dans un gamin aux cheveux blancs qui semblait regarder quelque-chose d'invisible perché au plafond, et finit par commencer à entreprendre un demi-tour magistralement maitrisé, lorsque Néréas l'interpella :

-Non, attendez !

Le pauvre homme se prit les pieds dans ses lacets et tomba droit aux pieds du garçon rêveur qui semblait attendre quelque-chose"