Voilà le septième chapitre. Lui aussi n'est pas hyper poussé, mais j'espère qu'il vous plaira quand même. On se rapproche du moment ou le gang va finalement se former. Comment vous imaginez la rencontre entre Jack et Mérida? C'est un événement qui se déroulera durant le chapitre 9 et elle leur va bien. Je trouve.


7 Premier jour d'école (I) , où comment lancer l'intrigue et la rencontre des personnages

Harold avait mal dormi. Il était si fatigué qu'il avait l'impression que tout ce que disait le professeur de métamorphose – un certain Willibald Ackerley qui était beaucoup trop en forme au gout du serdaigle – rentrait par une oreille et ressortait par l'autre sans s'attarder une seconde. De toutes manières, il s'agissait juste des mises en garde habituelles sur l'utilisation de sortilèges non-aboutis et leur danger sur autrui. Le professeur avait déjà fait trois métamorphoses depuis le début du cours (un pingouin, un tableau et un tabouret pour les curieux).

-Vous savez bien qu'il s'agit d'une matière complexe qui nécessite de prendre des précautions. C'est pourquoi je serais d'une grande sévérité dans ce cours. Il faudra plus que tout vous dépasser pour atteindre un niveau respectable et...

Il continua son discours avec fougue et entrain, laissant sa robe de sorcier voler autour de lui à chaque fois qu'il se tournait. Il semblait ne pas se rendre compte que la classe devant lui semblait hermétique à ses paroles. Harold en profita pour feuilleter son manuel, le Manuel de métamorphose à l'usage des débutants. Les sorts avaient l'air intéressants, certes, mais il ne pourrait en juger qu'au commencement du cours.

Oscar Londubat, quant à lui, n'avait pas abandonné son projet d'amitié avec son camarade de chambre. Il s'était sciemment installé à côté d'un Harold mal réveillé au petit déjeuner et en classe. En voyant qu'Harold n'avait pas taillé sa plume, il se proposa pour le faire. Il ne ménageait pas ses efforts pour faire du jeune garçon son ami et allié. D'ailleurs, il voyait déjà le potentiel de son futur camarade et se dit que tous les deux formeraient le duo le plus admiré de tout Poudlard d'ici quelques années. Malheureusement, tout ne se passait pas comme prévu. Harold s'était passé de plume pour utiliser un stylo bic.

Un événement fort curieux qui finit par attirer l'attention du professeur.

-Monsieur Haddock, qu'est-ce que vous tenez dans la main ? s'étonna Ackerley.

-Un stylo, professeur, rétorqua Harold.

-Et votre plume, que diable ! Qu'en avez-vous fait ?

Harold grinça les dents.

-Les plumes ne sont pas pratiques pour écrire et nécessitent un entretien dont le stylo bic peut se passer. En plus, ça prend moins de place et il n'y a qu'à passer un coup de blanco pour les ratures.

C'était vrai. Depuis qu'Harold avait découvert l'usage de ce moyen d'écrire moldu, il ne s'en était plus passé. Il était encore plus fou des criteriums qui, cela allait sans dire, étaient d'une grande utilité pour dessiner dans la marge lorsque les cours étaient trop barbants (qui ne l'a pas fait) ?

Ce fut sur cette révolution incompréhensible que s'acheva le premier cours de métamorphose. Dès qu'il sortit, Harold – toujours suivit par un Oscar déterminé – aperçut une épaisse chevelure rousse et il sentit un sourire poindre. Parmi les gryffondor, Mérida semblait s'ennuyer à mourir. Elle venait de sortir du cours d'histoire de la magie et était bien dépitée par le programme, qui s'annonçait chiant au possible – le professeur Binns oblige.

-Mérida ! appela-t-il.

La jeune rousse se retourna et se fendit d'un sourire en le voyant.

-Harold ! Tu vas bien ? Tu es dans quelle maison ?

-Serdaigle, l'informa le garçon.

-Bizarrement ça ne m'étonne pas. Tu n'as pas vu Raiponce ? Je ne l'ai pas vu depuis hier. Je m'inquiète un peu.

-Non... désolé.

La jeune rousse lui fit un grand sourire.

-T'inquiète ! Elle a peut-être du retard. Dis, tu as quelque-chose à manger ?

Harold sortit galamment une pomme de son veston en remerciant le ciel pour l'avoir pris au cas où pendant le petit-déjeuner. Étonnamment, il se doutait que ce genre de choses arriveraient souvent s'il se rapprochait de la jeune fille et il se promit d'avoir toujours quelque-chose à manger sur lui. Mérida avait l'air d'être un véritable estomac sur patte.

La jeune fille mordit dedans avec voracité. Après tout, elle n'avait mangé que quatre pains au raisin, cinq tartines et deux portions d'œufs brouillés. Pas assez pour son corps en pleine croissance. Mérida attrapa ensuite le bras d'Harold et le tira vers la sortie. Il faisait drôlement beau et elle était bien décidée à profiter du temps jusqu'à la dernière seconde. Ni l'un ni l'autre n'abordèrent le sujet du pot de colle derrière Harold. Ils s'installèrent sur les marches et la roussette caractérielle se fit un devoir d'en apprendre plus sur Harold.

Ne vous voilez pas la face. D'accord, Mérida était, malgré son mauvais caractère, assez à l'aise pour se faire de nouveaux amis. Mais elle était aussi remarquablement maligne et savait bien qu'avoir un ami Serdaigle, c'était toujours utile pour les devoirs. Surtout lorsqu'on était particulièrement désordonné dans l'organisation de sa pensée.

Pendant ce temps-là, Raiponce avait réussis à survivre à son premier cours de potion. La professeure, Valorine Granbru, était une femme d'un certain âge qui semblait bloquée à la mode des années 70. Elle se montra aussi claire que possible sur le sujet et semblait passionnée qu'une personne pouvait l'être. Raiponce était ressortie ravie, souriante comme pas possible. Elle aussi partit à la recherche de Mérida et ne la vit pas.

En même temps, Poudlard était immense et il y avait tant d'élèves que c'était compliqué de se croiser en dehors des heures de pauses communes. A la place, elle tomba sur Jack.

Ou plutôt, c'est encore lui qui tomba sur elle. Il se prit les pieds dans les lacets de ses chaussures, qu'il n'avait pas l'habitude d'utiliser, et chut droit sur une masse de cheveux ambulant. Pour la deuxième fois en trois jours, il envoya Raiponce par terre.

Les deux jeunes gens s'excusèrent en même temps, de nouveau rouges comme des tomates. Lorsqu'ils relevèrent la tête, Raiponce ne put s'empêcher un éclat de rire.

-Allons-nous passer l'année à tomber littéralement l'un sur l'autre ? lui demanda-t-elle, sarcastique. Si ça finit comme ça, on va davantage fréquenter l'infirmerie que les salles de classes.

-L'infirmière est très gentille, à ce qu'il parait ! lança Jack en aidant galamment Raiponce à se relever. Personnellement, je crois que ce sera préférable à certains cours que j'ai eu depuis ce matin.

Raiponce eut un petit rire discret en l'entendant. Jack se reprit soudain et sortit de sa poche le roman qu'il avait malencontreusement récupéré à la place de sa propriétaire légitime.

-Je crois que ceci est à toi !

-C'est toi qui l'avais ! s'écria Raiponce, ravie. Je l'ai cherché partout. Littéralement partout.

-Oui, je... j'ai oublié de te le rendre la dernière fois.

Raiponce prit le livre, un sourire éclatant aux lèvres. Elle se sentait d'un seul coup plus légère, comme si tous ses soucis s'étaient tout bonnement envolés. C'était presque miraculeux. La dernière fois aussi, il avait levé son angoisse avec facilité.

-Merci ! s'exclama la jeune blonde, le visage lumineux.

Elle sembla hésiter une seconde. La présence de Jack n'était pas celle de Mérida, mais il était gentil. Et Dieu seul savait où était Mérida (quoi qu'à cet instant, Il devait être plutôt occupé ailleurs). Tant pis pour son amie rousse : elles se verraient à la pause du déjeuner. En attendant, elle rassembla tout son courage pour demander à Jack s'il voulait bien passer le temps qui leur restait avant le cours suivant avec elle.

-Je vais à la bibliothèque pour me familiariser un peu... Tu veux m'accompagner ?

Le regard de Jack s'illumina à la proposition et il acquiesça. Lui aussi n'avait pas envie de rester tout seul. Ils se dirigèrent tous les deux vers la bibliothèque en commençant à papoter de tout et de rien. A un moment, le duo passa devant Shamash, qui semblait enchanté à l'idée d'embêter une gryffondor qui avait l'air pimbêche. Elle était rousse et se tenait, pincée, en foudroyant le Serpentard du regard.

-Oh là là ! ricana Shamash. C'est tout ce que tu peux faire, Granger ?

La jeune fille lui décocha un coup de poing dans le ventre et s'éloigna en crachant :

-On règlera ça sur le terrain de Quidditch, crétin !

Shamash tourna son regard vers les deux premières années qui passait et il salua Jack d'une manière militaire.

-Salut Jacky !

Jack lui lança un geste hilare en retour et Raiponce observait tout cela, amusée. Ils avancèrent encore et tombèrent avec surprise sur la directrice, qui tendait une graine à un colibri de Delalande. Perché sur son épaule, le macaque poussait des cris.

-Ne sois pas jaloux ! le sermonna la directrice.

Cette fois, elle était vêtue dans une jolie robe rouge vif qui n'avait rien d'une robe de sorcier. Son chignon complexe était maintenu avec des épingles à tête de rubis. Bref, elle avait plus l'air de sortir d'un cocktail que de son bureau. Elle tourna la tête vers les deux jeunes gens lorsqu'ils passèrent près d'elle.

-Monsieur Frost, mademoiselle Holzer, c'est un plaisir.

Pourtant, il n'y avait que de la gravité dans sa voix. Raiponce ne sut pas pourquoi elle connaissait déjà leurs visages, mais elle ne s'en étonna qu'à peine. La directrice les regardait si gravement qu'elle semblait sur le point de leur confier le secret de l'univers.

-Bonjour madame, bredouilla-t-elle.

Elle resta une seconde suspendue aux lèvres de la directrice, comme si elle allait lâcher ce qui lui pesait. Cependant, la directrice reprit presque instantanément son masque jovial.

-J'espère que votre rentrée se passe bien ! Monsieur Frost, votre parrain voudrait vous voir à la fin de la journée près de l'ancienne cabane du garde-chasse. Il veut vous parler de quelque-chose d'important. Mademoiselle Holzer, n'oubliez pas de réajuster votre sort de protection, il va commencer à faiblir bien vite !

Elle tendit la main et le petit oiseau amazonien vint s'y percher. Elle s'éloigna dans le couloir en sifflotant, laissant les deux premières années surpris. Tout d'un coup elle se retourna et lança sur un ton sibyllin :

-Prenez garde à vos cœurs, d'accord ? Ne laissez personne vous les voler.

Elle s'envola sur ces paroles surprenantes, laissant les deux jeunes gens éberlués.


Premier chapitre du jour posté! Lui et le suivant sont une introduction à leur première journée à Poudlard. Après, tout deviendra plus intéressant. Les jumeaux sont toujours un peu présents pour jouer des sales tours, vous allez vous en rendre compte bien assez vite!

Donc voilà le premier jour à Poudlard, où Harold fait face à un monde assez conservateur. Raiponce, elle, adore déjà Jack et c'est réciproque, comme vous pouvez le voir.

Je poste la deuxième partie du chapitre dans la semaine! Bises à tous (de loin, avec un masque)

Dans le prochain chapitre:

"Dans la direction d'où venait la jeune fille apparut une professeure, Madame Bibine, qui tenait un balai de vol dont les poils avaient pris la même couleur que celle du pinceau. La professeure était rouge de fureur. Dès qu'elle aperçut Harold coloré qui tenait son pinceau, les yeux de la femme se plissèrent.

-Vous ! Dans le bureau de la directrice, maintenant !"