Hello, bienvenue dans ma fanfiction sur The Hobbit (les films). C'est une fanfiction « what if » se déroulant après la fin du premier film avec comme condition que Thorin n'est pas mort lors du combat final (mais vous verrez c'est expliqué). Cependant, je ne connais du lore de seigneur des anneaux et du hobbit que les films et un peu le wikia pour m'aider parce que c'est un univers complexe. Donc certains éléments sont des éléments originaux parce que je n'avais pas 30 ans de ma vie à consacrer à l'univers s'étendant sur des millions d'années de Tolkien ^^ C'est pourquoi je m'excuse par avance si j'ai pu faire des erreurs de chronologies ou de topographies (même par rapport au film), ce n'est qu'une humble fanfiction et j'espère que vous apprécierez simplement l'histoire.

Je la publie également sur mon compte Wattpad (même pseudo) mais je voulais pas abandonner ce compte-ci :p.

D'ailleurs, si l'histoire vous plait, un commentaire (positif ou négatif) est toujours le bienvenu ^^

Merci et bonne lecture :p


Chapitre 1 :

« Si la puissance de notre grand peuple nain

n'est ni sa richesse ni sa force à la guerre,

Alors quel est ce fameux trait de caractère

Qui nous rend aux combats si braves et surhumains ?

.

C'est l'amour ! Unissant du berceau au cercueil.

Car le peuple nain tient sa force de son cœur.

C'est pour cette raison que nous sommes les seuls

Dont le cœur peut se lier à une âme-sœur.

.

Avec une autre âme, chaque nain s'harmonise.

Cette chance, une fois par vie, est promise.

Impuissante devant ce tout nouveau trésor

L'âme s'y liera à la vie et à la mort.

.

Heureux ceux qui sentent les émois de leur âme !

Mains tremblantes, ventre sans faim et cœur battant,

Regard pétillant d'obsession et corps brûlant,

Devront nous conduire à déclarer notre flamme.

.

Malheur à ceux dont l'amour n'est pas partagé !

Si cette promesse n'était qu'une imposture,

Ces doux symptômes naïfs deviendront torture

Ton âme malade te sera arrachée. »

— C'est nul les histoires d'amour, maman ! Je veux de l'action, du combat, des méchants trolls zigouillés et des grands châteaux attaqués ! Des nains courageux et des épées qui se frappent ! Raconte-moi des histoires de batailles !

La jeune femme regardait son fils rebondissant sur son lit et refusant de se coucher avec un sourire tendre. Elle referma le vieux parchemin, le posa sur la table de chevet et prit l'enfant sur ses genoux.

— Thorin… Tu serais bien étonné de retrouver bien plus d'amour sur un champ de bataille que dans n'importe quel autre lieu. Après tout, c'est là que ton père et moi nous sommes vus pour la première fois et que nous sommes tombés amoureux.

— Mais c'est nul… Moi je veux pas être amoureux. Je veux être un guerrier ! Je veux me battre pour l'honneur des nains, dit-il en brandissant sa petite épée en bois.

— Mais tous les guerriers sont motivés par l'amour. Si ce n'est pas de l'amour pour une personne, c'est l'amour de leur peuple. N'oublie jamais ce poème Thorin. Le peuple nain est un peuple d'amour, et c'est l'amour qui devra toujours te motiver dans les combats. Un vrai guerrier ne se bat pas pour lui, il se bat pour ceux qu'il aime, pour son peuple.

Il se bat pour ceux qu'il aime, pour son peuple.

C'était peut-être ça qui l'avait mené à sa perte. C'était ce que son grand-père avait oublié. C'était ce que son père avait oublié. C'était ce qu'il avait oublié aussi. Et cet oubli l'avait conduit à se laisser corrompre par l'Arkenstone, à ne pas tenir sa promesse envers les humains, à déclencher une guerre contre les elfes, à abandonner les siens aux orcs et à manquer de tuer Bilbon.

Azog, le puissant orc qui avait déjà eu raison de son père, se tenait au-dessus de lui, la lame de son bras à quelques centimètres de son corps. Thorin ne devait sa survie qu'à son épée qui se trouvait entre lui et la lame. Alors qu'il poussait de toutes ses forces, il repensait à ces mots : il se bat pour ceux qu'il aime. Il avait bien failli ne jamais s'en souvenir. À présent, son combat faisait à nouveau du sens et il savait ce qu'il lui restait à faire. Il ne pourrait pas embrocher l'orc tant que son épée se trouvait coincée contre la sienne. Il devait dégager son épée et profiter des quelques secondes de vie que son corps lui permettrait pour embrocher Azog à son tour. Il en mourrait, certes, mais en emportant avec lui la dernière menace de son peuple. S'il devait mourir pour réparer toutes les erreurs qu'il avait commises, alors il serait enfin le digne roi que son peuple méritait.

Thorin s'apprêta à retirer son épée de celle de l'orc et à sentir sa lame lui transpercer le ventre quand il vit l'orc se raidir d'un coup attaqué dans les jambes par une force invisible. Thorin saisit les quelques secondes de surprise de son adversaire pour retirer son épée. L'attaque avait pu détourner l'orc de Thorin pendant quelques instants, mais pas assez pour qu'il n'ait pas le réflexe d'embrocher Thorin quand il retira son épée. Thorin sentit la lame plonger dans son corps et déchirer son flanc droit. Bien que l'attaque fût déviée de son fatal objectif, il faillit s'évanouir sous le joug de la douleur. Mais Thorin devait surmonter ce supplice pour assener un coup fatal à l'orc. Il sera de toute force son épée et réussit à embrocher l'orc. Le sourire victorieux d'Azog laissa place au gout amer du sang et de la défaite. Il n'eut pas le temps de prolonger son attaque quand Thorin l'acheva en plongeant toute son épée dans sa chaire pourrie. Azog avait été vaincu et cette fois-ci pour de bon.

Thorin réussit à se lever, le corps encore sous le joug de cette adrénaline guerrière. Alors que les aigles virevoltaient dans le ciel, son regard se tourna vers une petite silhouette familière. Il ignorait comment il n'avait pas voir Bilbon, mais maintenant qu'il le voyait, sa dague à la main, il comprenait qu'il devait ses quelques secondes de surprise à la furtive attaque du cambrioleur. Bilbon, voyant Thorin triomphant au côté de l'orc, lui sourit. Thorin lui retourna son sourire avant que la dure réalité de ses blessures ne le fasse s'écrouler.

Bilbon accourut à ses côtés, son soulagement avait laissé place à de la détresse quand il vit le sang coulé de sa profonde blessure. Thorin souriait encore alors que, peu à peu, il se sentait partir. Il avait pu son sauvé son peuple et Bilbon, c'était tout ce qui importait pour lui. Sa vue se troublait lentement. Tout ce qu'il pouvait voir c'était les ombres gigantesques des aigles et la silhouette de plus en plus lointaine de son sauveur. Bilbon inspectait sa blessure avec angoisse : elle était profonde, mais elle n'était pas fatale. La lame avait été déviée et sa vie sauvée.

— Bilbon… je suis tellement désolé… tentait de murmurer Thorin avec le peu de force qu'il avait.

Bilbon aperçut au loin leurs compagnons nains. Il leur fit de grands signes en criant leur nom. Dès qu'ils virent Bilbon au côté d'un Thorin au flan rougi par son sang, ils accoururent. Bilbon fut rassuré de les voir. Il se tourna vers Thorin dont le visage était d'un blanc morbide et lui murmura en paniquant :

— Les autres arrivent, Thorin ! Tenez bon ! Je vous en supplie !

Thorin sentait qu'il ne pourrait plus tenir très longtemps éveillé. Son corps brûlant de douleur et son agonie laissaient de plus en plus place à une vague sensation de vie s'éloignant. Ses yeux se perdaient dans l'immensité du ciel. Bilbon le voyait perdre connaissance. Cette vision le fit paniquer et il voulut se lever pour avertir les autres de l'urgence, mais Thorin, dans un geste désespéré, lui attrapa la main. Il ne voulait pas qu'il parte. S'il devait mourir, il voulait qu'il soit là, à ses côtés. Bilbon se ressaisit et serra sa main de toutes ses forces en tentant vainement de retenir ses larmes. Mais il sentait doucement que la main de Thorin ne répondait plus à la sienne. Thorin ne put pas entendre Bilbon lui supplier de ne pas le quitter lorsqu'il sombra.

Des jours passèrent, peut-être des semaines, peut-être plus. En tout cas, ce fut dans cette sensation lointaine et brumeuse que Thorin émergea enfin de sa longue agonie. Il sentit à la douceur du tissu sur sa peau qu'il était allongé dans un lit. Son premier réflexe fut d'en sortir et de se lever, mais il put seulement s'asseoir. Son corps était encore engourdi par la douleur et sa longue inactivité avait rendu ses mouvements encore trop difficiles à contrôler. Il pouvait sentir sa profonde blessure sur son flanc droit. Il passa les mains sur son visage en soufflant longuement. Il avait tellement mal à la tête. Son esprit était confus et peu à peu des bribes de souvenirs lui revenaient. Mais rien n'était vraiment clair et il ne pouvait même pas être sûr que ces souvenirs étaient réels. Ses yeux s'habituèrent à la lumière du jour et il les ouvrit enfin pour regarder autour de lui. Il était bel et bien sur un lit, mais plus précisément dans une chambre. Et cette chambre, malgré son piteux état, il la reconnaissait, c'était la sienne. Enfin, ce fut la sienne, celle où il avait grandi et habité pendant des années avant la venue de Smaug, sa chambre à Erebor. Malgré l'abandon et le temps, il pouvait voir qu'elle avait été quelque peu aménagée et nettoyée pour l'y accueillir. Il y reconnaissait les vieux meubles, les vieilles pierres, les vieilles tapisseries, les vieux livres, les vieilles armes, les vieilles sculptures. Se réveiller dans cette pièce avait quelque chose de rassurant et de paisible à un moment aussi amer et douloureux que celui d'un dur réveil. Il se tourna pour s'asseoir au bord du lit et vit à droite, posé sur la petite table de chevet, un plateau avec un bol de soupe entamé ainsi qu'un verre d'eau. Il reconnaissait à la couleur approximative et à l'odeur la recette de soupe de Bombur et avait même l'impression de se souvenir l'avoir gouté récemment. On avait dû le nourrir pendant que son esprit divaguait. Des bribes de souvenirs dans cette pièce lui revenaient peu à peu et il savait qu'il avait dû émerger vaguement pendant cette période de repos.

Alors que la clarté de son esprit lui revenait, il se souvenait de son combat avec Azog. Alors il avait survécu. Lui, qui pensait devoir se sacrifier pour les siens et pouvoir mourir dignement pour son peuple, avait pu survivre à ces blessures. Il allait enfin devenir le roi des nains.

Il se leva petit à petit et faillit tomber quelques fois tant la douleur de ses blessures de guerre le tiraillait encore. En prenant appui sur les meubles, il put commencer à faire quelques pas. Peu à peu ses jambes reprenaient leur force et la douleur s'effaçait presque lassée d'elle-même. Il aurait encore besoin de quelques jours pour retrouver toute sa force d'antan. Il prit appui sur une chaise pour s'aider, mais il vit sur la chaise un petit manteau. Il reconnut le manteau bleu que Bilbon avait reçu des habitants de Lacville. Il était dans un sal état et il semblait ne pas avoir été porté récemment. Cette vision le rassura quand même. Après avoir cru qu'il aurait pu mourir, voir que Bilbon allait bien et qu'il était venu lui rendre visite le remplit de joie. Il se demandait cependant s'il était encore présent. Il n'était pas impossible que le cambrioleur soit retourné chez lui, son travail achevé.

Thorin sortit sans attendre de sa chambre, intrigué par des bruits incessants à l'extérieur. Quand il ouvrit la porte, il s'étonna de ne pas voir seulement un nain, mais une dizaine de nains traversant les couloirs en portant un énorme morceau de pierre. Aucun ne fit attention à lui. Combien de temps Thorin avait-il passé à moitié conscient ? Plus il s'avançait dans la cité plus ils voyaient d'artisans, de constructeurs et de nains les bras chargés de matériaux et d'outils. Il se souvenait encore de l'état plus que pitoyable de la cité quand lui et ses compagnons étaient venus terrasser le dragon. Les ponts de pierres brisés, des statues en morceaux, des colonnes arrachées, des trous dans chaque mur. Et maintenant ils voyaient les nains rebâtir les édifices, reconstruire les ponts et relever les statues. Parmi les artisans et les constructeurs, il vit également des enfants et des familles venir habiter la cité. Cette ville n'était pas seulement reconstruite, elle retrouvait vie. Thorin arriva à l'un des nombreux balcons qui donnaient sur la cour intérieure et sur le trône de son grand-père. Cette vue lui permit de constater les arrivées ininterrompues de nains et de matériaux. L'art nain pouvait à nouveau la faire briller et il savait qu'il serait bientôt le roi de cette nouvelle cité.

— Thorin ?

Une voix familière le sortit de ses rêveries. Il se retourna et vit Bilbon s'approcher de lui.

— Vous êtes déjà debout ? Vous… vous étiez à peine conscient ce matin. Vous êtes sûr que ça va ?

— Je ne me suis jamais senti aussi bien, maître Sacquet, lui répondit-il en lui souriant. Combien de temps s'est-il écoulé depuis la bataille ?

— Hé bien… ça fait maintenant 2 semaines.

— 2 semaines, murmura Thorin de stupéfaction. Je n'arrive pas à croire que j'ai pu m'absenter aussi longtemps et en garder si peu de souvenirs.

— Vous étiez gravement blessé. J'ai… On a cru que vous alliez y rester. Sans l'aide des elfes, vous auriez pu ne jamais en revenir.

Thorin ne pouvait pas croire que ceux avec qui avait bien failli se battre pour quelques pierres et pour qui il vouait une haine sans mesure auraient pu lui sauver la vie.

— Les elfes, vous dites ? Pourquoi aurait-il pris la peine de me sauver ?

— Thranduil dit qu'il espère que ça marquera une trêve entre vos peuples et qu'il pourra être pardonné ses erreurs passées.

Thorin ricana.

— Cette bataille nous aura vraiment permis de nous unir. Et comment vont les autres ?

Bilbon marqua une petite pause avant de lui répondre. Thorin se doutait que ce silence et le visage sombre de Bilbon n'annonçaient pas d'autres bonnes nouvelles.

— Fili a lui aussi été tué pendant la bataille.

Après la mort de son neveu Kili, son frère l'avait aussi rejoint. Cette victoire s'accompagnait encore une fois d'un gout amer. Et Thorin savait qu'il était responsable de leur mort. Il était celui qui les avait appelés dans une quête suicidaire. Il était celui qui avait provoqué une guerre perdue d'avance contre les elfes. Et c'est lui qui les avait emmenés combattre un orc s'étant juré de mettre fin à leur lignée.

— Où sont-ils à présent ? demanda Thorin.

— Ils ont été enterrés dans la sépulture de votre famille au côté de vos ancêtres. Balin m'a dit que votre sœur est en route. Elle arrivera sûrement avant votre couronnement.

— Mon couronnement ?

— Oh oui… C'est vrai que beaucoup de choses se sont passées depuis votre absence. Les autres vous expliqueront certainement mieux que moi, mais votre ami Dáin a pris les commandes pendant que vous vous rétablissiez. Il a déjà appelé tous les nains d'Erebor à revenir et à inviter les dirigeants nains à venir fêter votre assenions sur le trône.

Thorin se tourna en direction du trône, celui que son père avant lui avait temps envié. Des artisans nains étaient en train de le réparer et de polir avec précision et minutie.

— Je ne pourrai pas être plus fier d'être le roi des nains quand je vois ce que ce peuple a fait en seulement quelques semaines. Beaucoup de choses sont encore à faire, mais j'aperçois à nouveau l'éclat de notre belle cité. Vous verrez, maître Sacquet, cette ville ne sera pas seulement reconstruite, elle sera plus forte et plus grande qu'elle ne l'a jamais été.

Bilbon se tourna aussi vers le hall de la cité. Ces centaines de mains reconstruisant ce que l'immense dragon avait détruit en une journée et ce que le temps avait aidé à périr avaient de quoi laisser un simple hobbit rempli d'admiration. Thorin le regardait avec un sourire sincère. Si deux semaines s'étaient écoulées depuis que son contrat avait été accompli, pour quelle raison était-il encore là ?

— Je suis étonné que vous soyez encore ici. Je croyais que dés votre contrat aurait été accompli, vous retourneriez à Cul-de-sac, retrouver vos livres et votre fauteuil.

Bilbon s'amusa un peu gêné de cette question.

— Cul-de-Sac pouvait attendre. Ce n'est pas comme si mes livres et mon fauteuil allaient s'envoler pendant que je suis ici. Et puis… je ne pouvais pas partir tant que je vous savais dans un état critique.

Alors ça expliquait la présence de son manteau dans ses quartiers. La loyauté de Bilbon n'était plus à prouver. Pourtant, il en avait douté et de toutes ces erreurs, elle était celle qui semblait le ronger le plus.

— Je ne vous remercierais jamais assez pour tout ce que vous avez fait. Au nom du peuple nain et en mon nom. Vous m'avez sauvé tant de fois. Et moi, je vous ai… dit-il avant de s'interrompre. Je ne pourrai jamais me pardonner pour ce que je vous ai fait.

— Non, non. Thorin, tout est pardonné. C'est l'Arkenstone et le trésor qui vous sont montés à la tête. Vous n'étiez plus vous-même. Mais vous avez finalement retrouvé la raison et l'arkenstone est dans les mains des hommes. Vous avez payé votre dette en vous débarrassant de cette pierre. Et c'est tout ce qui compte.

— Mais je ne l'aurais jamais retrouvé ma raison sans vous. Sur le moment, je vous ai pris pour un traitre, mais vous avez fait ce qu'il fallait pour moi.

— J'ai fait ce qu'un ami devait faire.

Thorin lui sourit tendrement. Il était incapable de savoir si Bilbon lui disait ça pour ne pas lui faire de la peine ou s'il lui avait réellement pardonné. Lui, il ne pourrait pas se le pardonner. Mais son amitié avec Bilbon comptait beaucoup pour lui. Il s'approcha de lui et le serra dans ses bras. Bilbon n'était pas un hobbit très habitué aux embrassades viriles des nains, mais celles de Thorin étaient toujours les bienvenues.

— Thorin ! Crièrent deux voix presque en même temps.

Bilbon et lui se retournèrent vers Dwalin et Balin qui accourraient dans leur direction. Dwalin se jeta dans ses bras pour faire ces fameuses embrassades. Ils avaient clairement plus de force et de poigne que le hobbit. Balin arriva à son tour pour saluer Thorin.

— Ça fait plaisir de te voir debout, lui dit Dwalin extasié. Alors comment tu te sens ?

— Ce n'est pas quelques blessures qui m'empêcheront d'admirer ma cité se reconstruire.

Dwalin ria grassement à la remarque de Thorin. Mais quand il se tourna vers son frère, le visage attristé, son visage s'assombrit :

— Est-ce que tu sais pour… demanda Balin à Thorin.

— Oui… Bilbon m'a dit pour Fili.

— Ce n'est vraiment pas juste… s'énerva Dwalin dans sa barbe.

— Je sais… Il aurait été tellement heureux de revoir notre peuple reconstruire la cité.

— Si toi aussi tu étais mort, lui dit Balin, alors Azog aurait vraiment réussi à supprimer la lignée des Durin.

— Pour ça, il faut remercier notre cambrioleur, dit Thorin avec un petit sourire à l'égard de Bilbon.

Ils se tournèrent vers le cambrioleur en fronçant les sourcils. Thorin se tourna également Bilbon qui avait cette même expression ahurie qu'il reconnaissait bien.

— Vous ne leur avez pas dit ?

Bilbon détourna le regard avec un peu de gêne.

— Je ne voulais pas vous voler votre victoire.

— Mais vous m'avez sauvé la vie, insista Thorin sous l'étonnement de ses compagnons nains.

— Tout ce que j'ai fait ce n'est que donner un misérable coup de dague dans ses mollets. Je l'ai à peine dérangé.

— Sans ce coup, maître Sacquet, l'orc m'aurait porté un coup fatal.

Dwalin donna une grosse frappe dans le dos de Bilbon qui faillit le faire basculer. Balin lui sourit avant de se tourner vers Thorin pour lui annoncer plus sérieusement.

— Nous sommes venus voir si tu étais réveillé parce que Dís vient d'arriver. Elle est dans la sépulture familiale et aurait voulu te parler.

Dís… Cela faisait bien longtemps qu'il n'avait plus vu sa sœur. Depuis la fuite des nains dans les montagnes bleues, ils avaient été en froid. Elle avait su refaire sa vie avec les siens et pendant que lui ne pensait qu'à reprendre leur terre, elle l'avait mis en garde. Il lui avait promis de protéger ses fils. Mais il était revenu de cette guerre, pas eux. La revoir n'était pas vraiment ce qu'il aurait voulu faire en se réveillant. Mais elle était sa sœur. Bilbon et les nains sentirent dans le silence de Thorin les sentiments mitigés que cette nouvelle lui apportait.

— Peut-être vous préfériez que nous disions à votre sœur que vous avez encore besoin de vous reposer ? proposa Bilbon innocemment.

— Non, je dois lui parler.

Thorin s'en alla en direction de la sépulture. Bilbon le regarda s'éloigner avec quelques regrets.