Bonjour bonjour !

Voici une (petite) fic assez... Hum, déjantée me paraît être le bon terme. Une Crackfic, presque.

Il s'agit donc d'une réécriture du conte "La Belle et la Bête", dans le monde de Dragon Age. Si je n'ai pas touché à la chronologie, il n'en reste pas moins quelques détails d'importance :

- Cullen a quitté les Templiers à la fin de l'Enclin, s'est engagé au service du roi Alistair, avant de se mettre au service de l'Inquisition au début de DAI.

- Aveline n'est pas Capitaine de la Garde Civile de Kirkwall

- Anders n'a pas fait sauter la Chantrie, mais un apostat random.

- Tout le groupe de Hawke se retrouve à Fort Céleste après les événements de l'Inébranlable. Ne me demandez pas pourquoi, je n'en ai moins même aucune idée X)

Phoenix Penna, Illheart, Taranis K, je vous remercie de m'avoir montré les images à la cause de tout ce bordel et encore plus de ne pas m'avoir laissé oublier cette idée. Même si une partie de moi se dit toujours qu'un projet supplémentaire, c'était pas une bonne idée XD

Bêta-lecteurs : Phoenix Penna, Yumeshiro

Bonne lecture à tous !


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Prologue

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Il était une fois un Altus, chassé de chez lui par son père…

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— Il ne m'a pas chassé, je suis parti, nuance.

Dorian se pare d'un air vexé, tandis que ceux rassemblés autour de la table râlent de cette première interruption, à peine l'histoire commencée.

— Ce n'est qu'un détail, laissez-le donc raconter votre histoire !

Sera, assise sur le bord de la table, tire la langue au Tévintide outré, sous le regard mi-amusé, mi-désespéré de Cullen.

— Ce n'est pas un détail, Sera !

— Bouclette, faites taire votre mari avant que Bianca ne le fasse à sa façon, lance finalement le conteur au Commandant.

Le mage se cale contre l'épaule de son époux en grommelant dans sa moustache, sous le regard du nain qui attend patiemment de pouvoir reprendre. Lorsque le silence revient, il esquisse un sourire.

— Je disais donc…

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Il était une fois un Altus, chassé de chez lui par son père. Ce mage, nommé Dorian Pavus, n'était néanmoins pas sans ressources. Il acheta un manoir et le domaine alentour, très loin de chez lui, en plein Férelden. Il dissimula alors sa magie aux habitants des villages alentour, pour éviter que les Templiers ne viennent fouiller chez lui.

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— Dommage qu'il n'ait pas déménagé plus tôt. Je suis sûr qu'il n'aurait pas été aussi discret plus jeune et qu'il aurait eu Cullen servi sur un plateau.

Le Hérault de Kirkwall ricane de son sous-entendu, assis à côté de son compagnon. Ce dernier, irrité par cette seconde interruption, s'apprête à continuer quand Isabela prend la relève.

— Je suis sûre qu'il le préfère servi sur un lit…

— Il suffit, vous deux. Je veux entendre la suite.

Aveline, garde de Kirkwall, les foudroie tous deux du regard. Mais ils ne sont pas désolés pour autant.

— Vous seriez venue avec nous, Aveline, vous auriez vu ça de vos propres yeux !

Les yeux de Hawke pétillent et la rousse se contente de lever les yeux au ciel.

— Il y a des choses que je ne préfère pas voir, Hawke.

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Néanmoins, cet Altus était très vaniteux et amoureux de la beauté. Sa salle de bains était remplie de produits de soins et de cosmétiques de la plus grande qualité ; jamais il n'aurait utilisé quelque chose de bas de gamme pour son magnifique corps. Il pouvait passer des heures devant son miroir pour chasser le moindre point noir sur son joli minois, ou pour obtenir la courbure la plus parfaite pour sa moustache.

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— Je proteste, c'est de l'exagération !

Dorian tressaille à peine devant le regard agacé de Varric, même si ses yeux dérivent sur Bianca, posée à côté de sa chaise.

— Même votre moustache ?

La question vient d'une éclaireuse de l'Inquisition, Hardings. Sur son haut tabouret, elle attend avec impatience sa réponse.

— Surtout ma moustache. La courbure est naturelle, se vante le Tévintide.

La naine esquisse un sourire malicieux, avant de se tourner vers Cullen.

— Commandant, c'est vrai ?

— Amatus, ne réponds pas.

— Je suis sûre que Dame Léliana, elle sait, conclut Hardings, avant de laisser Varric reprendre.

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Lors d'une froide soirée d'hiver, alors qu'une tempête faisait rage, une vieille femme laide et fripée se présenta à sa porte. Même un Hurlock atteint de la lèpre aurait eu plus de grâce et de beauté que cette octogénaire, que le Créateur lui-même semblait avoir renié. Elle demanda à Dorian un abri pour la nuit, mais tant de laideur le rebuta et il refusa une première fois.

Elle insista un peu plus, tentant de susciter chez lui de la pitié. Dorian lui demanda alors une rétribution pour l'accepter en son manoir. Il devait obtenir une compensation pour supporter sa présence en ces lieux d'une beauté époustouflante.

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— C'est un manoir Féreldien, trésor, pas un domaine de Val-Royeau, fait remarquer l'ancienne Enchanteresse du Cercle présente.

— Dame Vivienne, sans vouloir vous offenser, les châteaux féreldiens ne manquent pas de beauté.

Hawke semble avoir avalé un citron. Le Dashyr de la Guilde Marchande ricane, se faisant une raison des interruptions impromptues.

— Mais de grâce, Hérault, certainement. Dorian nous le confirmera.

Vivienne tourne la tête vers l'Altus, qui semble soudain trouver le fond de sa chope très intéressant.

— Je… Je ne saurais répondre, lâche-t-il finalement.

— J'en connais un qui ne veut pas vexer son petit mari, s'exclame joyeusement Sera.

— Dites tout de suite que mon histoire ne vous intéresse pas, je m'arrêterai !

Varric sourit au soudain silence qui s'installe. Il a beau accepter les interruptions, il apprécierait pouvoir continuer. Il a envie de passer du temps avec son compagnon, après cette mise en bouche.

— Je me disais aussi. Où en étais-je, déjà ? Ah oui, le paiement de la vieille femme !

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L'octogénaire tira alors dessous son manteau une resplendissante rose sculptée dans une roche rouge et la lui présenta, la désignant comme son paiement. Les pétales étaient d'un vermeil brillant et comme perlées de fragments de diamant, tandis que le coeur était un genre de rubis pourpre, luisant et comme pulsant d'une vie propre.

Dorian était fasciné par le présent, qui lui fit oublier toute la laideur de la femme qui la lui tendait. Il s'en saisit et il la dévorait des yeux. Mais soudain, un sentiment de peur terrible le prit aux tripes. La voyageuse ne pouvait vouloir se défaire de quelque chose d'aussi précieux, elle le lui reprendrait !

Il la chassa alors, la renvoyant à la tempête qui hurlait sa rage dehors tout en gardant la fleur. Une si belle fleur ne pouvait appartenir à quelqu'un de si laid. La vieille femme, outrée, dévoila alors ses pouvoirs et, usant de magie du sang, lui lança une terrible malédiction.

Dorian se retrouva coincé dans un corps de bête, tandis que tous les domestiques présents dans le manoir devenaient des objets animés. La malédiction ne pourrait être levée que si quelqu'un tombait amoureux de lui malgré son apparence monstrueuse et avant que tous les pétales de la rose ne soient tombés, à l'aube de ses vingt-cinq ans. De plus, quiconque tenterait de voler ou de détruire la rose partagerait le sort des domestiques.

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— Ne me jetez pas ce regard désapprobateur, Fenris, j'ignorais ce détail !

Le Hérault se tortille sur sa chaise, mis mal à l'aise par le regard de l'ancien esclave, malgré sa tentative de se défendre.

— Au moins, Kirkwall a eu presque neuf mois de calme.

Aveline enterre son ami sans aucune pitié. Hawke fait la moue, avant de répliquer.

— Vous insinuez que Kirkwall est agité par ma faute, Aveline ?

— Ai-je réellement besoin de vous le confirmer ?

— Je règle simplement les problèmes !

— Parfois, tout faire sauter n'est pas la bonne solution.

Hawke croise les bras sur son torse et se terre dans le silence, sous les regards curieux de ceux attablés.

— Bouder ne me fera pas changer d'avis sur ce point, Hawke.

Le mage hausse un sourcil, avant d'enlacer soudainement Varric, qui se contente de poser une main sur l'avant-bras.

— Et cessez de prendre Varric pour un doudou ! s'agace la garde.

Isabela l'interrompt avec un petit rire, recevant en prime un regard noir.

— Ils ont fait bien pire en public.

— Fermez-la, catin.

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Les habitants des villages alentour oublièrent l'existence de ce château et de ses occupants. Pendant deux longues années, personne ne tomba sur le domaine. Puis le Hérault de Kirkwall commença à remonter la trace de la rose, dont le coeur était fait de lyrium rouge. Il trouva le moyen de s'y rendre, traçant un chemin à travers la forêt qui entourait le manoir.

Hélas, en voulant détruire la rose…

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— Je ne l'ai pas fait sauter, je tiens à le signaler.

— Vous n'avez pas réussi à la faire sauter, corrige un adulte blond, un sourire sur ses lèvres.

— Merci de votre soutien, Anders. Merci.

Hawke boude, sous les rires discrets du reste des auditeurs. Varric esquisse un léger sourire. Il glisse ses doigts dans les siens, les presse doucement, avant de les relâcher et de demander, légèrement goguenard :

— Je peux continuer ?

— Pardon, Varric, s'excuse le Hérault, les yeux pleins de tendresse.

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Hélas, en voulant détruire la rose, Garrett Hawke et son groupe tombèrent à leur tour sous le coup de la malédiction. Dorian perdait peu à peu espoir de s'en libérer et devenait de plus en plus aigri alors qu'il pensait que sa beauté était à jamais perdue.

Mais le chemin tracé par Hawke existait toujours…

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— Et ? Vous ne pouvez pas vous arrêter là ! S'il vous plaît Varric !

Hardings fait les yeux doux au conteur, qui éclate de rire.

— Désolé, chère éclaireuse, mais à chaque jour suffit sa peine. Vu ce que la plupart d'entre vous ont bu, je serais bientôt interrompu toutes les deux secondes. Je continuerai demain !

— J'espère que je ne serais pas envoyé en mission, bougonne-t-elle.

La naine esquisse une moue boudeuse, tandis qu'Aveline lui offre un sourire compatissant.

— Je vous ferais un résumé si besoin, dame Hardings.

— Bien aimable à vous, dame Aveline.

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Voilà, un prologue pour mettre en bouche X)

Ayant quatre (et presque cinq) chapitres déjà écrits et ayant prévu de terminer cette fic durant juillet, vous aurez le droit à un nouveau chapitre tous les lundi !

N'hésitez pas à laisser un commentaire si ça vous a plu, si vous avez ri ou non et surtout... Faites vos spéculations X)