Je ne possède aucun des personnages du manga.

Un mercenaires, deux ogives nucléaire, une gare noire de monde et un train qui file ignorant qu'il emmène la mort avec lui. [Challenge de l'Eté 2020 – Collectif NONAME. Thème : Voyage en train]

Défi proposé par Akimitsu N... Même fandom que le précédent ;)

DEFI DE L'AUTEUR : Quel a été votre trajet en train le plus marquant jusqu'à maintenant ? Quel est votre trajet en train de rêve (la destination, les paysages qui défilent, les sièges, les personnes à l'intérieur, le livre choisi pour passer le temps) ? Réponse : Mon trajet le plus marquant c'est sans doute les trois heures dans un train pour Paris en compagnie de Touareg venus en France pour ramener du matériel scolaire chez eux. La peur des gens dû à la méconnaissance était assez frappante et moi j'ai passé un super moment. Mon trajet rêvé : L'Orient Express pour les paysages et tout ce qu'il représente das l'imaginaire collectif.

Au passage ce texte répond à 15 défis de L'Enfer de Dante (liste en fin de texte)

En espérant que cela vous plaise

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


ENTRONS DANS LA DANSE

Chapitre 1

Quand on sonne à votre porte à trois heures du matin, ce n'est jamais bon signe. Ethan Hunt le savait parfaitement, mais cela faisait parti des choses qu'il ne pouvait pas ignorer. Tout doucement, il repoussa Ilsa blottit contre son épaule et se leva du lit. Cette dernière grogna sans prendre vraiment le temps de se réveiller.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Dors… Je reviens.

Par acquis de conscience, l'agent de l'IMF attrapa une arme et se dirigea vers la porte sans faire de bruit. Il la déverrouilla sans jeter un coup d'œil au judas. Il se souvenait qu'il avait abattu un marchand d'arme croate de cette manière et les judas, bien qu'utiles, n'étaient jamais son premier réflexe.

L'agent expérimenté préféra ouvrir sans se montrer, laissant à son visiteur nocturne le soin de faire le premier pas. Des talons claquèrent sur le sol et une silhouette se glissa dans la planque en soupirant.

- Vous êtes paranoïaque Hunt !

Ethan soupira, ferma la porte et baissa son arme avant de se tourner vers sa visiteuse qui le détaillait de son regard noir et sévère.

- Erica Sloane… Je croyais que la CIA vous avez donné une promotion ?

- C'est le cas, répondit cette dernière, mais c'est de vous dont j'ai besoin.

- Ecran de fumée, poudre aux yeux et masques ? Je ne suis donc plus démodé ?

- Pour l'amour du ciel Hunt, je me suis excusée et croyez-moi en 30 ans de carrière je n'ai dû le faire que deux fois.

Ethan ne dit rien, mais la fixa droit dans les yeux. Cette pause dans leur échange permit à Ilsa de les rejoindre. La jeune femme en boxer et débardeur avait enfilé par-dessus une chemise d'Ethan. Ce dernier lui sourit. La directrice de la CIA laissa son regard passer de l'un à l'autre.

- Mlle Faust fait-elle partie maintenant de la Force Mission Impossible ?

- On peut dire ça, répondit Ethan en souriant à sa compagne.

- Bien, ce sera un atout, conclut Sloane en ouvrant le dossier qu'elle avait sous le bras. Vous connaissez cet homme ?

- Ruppert Roberts, ancien des services secrets d'Afrique du Sud, devenu tueur à gage. Il n'était pas censé être mort.

- Oui, comme tous les membres du Syndicat, mais certains nous échappent encore.

A la mention du Syndicat, Ethan frissonna. Même en prison, et cette fois pour de bon, Lane continuait à hanter ses cauchemars. Ilsa comprit son malaise et se rapprocha de lui tout en faisant mine de venir voir les photos de plus prêt. Elle laissa son épaule effleurer la sienne… Elle les vivait avec lui ses cauchemars, il n'avait pas besoin de ça.

- Il était avec Lane ?

- Oui… et maintenant il vole de ses propres ailes, sauf que nous avons un problème.

- Si vous êtes là, je m'en doute.

- Nous l'avons localisé, ici à San Francisco en train de négocier l'achat de deux ogives nucléaires dont il n'hésitera pas à se servir.

- Il veut faire ce que Lane et Walker n'ont pas réussi, souffla Ilsa.

- Oui et nous avons malencontreusement perdu sa trace.

- Vous avez toute la CIA avec vous, lui rappela Ethan.

- Et combien d'autres Walker ? Non, je ne peux pas prendre ce risque, pas tant que je ne suis pas sûre qu'il n'y a pas d'autres taupes parmi mon agence. Vous Hunt, vous n'avez pas ce problème. Vous pouvez vous porter garant de tous vos hommes les yeux fermés, retrouvez-le ! Dit-elle en lui tendant une clé.

- Qu'est-ce que c'est ?

- Une clé cryptée avec toutes les données que je possède. J'espère que ça pourra vous servir de point de départ, parce qui si j'en crois mes contacts, il a prévu de passer à l'action dans 48 heures.

- 48 heures ! S'exclama Ilsa, mais ce type est habitué à devenir une ombre, vous pouvez nous sortir tous les arguments possibles, il reste totalement délusoire de croire que nous pourrons l'arrêter en si peu de temps. C'est impossible.

- Mlle Faust. Le difficile, c'est ce qui peut être fait tout de suite, l'impossible, c'est ce qui prend un peu plus de temps. Heureusement pour nous, Mr Hunt en a fait sa spécialité, n'est-ce pas ?

Ethan fixa Sloane quelques secondes sans rien dire, permettant à cette dernière d'ajouter en le fixant droit dans les yeux.

- Et je ne doute pas de son sens du devoir. Alors Mr Hunt ? Demanda-t-elle en lui tendant la clé. Quelle est votre réponse ?

Ethan soutint son regard et murmura tout en lui prenant la clé des mains :

- Mission acceptée.

OoooO

Fidèle à son habitude, Ethan faisait nerveusement les cents pas derrière le dos de Benji en train d'analyser les données.

- Donc Sloane vient taper à ta porte à 3 heures du matin et toi tu acceptes sans broncher malgré tout ce qu'elle t'a fait.

- Je ne peux pas faire autrement, dit Ethan en se rapprochant. Ce type est dangereux.

- Oui, ça je le conçois, sauf que tu as accepté vraiment vite !

Ethan lui lança un regard noir et Benji marmonna.

- Je dis ça, je dis rien… C'est juste que je t'ai connu plus frileux avec la CIA.

- Je lui dois la vie Benji, répliqua Ethan en se rapprochant. Si elle ne m'avait pas retrouvé avec son hélicoptère sur cette montagne, je serai mort d'hypothermie avant que vous me localisiez.

- Ça, c'est déjà un meilleur argument, abdiqua le technicien en faisant apparaître toute une série de fichiers sur son écran.

- Qu'est-ce que tu as ? Demanda Ethan.

- Tous ses déplacements avant qu'il ne leur file entre les doigts et tout converge vers la Rumfry Corps.

- C'est quoi comme boite ? Demanda Luther en se penchant à son tour sur ses amis.

- C'est nébuleux, répondit Benji.

- Pas pour moi, répliqua Luther en s'asseyant derrière l'ordinateur.

Ethan lui lança un regard intrigué.

- Qu'est-ce que tu fais ?

- Je regarde ce qu'ils ont dans le ventre, répliqua le hacker en pianotant sur son clavier.

L'agent senior hocha la tête, tira une chaise et s'installa à califourchon en s'accoudant sur le dossier. Malgré les années, Luther restait le meilleur pirate informatique avec lequel il avait travaillé et il ne fallut que quelques secondes à son ami pour pirater le site internet et par là toutes les données internes de la Rumfry Corp. Des dizaines de pages s'affichèrent sur son écran.

- C'est une société spécialisée dans les nouvelles technologies basée à Mountain View. Le PDG se rend d'ailleurs à un congrès à Los Angeles qui aura lieu demain soir.

- Le PDG ? Demanda Ethan. En quoi ça nous intéresse ?

- Regarde de qui, il serre la main, répondit Luther en agrandissant une image.

- Ruppert Roberts… souffla Ethan. Son avion décolle d'où ?

- C'est ça qui est bizarre, répliqua Luther en prenant un air étonné. Il ne prend pas l'avion, il y va en train.

- En train ? S'exclama Benji, mais il en a presque pour 12 heures en longeant la côte !

- Il est peut-être phobique de l'avion ? Avança Ilsa.

- Où alors, il a des bagages encombrants, répondit Luther.

- Dans le genre de deux ogives, conclut Ethan…

OooooO

Gare de San Francisco.

Le hall de la gare était noir de monde. La foule compacte se pressait vers les quais pour prendre son train. Benji et Luther attendaient dans un fourgon à la sortie, chacun penchés sur un ordinateur. Le pirate informatique remarqua rapidement la nervosité à peine contenue du britannique et lui souffla d'une voix calme.

- Respire, ça va bien se passer.

- Tu en es sûr ? Regarde ce monde, si ce type décide de faire sauter ces saloperies ici, ce…

- Ne pense pas à ça, de toute manière dans ce cas, tu ne seras plus là pour voir les dégâts.

Benji ouvrit la bouche et la referma avant de marmonner la tête.

- Merci pour les encouragement, le bureau a raison, tu es vraiment un type louche !

Luther lui répondit par un rire sonore qui, bizarrement, le détendit, sauf qu'à ce moment, tous leurs écrans devinrent noirs. Les deux agents de l'IMF sursautèrent.

- Mais qu'est-ce qu'il se passe ? Demanda Benji de nouveau paniqué.

- J'en sais rien, dit Luther, c'est comme si un brouilleur émanait de la gare. Ethan ? Tu nous entends ?

Seul un grésillement lui parvint et le grand noir prit une mine renfrogné.

- Qu'est-ce qu'on fait ? Demanda Benji.

- On va dans la gare. C'est un brouilleur externe. Je dois pouvoir nous connecter à leur réseau de surveillance en passant par l'un de leurs ordinateurs.

- Et Ethan ?

- Faudra le prévenir à l'ancienne.

...

Dans la gare, Ethan comprit que quelque chose n'allait pas quand son oreillette se mit à grésiller. Ça, ce n'était jamais bon signe et cela le ramena au piège tendu par Lane plus de deux ans plus tôt. D'un geste, il l'arracha et regarda autour de lui. Son instinct l'aurait poussé à courir pour voir si Benji et Luther allaient bien, mais il savait que ce n'était pas la bonne attitude à adopter. Quoi qu'il se passe, cela devait forcément venir de Ruppert Roberts ou de ses hommes et il y avait deux ogives dans la balance. Luther avait vu juste, le déplacement de ce PDG par un moyen de transport aussi peu approprié n'avait aucun sens.

Perdu dans ses pensées, l'agent de terrain sursauta quand une main pressa son bras. Il baissa les yeux et croisa le regard inquiet d'Ilsa.

- Tu vas bien ?

Elle l'avait vu pâlir d'un coup quand leurs oreillettes avaient été déconnecté et avait craint pendant un moment qu'il se soit passé quelque chose qu'elle n'avait pas pu percevoir, mais ce n'était pas le cas parce qu'en se rapprochant, elle avait repéré la haute silhouette de Luther qui entrait par la porte Est, suivi par Benji.

- Oui, ça va, je…

Seulement Ilsa ne lui laissa pas le temps de terminer sa phrase. D'un geste un peu brusque, elle le cramponna par la nuque et le ramena vers elle pour l'embrasser. Surprit, Ethan la laissa faire et glissa les mains à sa taille tout en lui rendant son baiser. Une couple d'amoureux qui s'enlaçait en plein milieu de la foule d'une gare bondée, attirait paradoxalement moins l'attention… Ilsa le savait et il n'y avait pas que Luther qu'elle venait de repérer. Non, il y avait Roberts aussi et au moment où leurs regards s'étaient croisés, la jeune femme avait eu l'impression qu'il l'avait percé à jour, alors elle, n'avait pas hésité.

Avec un léger regret, ses lèvres quittèrent celles d'Ethan, mais elle laissa sa tête se nicher dans son cou et souffla doucement à son oreille.

- Benji et Luther vont bien, mais il est là et il regarde dans notre direction. Ce type sait reconnaitre des agents de terrain.

- Alors détournons-le, souffla Ethan en l'embrassant à son tour.

...

De l'autre côté de la gare, Luther, qui était en train de démonter un terminal de réservation pour se brancher sur le contrôle de la gare, leva la tête et se figea.

- Mince !

- Qu'est-ce qui se passe ? Demanda Benji qui se trouvait face à lui.

- Tourne-toi discrètement... Et regarde derrière toi.

- Où ça !?

- J'ai dit discrètement... Marmonna Luther.

- Oh ! S'exclama Benji en découvrant Ethan en train d'embrasser Ilsa.

- Mais pas eux et regarde-moi !

Benji se tourna vers Luther et ce dernier souffla.

- Je ne sais pas comment tu peux être encore en vie ! Roberts est là… et mauvaise nouvelle, il se dirige vers l'un des trains.

...

Ethan se détacha un peu d'Ilsa et lança un coup d'œil à Roberts. Ce dernier ne les fixait plus, mais il se dirigeait vers un train. Ethan attrapa Ilsa par la main et l'entraîna à sa suite. Ensembles, ils montèrent dans le wagon d'â côté et s'installèrent sur une banquette libre. Venant de l'arrière, Roberts remonta dans leur allée. Dans un même élan, Ethan et Ilsa se tournèrent vers la vitre, faisant semblant de dire au revoir à quelqu'un.

Roberts ne prêta pas attention à eux et se dirigea vers la queue du train. Trois autres types taillés dans le même moule le suivirent en encadrant le PDG de Rumfry. A peine eurent-ils changés de wagon que le train se mit en marche. Ilsa attendit qu'ils disparaissent avant de murmurer.

- Tu as une idée de ce qu'ils font ?

- Non…

- Excusez-moi, les coupa une voix féminine, vous êtes assis à ma place.

- Oh, vous êtes sûre ? Répliqua Ethan du tac au tac.

- Oui wagon 6 siège 22.

- Oh, mais c'est le 6 ? S'étonna à son tour Ilsa. Nous sommes désolés, nous avons cru que c'était le 8, viens chéri, ajouta-t-elle en prenant la main d'Ethan pour se lever.

- Nous sommes désolés, s'excusa l'agent senior.

- Il n'y a pas de mal, ça arrive, dit la femme en prenant sa place.

Le couple lui sourit et s'éloigna en direction de la queue du train. Ils croisèrent un contrôleur auquel ils sourirent avant de changer de wagon.

A chaque fois, avant de pénétrer à l'intérieur d'un nouveau wagon, Ethan jetait un rapide coup d'œil par la vitre pour voir s'il voyait leur cible. Ils traversèrent cinq wagons sans le repérer, mais Ethan remarqua subitement deux des gorilles qui étaient avec lui. Ils se tenaient dans le corridor qui reliait les deux wagons et, à leur posture, il était clair qu'ils étaient en train de barrer l'accès à celui-ci.

Ethan fit semblant de regarder le numéro des places et s'assit sur une banquette libre. Ilsa vint se glisser à côté de lui et se pencha par le hublot comme pour admirer la côte et l'océan.

- Tu crois qu'ils sont là ?

- Oui…

- On est d'accord qu'ils gardent l'accès ?

- Oui…

- Et qu'il faut mieux faire voyager des ogives par le train ?

- Surtout si on veut les faire sauter en pleine gare de Los Angeles…

...

Ensembles, Benji et Luther montèrent dans la fourgonnette. Ils claquèrent les portières et le britannique ronchonna.

- Ça devait forcément se passer comme ça ! Comment on va faire pour les suivre sans transmission ?

- Ils sont dans un train, on sait où ils vont, ce qu'il nous faut c'est un moyen de les suivre sans qu'ils nous distancent.

- Tu as conscience que le seul qui sait piloter un hélico ici c'est Ethan ?

...

Dans le train, continuant à jouer les couples amoureux, Ilsa s'était pelotonnée sur Ethan. Par moment, elle jetait des coups d'œil en direction des types.

- Il y a ce wagon et celui de queue… Est-ce que tu penses vraiment que les ogives sont ici ?

- Oui… Le dernier wagon est un plateau, je te parie qu'il y a un hélico sous la bâche.

- Et le PDG ?

- Complice ou victime collatérale…

- Notre wagon est presque vide…

- Tu suggères quoi ?

- Plus tôt on le coince, plus tôt on évite le danger… Entrons dans la danse, lui suggéra Ilsa.

- D'accord, sourit Ethan, entrons dans la danse…

Aussitôt, le visage de la jeune femme se renfrogna et elle bondit de son siège, le gratifiant au passage d'une giffle.

- Qu'est-ce que tu peux m'agacer par moment ! Tu t'écoutes parler ?

- Quoi ? Lui demanda Ethan en se redressant. C'est toi qui t'emporte toujours pour un rien.

- Moi je m'emporte pour un rien ! Ok tu sais, reste là, je vais changer d'air !

Folle de rage, Ilsa se dirigea vers le wagon, mais dans le passage entre les deux, les deux gorilles se mirent devant elle.

- Désolé, on ne passe pas.

- Quoi ? Vous n'allez pas me dire que le wagon est plein ! Je ne reste pas avec lui une minute de plus !

- On ne passe pas, répéta l'un des gorilles. Vous n'avez qu'à remonter vers l'avant.

- Mais qu'est-ce que tu fais ? Lui demanda Ethan en la rejoignant. Tu n'es pas obligé de te montrer en spectacle devant tout le monde et tu déranges ces messieurs en plus.

- Ne me parle pas !

- Pam…

- Ah non, ne m'appelle pas comme ça ! S'exclama la jeune femme en plongeant sur un des types.

Ethan plongea sur le deuxième et avant qu'il ne puisse réagir lui porta une clé d'étranglement en l'entraînant au sol avec lui. Ilsa frappa le sien à la gorge puis au plexus solaire. Il s'effondra à genoux et elle lui porta elle aussi une prise d'étranglement. Les deux gorilles frémirent puis convulsèrent avant de devenir inertes. Les agents secrets les tirèrent sur le côté et se redressèrent. Ethan dégaina son arme tout en fermant la porte de séparation qui menait à leur wagon.

- Qu'est-ce qu'on fait ? Demanda Ilsa.

- Il ne faut pas qu'ils arrivent à Los Angeles, répondit Ethan en lui tendant son arme avant de se pencher.

Il souleva la trappe et dégagea le système d'attache des wagons. Il prit une inspiration et se pencha, tentant de séparer les deux wagons de l'arrière du reste du train. Il y parvint pour l'une des sécurités, mais la deuxième lui résista. Il avait beau forcer, elle ne bougeait pas.

Ethan se redressa et tendit la main. Ilsa lui rendit son arme.

- Tu es sûr que c'est une bonne idée ?

- C'est la seule que j'ai, répliqua Ethan en tirant sur le mécanisme.

Ce dernier lâcha et il se redressa vivement pour bondir du bon côté. Le train devant eux fila pendant que les wagons restaient en arrière. C'était maintenant que tout allait se jouer.

...

A l'intérieur du wagon, Ruppert Roberts redressa la tête.

- Pourquoi on ralentit ?

Le dernier gorille haussa les épaules et le mercenaire afrikaans s'emporta.

- Va voir !

Ce dernier se leva pendant que le PDG lui adressa un regard étrange.

- Que se passe-t-il ?

- Je m'assure juste que vous n'arriviez pas en retard.

- Nous aurions été bien plus rapides par la voie des airs.

Roberts ne releva pas la remarque parce que ce fut à ce moment que son gorille ouvrit la porte, lui faisant comprendre que le train était déjà loin alors qu'eux…

- Quoi, mais ce n'est pas possible ?

Ce fut à cet instant que deux silhouettes bondirent dans le wagon. Ilsa plongea sur le type de l'entrée pendant qu'Ethan courait en direction de Roberts. Ce dernier sortit son arme, mais l'agent secret se catapulta par-dessus les fauteuils et roula au sol avec lui. Le mercenaire glapit pendant que le PDG poussait un cri de surprise.

Ethan passa deux coups de poings à Roberts et lui fit lâcher son arme. Il la poussa au fond du wagon et lui tourna un coup de poings. Ce dernier l'encaissa, mais attrapa un poignard à sa taille. L'agent senior le remarqua et lâcha sa prise pour se rejeter en arrière.

Ses réflexes étaient bons. Ils lui sauvèrent une nouvelle fois la vie même si la lame l'entailla sur le torse. Ethan glapit et porta la main à la coupure sanguinolente. Cela permit à Roberts de reprendre l'avantage. Le mercenaire se dégagea et le frappa au visage. Ethan s'écroula à moitié sur le sol et eut le temps d'apercevoir qu'Ilsa aussi avait du mal à se défaire de son adversaire. Un coup de pied le prit dans les côtes, le ramenant brutalement à la réalité. Sous la violence du choc, Ethan sentit l'une d'entre elles se briser. Il serra les dents et bloqua le deuxième coup de pied en se redressant. Il tourna un coup de poing à Roberts, mais ce dernier le bloqua, l'agrippa et le balança de l'autre côté de la pièce. Il fallait dire qu'il devait bien le dépasser de deux têtes. Ethan heurta brutalement le sol et s'encastra contre une caisse sombre qu'il n'avait pas vue.

- C'est bien ça que tu voulais, non ? Ricana Roberts en se rapprochant.

Il prit le temps de cracher du sang et un air mauvais se dessina sur son visage.

- Tu crois que je ne sais pas qui tu es ? La légende de l'IMF ! Il est temps que tu prennes une retraite définitive.

Roberts sortit de nouveau son poignard et le fit tourner de manière menaçante.

- Je vais t'égorger comme un porc Hunt, Lane voulait jouer, mais moi je n'ai pas sa patience.

Sous la menace, Ethan tenta de se redresser. Le sang pulsait à ses tempes et la violence du choc contre la caisse, l'avait à moitié assommé. Il poussa sur ses bras et sentit subitement un objet sous ses doigts… Des mots lui revinrent aussi en mémoire, des mots lointains, mais qui le définissait bien… « Je ne tire pas à tout va… »… mais son instinct de survie prit le dessus sur le reste.

C'était l'arme de Roberts, celle qu'il avait repoussé au début du combat sur laquelle ses doigts venaient de se refermer. D'un geste, il l'arma, la dressa et fit feu. La balle frappa le mercenaire entre les deux yeux. Il eut comme un hoquet et une expression de stupeur se dessina sur son visage alors qu'il s'effondra lourdement sur le sol.

Au même moment, Ilsa vint elle aussi à bout de son adversaire. Il s'écroula et la jeune femme se précipita vers Ethan. Le PDG la supplia.

- Je vous en prie, ne me faites rien !

- Tout dépend si vous êtes complice.

- Complice ? Mais de quoi ?

Ilsa ne perdit pas son temps à lui répondre et prit Ethan par le bras pour l'aider à se redresser.

- Tu vas bien ?

- Oui, marmonna ce dernier en jetant un coup d'œil à la caisse sur laquelle il venait de s'appuyer.

Ilsa suivit son regard.

- Tu crois que…

- On va le savoir…

Délicatement, Ethan déverrouilla les fermetures et ne capta même pas, la présence d'un hélicoptère qui vint se poser en travers de la voie. Benji et Luther en jaillir et coururent dans la direction des wagons.

- J'en reviens pas qu'il ait cru que tu voulais filmer un documentaire, lança Benji à Luther.

- Qu'est-ce que tu crois, j'ai des années de pratique ! Répliqua le hacker en sautant le premier dans le wagon. Hey ? Tout le monde va bien ?

- Je déteste les trains, marmonna Ethan en faisant sauter la dernière serrure de la caisse.

- Pourtant cette fois, on vient vous chercher avec un hélico, pas tenter de te tuer, répliqua Luther.

Ethan, comprit la référence et lui adressa un sourire amusé, un sourire qu'il perdit aussitôt en ouvrant la caisse. Le PDG se pencha timidement à ses côtés et lui demanda.

- Mais qu'est-ce que c'est ?

- Une ogive nucléaire.

- Une ogive !

- Oui, répliqua Ethan en regardant Luther droit dans les yeux… Le problème c'était qu'il nous en fallait deux.

- Quoi ? Mais qu'est-ce que ça veut dire ? S'exclama le PDG.

- Ça veut dire qu'il y en a une deuxième quelque part dans la nature, souffla Ilsa.

- Et qu'elle doit exploser aujourd'hui, renchérit Ethan…


Défis répondus :

Titre du jour : Titre du 16/08/2020 : Entrons dans la danse

La fin et le début : Première phrase 21 : "Quand on sonne à votre porte à trois heures du matin, ce n'est jamais bon signe." (Stormbreaker, Anthony Horowitz)

Couleur du jour : couleur du 10/08/2020 : Noir

Mot inconnu de la semaine : Mot inconnu de la semaine du 30/07/2020 : Délusoire (Propre à induire en erreur, à tromper, à faire illusion. Argument délusoire.)

Citation du jour : Citation du 14/07/2020 de George Santayana "Le difficile, c'est ce qui peut être fait tout de suite, l'impossible, c'est ce qui prend un peu plus de temps."

Alphabet des thèmes : D : Devoir

Qui est-ce ? : Ecrire sur un personnage dont le nom commence par un R

Expression de notre fleuriste : Dix-neuvième expression de notre fleuriste : Je dis ça, je dis rien.

1001 situations : Situation 173 : Un personnage A pirate l'ordinateur d'un personnage B

Prompts par milliers : Prompt 68 : « Respire, ça va bien se passer »

Le défi des baisers : Cent quatre vingt quatrième baiser : Un baiser au milieu de la foule

Prompt du jour : Prompt du 07/08/2020

"Tourne-toi discrètement... Et regarde derrière toi." "Où ça !?" "J'ai dit discrètement..."

La blessure de votre personnage : Blessure 3 : Une coupure (je reprends !)

Mot du jour : Mot du 16/05/2020 : Violence

Où comment tuer votre personnage : Mort 12 : Votre personnage meurt d'une balle dans la tête (je reprends)