Invités : Hannibal Lecter et Will Graham

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La foule était nombreuse. Trop nombreuses. Milles visages inconnus et connus, qui n'auraient pas du être là, physiquement présents. Qui auraient du rester d'encre et de papier, ou de pixels. Le monde semblait fous, alors que Will se sentait pris de vertige devant tous ces gens. Ici des personnages de Stargate, là bas Harry Potter et ses amis, et un peu plus loin les Power Rangers aux complets. Trafalgar Law discutait avec le Docteur Strange non loin de la Princesse Zelda dansant une valse avec Aragorn.

Mais tous cela ne parvenait pas à impressionner Will. La seule personne qu'il cherchait, le seul être important dans cet foule démente était Hannibal. C'était ensemble, qu'ils étaient arrivé au château, une semaine plus tôt, afin que le cannibale puisse s'organiser avec les autres cuisiniers pour le festin.

L'ancien analyste c'était retrouvé presque seul, à errer dans le château tous les jours, explorant ses couleurs et ses pièces aux dimensions dérangeantes. Comment un tel endroit pouvait exister ? Pourquoi semblait il sans fin par instant, et si rationnel et petit par d'autres ? N'aurait-il du pas se perdre dans ses galeries absurdes ?

Une main se posa sur l'épaule de Will. Il sursauta, et se retourna, faisant face au sourire doux du cannibale. Avec délicatesse, Hannibal se pencha sur son amant pour l'embrasser.

-Mon devoir est accompli. Je suis tout à toi.

-Allons nous donc rester toute la soirée ?

-J'y compte bien…

L'ancien analyste regarda autour de lui, fixant un groupe des différentes version de Sherlock Holmes. Tous étaient là, de celui sortant des gravures qui accompagnaient les premières éditions à l'incarnation de la série de la BBC, en passant par la souris du dessin animé de Disney.

-Tous cela n'a aucun sens. Comment…

-Il faut que tu étendes ton esprit, Will. Tu es intelligent, tu peux le faire. Pourquoi n'existerait il qu'un seul monde, qu'une seule forme de logique et de science ? L'esprit humain peut créer mille merveilles, Will, et mille horreur. Laisse toi aller.

Fermant les yeux, l'ancien analyste se laisse aller dans les bras de son amant, serrer contre lui, la foule au milles visages disparaît. Seul reste le son de la valse que les Muses jouent en ce moment même. Ça et le parfum d'Hannibal si particulier, et si puissant.

Les deux hommes restent un instant ainsi, puis le cannibale écarte avec douceur son amant, et prend délicatement son visage dans ses mains.

-Viens Will. Il y a des choses que je veux te montrer. Mais d'abord, tu as besoin de forces. Vient manger.

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Ensemble, les époux meurtriers s'approchent de la table du buffet. Une fois de plus, le cerveau de Will a du mal à en figurer les limites. Mais il se concentre sur Hannibal, son pilier au sein de cette folie, et les dimensions mystiques de la salle s'effacent.

Devant lui, de nombreux tréteaux recouverts d'un nappe immaculée soutiennent un buffet hors du commun. Les mets sont un kaléidoscope de formes, de couleurs, d'odeurs, et surtout de goûts.

Lorsque Hannibal lui tend une assiette composé d'un assortiment de plats qu'il a lui même choisit, Will n'hésite pas une seconde à tout manger. Il a confiance en son amant et son goût pour la cuisine. Même ses habitudes alimentaires… particulières, diront nous, ne déragent plus l'ancien analyste. À dire vrai… Il y a pris goût.

Il restèrent un moment ici, puis Hannibal pris la main de son amant.

-Viens. Je voudrais te montrer un endroit avec… Moins de monde.

Les deux hommes s'éloignent de la foule, et s'avancent dans l'un des couloirs du château. Le cannibale appuie sur l'une des pierres du mur. Une tapisserie se soulève, laissant entrevoir un escalier creusé dans la roche, descendant dans les entrailles de la terre. À intervalles régulier, des lanternes sculptées sont fichées dans la roches, donnant l'impression que des bras de squelettes sortent des murs pour éclairer le passage. Une odeur ocre flotte dans l'air, une odeur que les deux amants connaissent trop bien ; l'odeur du sang.

Will adresse un visage surpris à Hannibal, qui se contente de sourire. Et les deux hommes commencent à descendre les marches.

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Avertissement : ils arrivent dans la salle de torture. Normalement, il n'y a rien de trop gore, mais si des monstres dévorant des humains et des mentions de tortures vous gênent, je vous invite à passer votre chemin et attendre le chapitre de demain.

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Les grottes semblent brutes. Le sol est irrégulier, et sur les parois, des chaînes sont fichés, au côté de nombreux instruments de tortures. Une cinquantaine de personnes semblent présentes, en plus des monstres.

Will marque un temps d'arrêt en les voyant. Son regard tombe d'abord sur un clown au front démesuré et au visage blanc. Deux lignes écarlates barrent ses yeux, avant de se rejoindre sur les coins de sa gueule grande ouverte. Il le sait, ce monstre a du avoir l'air humain, à un moment ou l'autre. Mais ce n'est plus le cas. Sa mâchoire démesurée se referme sur le ventre d'un ado aux cheveux doré. L'ancien analyste reconnaît Joffrey Baratheon. Son visage est déformé par la peur, l'horreur et la douleur. Il s'agite, tentant de se dégager de la mâchoire de Ça, mais ses efforts de font que le blesser un peu plus. Implacables, les crocs du monstre de Derry lacèrent la chair tendre du prince, laissant dans leurs sillons des flots de sang. Et Ça tire d'un coup pour mastiquer sa bouchée, laissant Joffrey hurler et pleurer, un trou béant dans le ventre.

Laissant l'entité à son repas l'analyste suis son amant dans la grotte, regardant les autres monstres. Une masse noir, semblant visqueuse et tapis dans un coin. Musclée, elle ressemble à une version horrifique d'un Spiderman, et sa langue interminable est enroulée autour du coup de Bellatrix Lestrange. L'air dément de la sorcière se teinte de peur, alors que les bras du monstre, Venom, viennent attraper ses bras. Fière, elle se refuse de crier, cherchant à tâtons sa baguette. Mais la gueule du premier symbiote de Marvel se rapproche, se faisant toujours plus grande. Sa langue se rétracte, goûtant la joue de la femme, avant que la mâchoire se referme d'un coup sur la tête de la femme, en une giclée de sang.

Un cris et un rire attirent l'attention des époux meurtriers. Le cris vient d'une voix bien connue des deux hommes ; Alana Bloom. Le rire est dément, comme possédé ; le Joker. Attachée au mur par des menottes, la jeune femme semble pendre misérablement. Son visage est parcouru par un sourire de l'ange, et sa peau est un patchwork ; ici une coupure, là une brûlure du à l'acide et ici encore des marques de coup.

Le Joker était penché sur elle, un sourire dément.

-Souris ma petite… J'avais une psychiatre avec moi, elle souriait beaucoup plus que toi… Pourquoi. Tu. N'es. Pas. Drôle ?!

Will regarda Hannibal.

-On devrais intervenir non ? Vu qu'on la connaît ?

-Tu tiens à retirer son jouet au Joker.

-Non.

-Viens alors, le Comte nous as préparer un jouet. Je souhaite cuisiner son foie, qui doit être des plus impressionnant.

Le cannibale guide son amant vers un colosse ligoté sur un chevalet. Il possédait une barde noire très fournies,et était assez corpulent.

-Marshall D. Teach, plus connus sous le nom de Barbe Noire, annonça Hannibal en retirant sa veste. Il vient de l'univers de One Piece, et il est fort peu apprécier. Ses pouvoirs sont neutralisés grâce à du granite marins. Et Dracula nous l'offre en divertissement. Veux tu commencer ?

L'air pensif, Will s'approche, observant les couteaux. Il en choisit un, et plante son regard dans celui d'Hannibal.

-Ensemble ?

Le cannibale sourit tendrement.

-Ensemble alors.

Et ils se tournent vers Barbe Noire. Au vue des sourires des deux hommes, le pirate se mis à regretter certaines choses qu'il avait fait.


Conclusions le premier Octobre, avec des invités surprises...