Bonjour ! Cette fic est sur Kenma et aura un triangle amoureux assez angsty Kuroo-Kenma-Hinata, j'aime les deux ships et aucun bashing de personnage ou de ship n'est prévu.

Il y aura aussi des thèmes sexuels plus tard, mais pas avant que les personnages ne grandissent.

Mes headcanons sur Kenma qui n'aime pas être touché n'engagent que cette fic et le but n'est pas de créer de la controverse.

La fic ne va pas plus loin que les sorties françaises du manga niveau spoilers, mais un peu plus loin que l'anime. Certains passages seront pour la saison 5.

Bonne lecture !


Tout commence quand Kuroo rapporte un ballon de volley, et Kenma réalise que quand il a proposé d'essayer ses jeux préférés, il n'a jamais précisé qu'il parlait de jeux vidéo. Il n'est pas loin de le dire à haute voix, mais il ne peut blâmer que lui-même. Il sait que les mots exacts comptent.

Et puis, il est curieux, parce que Kuroo a une expression d'espoir ensoleillé sur le visage qu'il ne lui a jamais vue, et il aimerait apprendre ce dont il est capable, connaître les différentes facettes du garçon que ses parents ont désigné comme un camarade de jeu.

C'est donc malgré un esprit rempli de méfiance qu'il se dirige vers le petit parc - presque vide, heureusement - où Kuroo commence à lui expliquer les règles - ce qui est intéressant - et à insister pour qu'il reçoive la balle - ce qui l'est moins. Kenma se met à s'imaginer que c'est une orbe magique, que l'empêcher de tomber par terre est la seule façon de l'empêcher de se briser, et qu'ils en ont besoin pour vaincre un ennemi... Kuroo le fait trop courir pour qu'il ait le temps d'imaginer les détails. La prochaine fois.

Kuroo ne semble pas du tout déçu que Kenma n'ait aucune expérience, n'aime pas le sport, et échoue dans la plupart de ses tentatives même quand il décide de s'y mettre sérieusement. Son indulgence est éternellement un peu mystérieuse, mais bienvenue. Les échecs de Kenma semblent presque aussi peu pesants que quand personne ne le regarde, et ses quelques progrès entraînent chez Kuroo un enthousiasme qui lui réchauffe les joues.

Plutôt que de penser en termes d'orbes qui ne se brisent pas, il pourrait peut-être compter en gagnant des points d'amitié, et il sourit en voyant son score qui augmente.

Un jour, Kenma réussit une passe qui semblait complexe, et Kuroo jubile et saute en l'air et le prend dans ses bras. Kenma se fige. Il n'aime pas ça du tout, même s'il le supporte avec ses parents. Ni la façon dont il se retrouve ainsi prisonnier, ni la sensation même de frottement, imprévisible, et demandant trop de lui. Il sait que c'est censé être plaisant pour lui. Cela ne fait que rendre le malaise plus pesant. Au moins, quand le ballon de volley lui meurtrit les bras, il ne prétend pas vouloir son bien.

Kenma bafouille, essaie de reculer. Ce n'est que lorsqu'il arrive à trouver les mots, pour dire qu'il n'aime pas ça, que Kuroo le laisse partir. Kenma se demande s'il a perdu des points d'amitié. Probablement. Mais il voudrait - il aime bien la compagnie de Kuroo, mais pas au point de faire semblant d'accepter ce qui lui écorche les nerfs.

« Oh, pardon. » répond Kuroo. Puis un long silence flotte autour d'eux. Tant pis, se dit Kenma, si Kuroo le trouve bizarre et cherche d'autres amis. Il a l'habitude d'être tout seul, et rester chez lui est moins fatigant.

Et puis Kuroo lui sourit, et commence à expliquer « C'est super, tu sais, parce qu'au volley, on ne se touche jamais, sans compter que l'adversaire est de l'autre côté du filet, donc il n'y a pas de risque... »

Kenma sent un sourire se former sur ses lèvres, alors que Kuroo répond à ses confessions embarrassantes en insistant encore plus sur le fait qu'il devrait faire du volley. C'est complètement déplacé et absolument parfait. Et c'est Kuroo qui gagne des points d'amitié, à ce moment. Kenma se demande s'il peut les voir.

Kenma lui dit presque, à ce moment, qu'il n'aime pas qu'on le touche, mais que juste toucher quelqu'un est différent. Mais c'est déjà trop intime pour lui d'en avoir parlé, alors il se contente de faire une passe supplémentaire, de montrer qu'il accepte totalement son argumentation. Il ne peut pas trouver les mots, mais une étrange compréhension nébuleuse flotte entre eux, alors ce n'est pas grave, il n'en a pas besoin.