***** ЖЖЖЖЖ ***** ЖЖЖЖЖ *****

Note de la traductrice : L'été est bien terminé, les vacances aussi. Avec beaucoup de retard, je vous souhaite à tous une très bonne rentrée, au travail comme à l'école !

ЖЖЖЖЖ

Chapitre 7 - Agir

« Hé, loupiot : le dîner est prêt. » appela Sirius, alors qu'il commençait à servir leur dîner dans les assiettes.

Cela avait été une longue journée.

Il avait apporté les tomes trouvés au Square Grimmaurd chez les Guérisseurs, et ils avaient discuté de leur plan pendant un long moment. Puis il s'était arrêté au Ministère, pour voir comment se déroulait le processus d'adoption.
En effet, il voulait adopter Harry légalement et par le sang, pour éviter tout problème, et faire de lui le prochain Héritier Black. Il ne voulait certainement pas que le fils de Lucius Malefoy hérite du titre !

Il avait été content, à son arrivée là-bas, de voir que tout était presque terminé. Apparemment, le Ministère se mettait en quatre pour le rendre heureux...
La paperasse était terminée, et sa signature avait scellé la transaction. Désormais, Harry devait juste prendre la potion d'adoption par le sang... Ce qu'il ferait dès que tout le problème de l'Horcruxe en lui serait réglé.
En effet, les Guérisseurs estimaient que c'était plus sûr de cette façon. Mais légalement, Harry était déjà son fils !

ЖЖЖЖЖ

Un sourire jouait sur son visage, à chaque fois qu'il se souvenait du moment où il avait demandé à Harry s'il était d'accord pour être adopté.

« Tu veux m'adopter, moi ? » avait demandé Harry, surpris. « Moi ? »

« Eh bien, euh, oui, si ça te va. » avait dit Sirius, maladroitement. « Je ne veux pas que tu penses que je veux remplacer James, mais tu es mon loupiot, et je veux m'assurer que tu es protégé, et... »

« Tu veux être mon père ? » avait demandé Harry, le visage toujours aussi choqué. « Tu veux que je sois ton fils ? »

« Eh bien, » avait répondu Sirius avec un sourire nerveux, « pour moi, tu es déjà mon fils. Maintenant, je veux juste savoir si tu accepterais... »

Il avait été coupé par la soudaine absence d'air dans ses poumons, quand Harry s'était lancé dans son plexus solaire.

« Oui ! » avait-il entendu venir depuis son ventre, et Sirius avait tenu Harry en caressant ses cheveux en désordre.

Il avait été si nerveux, alors qu'il n'aurait pas dû. La Guérisseuse d'Esprit lui avait dit qu'Harry accepterait probablement, et que cela ferait des merveilles pour le garçon d'accepter que Sirius était sérieux [to accept that Sirius was serious]. Que Sirius était fiable, et qu'il n'abandonnerait pas Harry.

ЖЖЖЖЖ

Après le Ministère, quand Sirius était rentré chez lui, Remus s'était contenté de partir sans un mot pour lui. Rien.

Il n'avait même pas mentionné son explosion de la veille. Ni à son arrivée pour le cours, alors que Sirius était parti pour Square Grimmaurd (afin de récupérer les livres qu'il y avait laissés), ni à son départ de la maison. Apparemment, c'était la punition de Sirius, pour avoir puni Remus pendant si longtemps.

Sirius devinait que c'était parce qu'il avait si mal pris les actions de Remus. Mais il l'avait aimé. Il l'aimait toujours. Ils avaient été ensemble.
Remus n'aurait-il pas dû mieux le connaître ? Se battre plus pour lui ? Se battre pour Harry ? N'avaient-ils pas décidé qu'Harry était le loupiot qu'ils ne pouvaient pas avoir ?

Il ne voulait pas penser à Remus partant avec tant de colère contre lui. C'était une chose quand lui était en colère contre Remus : il se sentait alors justifié.
À présent, il se sentait juste inquiet parce qu'il ne reverrait pas Remus avant lundi, et qu'il savait que Remus et Dumbledore pourraient être en danger le lendemain. Il ne voulait pas que Remus soit en danger à cause de sa colère contre lui...

Sirius était confus : il voulait être en colère contre l'autre homme, et en même temps il voulait avoir ses bras autour de lui. Il souffla en remuant une dernière fois la salade.
Quelles stupides pensées déroutantes ! Sirius les chassa de son esprit, et préféra regarder Harry assis sur le tabouret devant lui.

« Alors, j'ai croisé ces enfants hier à Poudlard. » commença-t-il lentement, et Harry plissa les yeux avec suspicion. « Ils voulaient te parler. Ils disaient qu'ils voulaient s'excuser. Une fille aux cheveux touffus. Un garçon avec des taches de rousseur. Ça te semble familier ? »

« Pourquoi voulaient-ils s'excuser ? »

« Ils estiment qu'ils ont foiré. Ils veulent s'expliquer. »

« Ils ne me détestent pas ? » demanda doucement Harry.

« Non. » sourit tristement Sirius. « Ils avaient peur, loupiot. Pas de toi ! » s'empressa-t-il d'expliquer, au regard qu'il reçut.
« Des autres enfants. Toi aussi, tu avais peur, n'est-ce pas ? » Harry acquiesça. « Eux aussi, et parfois les gens ont trop peur pour défendre ce qui est juste. »

« Comme Lunard ? » Putain, pensa Sirius.

« Ouais, je suppose. » Sirius essaya de changer de sujet, en retournant à Ron et Hermione. « Veux-tu les revoir ? Peut-être à Pré-au-Lard. Les Trois-Balais ont une Bièraubeurre géniale. Nous pourrions y aller, vous pourriez parler tous les trois, et ensuite tu pourrais décider quoi faire. »

« Je suppose. J'aimerais les voir. » répondit lentement Harry. « Et les écouter. Comme nous avons écouté Lunard. Et ils me manquent, alors... Je ne sais pas. Je suppose... Ça dépendra de ce qu'ils diront. »

Sirius sourit, et ignora le commentaire sur Lunard. Non, il n'y pensait pas. Il écrirait juste aux deux enfants plus tard, pour voir quand ils pourraient se rencontrer.

ЖЖЖЖЖ

Saloperie ! Il ne pensait qu'à ça : il ne pouvait pas s'empêcher de penser à cet imbécile de Lunard !

Il secoua ses couvertures, enfin, le peu qui restait sur lui. Il avait tellement ballotté dans tous les sens, en essayant de s'endormir. C'était le mot juste : "essayer"...
Il se leva, attrapa sa veste en cuir, et la mit par-dessus son pyjama. Il enfila à la hâte les baskets qu'il aimait. Il ne pouvait pas les utiliser souvent : il devait être présentable en tant que Lord Black, pour imposer le respect à ces réunions du Conseil et du Magenmagot. Mais sinon, il mettrait des baskets tous les jours, de préférence aux bottes !

Il vérifia Harry, qui dormait paisiblement. Petit bougre effronté...

Il ne voulait pas laisser Harry seul, mais à moins de le réveiller et de lui faire ajouter Kreattur aux protections, il n'avait pas le choix. Sans compter que, même s'il avait pu conclure une trêve avec l'elfe, il ne lui faisait toujours pas entièrement confiance avec Harry.

Sirius inspira profondément : il serait absent juste un instant, vingt minutes tout au plus, et Harry était en sécurité... Personne ne pouvait entrer ici, et Harry y avait déjà été seul.
Ouais, il transplanerait, ferait ce qu'il avait à faire, serait de retour, et dormirait paisiblement... Il acquiesca fermement.

Il sortit de l'appartement, sortit du bâtiment, puis alla dans la ruelle, où il transplana dans la Demeure Lupin. Il n'attendit pas d'invitation : il fit irruption avec un Alohomora - apparemment, Remus n'avait pas changé les protections -, et se dirigea vers la chambre de Remus, où le loup-garou avait le culot de dormir paisiblement.

Sirius lança un Aguamenti sur l'autre homme, qui se réveilla en sursaut ! Il l'attrapa alors par les épaules, et il l'embrassa.

« Si tu oses mourir demain, je te tuerai. » siffla-t-il en poussant Remus sur le lit. « Je t'attendrai pour que nous puissions parler. Tu as intérêt à revenir ! »

Et il s'éloigna, sans prêter attention au cri : « Comment comptes-tu me tuer exactement, si je suis déjà mort ? »

ЖЖЖЖЖ

La porte s'ouvrit doucement, et la silhouette dans le lit ne bougea pas. L'homme entra tranquillement dans la pièce, et regarda l'autre dormir pendant un moment.

Il était positivement étourdi depuis la nuit dernière. Il ne pouvait pas y croire !
Il savait qu'il avait échoué. Il le savait, et c'était pourquoi il n'avait pas poussé plus loin. Pourquoi, d'abord, il n'avait même pas évoqué leur relation.

Il était content d'avoir donné ce baiser à Sirius.
Pour être parfaitement honnête, il ne comprenait toujours pas ce qu'il avait fait. Tout son contrôle parfait, et ses secrets bien gardés avaient tous été révélés dans un accès de colère... Il en était cependant reconnaissant. Parce que, s'il ne l'avait pas fait, ils seraient toujours tous les deux dans une impasse.

Bien sûr, il savait que ce ne serait pas facile. Sirius aurait probablement besoin de beaucoup de temps avant de croire que, cette fois, Remus ne les abandonnerait pas, Harry et lui.
Remus avait pu être stupide autrefois, avoir commis une énorme erreur. Mais s'il y avait une chose qu'il savait faire, c'était d'apprendre de ses erreurs, et de ne pas les répéter. Et il ferait ses preuves autant de fois qu'il le faudrait.

Il ôta ses chaussures et sa veste, et se glissa sur le lit. Il ne savait pas s'ils étaient prêts pour ça... Mais là encore, Sirius n'avait jamais été du genre à faire les choses lentement !
Il se rapprocha un peu plus, et enveloppa la bouche de l'autre homme dans un baiser. Celui-ci y répondit, jusqu'à ce que son cerveau probablement embrumé se remette en marche, et qu'il recule.

« Quoi, comment... Comment es-tu entré ici ? »

« Je suis entré dans les barrières. » répondit Remus simplement. « Puis j'ai marché. Un pied devant l'autre. » continua-t-il, en imitant le mouvement avec les doigts de la main qui ne le soutenait pas.

Il pouvait voir le regard de Sirius, grâce à la faible lumière qui venait de la rue.

« Ha-ha, trèèès drôôôle. » dit Sirius d'un ton dédaigneux.

Puis il fit une grimace, et passa une main sur le visage et les vêtements de Remus.

« Pourquoi es-tu aussi poussiéreux ? »

Remus haussa les épaules : « L'endroit était abandonné depuis des années, et nous avons dû le vérifier minutieusement pour les barrières. Ça nous a pris toute la journée, et une partie de la nuit.
Nous avons détruit l'Horcruxe. C'était un anneau. Albus a failli le mettre, mais je l'ai arrêté, et nous avons utilisé le Feudeymon. Ça devait avoir un sortilège de compulsion, ou quelque chose comme ça. J'ai préféré ne pas prendre de risque.
Tu aurais pu prévenir, d'ailleurs. Je pensais être attaqué par un esprit. »

Sirius lui fit un sourire diabolique, tout en se reposant confortablement sur le côté, avec la tête appuyée sur la main.

« Alors, tu pensais juste que tu pouvais venir ici, et prétendre que c'était il y a douze ans, et que tu viens juste de rentrer d'une mission ? » demanda-t-il nonchalamment.

« Oui. » répondit Remus, en enlevant simplement sa chemise poussiéreuse, en se laissant tomber sur le lit, et en desserrant son pantalon.

Sans même demander, il se glissa sous les couvertures, et se tourna légèrement vers Sirius : « Si ça ne t'intéresse pas, ça va. Je suis déjà crevé. »

Et il se retourna et ferma les yeux, en s'interdisant de sourire quand il entendit Sirius bégayer : « Tu ne peux pas, descends de mon lit... C'est ça, fais comme chez toi ! »

Il ignora Sirius et resta allongé. Celui-ci essaya bien de le pousser, mais Remus ne bougea pas. Au bout d'un moment, Sirius abandonna, et se tourna vers l'autre mur.

« Très bien, mais... Juste parce que je suis une bonne personne, et que tu peux dormir là... Seulement dormir, note le bien ! Pas de coups fourrés ! »

Le sourire de Remus s'élargit.

ЖЖЖЖЖ

« Hum-hum, je comprends. » dit Sirius en se rongeant les ongles, alors qu'il était pratiquement jeté par-dessus le comptoir, en train de parler au téléphone. Remus fronça les sourcils en le voyant.

Il n'avait pas été heureux de se réveiller, pour voir que Sirius était déjà sorti du lit. Il avait enfilé un pantalon de pyjama de Sirius et un t-shirt blanc, qui étaient trop ajustés pour le confort.
Sirius avait toujours été plus grand que lui, plus musclé. Mais il ne s'était toujours pas remis des années d'Azkaban, et le fait que ses vêtements aillent à Remus, au lieu d'être trop amples, en était un rappel.

Remus regarda autour de lui, et fronça à nouveau les sourcils. Il vérifia la chambre d'Harry, mais elle était vide.

« Tu vas devoir attendre pour prendre une douche. » lui annonça Sirius. « Et d'ailleurs, tu en as besoin. Je n'aurais pas dû te laisser dormir dans mon lit, avec une telle saleté. »

Remus ignora la remarque, et remarqua enfin les sons de la salle de bain. Donc, Harry s'y trouvait.

« Je n'avais pas réalisé que tu possédais un téléphone. » dit-il calmement, en se versant un peu du jus de fruits qui était sur le comptoir.

Sirius regarda le téléphone sans fil qu'il venait de raccrocher. « Ouais, eh bien : j'en avais besoin pour les avocats moldus. Sauf que nous l'utilisons si rarement, que je l'avais accidentellement enterré sous un tas de vestes. »

« Qu'est-ce qu'ils ont dit ? »

« Quoi ? »

« Les avocats. »

« Oh. » Sirius jeta un coup d'œil à la porte de la salle de bain, et baissa la voix.

« Ils pensent avoir trouvé quelqu'un qui peut nous aider. Une institutrice qui a eu Harry dans sa classe. Elle avait en fait signalé ses soupçons aux services sociaux, mais avant que quoi que ce soit ne se produise, elle a été renvoyée.
Les avocats ont mis un certain temps à la retrouver. Elle a dit qu'elle avait découvert plus tard que Pétunia Dursley était allée dans un salon de thé, avec quelqu'un qui était haut placé dans le bureau local des services sociaux, et qu'ils l'ont probablement alertée.
Les avocats ont creusé, et il s'est avéré que l'affaire avait été enterrée, mais pas vraiment clôturée. Donc, ils pensent pouvoir l'utiliser. »

« Et c'est bon ? »

« Oui : cela signifie que les services sociaux ont une raison d'ouvrir une enquête, malgré le fait qu'Harry n'est plus sous leur garde. Les avocats ont dit qu'ils enquêtent maintenant sur la corruption et la dissimulation.
Et ils ont également trouvé que Pétunia et Vernon n'ont jamais pris la peine de légaliser leur tutelle. Donc, techniquement, ils ont eu un enfant avec eux qui n'était pas leur pupille. Ils se demandent d'ailleurs comment ils ont réussi à l'inscrire à l'école, l'emmener chez le médecin, et toutes les autres obligations administratives.
Ils espèrent qu'en prenant cet angle, ils puissent prouver quelque chose, même s'ils n'arrivent pas à obtenir quelqu'un pour corroborer l'abus. »

Remus acquiesça, satisfait : les Dursley devaient payer, d'une manière ou d'une autre, même s'ils les arrêtaient pour autre chose !

Remus s'éclaircit la gorge et commença : « Écoute, Sirius... »

« ...Je veux un rendez-vous ! »

« Pardon ? »

« Tu m'as bien entendu. Je t'aime, » Sirius inspira profondément, « c'est toujours vrai, mais tu m'as fait beaucoup de mal. » finit-il en regardant Remus.
« J'ai besoin que tu me prouves que tu ne le feras plus. Ou que tu ne blesseras pas Harry. Maintenant, je ne suis plus seul : je ne peux pas juste te laisser entrer dans nos vies à ce niveau sans en être sûr, donc tu dois me courtiser.
Ouais, c'est ça. Tu dois prendre les choses lentement, et tout... Tu sais. Ce que nous n'avions pas eu la première fois, parce que nous étions colocataires, et... »

« ...Déjà tout le temps collés ensemble ? »

« Ouais. » approuva Sirius avec un petit sourire. « Je ne te fais plus confiance. Pas comme je l'ai fait autrefois. Tu dois me prouver le contraire. »

« Je le ferai. » répondit Remus, en se penchant sur le comptoir avec un sourire, pendant qu'il prenait une gorgée de son jus.

Le moment fut interrompu par Harry, sortant de la salle de bain avec les cheveux tout mouillés. Il les regarda tous les deux, et soupira.

« Super, maintenant vous êtes mariés, et vous allez devenir bizarres. » souffla-t-il, avant d'aller dans sa chambre.

Remus regarda Sirius, perplexe.

« Il pense que les gens mariés sont bizarres. »

ЖЖЖЖЖ

« Hé, loupiot, on peut parler ? » demanda Sirius, en ouvrant lentement la porte de la chambre.

« On va toujours voir Ron et Hermione ? »

« Oui, mais plus tard. Je voudrais parler de Remus. » répondit Sirius, en s'asseyant sur le lit, et en tapotant l'endroit à côté de lui.

« Je t'ai dit que ça ne me dérange pas. Juste, je ne veux pas que vous deveniez bizarres. » rétorqua Harry, en s'asseyant et en regardant Sirius.

Sirius soupira : « Qu'est-ce que tu veux dire par là ? »

« Tu sais. » Harry haussa les épaules. « Comme M. Weasley et Mme Weasley, cet été. Mme Weasley disait quelque chose mais ne finissait pas, et M. Wesley répondait... mais elle ne finissait jamais !
Oncle Vernon et tante Pétunia font pareil. Ça me rend dingue, parce que je ne sais pas de quoi ils parlent, et alors je ne sais pas à quoi m'attendre ! »

Ah, Sirius comprenait. Ce n'était pas la façon dont de nombreux couples finissaient les pensées l'un de l'autre qui inquiétait Harry. C'était le fait qu'Harry avait besoin de savoir ce qui se passait, pour savoir comment cela l'affecterait. Surtout parce que chez les Dursley, cela pouvait signifier une punition corporelle...

Il se tourna vers Harry : « J'en parlerai à Remus, et nous ferons un effort pour toujours laisser l'autre finir ce qu'il dit, d'accord ? »

« D'accord. » Harry acquiesça, mais n'eut pas l'air convaincu.

« Mais nous en avons parlé avec la Guérisseuse, et tu sais que je ne te ferai pas de mal, n'est-ce pas ? »

Harry acquiesça timidement.

« Ou laisser quelqu'un d'autre le faire. »

« Et Remus ? » demanda courageusement Harry.

« Je ne le laisserai pas faire, et il ne le fera pas. Il ne l'a jamais fait, et pourtant tu as été seul avec lui, n'est-ce pas ? »

« Ouais, mais c'est différent. Les enseignants ne peuvent pas faire ce que les parents peuvent faire. »

Ce qui, dans l'esprit d'Harry, signifiait une bonne raclée...

Sirius obligea doucement Harry à le regarder, en remontant son menton avec un doigt très doux.

« Ni Remus, ni moi, ne te frapperons jamais. Jamais. Peu importe ce que tu fais. Tu comprends ? »

Harry haussa les épaules, et Sirius soupira. Il espérait qu'un jour, Harry le croirait...

***** ЖЖЖЖЖ ***** ЖЖЖЖЖ *****