Disclaimer : Il s'agit d'une traduction de « Just One of Those Things » de « PenguinBuddy »

Les personnages appartiennent à J. K. Rowling et l'histoire à ''PenguinBuddy''. Je me contente de traduire cette histoire avec l'accord de l'auteur.

Pour d'autres traductions du même auteur, voir le travail de DelfineNotPadfoot.

Bonne Lecture.

Chapitre premier : Une relation amoureuse

L… J

– Tes parents t'obligent à sortir avec Hestia ? demanda Sirius en regardant son meilleur ami avec incrédulité.

– En gros, oui, marmonna James en enfonçant ses mains au fond de ses poches.

– Je peux savoir pourquoi ? fit Sirius avec une expression curieuse sur son visage charmeur.

James shoota dans un caillou au sol.

– Tu sais pourquoi. Ils pensent que puisqu'on va se marier, on doit commencer par sortir ensemble. Que l'on soit fiancés ne leur suffit plus. Maintenant, il faut aussi que l'on sorte ensemble.

Sirius réfléchit un moment :

– Bon, d'un côté, je comprends leur point de vue, commença-t-il, en ignorant l'air outragé de James, il est vrai que Hestia et toi vous connaissez plutôt bien et êtes amis, mais sortir avec elle est autre chose. Peut-être s'attendent-ils à ce qu'en sortant ensemble, vous commenciez à tisser une véritable relation amoureuse.

– Ce qu'ils attendent, contesta James, c'est une maison remplie d'enfants pour perpétuer la lignée des Potter.

– Tu penses que tes fiançailles sont uniquement basées sur la volonté de conservation du sang-pur ? hésita Sirius.

– Pas totalement, non. Les Albright et les Potter sont amis depuis des siècles. Il y a même déjà eu des mariages entre les deux familles par le passé. Mais je n'ai aucun doute quant au fait que derrière cette étiquette « amis de famille », se cache la volonté de garder le sang pur.

– Humm… songea Sirius en levant les yeux au ciel. Au moins je suis heureux que mes parents ne se préoccupent pas assez de moi pour m'organiser un mariage arrangé.

L… J

Hestia claqua la porte, souriant quand le bruit couvrit les cris de colère de son père.

Ses parents venaient juste de l'informer qu'elle allait sortir avec James Potter cette année. Et qu'elle n'avait pas son mot à dire.

Elle se laissa tomber dans son lit en soupirant. James et elle avaient grandi ensemble, ils étaient amis d'enfance. Elle l'appréciait, mais seulement comme un ami.

Aussi loin qu'elle puisse se souvenir, il avait été présent dans sa vie. Leurs parents avaient décidé de leur mariage alors que leurs enfants étaient âgés de deux ans. Depuis ils avaient été tenus de passer du temps ensemble.

Enfants, ils avaient partagé leurs jeux, leurs familles dînant ensemble au moins une fois par semaine et se retrouvant également pour leurs vacances.

Jetant un regard circulaire sur sa chambre, elle put faire le tour de tout ce que James lui avait offert au cours des années passées. Ils avaient beau être tous deux à Poudlard et n'être seulement qu'amis, ils étaient toujours tenus de s'échanger des cadeaux.

– Hestia ?

La poignée pivota et la porte de sa chambre s'ouvrit lentement, pour révéler sa mère qui se tenait dans l'embrasure.

– Quoi ? grogna Hestia d'un ton boudeur, refusant de regarder sa mère, préférant garder les yeux rivés au plafond.

– Hestia… s'il te plaît, regarde-moi, lui demanda doucement sa mère en venant s'asseoir au bord du lit.

Hestia roula sur le flanc pour s'éloigner de sa mère

– Hestia, je sais que tu ne veux pas sortir avec James, mais vous aller tous les deux vous marier. Vous avez besoin de passer du temps ensemble avant ça.

– Je ne peux pas l'épouser sans passer par le moment où l'on sort ensemble ?

– Ton père et moi pensons que ce serait plus facile pour vous deux si vous aviez une relation amoureuse avant le mariage.

Hestia se tourna et fixa sa mère, n'en croyant pas ses oreilles :

– Une relation amoureuse ?

– Bien sûr, ma chérie.

– Il faut avoir un minimum de sentiments pour l'autre personne si l'on veut construire une « relation amoureuse ». Cela ne tombe pas du ciel sitôt que deux personnes sortent ensemble, protesta Hestia, sa voix montant d'un ton.

– Mais tu as des sentiments pour James, contesta Mrs. Albright comme si l'amitié qu'elle partageait avec James pouvait être la base d'une relation amoureuse.

– Comme ami, mais rien de plus !

Hestia avait envie de crier sur sa mère. Elle n'écoutait donc rien ?

Celle-ci se leva et passa la porte.

– Tu changeras d'avis, Hestia, quand tu auras commencé à sortir avec lui. Maintenant, repose-toi un peu. Tu ne voudrais pas rater le train demain.

« Bonne nuit, conclut-elle avant de fermer la porte derrière elle.

Hestia retomba sur son lit et étouffa un cri dans son oreiller. Sa mère n'avait-elle rien écouté de ce qu'elle avait dit ?

Bien sûr que non. Elle ne l'écoutait jamais, et ne l'avait jamais fait.

L… J

– Au revoir, maman, au revoir, papa.

Lily prit ses parents dans ses bras, des larmes perlant au coin de ses yeux

– Il n'y a pas de quoi pleurer, fit gentiment sa mère tout en faisant de son mieux pour garder ses propres larmes pour elle.

Lily sourit et essuya ses larmes du dos de la main.

– Je sais, c'est juste que c'est ma dernière année. C'est l'avant-dernière fois que je prends ce train.

– Étudie bien, l'encouragea son père en souriant, la couvant tendrement de ses yeux verts. Souviens-toi de rester fière de toi quoi qu'il arrive.

La locomotive siffla et Lily étreignit une dernière fois chacun de ses parents avant de monter dans le train écarlate. Elle leur fit un dernier signe de la main, avant de prendre le chemin du compartiment des préfets. En tant que préfète-en-chef, elle était censée y être avant que tous les préfets soient arrivés.

En arrivant devant la porte du compartiment, elle s'arrêta brusquement. La lettre l'informant qu'elle était devenue préfète-en-chef ne lui avait donné aucun indice sur l'identité du préfet-en-chef.

Allait-elle se retrouver obligée à travailler avec un Serpentard ? Ou avec Robbie Archer, cet insupportable type de Poufsouffle qui racontait sans cesse ses histoires que lui seul trouvait drôles ? Elle espérait plutôt qu'il s'agirait de Remus, bien qu'elle se doute que sa santé fragile l'empêcherait probablement d'effectuer tout le travail qui incombait à la charge de préfet-en-chef.

Lily tendit la main vers la poignée de la porte du compartiment, avant de la retirer rapidement, n'étant pas prête à entrer immédiatement. Retenant sa respiration, elle s'approcha de nouveau, avant de reculer encore une fois.

Alors qu'elle s'apprêtait à retenter, la porte s'ouvrit brutalement, et une paire d'yeux noisette se posa sur elle :

– Tu comptes finir par entrer ? Ou vas-tu continuer à fixer la porte jusqu'à l'arrivée ?

James Potter.

James Potter était le nouveau préfet en chef.

– Lily ?

Une main bronzée passa devant ses yeux, et les joues de Lily rougirent d'embarras.

– Je rentre.

– Bien.

James se décala et maintint la porte ouverte pour la laisser entrer. La rousse s'installa sur un siège à côté de la fenêtre et commença à caresser ses robes d'école, essayant d'occuper ses mains.

– Alors… commença-t-elle. C'est donc toi le nouveau préfet-en-chef.

– Crois-moi ou non, personne n'a été aussi surpris que moi. J'étais persuadé que ce serait Remus… commença James avant de s'interrompre, assez mal à l'aise à ce sujet.

– Moi aussi, admit Lily. Il n'est pas déçu ?

– En fait c'est l'inverse. Il a dit que c'était un répit bienvenu et qu'il me souhaitait bonne chance… Je crois que je vais en avoir besoin.

– Tu vas y arriver, tenta Lily pour le rassurer.

James eut un rictus ironique.

– J'espère aussi… Mais que va-t-il se passer si je me plante totalement ? Et si je passe pour un idiot complet ?

– Ça pourrait arriver, admit Lily. Mais c'est bon, tu sais, moi aussi j'ai fait des erreurs quand je suis devenue préfète.

– Mais toi, tu es devenue préfète en cinquième année, contesta James. Tu as de l'expérience, moi je n'ai jamais rien fait de tel, j'angoisse à l'idée de pas être au niveau des attentes que l'on a de moi.

– James, écoute, tempéra-t-elle, tu vas y arriver, tu es capitaine de Quidditch depuis la cinquième année, ce n'est sûrement pas très différent. En plus, les tâches à effectuer ne sont pas si compliquées que ce que l'on pourrait croire. Et de toute façon, ce n'est pas grave si tu n'es pas au niveau, personne ne restera en colère contre toi très longtemps.

James fronça les sourcils :

– Que veux-tu dire ?

Lily haussa les épaules, se sentant légèrement mal à l'aise.

– Tu es quelqu'un de populaire, James. Tu es l'un des meilleurs élèves, un excellent joueur de Quidditch, et tu viens d'une famille de sang-purs célèbre. Personne ne fera grand cas de ce que tu feras en tant que préfet en chef.

– Je sais ça, répondit calment James. Ce n'est pas au sujet des élèves que je m'inquiète.

– Alors de quoi t'inquiètes-tu ?

Il regarda pensivement par-dessus l'épaule de Lily, au travers de la fenêtre.

– C'est de laisser tomber Dumbledore. Il a mis tellement de confiance en moi, il m'a nommé Préfet-en-chef sans avoir été préfet. J'ai peur de ne pas être à la hauteur de ses attentes.

James se tourna vers Lily et verrouilla son regard dans le sien :

– J'ai peur aussi de te laisser tomber, je sais que toi, tu seras une super préfète-en-chef et que tu assumeras ta part de responsabilités. Mais moi, qu'est-ce qui va se passer si je n'y arrive pas ? Et si je te laisse faire tout le travail ? Et si…

– James ! l'interrompit Lily en se penchant vers lui pour lui attraper les mains. Tu réfléchis trop, Dumbledore doit avoir ses raisons pour t'avoir choisi. Il ne l'aurait pas fait s'il n'avait pas pensé que tu étais parfaitement capable de réussir. Et, pour ce qui est de me laisser tomber… ça n'arrivera pas.

– Comment peux-tu le savoir ?

– J'ai confiance en toi, affirma Lily, satisfaite de voir un sourire se former sur le joli visage qui lui faisait face.

La porte du compartiment coulissa et les préfets de Serdaigle — Sara McGregor et Tristan Pritchard — entrèrent en discutant. Lily retira ses mains de celles de James, ne voulant pas donner aux gens de quoi jaser à propos de ce qu'il se passait…

… surtout qu'il ne se passait rien.

– Salut Potter, salua Tristan. J'espère que les Gryffondors se sont entraînés cet été. Anderson a trouvé deux nouveaux poursuiveurs pour notre équipe.

Une fois que le dernier préfet se fut dépêché d'entrer, James prit la parole :

– Je pense que l'on pourrait commencer, fit-il avec toute la prestance dont il était capable.

Lily acquiesça et sourit

– James ? Tu démarres bien.

L… J

Le dernier préfet quitta le compartiment, laissant James retomber sur son fauteuil, épuisé mais ravi.

– Tu vois, tu as très bien réussi, le félicita Lily tout en rassemblant les horaires de patrouilles et les quelques plumes abandonnées. Tu es un orateur né.

James se sentit rougir sous le compliment.

– Heu… merci. Tu vas quelque part ? ajouta-t-il en la voyant s'apprêter à passer la porte.

– On n'a pas besoin de rester ici durant tout le trajet, tu sais. Je vais rejoindre mes amies.

– Je t'accompagne, proposa immédiatement James, enthousiaste à l'idée de retrouver ses propres amis. Je dois passer dire bonjour à Hestia de toute façon.

Lily jeta un regard à James.

– Elle m'a dit pour vous deux.

– Ça fait partie de notre mariage arrangé, expliqua James.

Il n'était pas très à l'aise à l'idée d'aborder ce sujet avec Lily. Il s'agissait d'une amie de Hestia après tout. S'il se plaignait de devoir sortir avec elle, il était certain que Lily allait lui passer un savon.

– Ce n'est pas que je l'aime pas, c'est une super amie, c'est juste que…

– Ce n'est pas le genre de sentiments que tu as pour elle.

– Exactement ! Approuva James.

Il fut heureux de constater que Lily n'allait pas s'énerver au sujet de ses sentiments vis-à-vis de son amie. Il aurait été idiot qu'elle s'énerve pour ça, mais certaines filles qu'il connaissait auraient trouvé cela extrêmement insultant.

Mais bon, il n'avait pas une très bonne opinion de ce genre de filles de toute façon.

– Ne t'inquiète pas, assura Lily en souriant gentiment. Elle n'a pas ce genre de sentiments pour toi non plus.

L… J

La Grande Salle était déjà noire de monde et bourdonnait d'activité quand Lily et ses amies Hestia, Alice et Emmeline rejoignirent l'extrémité de la table de Gryffondor.

– Je n'arrive pas à croire que nous soyons en septième année ! s'exclama Alice en enjambant prudemment le banc pour prendre place.

– J'ai l'impression que notre répartition date d'hier, ajouta Lily.

La grande double porte de la salle s'ouvrit sur le professeur McGonagall, suivie par un groupe de premières années terrifiés.

Lily regarda avec intérêt le professeur appeler un à un les nouveaux par leur nom. Chacun leur tour, ils grimpèrent sur l'estrade devant la table des professeurs, s'assirent sur le tabouret tandis que McGonagall les coiffait du Choixpeau.

À chaque fois que l'un des nouveaux était envoyé à Gryffondor, Lily applaudissait avec ferveur, se souvenant avec émotion de sa propre répartition.

Petite fille issue d'une famille moldue, elle avait été effrayée, et se souvenait encore de ses genoux qui tremblaient. Pour rajouter à son angoisse, un garçon avec des lunettes et des cheveux noir de jais en bataille lui avait raconté qu'on allait leur poser des questions sur la magie. Et comme si ça ne suffisait pas, il avait ajouté qu'elle serait renvoyée chez elle si elle ne parvenait pas à répondre.

Lily regarda à sa table, vers le garçon en question dont les cheveux étaient toujours aussi mal coiffés. Bien que James Potter n'ait pas fini d'être un fauteur de troubles, il était plus raisonnable que par le passé et semblait avoir un peu gagné en maturité au cours de l'année passée.

Quand le dernier des premières années couru rejoindre sa table, le directeur se leva. Le silence tomba sur les tables, les élèves écoutant avec impatience.

– Bienvenue pour une nouvelle année. Je n'ai que quelques mots à adresser aux nouveaux élèves. Les plus anciens peuvent tout de même écouter à titre de rappel.

Le professeur Dumbledore s'interrompit, jetant un regard sur la table des Gryffondors.

Lily sourit pour elle-même, sachant à qui se destinait le regard du directeur.

« La forêt interdite est comme le suggère son nom, interdite. Le Saule Cogneur ainsi que ses abords sont également interdits aux étudiants. Sur ce, bon appétit !

À ces mots, toutes sortes de mets apparurent dans les plats, et les élèves se mirent aussitôt à remplir leurs assiettes tout en se racontant leurs vacances.

L… J

Malgré la quantité de sucreries mangées dans le train, James et Sirius se servaient de généreuses portions avec appétit.

– Où est-ce que vous mettez tout ça ? Demanda Remus, partagé entre le dégoût causé par le comportement de ses amis et la fascination devant tout ce qu'ils parvenaient à avaler.

James finit de mâcher sa côte de porc et avala :

– Si je ne me trompe pas, l'assiette que tu viens de finir n'était pas spécialement petite, Lunard.

Remus sourit et désigna Sirius qui était en train d'engloutir une énorme quantité de purée de pommes de terre.

– Ce n'est pas comparable à vous deux.

Une fois le festin terminé, le professeur Dumbledore se leva de nouveau pour prononcer quelques mots. Après cela, les élèves prirent la direction de leurs salles communes.

James attendit Lily et ses amies et se plaça à côté de Hestia. Ce n'est pas parce qu'il n'avait pas choisi de sortir avec elle qu'il ne devait pas se comporter en gentleman.

Hestia lui offrit un petit sourire.

– Comment va notre nouveau préfet-en-chef ?

James eut un rictus.

– Perdu. Est-ce que l'on est censés accompagner les nouveaux à la tour ? Ajouta-t-il en se tournant vers Lily.

– Non, les préfets s'en vont s'en charger, expliqua Lily, par contre, on a rendez-vous avec Dumbledore dans son bureau.

Le groupe atteignit les escaliers menant à la tour des Gryffondors, James et Lily se séparèrent de leurs amis et se dirigèrent vers le bureau du directeur.

– Alors… de quoi Dumbledore va nous parler ?

– Des consignes sur nos tâches à effectuer et sur ses attentes, se hasarda Lily. Des trucs comme ça je suppose.

– Fizwizbiz ! s'exclama soudainement James.

– Quoi ?

Le jeune homme indiqua la gargouille qui s'était écartée pour dévoiler un escalier en spirale

– Le mot de passe.

– Comment le savais-tu ? Demanda Lily en prenant place sur l'escalier qui s'était mis à tourner.

James sourit

– Un coup de chance. Je suis déjà venu plusieurs fois. Le mot de passe est toujours en rapport avec des sucreries. Fizwizbiz est juste la première à laquelle j'ai pensé.

– Beau travail.

James frappa à la porte et une voix chaleureuse et accueillante les pria d'entrer.

En entrant dans la pièce, James remarqua le regard intimidé de Lily. En ce qui le concernait, avoir été régulièrement envoyé dans le bureau de Dumbledore durant six années consécutives lui avait fait oublier ce que c'était d'y rentrer pour la première fois.

Les arcades imposantes et les grandes fenêtres donnaient à l'endroit des airs de palais royal. Des centaines de vieux grimoires s'alignaient le long des étagères tandis que de nombreux artefacts magiques s'étalaient sur le bureau. Il y avait facilement de quoi ne plus savoir ou tourner la tête.

– Ah, Mr. Potter, Miss Evans, les salua Dumbledore assis à son bureau, voulez-vous vous prendre place ? ajouta-t-il en leur montrant les deux confortables fauteuils lui faisant face.

Tandis qu'ils prirent place, Dumbledore croisa les mains devant lui et prit la parole :

– Tout d'abord, je tiens à vous féliciter pour avoir été choisis en tant que préfet et préfète-en-chef. Je crois que vous accomplirez bien des choses dans le rôle qui vous a été attribué.

– Merci professeur, murmura Lily, les joues rosissantes.

James quant à lui préféra se contenter de hocher la tête en guise de remerciements.

Le directeur reprit:

– Comme vous le savez, les préfets et préfets-en-chef partagent une salle commune située à proximité de la bibliothèque. Je vous prie de veiller à ce que les préfets n'utilisent cette salle que pour les réunions. Cependant, en tant que préfet et préfète-en-chef vous êtes tous deux autorisés à utiliser cette salle pour vos révisions.

« Cette salle est réservée aux préfets et préfets-en-chef. Les amis ne sont pas autorisés. Je sais que je peux vous faire confiance, mais je tiens à vous rappeler qu'aucun comportement inapproprié ne doit s'y tenir.

– Aucune inquiétude à avoir de ce côté-là professeur, assura solennellement James

Dumbledore sourit chaudement :

– Je le répète, je sais que je peux vous faire confiance.

L… J

– Je suis heureuse d'être de retour à Poudlard, déclara Lily tout en se dirigeant vers la tour de Gryffondor en compagnie de James.

– Moi aussi, approuva celui-ci. J'aime beaucoup mes parents, mais j'ai toujours le sentiment que ce château est davantage mon foyer que l'endroit où ils vivent.

– Moi aussi j'ai cette impression, avoua Lily. Ici, je n'ai pas besoin de cacher ma magie, et les gens ne me regardent pas bizarrement à cause de tous les trucs bizarres qui arrivent autour de moi.

– Tu veux parler des signes qui prouvaient que tu étais une sorcière quand tu étais enfant ?

– Ceux-là mêmes.

Elle laissa échapper un rire

– Je me souviens de la première fois qu'un truc inexplicable m'est arrivé. J'avais cinq ans, ma sœur et moi étions au parc et on faisait de la balançoire. On jouait à sauter aussi loin qu'on pouvait. À un moment, j'ai décidé de me balancer le plus haut possible avant de sauter. J'aurais dû me casser le bras et m'ouvrir le crâne mais non, pas une blessure. Je n'ai même pas eu un bleu.

James sourit.

– Il m'est arrivé un truc du genre. Je voulais voir si je pouvais voler sans balai alors j'ai sauté par la fenêtre du troisième étage.

– Au moins, tu viens d'une famille de sorciers et tu savais ce qui se passait, moi je l'ignorais totalement. Des phénomènes étranges semblaient se produire autour de moi. Certains enfants de mon école avaient peur de m'approcher.

James jeta un regard en coin à Lily. Son visage reflétait une lointaine amertume. Il pouvait le comprendre. Elle avait vécu dix ans en pensant être anormale, cela avait dû être vraiment dur pour elle.

– J'étais si heureuse quand j'ai reçu ma lettre pour Poudlard. J'aime tellement être ici, j'ai vraiment l'impression d'être à ma place, de pouvoir faire quelque chose d'important ici.

James hocha la tête pour monter qu'il comprenait ce qu'elle lui racontait et sourit, un sourire tordu, avec un côté plus haut que l'autre.

– Je crois que l'on va former une super équipe, je suis impatient de travailler avec toi, Lily Evans

Lily lui sourit chaudement en retour.

– Je crois que je vais également apprécier notre collaboration James Potter.

L… J

Voila le premier chapitre, l'histoire en compte douze sans compter l'épilogue.

La traduction est bien avancée et je compte publier au rythme d'un chapitre par semaine.

Comme annoncé en début de chapitre, il s'agit de ma première traduction et de ma première publication. Je suis ouverte à tous les avis et les critiques ( un minimum constructives, c'est mieux )

À la semaine prochaine pour la suite.

Siloe