Bonjour bonjour !

Voici une nouvelle histoire, plutôt courte (douze chapitres, dont huit déjà écrits), qui m'a hanté au début du CampNano et que j'ai pas pu résister à l'envie d'écrire.

C'est donc un Touya x Hawks et je suis la théorie selon laquelle Touya Todoroki = Crematorium. Ah, aussi, légers spoilers sur le manga pour le nom réel de Hawks, mais c'est tout.

Par contre, cette histoire étant (comme la plupart de celles actuelles) un défouloir à mon anxiété, elle aborde des sujets qui justifient le RATING M : /!\ violences, jurons et autres insultes pas très très jolies, relation malsaine, évocation des sujets du viol et de la pédophilie.

Voilà, j'espère avoir été assez claire ^^ (et prenez votre plaid, des cookies et des mouchoirs, d'après les retours de ma merveilleuse bêta Barukku Iris !)


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Chapitre 1

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Un prisonnier à bord

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Touya a l'impression que sa tête a été passée dans un mixer, ou qu'il a reçu un poing de l'Amour du Vice-Amiral Garp quand son père ne regardait pas. Il se sent cotonneux, comme lorsqu'il sort d'un sommeil médicalisé ; un frisson le parcourt, comme lorsqu'il tombe malade et que sa température baisse soudain. Il a un goût de sang dans la bouche et une affreuse envie de vomir qui lui serre la gorge. Il se sent faible, comme la fois où il a oublié de manger pendant des jours, et ses lèvres abîmées par le sel marin sont sèches, comme les gâteaux de riz de l'Amiral Sengoku.

Il n'ose pas ouvrir les yeux pour tomber sur le plafond morne de l'infirmerie, ou pire, le regard inquiet de sa sœur ou de sa mère. Son père ne passe même plus le voir, depuis le temps, au moins lui épargne-t-il sa déception presque palpable qui donne au jeune homme l'envie de hurler rien que d'y penser. Sa gorge le gratte et il soupire, avant de vouloir porter ses doigts à sa peau pour calmer la démangeaison dans son demi-sommeil.

Il soulève brutalement les paupières lorsqu'il sent ses mains attachées l'une à l'autre. Une corde épaisse, comme celles utilisées sur les navires. D'ailleurs, maintenant qu'il y prête attention, il sent le léger ballottement de la mer, le fracas des vagues contre la coque. Il ne comprend pas où il est, ni pourquoi il y est, mais il sait qu'il n'est pas en terrain allié. Cependant, ô combien est-ce stupide de lui nouer les mains ainsi.

Avec un ricanement, il fait appel à ses flammes, malgré son état de faiblesse, afin de se libérer. Enfin, il essaye ; il se rend vite compte qu'il ne sent plus les flammes et les picotements douloureux de sa chair qui se carbonise peu à peu. Comment est-ce possible ? À moins que…

Il bouge ses jambes et peste en sentant une chaîne retenir son pied gauche. Du granit marin, sans doute, afin d'éviter qu'il utilise son Fruit du Démon. Est-ce une pure mesure de précaution ou ceux qui l'ont amené là savaient très bien ce qu'ils faisaient ? Avec un grognement bas, il se redresse sur ses fesses, prenant quelques secondes pour respirer profondément et atténuer le vertige qui lui fait tourner la tête.

Il y a une odeur d'alcool qui flotte dans l'air et sur sa peau, mêlé à quelque chose de plus agréable, fruité presque. Il tire le drap et le renifle, avant de plisser les yeux. Du savon, sans doute parfumé aux agrumes. Voilà quelque chose qui le surprend un peu. L'hygiène à bord des navires est généralement assez sommaire et le savon parfumé est un produit de luxe.

Touya déglutit et porte vivement ses mains à son cou pour vérifier qu'il n'a pas de collier, même s'il n'en ressent pas le poids. Un soupir de soulagement lui échappe alors qu'il touche sa peau nue. Au moins, il n'a pas été kidnappé et réduit en esclavage par un Dragon Céleste ou un noble avide. Jamais il n'aurait eu la gorge libre, sinon.

Il s'assoit en tailleur tant bien que mal, explorant du regard son environnement. Il est dans une cabine plutôt grande, accueillant un bureau aux pieds solidement chevillés au sol et une chaise pliable. Le lit est en bois et sa chaîne est attachée autour de l'un des pieds. Si seulement il pouvait faire fondre le métal, il serait déjà loin… Ou il aurait une lame sous la gorge. Il ne sait même pas s'il est à quai ou en pleine mer !

Il n'est pas réduit à l'état d'esclave, c'est la seule chose dont il est certain, même s'il n'est pas libre de ses mouvements. Si seulement il se rappelait de ce qui l'a amené ici ! Ses derniers souvenirs sont flous, presque effacés. Peut-être que s'il se concentre dessus… ? Il clôt ses paupières, inspire profondément, en essayant de retracer les derniers événements qu'il a gardé en mémoire. Il s'est disputé avec son père, alors il est allé noyer sa colère dans un bar en ville. Un petit bar miteux, d'ailleurs, il voulait éviter ses collègues. Il a bu quelques verres, et puis…

― Tu es seul, bel inconnu ?

En vrac, il se souvient soudain d'une voix suave, d'autres verres, de rires et de joues rougies, de lèvres brûlantes dans son cou, sur le haut de sa poitrine, contre sa bouche, de deux yeux dorés comme l'or le plus précieux et puis, le noir. L'alcool a morcelé ses maigres souvenirs, mais est-il aussi responsable de l'oubli du reste de la soirée à son réveil, ou a-t-on profité de son ivresse pour l'assommer ? Celui qui l'a dragué est-il responsable ou une simple victime dans cette histoire ? Et comment a-t-il cédé aussi vite à des avances ? Ça ne lui ressemble pas, même si les verres ingurgités avant son arrivée ont dû bien aider.

Ses doigts passent pensivement sur ses lèvres. Il a encore l'impression de sentir le contact sensuel contre ; a-t-il déjà été embrassé par quelqu'un dont la température interne rivalise avec la sienne ? Il sait bien qu'il devrait plutôt réfléchir à la meilleure façon de s'évader, mais tant qu'il n'a pas plus d'informations, cela ne servirait pas à grand-chose. Il ne voit rien de toute façon à portée de main qui pourrait lui servir à crocheter sa chaîne et, sans ses pouvoirs, il est quelque peu démuni.

Un nouveau soupir échappe à Touya. Au moins, il n'aura pas à supporter son père pendant quelque temps ; autant voir le positif de la situation. Il s'allonge dans le lit, rouvrant les yeux pour fixer le plafond. Il est enchaîné à un lit, sans collier d'esclave. S'il avait été capturé pour être revendu, il aurait sans doute été mis à fond de cale. Il a toujours ses vêtements, d'ailleurs et aucune douleur suspecte dans l'arrière-train ou dans le reste de son corps. Il n'a pas été abusé non plus durant son sommeil et, comme il n'est pas drogué, il doute que ce soit le cas à l'avenir. À moins que son kidnappeur ne préfère des proies qui se débattent ? Non, vraiment, il ne voit pas pourquoi il est là. Sans doute devra-t-il attendre son geôlier pour avoir des éléments de réponse.

Il a froid, cependant. Sans son feu, sa température descend et il n'en a pas l'habitude. Il tente tant bien que mal de rabattre un bout de drap sur lui, mais cela ne suffira guère. Il espère que son geôlier tiendra assez à sa santé pour lui trouver une couverture, mais il n'y croit guère. Un nouveau soupir lui échappe, alors que ses tempes le picotent. Il a trop consommé d'alcool la veille, réfléchir empire son mal de tête.

Il sursaute en entendant le bois craquer soudainement à intervalle régulier, avec un écho de bruits de pas. Il se redresse et s'assoit, le regard méfiant, les muscles crispés sous la tension qui l'habite. Comment sera son geôlier ? Que lui veut-il, exactement ? Il grogne presque quand la porte s'ouvre, avant de croiser un regard doré qu'il replace immédiatement.

Son kidnappeur est la sale petite putain qui lui a fait les yeux doux.

― Je vois que tu es enfin réveillé. L'abus d'alcool, c'est dangereux, tu sais.

Et c'est qu'il se fout de lui, ce sale petit con ! Touya serre les dents et le fusille de son regard bleu. Son vis-à-vis esquisse un rictus, même pas effrayé, alors que deux ailes rouges claquent dans son dos. Ah. Un possesseur de Fruit du Démon, peut-être de type Zoan aviaire. Mais dans ce cas, à supposer qu'il soit dans une forme intermédiaire, pourquoi ce ne sont pas ses bras qui sont couverts de plumes ?

Le jeune Marine garde cette interrogation au fond de sa mémoire alors qu'il observe son geôlier en mimant une moue dégoûtée. Il comprend mieux pourquoi il a cédé hier soir ; il ne peut nier qu'il est face à une gueule d'ange, avec ses traits dénués de cicatrices et ses cheveux blonds un peu longs, ébouriffés malgré quelques nattes qui retiennent les mèches les plus longues. Et il est sans chemise sous un manteau de capitaine écarlate, dévoilant un torse musclé, bruni par le soleil.

Touya ne sait plus comment il était habillé l'autre soir, mais il comprend comment il est tombé dans le panneau de ce qui lui semble être un pirate, comme un adolescent en rut. Il s'exaspère, franchement. Se serait-il plus méfié s'il n'avait pas noyé sa rage dans l'alcool avant son arrivée ? Peut-être. Il ne serait sans doute pas descendu dans une taverne mal-famée dès le départ, si son père ne l'avait pas mis en rogne.

Voilà, tout était la faute de ce connard d'Enji Todoroki.

― Qu'est-ce que vous me voulez, pirate ?

― De toi ?

Le pirate esquisse un sourire un peu plus grand, presque carnassier, avant de s'avancer. Le soldat ne cherche pas à reculer, malgré l'envie bien présente, refusant d'offrir ce plaisir à son kidnappeur. Ce dernier lui attrape le menton, effleurant d'un pouce brûlant ses lèvres.

― Oh, seulement que tu sois bien sage.

C'est de la provocation, là, Touya en est certain. Ce sale petit charmeur se paye sa tête : il ne peut pas s'attendre à ce qu'il soit bien docile alors qu'il l'a kidnappé, tout de même ? Il serait dommage de le décevoir… Le soldat esquisse un sourire en coin, avant de mordre le doigt baladeur avec rage. Des gouttes de sang coulent le long de son menton, alors qu'il lui offre un sourire un peu fou. Il relâche finalement sa prise et lui crache au visage, à la fois par défi et pour tenter de se débarrasser du désagréable goût ferreux sur sa langue.

Il ricane même quand le pirate jure et essuie son visage du revers de sa manche. Mais il ne se préoccupe guère de son pouce, alors qu'il lui offre le même sourire cinglé. Le sang de Touya se refroidit dans ses veines. Il n'est pas tombé sur un masochiste qui aime ça, quand même ? Ou alors, essaye-t-il seulement de garder une contenance ? Peut-être est-ce plus cela, d'ailleurs. Cela la ferait mauvaise que le capitaine perde son sang-froid et prenne peur devant un prisonnier attaché.

― C'est qu'il mordrait, l'animal. Peut-être que la muselière n'est pas aussi optionnelle que je le pensais.

Un frisson parcourt l'échine du défenseur de la Justice, qui n'arrive pas à le cerner. Est-ce que le pirate est sérieux ou juste menaçant, en espérant qu'il se tienne tranquille par la suite ? Pourtant, celui-ci perd son rictus en soupirant, avant de croiser les bras sur son torse. Des traces de sang maculent sa main, mais il semble à peine s'en soucier. Touya doit bien admettre que son adversaire a beau être jeune, il a les nerfs solides. Et soudain, il a envie de jouer avec ses nerfs. Il a envie de le voir craquer, de le voir battre en retraite la queue entre les jambes.

Et merde. Ses mauvaises habitudes n'auront pas mis longtemps avant de venir le titiller.

― Essayons de ne pas en arriver là, tu veux bien ? Je veux juste demander une rançon à ton père. Tiens-toi sage et tu seras vite libéré, sans violence.

Les pensées de Touya se figent d'un coup, alors qu'il assimile pourquoi il est là. Sa gorge le démange et il se mord les joues, manquant de s'étouffer avec sa salive. Puis, il n'y tient plus et éclate de rire, basculant la tête en arrière. Son géniteur en a si peu à faire de lui qu'il doute que ça marche. Vraiment, le pirate a mal choisi sa cible. Certes, son père est riche, mais Shoto est son enfant préféré ; pour lui, Enji vendrait un rein au marché noir. Au contraire, il ne paiera pas un berry pour la peau du plus indiscipliné de la fratrie.

― Oh et s'il refuse de payer ? Vous seriez bien embêté, non ?

Il ricane, son corps encore secoué par son fou rire, avant d'être violemment saisi par ses cheveux. La tête basculée en arrière, il peine à respirer et sa nuque est douloureuse, alors qu'il croise les yeux dorés qui le surplombent. Le pirate n'a pas l'air de s'amuser, lui, une lueur dangereuse dansant dans les pupilles d'or fondu.

Touya brûle d'envie de jouer avec lui, de l'attiser de plus en plus. Il sait qu'il a un comportement quelque peu… suicidaire face au danger, mais son propre Fruit le consume lorsqu'il l'utilise ; comment pourrait-il avoir un quelconque sens de la survie dans ces conditions ? Il se lèche les lèvres, adresse un rictus à l'homme au-dessus de lui.

― Quel dommage, votre si beau plan tomberait à l'eau !

La lueur s'embrase dans les yeux du pirate et le soldat remarque soudain qu'il a deux triangles bruns-noirs allongés au coin des yeux. Il a le regard d'un rapace ; Touya se demande soudain s'il n'a pas réveillé un prédateur à le provoquer. Son cœur bat plus vite à l'idée et sa langue repasse sur ses lèvres affamées. Oh par Davy Jones, il a envie de voir jusqu'où il peut enflammer ce regard d'or, jusqu'où il peut pousser l'homme qui le surplombe.

Peut-être que Natsuo a raison de lui dire qu'il a un sacré grain et que cela le mènera à sa perte.

Un frisson le parcourt alors que le pirate tire un peu plus fort ses cheveux, mais il rêve s'il pense lui tirer une supplique pour qu'il arrête. Sa respiration est plus erratique qu'il ne le voudrait, mais ça fait bien longtemps qu'il n'a pas ressenti les griffes de l'excitation dans son ventre. Cette situation lui plaît bien trop ; qui d'eux deux craquera en premier et lâchera l'affaire ? Jusqu'où son adversaire est-il pourri ? Jusqu'où irait-il pour obtenir ce qu'il souhaite, en l'occurrence qu'il reste sage ?

― Alors, je crains que je ne devrais payer tes frais d'hébergement avec ton corps.

― Oh, je vous plais tant que ça ?

― Ou tu as l'esprit particulièrement pervers. Je cherche de l'argent, pas une putain. Je te vendrais en tant qu'esclave, si je n'ai pas d'autre choix.

L'homme le relâche sans plus d'égards ; Touya se retient de froncer les sourcils et de ricaner un peu plus fort. S'il n'a pas d'autre choix, hein. Il est tombé sur un pirate avec un code moral. C'est pas tous les jours qu'il en rencontre, des comme ça. S'il est autant à court d'argent qu'il le prétend, ça serait quand même plus simple - et moins compliqué - de le revendre. C'est étrange d'ailleurs qu'il s'abaisse même à un enlèvement, plutôt que d'aller piller un navire marchand. Ça lui apporterait quand même moins d'emmerdes.

Il y a définitivement quelque chose à creuser chez son kidnappeur.

― Très bien, très bien, j'arrête de mordre. On peut pas dire que t'l'as pas cherché non plus.

La provocation sort sans même qu'il n'y pense. Il a vraiment envie de gratter sous la surface pour découvrir tous les vers qui rongent la chair du pirate, tout ce qui le fait pourrir de l'intérieur. Il veut comprendre jusqu'où s'étend sa morale et s'il peut le pousser à la briser, à enfreindre ses propres limites. Il veut savoir s'il peut le briser entre ses doigts, sans lui laisser la moindre chance de s'en sortir.

Son vis-à-vis esquisse cependant un sourire bien trop lumineux pour quelqu'un d'acculé. Le soldat a l'impression que la situation vient de retourner en sa défaveur, sans qu'il ne comprenne ni comment, ni pourquoi. L'homme a l'air d'avoir perdu sa colère en quelques secondes à peine, comme une girouette change de direction au gré du vent. Ses yeux pétillent, alors qu'il se penche vers lui.

― Je me demande si tu aurais mordu si ça avait été mes lèvres à la place de mon pouce. Tu avais l'air de bien apprécier, hier, à gémir sur mes cuisses.

Oh, le petit salopard... ! Touya regrette soudain de ne pas réellement se souvenir de ce qu'il s'est passé la veille, parce qu'il est sûr et certain qu'il ne serait jamais monté sur les genoux d'un inconnu, même s'il embrassait bien, ce qu'il ne parierait pas. Il inspire profondément pour s'empêcher de s'énerver et que la pique du pirate ne fasse mouche, avant de cligner des yeux. L'odeur de savon aux agrumes est plus forte alors que l'homme est proche de lui. Se pourrait-il… ?

Il agrippe à deux mains le col du manteau écarlate, tire vers lui et pose son nez dans le creux du cou du pirate. Oui, c'est clairement lui qui utilise un savon parfumé. Il ricane, avant de mordre la peau à sa portée. Le violent coup de poing dans le ventre qui lui fait lâcher prise lui coupe la respiration ; il se plie en deux, le goût du sang dans bouche, sans pourtant regretter un instant son geste. Pleurant à moitié de douleur et de rire, il hoquète, à bout de souffle.

― Mais t'es un grand malade !

L'indignation presque effarouchée du pirate le fait redoubler d'hilarité. S'il n'avait pas sous les yeux le torse du pirate, avec les quelques poils blonds sous son nombril qui disparaissent derrière la ligne de son pantalon, il jurerait qu'il s'agit d'une femme à sa voix. Il hoquète de nouveau, incapable de retrouver son sérieux. Son kidnappeur a l'air bien démuni pour le gérer, oh, cela va être si drôle !

Son rire se coupe net quand il sent une soudaine coupure sur sa joue gauche. Qu'est-ce que… ? Il essuie les larmes de rire qui brouillent sa vue du bout des doigts, avant de les porter à la blessure. C'est poisseux. Son sang ? Mais il n'a vu aucune arme sur le pirate. L'a-t-il caché pour éviter qu'il ne tente de lui dérober ? C'est plausible ; il a beau se foutre de la gueule de l'homme, il n'a pas l'air idiot pour autant.

Son geôlier le prend soudain par la gorge, comme pour l'empêcher de se défiler, avant que sa langue ne lèche le fin filet de sang sur sa joue. Le soldat frémit malgré lui. Est-ce qu'il compte le mordre, par pur esprit de vengeance ou est-ce un avertissement ? Il reprend son souffle quand le blond le lâche et s'éloigne. Il cache sa morsure derrière le col de son manteau et lèche ses lèvres légèrement ensanglantées, tandis que l'aîné de la fratrie Todoroki ne le lâche pas des yeux.

Une plume noire vient reprendre sa place sur une des ailes, puis prend la couleur écarlate des autres. Son kidnappeur maîtrise donc le Haki et ce qu'il pense être son Fruit comme une arme. Il est plus dangereux encore qu'il ne l'a imaginé au premier abord et il devrait se détester pour le frisson d'excitation qui court dans son dos.

― Vous aviez dit que vous ne seriez pas violent, ne peut-il s'empêcher de faire remarquer avec un rictus.

― Si t'étais sage, mais t'as pas tenu ta parole une seule minute.

Touché. Touya ne peut pas affirmer qu'il ne l'a pas prévenu. Son rictus s'élargit, alors que l'homme se dirige vers la porte. Alors, il abandonne pour aujourd'hui ou considère-t-il qu'il a eu le dernier mot, même s'il n'a pas réussi à le faire taire ?

― Je reviendrai pour ton repas. D'ici là, essaye de ne pas me donner une bonne raison de te mettre une muselière.

― À tout à l'heure, poupée.

La porte claque rageusement sur l'éclat de rire de Touya.


Pour les pierres, c'est à gauche, pour les reviews, c'est à droite, promis, vous avez le droit de hurler après moi XD

Normalement, rendez-vous jeudi prochain pour la suite - et normalement, j'aurais fini d'ici là d'écrire - alors à peluche !