Je ne possède aucun des personnages de la série

Hardison avait envie d'un week-end tranquille entre amis, mais avec un Eliot blessé et ronchon, il avait compris qu'il allait devoir faire des conscessions.

Ce texte est écrit dans le cadre du du calendrier des prompt de la Bibliothèque de Fictions

Bonne lecture

PS : Au fait j'ai commencé à faire du tri et à remettre de l'ordre dans mes publications en faisant une sorte de table des matières dans mon profil alors n'hésitez pas à y faire un tour ;)


COURS DE CUISINE IMPOSE

Hardison soupira et s'étira tout en jetant un coup d'œil à ses écrans d'ordinateurs. Le week-end allait s'annoncer long. Parker était partie rendre visite à Archie. Nathan et Sophie s'étaient envolés la veille pour un long séjour à deux. Il était donc seul avec Eliot, ce qui aurait dû le réjouir, étant donné que les deux amis aimaient passer du temps ensembles, sauf que leur dernière mission s'était mal passée et que l'ancien mercenaire se retrouvait avec une clavicule droite cassée et un coude démit du même côté. Lui qui était ronchon naturellement, il devenait parfaitement insupportable, surtout qu'il refusait obstinément de prendre sa morphine et qu'il avait mal.

- Tu vas te décider à prendre ces comprimés, tête de mule ! Lança-t-il à son ami.

- Je n'aime pas ces trucs.

- Tu ne les aimes pas, mais ils te feraient du bien. De quoi tu as peur bon sang ? Demanda le geek en se levant pour rejoindre son ami.

- Ça ne fait pas qu'endormir la douleur, ronchonna Eliot.

- Tu dors 90 minutes par nuit, tu peux bien dormir quelques heures de plus, je peux te monter au lit si tu veux.

- Je ne suis pas blessé à la jambe.

- D'accord, très bien. Alors grimpe, prends ces médicaments et dors une heure ou deux.

Eliot lui répondit par des ronchonnements agacés et Hardison soupira avant de s'asseoir à côté de lui.

- Eliot, nous ne sommes que tous les deux, prends ces médicaments, tu n'as rien à craindre. Personne va nous attaquer en passant par le plafond, tu n'as personne a protégé, alors lâche prise et laisse-moi prendre soin de toi. Prends ces médicaments, ce n'est pas grave s'ils t'assomment un peu, je suis là. Tu n'as pas confiance en moi ?

- Bien sûr que si, tu le sais bien, répliqua un peu brusquement Eliot, choqué par la question.

Hardison sourit et posa sa main sur son genou.

- Alors prends ces médicaments.

- D'accord, mais je pense qu'il faudrait que je mange un peu avant.

- Pas de problèmes, tu veux que je commande quoi ? Demanda Hardison en prenant son téléphone.

- Des poireaux ?

- Des poireaux ? Mais où tu veux que je commande ça ?

- Dans le frigo.

- Quoi ?

- Ils sont dans le frigo avec des steaks que j'ai acheté avant de partir, il faudrait les cuisiner avant qu'ils ne soient plus bons.

- Quoi ? Tu as parlé de cuisiner ?

- Ben oui.

- Oui, mais c'est toi le grand chef !

Eliot lui fit un regard sombre et désigna son bras blessé.

- Tu sais que je suis droitier et qu'on ne peut pas utiliser un couteau d'une seule main ?

- Oui, donc on commande et…

- Tu vas cuisiner.

- Pardon ! Sursauta son ami.

- Tu m'as très bien entendu, tu vas cuisiner.

- Non, mais tu plaisantes, je ne suis même pas capable de faire cuire des nouilles.

- Eh bien, quelle chance que nous soyons tous les deux tout le week-end, tu vas apprendre !

- Oh le cauchemar, marmonna Hardison en portant sa main à son front.

- Allez debout, dit Eliot en lui tapotant la jambe à son tour.

En tant normal, Hardison aurait protesté, mais son ami était pâle, fatigué. Il devait le faire manger et le mettre au lit… Et étant donné que c'était le type le plus borné qu'il connaissait, il savait qu'il ne pourrait pas le faire changer d'avis. Alors, il accepta bon grés mal grés de le suivre en direction de la cuisine. Eliot se hissa sur le tabouret et se mit à donner quelques ordres.

- Commence par sortir la viande et les poireaux du frigo.

- Je t'en prie, je n'ai jamais cuisiné de ma vie, mais je n'ai pas besoin de toi pour ça, marmonna le geek en enfilant le tablier de cuisine de son ami.

Eliot sourit en le voyant observer le poireau avec un air circonspect.

- Ça s'épluche ?

L'ancien mercenaire pouffa de rire.

- Bon sang Hardison, ne me dis pas que tu n'as jamais vu un poireau.

- Ben non quand même ! Quelle question ! S'indigna Hardison. Donc ça s'épluche ?

Eliot secoua la tête et lui donna les premières indications. Hardison les suivit scrupuleusement, cherchant à ne pas faire l'idiot, pour une fois, histoire d'en finir rapidement. Il s'appliqua et sursauta quand Eliot lui donna un coup de cuillère en bois sur les doigts.

- Aïe ! Mais ça ne va pas !

- Ne coupe pas aussi fin, ce n'est pas une julienne qu'on veut faire !

- Une quoi ? C'est qui Julienne ?

- Tu me désespères Hardison.

- Attends, pourquoi tu veux que je cuisine alors qu'il existe des livreurs et…

Cette fois, ce fut sur la tête qu'il reçut un coup de cuillère. Il adressa un regard sombre à son ami et se mit à bougonner.

- C'est bien parce que tu es blessé, parce que…

- Parce que quoi ? Demanda Eliot en le provoquant un peu.

- Rien, tu sais bien ! Bougonna Hardison en essayant de s'appliquer un peu plus.

Le geek détestait l'idée même d'avoir à cuisiner, mais en suivant les indications de son ami, il se surprit à y prendre du plaisir. Ce n'était pas désagréable finalement et puis, Eliot était un excellent cuisinier et même s'il donnait ses indications sur un ton un peu bourru, il le trouva pédagogue.

Tout en discutant, Hardison continua à cuisiner. Une fois, les poireaux découpés et préparés, il les passa à la poêle, avant de s'attaquer aux steaks. Là, c'était plus facile, il l'assaisonna, fit préchauffer la poêle comme Eliot lui expliqua et déposa les morceaux de viande pour les saisir. Une bonne odeur s'éleva et Hardison rajouta un filet d'huile d'olive, une poignée de sel, du poivre et quelques herbes.

Puis, il termina sa fondue de poireau et se trouva très fier de dresser le deux assiettes.

- Eh ! Tu as vu !

- Mais oui ! Très bien ! Ce n'est pas si difficile.

- Ouais, enfin, n'en prend pas l'habitude, je ne vais pas recommencer de si tôt, dit Hardison en lui donnant une fourchette et un couteau.

Eliot lui fit les gros yeux et Hardison soupira.

- Ah oui, faut que je coupe la viande et après je te mets la becquée ?

- Essaye et je te casse deux doigts.

- Tout de suite, la violence, dit Hardison en coupant sa viande.

Eliot lui fit un léger sourire et se mit à manger une fois qu'il eut fini. Hardison se figea, attendant sa réaction et son jugement d'expert, mais l'ancien mercenaire prit son temps, s'amusant de le laisser mariner. Il le regarda se décomposer, puis lui fit un léger sourire.

- C'est très bon, bravo !

- C'est vrai ?

- Oui, vraiment, si tu voulais, tu pourrais faire un très bon cuisinier.

- Merci.

- C'est la vérité.

- Alors mange vite, que tu ailles dormir.

- Tu veux vraiment me mettre au lit.

- Tu es épuisé. Je suis très content de voir que tu es solide, mais ça frôle le ridicule.

Eliot redressa la tête et retint une réflexion. Il y avait une réelle inquiétude dans les mots de son ami, une réelle inquiétude pour lui… et ça c'était quelque chose qu'il avait découvert avec cette équipe. Il avait des amis, de vrais amis qui pouvaient s'inquiéter pour lui et qui tenait à lui… et Hardison était même un peu plus qu'un ami, il était comme un petit frère. Alors, l'ancien mercenaire finit rapidement de manger avant de lui demander.

- Tu as les médicaments ?

- Oui, bien sûr ! Tiens, dit-il en sortant le sachet. Tu veux les prendre avant ou après être monté ?

- Je peux rester sur le canapé ?

- Pourquoi ? Tu seras mal installé.

- Parce que tu vas bosser ici et…

- Je peux prendre la tablette si tu veux, le coupa le geek.

Eliot sourit.

- Comme tu le sens…

- Ouais ! Allez ! Dit Hardison en déposant un verre d'eau devant lui. Prends ces comprimés et direction le lit.

- Tu ne changes jamais d'objectifs.

- Certainement pas. comprimés ! Et ne me fais pas les gros yeux tu sais que chez moi ça ne marche pas !


Défi de la Bibliothèque de fiction :

Prompt du 22 avril : Votre personnage cuisine pour la première fois

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