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Titre d'origine : Hunger

Auteur : DiscontentedWinter
Toute ma gratitude, pour avoir généreusement donné l'autorisation de traduire cette histoire !

Rating : M pour "Mature"

Disclaimer de l'auteur : J'ai écrit ces histoires "Teen Wolf", mais je ne possède pas ces personnages, ni leur univers, ni quoi que ce soit appartenant à un réseau, un studio ou un détenteur de droits d'auteur.

Disclaimer de la traductrice : Cette fic est complète, et comporte "27+1" chapitres.
Bien entendu, les personnages appartiennent à Jeff Davis, et l'histoire à DiscontentedWinter. Seules les fautes de français sont de moi!

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Notes 1 de la traductrice :

Bonjour à tous mes lecteurs !

Parmi ses très nombreuses fics TW, DiscontentedWinter a mis en ligne "Word Soup", qui est sa collection de mini-one-shots.
Cette nouvelle traduction que je vous présente était, au départ, le mini-one-shot qui est le chapitre 38 de "Word Soup". Le titre de ce petit texte est "Hunger", c'est-à-dire "La Faim".

Son point de départ était cette demande d'un lecteur ou d'une lectrice : « Et si un loup Hale survivait dans la rue après l'incendie, peut-être avec un humain sans-abri. Et à cause de ces circonstances, il ressemblerait plus à un chien maigre et malade qu'à un loup. »

DiscontentedWinter a tiré de cette demande une mini-histoire qui est, en elle-même, un petit bijou !

Plus tard, elle a fait de ce mini-one-shot le tout début d'une histoire beaucoup plus longue et très complète, qui a conservé le même titre "Hunger". Un titre que je trouve, personnellement, beaucoup moins justifié pour cette nouvelle longue histoire...

Cependant, pour bien faire ressortir la beauté du mini-one-shot lui-même, j'ai décidé d'en faire le tout premier chapitre de ma traduction. Pour la suite du vrai premier chapitre de la longue histoire, vous n'aurez qu'à aller à la page suivante, qui s'intitulera donc "Suite du chapitre 1".

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Notes 2 de la traductrice :

Dans l'œuvre de DiscontentedWinter, Stiles Stilinski a un langage particulièrement cru, c'est le moins que l'on puisse dire !
Il a une affection toute particulière pour le terme "Holy shit", que Google Traduction remplace aussi bien par "Putain de merde" que par "Sainte Merde"... Je trouve ce terme si riche que je le garde en anglais, juste pour conserver l'ambiguïté entre l'argot ordurier et l'argot amusant !

Par ailleurs, dans tout le fandom "Teen Wolf" anglophone, donc dans l'univers d'origine, le terme "Pack", qui signifie "Meute", est utilisé bien plus comme une sorte de nationalité que comme la simple appartenance à un groupe de loups. En conséquence, plutôt que d'écrire « Il appartient à la Meute », je traduirai en « Il est "Meute" », avec une majuscule et des petits guillemets...

Dans le fandom TW français, je n'ai jamais beaucoup aimé que les loups-garous qui perdent totalement leur humanité, au point de devenir des monstres dangereux, soient simplement appelé des "Fous", alors que le terme anglais utilisé pour ces loups-garous est très spécifique : "Feral".
"Feral" ne veut pas dire "Fou" (qui est "Madness"), ni "Sauvage" (qui est "Wild"), même s'il est un synonyme de ce second terme. Je le traduirai donc en "Féral", même si ce terme français n'est absolument pas exact : il désigne en réalité un animal domestique qui est retourné à la vie sauvage. C'est pourquoi je le garderai entre petits guillemets et avec une majuscule, comme pour "Meute".

Dans cette fic, vous lirez souvent le mot "Cruiser" : il s'agit d'une voiture très utilisée par les forces de police aux États-Unis.
Vous lirez aussi souvent le mot "SUV" : c'est une voiture familiale très haute et très volumineuse, aux capacités élevées de tout-terrain et de remorquage.

Enfin, cette fic est écrite au présent, et j'espère que je ne me mélangerai pas les pinceaux avec mes histoires qui sont d'habitude au passé littéraire...

Bonne lecture à tous !

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CHAPITRE 1 (LE ONE-SHOT DE DÉPART)

Le loup est trop maigre, son ventre rétréci et concave, pas de graisse entre sa peau fine et ses os friables. Il a oublié comment chasser. À la place il est chassé, par le spectre de la Mort. Il le sait. Il s'en moque.

Au lieu de s'en tenir aux bois, où l'instinct dit au loup qu'il serait plus en sécurité (abris, eau, proies), le loup se rapproche de plus en plus des rues de la ville humaine, et il fouille dans les poubelles et les caniveaux pour se nourrir.

Ici, les pneus crissent sur l'asphalte. Les voitures pétaradent. Le sol est dur, en dessous des coussinets du loup. Tout est bruyant, et hostile, et trop, beaucoup trop lumineux.

Le loup dévale les ruelles en boitant, la Mort le suit silencieusement.

L'hiver est arrivé. Le loup sait qu'il n'en verra pas d'autre.

Le loup suit son nez. Il capte des odeurs enivrantes au-dessus de la puanteur des gaz d'échappement, de l'huile de moteur et des trucs rances. Le loup gronde autour des poubelles à l'arrière d'un resto pas cher, et il remplit son ventre de hamburgers gras jetés. La chaleur remplit le loup, et sa vieille amie la Mort recule un instant.

Le nez en l'air, le loup continue d'explorer la ruelle. Ses griffes s'enfoncent dans un tas de cartons humides, lorsqu'il évite la flaque de pluie glaciale, couverte d'huile, dans le caniveau.

« Hé ! » crie quelqu'un, et le carton bouge.

Le loup recule, puis se souvient qu'il est un prédateur. Il s'arrête, se retourne et grogne.

Le visage d'un garçon apparaît en dessous d'une couche de cartons. Il est pâle. Ses yeux sont injectés de sang, et ses lèvres sont bleues. Il a un jet de grains de beauté sur son visage, comme une constellation inconnue.

Le garçon se fige en voyant le loup. « Holy shit. »

Le loup et la Mort fixent le garçon.

Le loup a oublié comment marquer le temps qui passe.

Il n'a aucune idée de combien de temps il reste là.

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Les os du garçon sont aussi fragiles que ceux du loup, sa peau aussi fine. Quand il passe ses doigts dans la collerette du loup, ils sont comme des glaçons. Son souffle, cependant, est chaud. Cela chatouille la fourrure du loup quand le garçon enfouit son visage contre lui. Ses larmes ont un goût de sel.

La Mort les entoure, dans la petite tanière que le garçon a construite derrière le carton, dans une ruelle de la ville froide, si froide.

Le loup s'arrache à l'emprise du garçon, et revient furtivement dans la ruelle jusqu'aux poubelles. Son garçon a trop froid, il est trop faible pour ramper aussi loin, alors le loup ramasse dans ses mâchoires un hamburger abandonné, et le lui apporte.

Le garçon le mange en pleurant.

Le loup s'enroule autour de lui quand ils s'endorment.

La Mort s'approche, sa bouche noire ouverte de faim.

Le loup lui grogne après, le son gronde dans sa fine cage thoracique.

Pas ce soir.

Pas demain.

Peut-être pas du tout cet hiver.

Le loup a une tanière maintenant, et un battement de cœur avec qui la partager.

Quand le garçon redeviendra fort, ils iront dans les bois et y construiront un abri, et le loup se souviendra de ses instincts, et le garçon apprendra les siens, et ils seront des compagnons de meute là-bas, là où le sol est mou sous leurs pieds, et où les étoiles sont visibles la nuit.

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Note de la traductrice :

Voici donc le one-shot de départ. Avouez qu'il valait déjà en lui-même la peine d'être lu !

Et maintenant, pour la suite du premier chapitre, rendez-vous sur la page suivante !

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