Suite directe de "Les fins sont les débuts"
Pour faciliter la lecture, ces histoires vont être regroupées sous l'appellation "Les Fins"


Bonjour, bienvenue.
Et (re)merci de lire un de mes textes.

Ceci est la suite directe de ma précédente fiction "Les fins sont les débuts".
Je pensais avoir clôturé cette histoire. Mais, mon imagination s'est emballée toute seule.

Le nombre de chapitres pourrait vous rebuter. Je m'en rends bien compte.
Toutefois, les chapitres comportent plus ou moins un millier de mots (à la différence de la précédente histoire où ils pouvaient monter jusqu'à trois mille).

J'espère que cette aventure et ma manière de voir le monde de Supernatural vous plaira.


Les Fins - Jamais fini

01. Fardeaux

Mû par une vitesse phénoménale, Castiel s'acquittait de sa tâche de gardien du Paradis. À peine atterrissait-il, l'ange vérifiait si tout se passait comme il se devait, avant de s'envoler de nouveau. Arpentant, religieusement, l'entièreté du royaume qu'il avait aidé à reconstruire, il regardait partout, constatait l'intégrité des lieux avant de recommencer.

Lors de sa prise de fonction, rarement il avait été alarmé par quoique ce soit.

Au début ses interventions s'étaient comptées sur les doigts d'une main. Une fois pour être exacte. Le déploiement d'une énergie magique avait mis en branle une sorte de système d'alarme relié au gardien. Croyant essuyer une attaque sur ce tout nouveau Paradis, Castiel s'était rué pour découvrir Dean en possession d'artéfacts ésotériques nouvellement façonnés. Juste un pendule et une carte routière. Des instruments pour pister Cass. Toujours rigoureusement exacts.
Pour demeurer introuvable, le gardien avait fait tout ce qu'il pouvait pour brouiller les pistes : se déplacer en permanence, ne jamais rester longtemps au même endroit, partir le plus rapidement possible quand - attiré par les prières de Dean l'implorant de se monter - il se matérialisait non loin du chasseur.
À l'époque, Castiel n'avait pu récupérer les artéfacts : le chasseur gardant en permanence le pendule enroulé autour de son poignet et la carte toujours à portée de main. Il n'arrivait pas à s'approcher pour les lui subtiliser. En effet, être à proximité de Dean lui était impossible sans en souffrir. Par facilité - et un peu par lâcheté aussi -, Cass avait laissé le Winchester en possession des instruments magiques.
Toujours marqué par la dernière interaction eut avec Dean (avant d'être emporté par le Vide), il avait été incapable, à ce moment-là d'entrer en contact avec le chasseur. L'absence de réaction à son ultime déclaration était encore trop fraiche dans sa mémoire. Pourtant, il avait été difficile pour Cass de rester loin de l'homme qu'il aimait.
Depuis, ils leur avaient fallu plusieurs confrontations pour, qu'enfin, la situation s'arrange.
Et de l'aide, également.
Le pendule, porté en permanence comme un bracelet par Dean, avait emmagasiné tout son désir de retrouver Cass. Quand le chasseur eut enfin accepté et reconnu l'existence du lien qui les unissait, la magie catalysée par le pendule s'était déversée pour marquer leurs peaux. Leurs brûlures étaient la manifestation extérieure de cet engagement. Dean, au poignet gauche portait une marque en forme de goutte pointant vers sa main. Cass, au poignet droit portait une marque en forme de goutte pointant vers l'intérieur de son bras. Le point d'ancrage entre le chasseur et l'ange.
Après cela, Castiel avait arrêté de se cacher : Dean savait en permanence où se trouvait Cass. Comme l'ange avait toujours su, à tout moment, où se trouvait le chasseur.
Comme à chaque fois qu'il pensait à cela, Castiel toucha l'intérieur de son poignet droit.

Cependant, malgré tout ce que le pendule et la carte avaient pu apporter de positif au chasseur et à l'ange, Castiel ne cessait de s'interroger.
Sans cesse revenaient les mêmes questions.
Comment Dean avait pu être aussi bien conseillé ? Comment avait-il pu s'entourer des bonnes personnes pour la création de ces objets ? Comment toutes ses personnes avaient-elles pu canaliser et rediriger la magie vers les bons réceptacles ? Comment, toutes ces personnes, avaient-elles fait pour trouver une source impossible de magie ?
Car, il n'y aurait jamais dû y en avoir au Paradis.
Seul un dieu pouvait insuffler de la magie là où il n'y en avait aucune utilité. Seul Jack avait cette capacité. Alors, la seule conclusion logique à laquelle Cass en était venu était que ce pouvoir avait été laissé par Jack, pour Dean et l'ange. Le nephilim s'était douté que deux de ses idiots de pères auraient été dans l'incapacité de se retrouver, avant longtemps.

Toutefois, Cass était convaincu que la magie des artéfacts avait dû attirer l'attention de quelqu'un. Ou de quelque chose. En effet, depuis leur création - et particulièrement après leur utilisation, quand Dean et lui avaient lié leurs âmes -, Castiel s'était vu forcé d'intervenir plus souvent au Paradis. Le gardien avait dû se rendre régulièrement à divers endroits pour vérifier l'état des barrières. L'ange avait constamment l'impression que les sceaux de protection étaient éprouvés depuis l'extérieur.
Cass n'en avait parlé à personne.
Il s'était convaincu que de ne rien dire à Sam et Dean était la décision la plus sage. L'ange les connaissait suffisamment pour savoir qu'ils se seraient rués sur l'occasion pour se rendre utiles.
Pas une seule seconde il ne s'en voulait de le leur cacher.

Par habitude, Cass effleura l'intérieur de son poignet droit.
Généralement, quand l'ange touchait sa fine cicatrice en forme de goutte, il ressentait une sensation de bien-être. Ne fut-ce que diffuse. Pourtant, depuis un petit temps, de la froideur s'en écoulait.
Préoccupé, l'ange ne parvenait pas à se concentrer entièrement sur sa mission. Et au vu de toutes les alertes qu'il recevait, le gardien ne pouvait se laisser ainsi distraire.
Il devait en avoir le cœur net pour se concentrer de nouveau pleinement sur sa tâche.

Castiel s'envola

L'ange atterrit.
Au loin, un homme tirait sans discontinuer sur une rangée de bouteilles.
À distance, n'approchant pas, Castiel observait le chasseur.

Une sensation à la périphérie de la perception du gardien attira son attention. Il devait vérifier de quoi il retournait. Toujours aux prises avec ses réflexions moroses, à peine rassuré, Cass dut reprendre sa charge.
En soupirant, il s'envola.


Si vous lisez ceci : merci. Merci d'avoir donné une chance à ce chapitre, à ce début d'histoire.

Pour certains d'entre vous, ce chapitre doit être une redite. Le prochain risque de vous donner la même sensation.
Toutefois, ceux-ci introduisent des éléments supplémentaires pour le développement de l'intrigue.

En espérant vous revoir pour la suite.