AVERTISSEMENT : Je ne possède pas Harry Potter, ou aucune autre série que je pourrais utiliser dans l'écriture de cette fiction.

Me revoilà pour une autre histoire, cela ne veut pas dire que j'abandonne les précédentes, c'est juste que j'ai eu des idées pour celle-ci.

Si vous n'aimez pas, je ne vous oblige pas à lire.

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Résumé

Peut-on réparer ce qui a été brisé ? C'est la question qu'il se pose lorsqu'il la trouve. Elle la sauvé, lui a rendu sa santé mentale maintenant c'est à lui, ainsi que quelques autres de l'aider. Ils sont quatre et chacun d'eux à un lien avec elle. Cela sera-t-il suffisant pour lui offrir une nouvelle vie ? Ils l'emmènent et quittent l'Angleterre pour lui permettre de la guérir.

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- Harry Potter est une femme. Elle est puissante, intelligente mais a trop vécu pour ne pas en sortir brisée.

- Avertissements : mention de viol et maltraitance / sexe / violence

- Bashing : Dumbledore / Ronald, Ginny et Molly Weasley / Hermione Granger

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Chapitre 01

Mr et Mrs Dursley, qui habitaient au 4, Privet Drive, avaient toujours affirmé avec la plus grande fierté qu'ils étaient parfaitement normaux, merci pour eux. Jamais quiconque n'aurait imaginé qu'ils puissent se trouver impliqués dans quoi que ce soit d'étrange ou de mystérieux. Ils n'avaient pas de temps à perdre avec des sornettes.

Mr Dursley dirigeait Grunnings, une entreprise qui fabriquait des perceuses. C'était un homme grand et massif, qui n'avait pratiquement pas de cou, mais possédait en revanche une moustache de belle taille. Mrs Dursley, quant à elle, était mince et blonde et disposait d'un cou deux fois plus long que la moyenne, ce qui lui était fort utile pour espionner ses voisins en regardant par-dessus les clôtures des jardins. Les Dursley avaient un fils prénommé Dudley, et c'était à leurs yeux le plus bel enfant du monde.

Les Dursley avaient tout ce qu'ils voulaient. La seule chose indésirable qu'ils possédaient, c'était un secret dont ils craignaient plus que tout qu'on découvre un jour. Si jamais quiconque venait à entendre parler des Potter... ils étaient convaincus qu'ils ne s'en remettraient pas. Mrs Potter était la sœur de Mrs Dursley, mais toutes deux ne s'étaient plus revues depuis des années. En fait, Mrs Dursley faisait comme si elle était fille unique, car sa sœur et son bon à rien de mari étaient aussi éloignés que possible de tout ce qui faisait un Dursley. Les Dursley tremblaient d'épouvante à la pensée de ce que diraient les voisins si par malheur les Potter se montraient dans leur rue. Ils savaient que les Potter, eux aussi, avaient un enfant, une petite fille, mais ils ne l'avaient jamais vu. Son existence constituait une raison supplémentaire de tenir les Potter à distance : il n'était pas question que leur Dudley se mette à fréquenter un enfant comme celui-là.

Malheureusement pour eux, et encore plus pour l'enfant dont parle cette histoire, la séparation entre les deux familles n'allait pas durer. En effet, alors que les Dursley avaient exécuté leur routine matinale un 1er novembre, Mrs Dursley avait trouvé sur le pas de sa porte un couffin. Quelqu'un avait laissé, devant leur porte, comme on laisse une bouteille de lait ou un journal, la fille Potter, tout ce qu'il y avait avec elle pour expliquer la situation était une courte lettre, écrite sur un parchemin, expliquant que l'enfant, Harriet "Harri" Potter, devait rester avec eux pour qu'ils soient tous protégés par le sacrifice de Lily Potter.

On pourrait penser que toute famille, qui se veut normal, traiterait un enfant au moins de façon normal, c'est-à-dire que même s'il n'y avait pas d'amour il devrait y avoir au moins de la tolérance sans oublier le minimum de soin nécessaire à tout être vivant, mais alors que les Dursley se décrivaient comme la quintessence de la normalité, ils ne traitaient pas l'enfant Potter normalement. Sa vie au 4, Privet Drive est devenu un véritable cauchemar et jour après jour cela ne faisait qu'empirer.

Harriet Potter était une enfant intelligente, elle sut lire avant cinq ans, de même qu'écrire et compter, elle apprit par elle-même car c'était la seule façon qu'elle avait pour acquérir des connaissances. Elle passait beaucoup de temps dans sa chambre, le placard sous les escaliers, lorsqu'elle n'avait pas un certain nombre de tâches à effectuer dans la maison. En effet, à partir de trois ans, elle devait commencer à aider sa tante, Pétunia Dursley, à faire le ménage, la lessive et le jardinage. A cinq ans, elle a commencé la préparation des repas, tout d'abord le petit déjeuner, et avec le temps le déjeuner et/ou le dîner. Elle n'avait pas le droit d'aller à la maternelle, comme son cousin, elle prenait lorsqu'elle le pouvait les livres d'apprentissage de Dudley, cela ne lui manquait pas puisqu'il n'en avait pas l'utilité.

A six ans, les Dursley l'envoyèrent à l'école, non par envie mais par obligation, ils avaient inscrit l'enfant sur leur papier car ainsi ils pouvaient toucher les aides de l'état pour un enfant orphelin en supplément, pas qu'elle voit la couleur de cet argent mais cela était un détail sans réel intérêt pour cette famille. Les journées étaient chargées pour une petite fille, ou n'importe qui d'autre lorsque l'on y pensait réellement, le matin elle devait préparer le petit déjeuner pour toute la famille, elle avait le droit de prendre un morceau de pain et un verre d'eau, parfois si elle avait de la chance elle avait quelques restes, ensuite elle faisait la vaisselle et nettoyait la cuisine avant de partir pour l'école à pied, et seule, Pétunia partait toujours plus tôt avec son fils, préférant laisser sa nièce se débrouiller.

Elle passait ensuite la journée à l'école, toujours seule car Dudley se faisait un plaisir d'éloigner tous les enfants qui osaient approcher du monstre qu'était sa cousine. Comme on le disait précédemment, Harriet Potter était intelligente, elle apprenait vite et comprenait rapidement le moindre concept, mais elle n'avait pas le droit de faire de son mieux, elle devait être plus faible que Dudley, ce qui était difficile puisqu'il avait l'air de n'avoir que deux neurones qui avaient malheureusement du mal à se connecter entre eux. De plus, Pétunia et son mari, Vernon, avaient raconté divers mensonges aux adultes, que ce soit à l'école ou le voisinage, pour eux, Harriet était une enfant à problème : menteuse, tricheuse, sournoise, ... Les parents de l'enfant étaient des fainéants alcooliques qui étaient décédés dans un accident de voiture dont ils étaient coupable, la mère était une prostituée et le père était un drogué sans emploi.

On devrait se dire que les adultes sont des êtres intelligents, et ainsi il serait facile pour eux de voir que quelque chose n'allait pas dans les propos qu'avaient les Dursley. En effet, comment un enfant, qui n'a jamais connu ses parents, pourrait devenir un si jeune âge aussi mauvais ? De plus, les Dursley avaient l'habitude de dire que toutes les tâches qui lui donnaient c'était pour la garder occupée. Personne n'eut l'air de trouver problématique de voir un enfant aussi maigre, vêtue de vêtements informes et masculins, couvertes de bleus et surtout travailler à tout moment.

Il y avait deux choses que cette petite fille aimait à l'école, la première était la possibilité d'avoir un repas complet par jour, l'école fournissait le déjeuner aux enfants, en tant qu'orpheline c'était l'état qui payait pour elle, parfois ce repas était le seul qu'elle avait de la journée malgré ses nombreuses tâches. La deuxième était l'accès à la bibliothèque et aux livres scolaires pendant les récréations. Elle n'allait pas dans la cour, là où Dudley pouvait la trouver pour jouer à son jeu favori : la "Chasse Harriet", qui consistait à lui courir après, avec toute sa petite bande, de l'attraper et de la battre pour être un monstre.

La journée continuait après les cours. Elle rentrait de l'école et devait faire de nouvelles tâches comme préparer le dîner, faire la lessive et même faire les devoirs de Dudley, pendant que lui avait droit à un goûter gargantuesque et s'affalait devant la télévision pour s'abrutir devant divers programmes. L'avantage à faire les devoirs de Dudley c'était qu'elle apprenait puisqu'elle n'avait pas le temps de faire les siens tant qu'elle n'était pas de retour dans son placard et même là, elle était souvent trop épuisée, au mieux, ou mal au point, au pire, pour les faire.

Nous avons donc vu que la petite fille, déposée comme une bouteille de lait devant la porte des Dursley, était devenue une esclave pour sa famille, qu'elle était la plupart du temps affamée, mais ce n'était pas tout. Elle était aussi régulièrement battue, et insultée. Pétunia aimait la rabaisser que ce soit avec des insultes ou des actes, la femme ne voulait pas que l'enfant soit meilleure que son propre fils alors elle donnait des tâches à ne plus savoir qu'en faire pour qu'elle soit trop fatiguée pour avoir le temps d'étudier, elle l'habillait de vieux vêtements pour la rendre moins jolie, c'était aussi pour cela qu'elle ne la laissait pas se laver autant que nécessaire ou ne la nourrissait pas convenablement... Elle avait tenté à plusieurs reprises de couper la tignasse qui lui servait de chevelure mais chaque matin cela revenait à sa taille initiale. Rarement elle levait la main sur la fille, quelques claques mais rien de plus. Si on se penchait sur les pensées de la femme, on aurait pu découvrir qu'elle faisait tout cela parce qu'elle avait toujours été jalouse de sa petite sœur : Lily Evans était une femme magnifique, intelligente et une sorcière, elle avait épousé un homme superbe et riche. Alors lorsqu'elle se rendit compte que l'enfant dont elle avait la charge ressemblait rapidement à sa sœur, elle décida de faire de son mieux pour que cela soit impossible. Ainsi elle donnait une charge de travail impossible pour qu'elle n'ait pas le temps d'apprendre quoi que ce soit, le manque de nourriture la rendait maigre et donc ne pouvait pas devenir jolie et enfin elle ne lui donnait pas de vêtements adéquates, cela ajoutait une couche pour la rendre impossible d'être une belle enfant. C'était des idées horribles, et surtout de la mesquinerie à son plus fort.

Vernon aimait soulager ses humeurs sur l'enfant, tout ce qui se passait mal dans sa vie était de sa faute donc elle méritait chaque coup que ce soit avec ses poings ou ses pieds, et même avec le fouet. Au début, c'était juste quelques claques lorsqu'elle faisait un peu trop de bruit à son goût, puis parce qu'elle ne faisait pas ses tâches assez vite,... Mais rapidement, la violence augmenta... Les claques devinrent des coups avec ses poings et ses pieds puis il ajouta des objets comme sa ceinture ou un fouet. Il utilisa même le pic en fer de la cheminée.

A huit ans, la douleur avait empiré, comment cela pouvait devenir pire était la question logique. La réponse était assez simple : Vernon avait effectué un acte ignoble. Bien sûr Vernon considérait que c'était la fille qui l'avait séduit car il était tout à fait normal donc jamais, au grand jamais, il n'aurait de telles envies si ce n'était pas à cause d'elle. En effet, à son huitième anniversaire, il lui offrit son cadeau habituel qui consistait à l'attacher dans la cave et la fouetter : un coup par année et elle devait compter, si elle échouait il recommençait du début, puis lançait un seau d'eau salée sur son dos pour être sûr qu'elle garderait les marques, et si les traces n'étaient pas assez "belles" à son goût, il recommençait. Il avait acheté pour l'occasion un très beau fouet en cuir qu'il entretenait avec soin, il avait commencé ce "cadeau" lors de son quatrième anniversaire, lorsque l'enfant avait demandé pourquoi elle n'avait pas d'anniversaire.

Lors de son huitième anniversaire, les choses changèrent. Il venait de la battre comme d'habitude et il faisait en sorte de ne rien ressentir lorsqu'il voyait le corps nu de la petite fille, puis une pensée lui vint qui lui affirmait que ce n'était pas mal car ce n'était pas une petite fille normale c'était un monstre à qui il fallait apprendre sa place dans le monde : sous les pieds des gens normaux comme lui ; donc rien de ce qui lui arrivait n'était de sa faute mais plutôt la sienne car elle était un monstre, c'était elle qui lui donnait des envies comme ça, c'était elle qui était en tord. Avec ces pensées immondes, il passa à l'acte, ce fut la première fois qu'il la viola. Il recommença à chaque évènement important pour lui que ce soit son anniversaire, celui de son fils, Noël, Jour de l'An, le jour où elle était arrivée, ... et même lorsqu'il signait des contrats pour son entreprise. Elle devait subir cela dix à vingt fois par an, cela aurait pu être pire se dit-elle.

Et pendant qu'elle vivait tout cela, elle essayait de garder son esprit intact, elle essayait de continuer à apprendre ce qu'elle pouvait car elle savait que les Dursley se feraient un plaisir de la jeter à la rue sans rien dès qu'ils le pourraient. Alors elle lisait tous les livres qu'elle trouva. L'été, elle réussissait à s'échapper à la bibliothèque de quartier, puis de la ville plus tard, en faisant en sorte que sa tante la mettait dehors pour ne pas l'avoir dans les pattes lorsqu'elle avait fini ses tâches. Elle était aussi mise dehors régulièrement le weekend pour que les Dursley puissent passer un moment en famille. Elle n'empruntait aucun livre et ne remportait aucune note, elle devait donc apprendre par cœur, et développait ainsi sa mémoire. Elle apprit même la méditation lorsqu'elle découvrit que c'était quelque chose qu'elle pouvait faire dans son placard et surtout que cela aidait à développer son esprit et améliorer sa mémoire.

Elle savait aussi pourquoi sa famille la considérait comme un monstre, elle était capable d'actes normalement impossibles. Une fois, elle avait fait en sorte que les cheveux de son professeur devienne bleu car il la disputait en disant qu'elle était une tricheuse et une menteuse. Une autre fois, elle courrait pour échapper à son cousin et sa bande lorsqu'elle avait sauté derrière une poubelle pour atterrir sur le toit de l'école. Il y avait aussi eu plusieurs fois à la bibliothèque où elle voulait un livre trop haut pour elle, il avait alors lévité vers elle jusqu'à ses mains, et encore tellement d'autres...

Au bout d'un moment, surtout grâce à la méditation, elle avait commencé à travailler sur son pouvoir. Avec le temps, elle met faire en sorte de faire apparaître des sphères brillantes pour avoir de la lumière dans son placard la nuit, surtout après que l'ampoule ait lâché et que, bien sûr, les Dursley refusent d'en acheter une autre pour elle ; elle pouvait faire léviter des objets à la demande ; elle apprit aussi à ouvrir son placard de l'intérieur pour pouvoir sortir lorsque tout le monde dormait et ainsi avoir accès à la cuisine pour prendre quelques petites choses pour pouvoir manger au moins une fois par jour, c'était surtout des choses qui n' allaient pas manquer comme des barres de céréales, des fruits, ... Cela n'apportait pas tous les nutriments dont elle avait besoin mais au moins cela la nourrissait au moins un peu.

Cela dura dix années ; dix années de famine, de coups, de viol, ... d'esclavage. Jusqu'au jour où elle eut une lueur d'espoir. Elle découvrit lors de son onzième anniversaire qu'elle était une sorcière, de même que ses parents qui n'étaient pas morts dans un accident de voiture mais plutôt avaient été assassinés par un méchant du nom de Voldemort la nuit du 31 octobre, la veille de son arrivée à Privet Drive, cette nuit-là il tenta aussi de la tuer mais on ne sait comment elle réussit à s'en échapper et lui fut vaincu. Depuis elle était devenue célèbre, elle était la Fille-qui-a-survécut.

Elle espérait avoir un endroit où elle allait être acceptée pour ce qu'elle était, qu'elle n'allait plus être un monstre, elle serait avec des gens possédant les mêmes capacités qu'elle. Mais cet espoir mourut aussi vite qu'il était apparu. Elle n'était peut-être pas un monstre mais elle n'avait pas le droit d'être seulement Harriet Potter, dans ce nouveau monde de magie elle était l'Elue, la Sauveuse, la Fille-qui-a-survécut, . .. elle devait être courageuse et forte, elle devait être une Gryffondor, une lionne valeureuse sans peur.

Elle commença l'école de magie, Poudlard, où avaient été ses parents avant elle, les élèves étaient divisés en quatre maisons en fonction de ce qui était le plus fort en eux : les Poufsouffle, loyaux et travailleurs ; les Serdaigle, sages et intelligents ; les Gryffondor, valeureux et courageux ; les Serpentard, rusés et ambitieux. Elle avait été répartie à Gryffondor, pas que c'était sa décision mais on lui avait bien fait comprendre qu'elle devait être comme ses parents, ils étaient dans cette maison donc elle n'avait pas le choix puisque c'était ce qu'on attendait d'elle. En vérité, après avoir longuement réfléchi, elle pensait qu'elle était une Serdaigle, elle était une fille intelligente qui aimait apprendre. On pourrait dire qu'elle était une Serpentard si on croyait que le fait de vouloir avoir une vie était une ambition, ou encore que le fait de devoir porter un masque pour survivre était de la ruse. Dans aucun cas, elle n'était une véritable Gryffondor, elle n'était pas courageuse ou valeureuse, elle était terrorisée et brisée ; ou une Poufsouffle car même si elle était une travailleuse par obligation elle n'était en aucun cas loyale envers qui que ce soit, ou peut-être seulement sa nouvelle amie, son unique cadeau d'anniversaire qu'elle avait aimé recevoir : un bel Harfang des Neiges nommé Hedwige que lui avait offert Rubeus Hagrid, le gardien des clefs de Poudlard, lorsqu'il l'avait emmené faire ses achats pour l'école.

Elle se fit deux amis : un garçon roux du nom de Ronald Weasley, il était fainéant, jaloux et colérique ; et une fille du nom d'Hermione Granger, elle était une "je-sais-tout" qui ne savait que vomir mot à mot ce qu'elle avait lu dans un livre plutôt de le comprendre réellement, jalouse et autoritaire. Harriet ne les aurait jamais choisit mais comme lorsqu'elle n'avait pas choisi sa maison elle n'avait pas non plus eu le choix pour les amis. Ils s'étaient imposé et avaient rejeté tout ceux qui osaient l'approcher. Le premier l'empêchait d'étudier, la deuxième corrigeait ses devoirs pour qu'ils soient faux et qu'ainsi elle n'ait pas de bons résultats scolaires. Ensemble ils avaient été envoyés par quelqu'un pour qu'elle soit conforme à une certaine image, ils n'étaient pas vraiment discrets.

Cette première année fut intéressante qu'elle le veille ou non. Elle découvrit la magie, en apprit encore plus la nuit ou lorsqu'elle réussissait à être seule, se battit contre un Troll, se fit des ennemis dans les Serpentard, se fit haïr par son professeur de potion du nom de Severus Snape sans aucune raison valable, dût sauver la pierre philosophique que le directeur, dans sa grande sagesse (vous sentez l'ironie ?), eut l'intelligence de cacher dans l'école pour la protéger de l'ombre de Voldemort qu'il savait ne pas être totalement détruit, et fini par tuer son professeur de défense contre les forces du mal qui était possédé par l'esprit de Voldemort pendant toute l'année. Tout cela se passa, mais encore plus puisqu'elle devait aider Hagrid à retirer un dragon de l'école, et reçut une retenue dans la forêt interdite, lieu même qui avait été interdit, d'où son nom, à cause de sa dangerosité, mais ici les professeurs trouvaient bien d'y envoyer des premières années en pleine nuit avec seulement un garde chasse qui n'avait pas le droit d'utiliser la magie.

Elle retourna, contre son gré, à Privet Drive pour l'été, ce fut tout aussi grave qu'avant l'école, peut-être même pire car les Dursley donnaient l'impression qu'il fallait rattraper tout ce qu'ils n'avaient pu lui faire pendant les dix mois d'absences, Vernon venait tous les deux ou trois nuits pour s'amuser avec elle, pas autant qu'il le voulait car elle devait être capable de faire toutes les tâches qu'ils lui donnaient. Cela devint pire après la venue d'un elfe de maison, Dobby, qui fit de la magie, Vernon découvrit qu'elle n'avait pas le droit de faire de la magie en dehors de l'école, au risque de se faire renvoyer, il l'enferma dans la chambre qui lui avait donné après l'arrivée de sa toute première lettre pour Poudlard qui annonçait "Placard sous les escaliers", maintenant elle avait la deuxième chambre de Dudley, où il rangeait ses affaires abimées, il mit des barreaux à sa fenêtre et des serrures sur sa porte ainsi qu'une chatière, elle ne pouvait sortir qu'une fois par jour pour la salle de bain et quelques heures pour faire diverses tâches. Elle avait peu de nourriture, surtout qu'elle devait partager avec sa chouette car elle avait été aussi enfermée. Elle fut sauvée par l'arrivée d'une voiture volante conduite par les grands frères jumeaux de Ronald, Fred et Georges. Elle passa le reste de l'été au Terrier, la maison des Weasley.

La deuxième année fut pire que la première, elle découvrit que le fait de parler aux serpents était mal vu parmi les sorciers anglais, cela se nommait Fourchelangue et était considéré comme sombre. Plusieurs élèves ont été attaqués et pétrifiés par celui qui se faisait passé pour l'héritier de Serpentard, et bien sûr lorsqu'il était découvert qu'elle était une fourchelangue, elle était considérée comme la coupable et donc ostracisée par tous, étudiants et enseignants, et rien ne fut fait pour l'aider. Personne ne pense que sa mère était une née-moldue, de même que sa meilleure amie. En plus de cela, elle devait supporter le comportement préoccupant de son nouveau professeur de défense contre les forces du mal, le célèbre Gilderoy Lockhart, il voulait toujours qu'elle reste plus longtemps avec lui et il essayait de la toucher un peu trop souvent. Elle fit de son mieux pour éviter sa présence. Elle finit l'année en découvrant la Chambre des Secrets et le monstre utilisé par l'hériter : un Basilic, le roi des serpents qui pouvait tuer d'un regard, possédait une peau à l'épreuve de la magie et le poison le plus mortel existant au monde. L'héritier était l'ombre adolescente de Voldemort, Tom Marvolo Riddle, qui avait pris possession de Ginevra "Ginny" Weasley, la petite sœur de Ron. Harriet combattit la créature avec l'aide de Fumseck, le phénix de Dumbledore, et le Choixpeau qui lui donna l'épée de Godric Gryffondor. Elle tua la créature mais se fit mordre en passant, heureusement les phénix possèdent des larmes qui permettent de tout guérir, dont le venin de Basilic. Elle avait survécut, et finalement détruit le journal d'où venait l'ombre, qui disait être Tom Jedusor, la version adolescente de Lord Voldemort, et sauva Ginny.

Elle comprit à quel point le directeur tenait à elle, car alors qu'elle lui avait dit qu'elle avait été mordue par un serpent géant, un Basilic plus exactement, qu'elle était couverte de venin et de sang, il ne fit rien pour l'envoyer à l'infirmerie, il la garda longuement, lui demandant encore et encore ce qui s'était passé, puis la renvoya dans son dortoir. Elle avait vu la lueur calculatrice qu'il avait prit un peu de trop de temps à cacher. Elle réussit à libérer Dobby, l'elfe de maison qui était venu à Privet Drive pendant l'été, ce ne serait jamais chez elle. Elle ne reçut d'excuse de personne lorsqu'il fut découvert qu'ils avaient tous tord.

Elle retourna à Privet Drive pour un autre été infernal, elle tint le coup jusqu'à l'arrivée de la sœur de Vernon, Marge, qui la détestait et se faisait un plaisir de la rabaisser à chaque instant. Harriet supporta tant que c'était elle qui se faisait insulter mais lorsque la femme s'en prit à ses parents, sa magie craqua et la fit gonfler comme un ballon de baudruche, ou plutôt une montgolfière vu sa taille. Elle attrapa ses affaires et s'échappa vers le Chaudron Baveur où elle rencontra le ministre de la magie, Cornelius Fudge, et apprit qu'un homme, Sirius Black, s'était évadé de la prison magique, Azkaban, et qu'il était vraisemblablement après elle car il était le bras droit de Voldemort.

Harriet s'en moqua, elle n'avait jamais eu l'impression d'être en sécurité, peut-être lorsqu'elle était avec ses parents mais elle était bien trop jeune pour s'en souvenir, elle n'allait pas laissé cela l'empêcher de profiter de sa liberté nouvellement acquise surtout qu'elle se doutait qu'elle n'aurait pas une seconde chance comme celle-ci avait longtemps. Elle apprit certaines choses qu'on avait fait en sorte de lui cacher. Elle découvrit que son père n'était pas simplement un sang-pur, il était aussi le fils d'une ancienne et noble famille sorcière, et à la mort de son propre père, il était devenu Lord Potter, ce qui faisait d'elle la nouvelle Lady Potter à sa majorité, avec cela elle comprit que le coffre auquel elle avait accès depuis sa première année n'était qu'un coffre en fiducie.

Elle rencontra Griphook, qui était le premier gobelin qu'elle n'avait jamais vu et, il lui parla de ses multiples coffres qui étaient inaccessibles pour le moment sauf le coffre en fiducie qui se remplissait à hauteur de 25 000 Gallion le jour de son anniversaire. Elle a découvert qu'elle avait un tuteur magique qui s'était servit dedans et avait pris une forte somme puisqu'il avait réussi à retirer au moins 20 000 Gallion depuis le 1er novembre, lendemain du décès des deux Potter adultes, ce qui faisait environ 260 000 Gallion à l'heure actuelle, ce qui était une assez gros somme, malheureusement ce n'était pas tout car il avait eu accès à l'argent se trouvant dans un autre coffre où il avait pris près de 2 millions de Gallion. Normalement elle avait un gestionnaire dédié aux comptes Potter mais lorsque Griphook découvrit qu'elle ne l'avait jamais rencontré et donc ne savait rien de son héritage, il fut relevé de ses fonctions car il fut découvert qu'il aidait Dumbledore, son gardien magique, à lui prendre son argent, heureusement les héritages ne pouvaient pas sortir sans la demande exprès d'un Potter par le sang, et celui-ci devait être majeur et sans être forcé.

La découverte de son argent ne fut pas la seule pendant les quelques semaines qu'elle passa sur le Chemin de Traverse, elle acheta une nouvelle malle qui pouvait être rétrécit jusqu'à la taille d'un jeux de carte, dedans elle put y cacher tous les livres qu'elle avait acheté mais aussi divers objets comme des vêtements. Elle savait qu'elle ne pouvait pas changer devant ses amis. Elle avait pour obligation de porter encore et toujours un masque, celui de la Gryffondor valeureuse, de la lionne courageuse qui était moyenne en théorie et assez bonne en pratique surtout en défense contre les forces du mal, qui aimait le Quidditch, avait pour ami Ron et Hermione et qui portaient les guenilles qui lui donnaient Pétunia, autre que l'uniforme de Poudlard.

Pour la première fois de sa vie, elle profita d'être une jeune adolescente, elle alla faire du shopping dans Londres, elle dut se faufiler pour sortir dans le monde non magique, mais elle savait se faire discrète et se faufiler avec ou sans cape d'invisibilité, ce qu'elle possédait. Elle passa une après-midi dans la ville à visiter, elle allait de magasin en magasin pour acheter des vêtements mais aussi d'autres choses. Elle avait été préalablement à Gringotts pour convertir des Gallion en Livres. Depuis qu'elle était petite, elle n'avait jamais pu découvrir ce qu'elle aimait vraiment, bien sûr elle pouvait dire qu'elle appréciait cuisiner ou jardiner, mais cela était plus une nécessité qu'une véritable activité de plaisir pour le moment. Elle aimait lire, mais ne l'avait surtout fait que pour apprendre tout ce qu'elle pouvait. Elle espérait qu'un jour elle aurait le temps d'essayer de nouvelles choses. Pour le moment, elle prit de nouveaux livres, elle ne voulait pas interrompre son éducation non magique mais aussi quelques cahiers pour pouvoir s'essayer au dessin, elle ajouta des crayons en tout genre. La peinture n'était pas possible pour le moment car elle devait continuer à rester discrète.

La troisième année a commencé par sa rencontre avec l'être le plus immonde du monde sorcier : un Détraqueur, un monstre qui se nourrit d'émotions positives et vous fait revivre vos pires souvenirs, et considère les âmes comme des friandises ; malheureusement elle découvrit très rapidement qu'elle était particulièrement à leur goût. Elle rencontra Remus Lupin, il lui fut facile de comprendre qu'il était un loup-garou, nouveau professeur de défense, il passa l'année à lui apprendre le charme du Patronus, seul moyen existant à ce jour de se défendre contre eux en les faisant fuir, il fallait pour réussir ce sort avoir un puissant souvenir d'amour et de bonheur. Cela avait très difficile pour elle de trouver ce type de souvenir. L'année fut plus calme que les précédentes si on ne faisait pas attention à la horde de Détraqueurs qui montaient la garde autour de Poudlard et qui pensaient que les élèves étaient un buffet gratuit. La fin de l'année lui apporta une nouvelle aventure. Sirius Black n'était pas le méchant de l'histoire, en vérité il était un innocent qui avait été trahi par un de ses amis : Peter Pettigrow. Il était aussi son parrain et n'avait eu de procès. Le ministère de la magie était assez fou pour envoyer quelqu'un dans une prison aussi horrible qu'Azkaban, lieu de vie des Détraqueurs, sans vérifier si la dîtes personne était coupable ou non.

Lors de cet aventure, elle découvrit donc que Sirius était innocent, que Pettigrow était vivant et se cachait pendant tout ce temps en tant qu'Animagus Rat, il était Croutard, l'animal de compagnie de Ronald, et avant cela celui de Percy, le grand frère du garçon. Et oui, cela n'avait dérangé personne, dans un monde où il était possible de se transformer en animal, qu'un rat vive plus de dix ans, sachant que cet animal ne vit en moyenne que trois ans, maximum quatre. La soirée avait été mouvementé puisqu'elle avait apprit l'histoire de son parrain, ainsi que la trahison de ses parents, mais aussi rencontré Remus dans sa forme de Loup-Garou et avait dût se battre encore une fois. Cela avait été de justesse mais au final Sirius avait été sauvé d'avoir son âme avalé par les Détraqueurs. Elle avait même réussit à créer son premier Patronus corporel : un cerf.

Sirius fut sauvé mais pas innocenté, elle retourna donc à Privet Drive une énième fois. Vernon se fit un plaisir de lui faire payer ce qu'elle avait fait à sa sœur, mais ne l'enferma pas lorsqu'elle réussi à lui faire comprendre que l'évadé de l'été précédent était son parrain et qu'il l'aimait. Elle avait plus de liberté, moins de tâches mais elle subissait toujours les humeurs de son oncle. Ce fut cet été qu'elle fit une belle découverte. On lui demanda de ranger le grenier, et ce fut là qu'elle trouva une malle avec les initiales LRE, en regardant de près elle sentit la magie et en la touchant elle s'ouvrit lorsqu'elle se perça le doigt sur la serrure. C'était la malle de sa mère et dedans il y avait ses affaires personnelles comme des vêtements, des bijoux, des photos, ... mais aussi une bibliothèque avec tous les manuels scolaires et des dizaines d'autres livres sur des sujets divers, et toutes les notes de cours de son époque. Elle trouva aussi un ensemble de journaux intimes. C'était le paradis pour une jeune orpheline qui en savait si peu sur sa famille, bien sûr l'été précédent elle avait apprit des informations sur son père mais là c'était sa mère.

En lisant le premier journal elle découvrit que la malle pouvait rétrécir comme celle qu'elle acheté sur le Chemin de Traverse, elle allait donc pouvoir cacher la malle, elle avait peur qu'on essaye de la lui retirer. Elle apprit pleins de petites choses sur sa maman comme le fait que la femme aimait prendre des notes dans la marge de ses manuels, qu'elle utilisait des cahiers mondains pour prendre des notes et faire des fiches de révisions, qu'elle aimait le dessin ou en tout cas gribouiller vu le nombre de petits dessins sur les pages de ses manuels et cahiers, que sa fleur préférée était l'orchidée et son animal le chat. Harriet savait qu'elle était douée en charme et en potion, comme son père pour la métamorphose, mais le voir de visu, dans les notes de sa mère, c'était autre chose. Elle se demandait si dans ses coffres se trouvait la malle de son père. Elle resta plus longtemps que les étés précédents avec les Dursley jusqu'à ce que les Weasley viennent la chercher pour aller voir la Coupe du Monde de Quidditch.

La quatrième année fut une horreur. Cette année, le tournoi de Quidditch avait été annulé pour permettre d'avoir le Tournoi des Trois Sorciers, une compétition entre les "Trois Grandes" : Durmstrang, Poudlard et Beauxbâtons ; lorsqu'elle apprit cela, elle chercha plus d'informations car elle savait qu'elle allait s'y retrouver d'une manière ou d'une autre, surtout contre son gré. Elle découvrit ainsi qu'un étudiant de chaque école devait être choisit via un artefact magique puissant qui allait créer un contrat où les concurrents devaient se battre ou perdre leur magie, même si vous étiez blessé vous deviez continuer, le seul moyen d'en sortir avant la fin était la mort. Plus elle trouvait des informations plus son avis sur les sorciers se détérioraient... En effet, ce tournoi lui faisait grandement penser à l'époque romaine lorsque les jeux avaient lieu, ceux avec les gladiateurs qui combattaient entre eux, contre des armés ou encore des animaux dangereux, pour le plaisir du peuple. Il y avait trois épreuves toutes extrêmement dangereuses. A la fin, le gagnant recevait des Gallion, ici 1 000, et la gloire éternelle, ce qu'elle trouvait ironique puisque personne n'était capable de donner les noms des derniers gagnants. Ce tournoi avait été annulé pendant presque un siècle lorsque les trois compétiteurs étaient morts lors de la première épreuve où ils avaient dû combattre contre des chimères et manticores. Enfin bref... Cela ne lui donnait pas envie.

Et comme, elle l'avait pensé, elle avait été inscrite de force, soi-disant que cette année le tournoi n'allait être que pour les personnes de 17 ans et plus. Elle devait participer ou perdre sa magie. Elle n'aimait peut-être pas vraiment le monde magique mais elle adorait sa magie, c'était une partie d'elle et ne voulait pas la perdre. Ne pouvant prouver son innocence, et les professeurs ne faisant rien pour aider, elle fut une nouvelle fois ostracisée par l'école car ils considéraient qu'elle était une tricheuse et une menteuse. Et encore une fois, elle fut laissée seule pour s'en sortir, même les professeurs lui en voulaient. En effet, le champion de l'école était Cédric Diggory, un Poufsouffle, et alors que déjà les élèves lui en faisaient voir de toutes les couleurs, le professeur Chourave, la responsable de Poufsouffle, lui montrait bien qu'elle la pensait coupable. Et alors qu'elle était insultée, ensorcelée, ... qu'on lui disait qu'elle était une tricheuse et une menteuse, elle devait aussi rivaliser pour les trois épreuves : passer devant une dragonne nicheuse avec ses œufs pour récupérer un œuf d'or ; plonger dans le lac noir pour aller sauver un otage ; et enfin se battre contre diverses créatures à travers un labyrinthe. Une véritable joie.

Lors de la première épreuve, elle était entrée dans une arène, et une forte envie de crier le salut romain des gladiateurs avait monté en elle : "Ave Caesar, morituri te salutant" (Bonjour César, ceux qui vont mourir te saluent).

Bien sûr, le cauchemar ne devait pas se finir avec juste le labyrinthe, cela aurait été trop facile. Elle réussit à atteindre la coupe se trouvant au centre du labyrinthe et alors qu'elle aurait dû arriver sur la plateforme devant le public, elle se retrouva dans un cimetière. Cédric était arrivé avec elle puisqu'elle avait choisit de partager la gloire avec son camarade, elle n'avait pas voulu gagner, juste survivre. A cause de cela, il fut assassiné par Peter Pettigrow sous les ordres de Voldemort car il était une "pièce de rechange" et donc sans valeur. Elle dût participer à un rituel contre son gré, il fallait la chair du serviteur fournit par choix, le sang de l'ennemi prit de force et l'os du père donné sans connaissance. Un être sortit du chaudron, il était humanoïde avec des airs de serpent. Il était ignoble et avait l'air fou. Ils combattirent en duel et elle réussit à s'échapper in extrémiste.

Elle réussit à revenir à Poudlard via le portoloin et avec le corps de Cédric. Elle annonça le retour de Voldemort, elle dût raconter son histoire à Dumbledore plusieurs fois, elle vit la lueur de joie dans son regard, celle qui disait que tout se passait selon son plan, avant qu'il ne la cache et la renvoie avec une petite tape sur la tête, symboliquement bien sûr. Fudge ne la crut pas, il ne voulait pas que le Seigneur des Ténèbres le plus dangereux qui avait existé revienne pendant son mandat. Il n'était déjà pas un bon ministre en temps de paix alors en temps de guerre... Quelques jours plus tard, elle fut renvoyé à Privet Drive. Elle fut gardé dans le secret... Personne ne prit contact avec elle, que ce soit ses amis ou son parrain, et sa chouette fut même gardée d'elle. Son abonnement à la Gazette du Sorcier avait été annulé. Elle se savait juste surveillé, elle sentait la présence de sorcier autour de la maison, elle voyait quelques éclairs de personnes cachées sous des capes d'invisibilité...

Elle passa son emprisonnement à lire les livres de la bibliothèque privée de sa mère et a se promener dans le quartier. Les jours passèrent mais pas autant que cela aurait dû, elle était sûre que Dumbledore avait prévu, à la base, de la laisser pour toute la période des vacances, le la laissant partir que pour le retour à Poudlard, mais quelqu'un avait un autre plan. Un soir en se promenant, elle croisa le chemin de son cousin, ils s'insultèrent mais cela se finit rapidement lorsque deux Détraqueurs débarquèrent pour l'attaquer. Elle dût utiliser la magie pour qu'ils puissent s'en sortir.

Nous avons compris depuis longtemps que le Destin, Destinée, ou peut-être les Parques, avait un penchant pour Harriet, elle avait un destin tragique et alors que normalement elle aurait été félicité pour avoir sauvé l'âme de son cousin, malgré toute leur mésentente, ce ne fut pas le cas. Elle reçut plusieurs lettres venant du ministère l'accusant d'avoir utilisé la magie sans raison valable et d'avoir brisé le statut du secret puisque c'était devant Dudley qui était un moldu. Elle voulait partir mais Dumbledore l'interdit, alors Vernon lui fit payé l'attaque contre son fils. Il fallut quelques jours avant que le directeur envoie quelques personnes de son Ordre du Phénix, une organisation dont il était le chef et qui était sensé se battre contre Voldemort et les Mangemorts. Elle se retrouva à passer le reste de son été au 12, square Grimmauld, la maison d'enfance de son parrain. C'était insalubre et effrayant mais quelque part elle s'y sentait bien, c'était si loin de la blancheur de Privet Drive que cela lui fit du bien. Elle dût subir une audience devant le Magenmagot complet pour ce qu'elle avait dû faire. Heureusement, elle échappa à la condamnation et put retourner à Poudlard.

La cinquième année fut difficile, peut-être la pire depuis son arrivée à Poudlard. Certains pourraient dire qu'elle n'avait jamais eu une bonne année, et qu'il était difficile de faire pire que ce qu'elle avait vécu à ce jour mais malheureusement on lui prouva le contraire. Harriet n'avait pas une minute de pause. D'un côté, elle avait le ministère qui avait mit en place une propagande la diffamant, ainsi que Dumbledore, car ils osaient dire que Voldemort était de retour, ainsi elle était une menteuse en quête d'attention au mieux et une folle ayant besoin d'internement au pire. D'un autre, elle avait les élèves qui ne la croyaient pas donc ils la harcelaient, l'insultaient et l'ensorcelaient. Mais s'il n'y avait que cela, elle aurait put s'en sortir mais ce n'était pas tout. Elle avait aussi son nouveau professeur de défense contre les forces du mal, Dolores Ombrage, sous-secrétaire au ministère, une femme croisée avec un crapaud et ayant un fort penchant pour le rose et les chatons, sans oublier sa haine de tout ce qui n'était pas de Sang-Pur. Cette femme avait été envoyé à l'école pour surveiller Dumbledore et Harriet, de plus elle était assez vindicative... Elle aimait particulièrement la mettre en détention pour écrire des lignes... Bien sûr si cela n'avait été que ça, cela aurait pu être épuisant mais cet être immonde avait choisit d'utiliser une plume de sang, un artefact illégal sauf pour les gobelins qui s'en servaient pour signer leur contrat. Cet objet avait la particularité d'écrire avec le sang de l'utilisateur et si trop souvent utilisée laissait une marque sur la main non dominante.

Malgré les mésaventures de Harriet à Poudlard, elle avait toujours aimé le château. Il était son refuge, le lieu où elle pouvait soufflet et avoir un peu de paix avec l'enfer de Privet Drive mais pas cette année. Elle devait donc supporter le ministère en dehors de l'école, mais aussi à l'intérieur. C'était le pire qu'elle n'avait eu à supporter depuis sa première année. En effet, les petites aventures qu'elle vivait habituellement n'était rien par rapport à la torture physique et mentale qu'elle subissait, on savait déjà que Ombrage la faisait souffrir physiquement mais elle n'était pas la seule. Dumbledore, alors qu'il refusait de la regarder en face, avait décidé qu'elle avait besoin d'apprendre l'Occlumancie avec le professeur de potion Severus Snape, celui qui la haïssait sans raison valable depuis son arrivée à Poudlard la première année. Chaque jour, elle avait une retenue avec la plume de sang et plusieurs fois par semaine elle avait rendez-vous avec Snape qui la violait mentalement sous le couvert de lui enseigner, la seule explication qui lui avait donné était de lui crier de vider son esprit puis d'utiliser la Légimencie et entrait de force dans son esprit. Comme tout sorcier, elle possédait des barrières naturelles pour protéger son esprit mais l'homme les détruisait méticuleusement à chaque cours. On pourrait se dire que ce qu'elle vivait été déjà assez horrible mais ce n'était toujours pas finir, car en plus de tout cela, la nuit elle subissait des rêves, ou plutôt des cauchemars venant de Voldemort où elle voyait torturer et manigancer divers plans.

Le cumul de tout cela faisait d'Harriet Potter, une sorcière qui se brisait de plus en plus. Elle savait que c'était sa magie qui la gardait encore debout à ce stade. Toute personne vivante possède un limite plus ou moins proche, certains sont capable de supporter beaucoup et d'autres se brisent à la moindre difficulté. Harriet avait tellement vécu, tellement supporté... Il était clair qu'elle était forte car beaucoup aurait craqué depuis longtemps mais pas elle, elle avait tenu jusque là, mais pas beaucoup plus.

Puis ce fut la fin de l'année et sa nouvelle aventure. Elle reçut une énième vision de Voldemort mais celle-ci était différente puisqu'elle vit son parrain se faire torturer. Elle ne pouvait pas avoir cela, il était sa dernière famille. Elle vit dans son rêve qu'elle devait aller au ministère. Elle était si épuisée mentalement car elle ne prit pas le temps de vraiment réfléchir et fonça pour sauver Sirius. Elle fut accompagnée par quelques étudiants et il y eut un combat entre des élèves et des mangemorts, ce qui fut risible c'était que les étudiants gagnaient, peut-être difficilement mais toujours meilleurs que les adultes. Puis les membres de l'Ordre vinrent à leur rescousse.

Ils étaient dans une pièce immense où se trouvait une estrade avec un grand voile, elle entendant des murmures venant de l'objet. Elle savait qu'il ne fallait pas s'en approcher. Elle vit son parrain se battre avec Bellatrix Lestrange, elle le vit tomber en arrière, cela ne pouvait arriver. Elle envoya sa magie vers l'homme et le tira vers elle, c'était un acte de pur désespoir mais elle réussit. Il fut sauver in extrémiste.

Elle se retrouva rapidement dans le hall où Voldemort arriva, ils se battirent avant l'arrivée de Dumbledore qui fit son show, puis le Seigneur des Ténèbres tenta de prendre possession d'Harriet mais il n'y arriva pas. Et avant qu'elle ne puisse dire quoi que ce soit, le directeur lui avait forcé un portoloin et elle était dans son bureau à Poudlard.

Elle resta plus d'une heure enfermée avant que le directeur ne daigne revenir. Il lui annonça une prophétie tout en lui disant à quel point il était déçu de son comportement pour avoir mit en danger ses amis et son parrain, sans oublier les membres de l'Ordre. Elle ne fit rien mais n'en pensait pas moins. Elle n'avait forcé personne à venir avec elle, et son parrain était vivant donc tout le reste n'avait pas d'importance surtout après avoir entendu cette prophétie lui annonçant qu'elle devait mourir ou tuer un Seigneur des Ténèbres. Elle n'était pas stupide donc il lui fut assez simple pour comprendre ce que désirait vraiment Dumbledore. Il voulait sa mort !

L'année était finie. Les sorciers savaient maintenant que Voldemort était bien de retour puisqu'il avait vue dans le ministère par des dizaines de personnes dont le ministre de la magie lui-même. Encore une fois, après la deuxième année et la quatrième année, les gens comprirent qu'Harriet n'avait pas menti mais bien sûr, personne ne vint s'excuser. Dumbledore la renvoya à Privet Drive en lui disant qu'elle devait y rester pour les deux mois car avec son dix-septième anniversaire approchant, la protection devenait de plus en plus faible... Blablabla... Elle n'avait pas vraiment écouté les stupidités qui sortaient de sa bouche car elle savait maintenant qu'il n'avait pas sa survie en tête.

Son seizième anniversaire...

Vernon avait décidé de fêter cela en grande pompe. Dès son arrivée dans la maison, elle fut enfermée dans la cave, attachée au mur par une grosse chaine, un collier lui fut imposé et elle sentit sa magie être enfermée. Elle s'était doutée que Dumbledore voulait qu'elle meurt mais elle ne pensait pas qu'il irait aussi loin, elle savait maintenant qu'il était au courant de ce qu'elle vivait dans cette maison. Vernon se fit un plaisir de lui expliquer que le monstre barbu était venu pour lui dire qu'elle avait besoin de leçons car elle avait mit en danger ses amis et son parrain, qu'elle devait devenir soumise et que Vernon avait carte blanche tant qu'elle était vivante à la fin et pas de trace sur le visage et les mains, mais au pire pas trop grave car il y avait des glamours pour cela.

Le cauchemar qu'était sa vie avec les Dursley devint un véritable enfer, pire que tout ce qu'elle avait imaginé possible. Chaque jour, Vernon venait la voir, enfin elle croyait que c'était tous les jours mais elle avait perdu la notion du temps, la cave était sombre, sans fenêtre nul part et elle ne pouvait dire si c'était le jour où la nuit, comme en plus elle n'avait pas de nourriture ou d'eau à des heures régulières, cela ne pouvait l'aider à garder une certaine notion du temps. Elle recevait un peu d'eau et le minimum en nourriture pour la garder en vie mais sans plus, elle sentait le goût des potions ajoutés à son eau pour la garder vivante. Elle était violée brutalement, il ajouta la sodomie à son plaisir, sans aucune protection sinon ce n'était pas assez bien à son goût, elle était heureuse d'avoir acheté des potions l'empêchant de tomber enceinte à prendre une fois par an, elle les avait trouvé lors de son été sur le chemin de traverse et les prenait le premier septembre chaque année depuis. En plus de ces actes, elle était battue et humiliée. Elle n'avait plus le droit de dire un seul mot autre que pour lui répondre et l'appeler Maître.

De temps en temps, il s'amusait à graver des mots sur sa peau. Elle avait maintenant coupé au couteau les mots PUTE et SALOPE mais aussi brûlé au fer chaud MONSTRE. Le premier dans son dos, le second sur sa cuisse et le dernier sur son ventre. Lorsque l'on se souvenait de l'année précédente, on devait se demander comment elle gardait sa santé mentale ... mais malheureusement il était trop tard pour elle... Elle était brisée... Le premier jour de son retour, Vernon avait enfermé ses affaires mais aussi ... Il avait attrapé Hedwige et lui avait casser le cou juste devant elle avec un sourire sadique puis avait laissé le corps pourrir dans la cave pour qu'elle puisse le voir à chaque instant.

De temps en temps, il lui parlait de Dumbledore et de ce qu'il lui avait dit qu'il était autorisé à faire. Il se fit un plaisir de lui expliqué que l'homme avait ajouté des protections sur la maison pour que même si des gens la surveillaient ils ne penseraient jamais qu'il se passait quoique ce soit, pour eux, Harriet était heureuse et en bonne santé. Cela empêchait aussi quiconque de parler de ce qui se passait à l'extérieur de la propriété, ainsi même lorsqu'elle retournerait à Poudlard, elle ne pourrait jamais dire à personne ce qu'elle avait vécu pendant l'été, tout ce qu'elle dirait était que son été avait été agréable.

Pétunia et Dudley ne pouvaient rien faire. La première, même si elle avait des doutes sur ce que son mari faisait à sa nièce elle n'avait jamais voulu savoir réellement, mais là elle ne pouvait pas échapper à la réalité. Dudley avait subit un revirement après sa rencontre avec les détraqueurs qui lui faisaient faire des cauchemars pendant des mois. Il n'était pas gentil mais il voyait bien que ce que sont père faisait était mal. Mais que pouvait-il faire ? Ils avaient tenté de parler à quelqu'un en dehors de chez eux mais dès qu'ils arrivaient sur le sujet d'Harriet ils parlaient d'autres choses... Impossible d'appeler à l'aide puisqu'en plus ils n'avaient pas accès à une chouette. Ils devaient attendre et espérer qu'Harriet serait aidée par quelqu'un, que l'on viendrait à son secours.

Les jours passèrent et ce fut le seizième anniversaire d'Harriet Potter.

Pour comprendre pourquoi cette journée pour Harriet, il faut connaître quelques informations sur le monde magique. Pour la plupart des sorciers, l'âge de la majorité à lieu lors de leur dix-septième anniversaire où ils sont donc enfin reconnu comme des adultes. Mais quelques rares sorciers, les seize ans étaient une grande chose, c'était assez rare surtout à une époque où les êtres magiques étaient considérés comme la plupart comme sombre, sans oublier la pureté du sang. Il y a de cela plusieurs décennies, il n'était pas rare de voir des sorciers se mélanger avec des êtres dans leur famille, cela aidait à renouveler le sang tout en se mariant avec des êtres magiques. Pour les sorciers ayant du sang d'êtres dans les veines, il était possible d'hériter d'un héritage d'être magique à leur seizième anniversaire, en fonction de la quantité, de la puissance ou du pouvoir, le sorcier pouvait devenir lui-même un être ou juste obtenir quelques changements comme une meilleur ouïe, un meilleur odorat, une plus grande force, ...

Personne ne le savait mais Harriet Potter était une des sorcières qui allait subir ce changement, elle avait du sang d'être magique dans le sang, lointain mais puissant, surtout que cela venait des deux côtés de la famille. Les sorciers obtenaient la connaissance que cela pouvait arriver par leur parents, mais aussi par l'infirmière avant leur quinzième anniversaire pour les nés-moldus. Malheureusement, quelqu'un voulait qu'Harriet n'en sache pas trop car ainsi il était impossible qu'elle soit indépendante, de plus il ne se doutait pas que cela pouvait arriver, sinon il était clair qu'il n'aurait permit qu'elle soit attaché avec un collier restrictif ce jour-là. Ainsi elle ne savait pas puisqu'elle était tenue dans le noir pour la plupart des choses et même ses recherches ne pouvaient pas aider une vie entière d'éducation, surtout lorsque vous ne savez pas vraiment ce dont vous avez besoin de savoir.

Minuit... Le moment exacte où tout changea dans la vie de notre sorcière.

Pour une fois, elle avait un peu de calme, elle ne savait pas quelle était la date tellement elle avait perdu la notion du temps, pour elle chaque jour se ressemblait. Tout ce qui importait pour elle à ce moment-là, c'était qu'elle était seule et qu'elle pouvait enfin se reposer un peu. Mais cela ne devait pas être. Elle commença subitement à brûler.

Il est à savoir que ce changement même s'il est douloureux, il est rapide et surtout les sorciers ont leur magie qui les protège et les rendre inconscient pour supporter ce moment. Malheureusement pour Harriet, cela ne pouvait être ainsi. Sa magie était enfermée en elle, elle n'allait pas être inconsciente et cela n'allait pas être rapide... pas contre douloureux cela était sûr.

Au début, elle resta endormi, elle avait une grande tolérance à la douleur donc ce n'était pas difficile à supporter pour elle mais cela ne devait pas durer. Elle commença à se réveiller. Elle sentit la chaleur qui la consumait mais aussi la douleur qui voyageait dans son corps. Elle ne pouvait dire quel jour ou quelle heure il était mais elle souffrait, elle avait si chauf, elle avait l'impression de brûler de l'intérieur mais ce n'était pas seulement ça... Elle avait mal jusque dans ses os. Elle sentait aussi quelque chose qui s'agitait en elle... comme une tempête qui menaçait d'éclater. Elle se retint de crier car elle avait peur que cela lui apporte des ennuis. Son Maître ne voulait pas qu'elle fasse de bruit. Elle resta donc silencieuse, n'ayant que quelques gémissements qui passaient occasionnellement.

Petit à petit une autre brûlure se fit, ce n'était pas interne mais externe cette fois. Le collier autour de son cou brûlait comme du fer chauffé à blanc, elle avait si mal. Elle se perdit dans la douleur que ce soit le collier ou dans son corps... Le plus important était de rester silencieuse. Subitement elle entendit un bruit... un craquement, il lui fallut quelques instants pour comprendre que cela venait du collier, il se fissurait. Elle sentit la chaleur irradier d'un coup puis s'arrêter lorsqu'il tomba en morceaux. Elle sentit sa magie se libérer d'un coup. Celle-ci sortit par vague de son corps, elle était allongée sur le sol et tremblait de tous ses membres. S'il n'y avait pas eu les protections, sa magie aurait attiré des sorciers à des centaines de kilomètres à la ronde tellement elle était puissante.

La chaleur continuait à pulser dans son corps, la douleur était si intense... Le temps passa. Elle commença à entendre du bruit au-dessus d'elle. Cela faisait un moment qu'elle n'avait vu Vernon, il allait bientôt venir.

Ce fut le cas. Malgré la brume qui entourait son cerveau, elle entendit la porte s'ouvrir et vit l'ampoule s'allumer. Elle l'entendit descendre.

Vernon était de bonne humeur ce matin, c'était l'anniversaire du monstre et il allait s'amuser avec elle toute la journée puisqu'il avait prit sa journée pour cela. Il prit un bon petit déjeuner et se rendit vers la cave où se trouvait son jouet. Il descendit les escaliers et sentit ses poils s'hérisser. Le montre faisait quelque chose mais il ne s'en inquiéta pas puisqu'il savait qu'il y avait les protections, sans oublier le collier. Alors qu'il descendait marche après marche, il commença à parler et lui annoncer le programme de la journée en lui disant que c'était son anniversaire. Elle ne dit rien. Il lui avait bien apprit.

Même si elle avait voulu parler, Harriet n'aurait pas pu tellement elle était enfermée dans sa douleur.

Il lui ordonna de répondre. Elle ne le fit pas. Il n'était pas content. Il voulait l'entendre l'appeler Maître. Il s'approcha d'elle pour la frapper lorsqu'il la vit. Elle était allongée sur le corps et elle tremblait, soudain il sentit quelque chose sous son pied, il regarda et vit que c'était un morceau du collier. Cela mit quelques instants à atteindre son cerveau, mais c'était trop tard car il fut jeté contre un mur et assommé.

Elle aurait pu tenter de s'échapper mais il était trop tard pour elle. Harriet était parti, allongé sur le sol, dos contre la pierre et tremblant de plus en plus fort. Elle était perdue dans son esprit, dans sa douleur... Elle entendit une voix, lointaine, qui lui disait de tenir le choc, que quelqu'un arrivait pour la sauver, qu'elle était forte, ... C'était inlassable, répétitif... La voix était autoritaire mais on sentait aussi une bonne dose de terreur... Pourquoi ? Pour elle ? Qu'importe puisqu'elle était un monstre... Elle n'avait plus envie de se battre... C'était trop... La chaleur, la douleur... Même sa magie lui faisait mal. Elle essayait de se libérer mais ce faisant elle faisait souffrir sa sorcière... Harriet allait mourir.

Elle ne pouvait dire combien de temps passa, lorsqu'elle vit un homme devant elle, enfin ce qu'elle pensait être un homme... Elle ne pouvait confirmer que c'était réel ou juste un rêve. L'homme avait des yeux bleus... comme les photos où l'on voyait l'Océan... Une autre chose qu'elle ne verrait jamais. Elle le sentit s'approcher d'elle, il la toucha. Ses mains étaient si fraiche sur sa peau surchauffée. Il lui parla... Il lui fallut quelques instants pour comprendre les mots qu'il lui chuchota... Il tenta de la rassurer, que tout cela serait bientôt finit, qu'elle irait bientôt mieux... Il la prit délicatement dans ses bras et la tint contre lui. Elle se sentit pour la première fois depuis longtemps en sécurité. Elle abandonna et tomba dans l'inconscience.


Il regarda autour de lui. Où était-il ? Il n'aimait pas du tout ce qu'il voyait. Il était dans un quartier moldu avec des maisons toute semblable... c'était blanc et uniforme. Il regarda autour de lui pensant à celui l'avait amené ici. Il ne savait pas vraiment. Il avait suivit sa magie jusque là. Cela faisait plusieurs jours qu'il sentait de la douleur dans le lien qu'il avait avec elle, mais il avait tellement enfermé cela derrière des barrières qu'il n'avait pas fait vraiment attention puis il y a quelques heures, la barrière avait éclaté en morceau et la douleur l'avait envahi, il lui avait fallut un moment pour prendre le dessus. Il devait savoir ce qui se passait alors il avait laissé sa magie le guider.

Il ne savait pas ce qui se passait mais il savait qu'elle mourrait, il ne pouvait pas laisser cela avoir lieu. Il tenta de lui parler via le lien essayant de la garder dans ce monde le temps qu'il arrive. Il suivit sa magie jusqu'à une maison tout aussi banale que les autres, sauf peut-être les protections qui l'entouraient. Il les sentit rapidement, elles n'auraient pas dépareillé dans une prison. Elle servait à empêcher quelqu'un se sortir mais tous pouvaient entrer. Il entra. Il vit une femme dans la cuisine avec un gros garçon.

- Vous êtes là pour elle ? Prenez là. Emmenez là loin d'ici et sauvez là.

- Elle ?

- Ma nièce... Sa fille... Je ne l'aime pas... Je n'aime aucun de vous... Mais personne ne devrait supporter ... personne... pas même les monstres...

La femme éclata en sanglot.

- Monsieur, vous êtes comme elle n'est-ce-pas ?

- Comme elle ?

- Un sorcier !

- En effet.

- Vous êtes là pour l'aider ? Le dernier qui est venu à fait ça... Mon père... C'est lui le monstre... On a essayé mais ... on peut pas...

- Vous devriez partir et ne pas revenir avant quelques jours, peut-être même jamais...

Il reçut un signe de tête de l'adolescent qui lui montra la porte de la cave. Il avança vers elle, et descendit les escaliers, il sentit la magie lourde et suffocante. Il arriva en bas. C'était une grande pièce avec un petit lit d'appoint, un seau, une table avec des objets de... tortures ?, des attaches sur un mur et une chaîne. Il s'avança un peu plus et vit un homme, ou devrait-il dire un morse avec une moustache contre un mur, assommé. Puis il entendit un bruit il alla vers le son pour trouver une adolescente nue qui convulsait à même le sol. Il s'en approcha. La magie venait d'elle, elle se battait pour sortir du corps de l'enfant. Il la regarda de plus près et la reconnu.

Bien sûr, il savait qu'il venait pour elle mais il ne s'attendait pas à ce qu'il voyait. Il s'était battu plusieurs fois contre elle, et malgré son jeune âge, elle avait toujours paru forte mais là... Il vit à quel point elle était petite... Il savait qu'elle avait seize ans mais honnêtement elle en faisait à peine douze entre sa taille et sa maigreur. Il ne pouvait pas la laisser ainsi. Personne ne savait mais elle l'avait sauvé de la folie qui le tenait depuis si longtemps, elle lui avait rendu sa santé mentale. Il s'approcha d'elle et s'accroupit, il sentit son pied marcher sur quelques choses, il souleva sa chaussure et vit un morceau de métal, il le prit et sentit la magie en lui, il regarda de plus près et trouva plusieurs autres morceaux puis vit une marque de brûlure autour du cou de l'enfant... Un collier ? Puis il comprit, l'horreur se faisant dans sa tête. Et c'est lui qu'on traitait de monstre ? On avait osé mettre à un enfant un collier inhibiteur de magie, il avait déjà vu ses choses dans des recherches qu'il avait faites, Rookwood, un membre du département des mystères, lui avait dit qu'il y en avait quelques-uns qui restaient caché dans les méandres de son département pour la recherche... Pourquoi était-ce ici ? Comment quelqu'un pouvait mettre cette chose à un enfant ?

En plus de récupérer sa santé mentale, il avait retrouvé un corps sain, il était redevenu ce qu'il était... Plus d'écaille de serpent... Il avait de nouveaux un nez et des cheveux, sans oublier ses yeux qui avaient perdu le rouge sanglant pour redevenir le bleu de sa naissance.

Il fixa Harriet Potter, essayant de comprendre réellement ce qu'il voyait. Elle était petite, fragile, maigre... Elle ressemblait à une version barbare des victimes des camps de concentration qui existaient dans son enfance. Ses cheveux étaient toujours bien présent mais il voyait des mèches grises dans la noirceur de sa chevelure. Il déplaça quelques mèches pour voir son visage mais fit un pas en arrière en apercevant ce qu'on lui avait fait. La cicatrice éclair était toujours présente mais ce n'était plus la seule. Maintenant un autre éclair se déplaçait sur le côté droit allant du sourcil, passant sur son œil et s'arrêtant en bas de sa joue, presque au niveau du menton... Mais la forme était unique... Elle avait ce qu'on appelait une figure de Lichtenberg sur un côté de son visage mais pour cela elle aurait dû supporter une forte décharge électrique, ou la foudre... C'était superbe et donnait à son visage un air de poupée de porcelaine fissurée. Mais ce n'était pas la seule marque... Son corps était recouvert de cicatrice... Il enleva la cape qu'il portait et la couvrit doucement, lui parlant d'une voix calme pour essayer de la faire tenir un peu plus longtemps. Il devait l'emmener à Gringotts. Il avait une idée de ce qui lui arrivait et il ne pouvait rien faire à ce stade, et il ne pensait pas que St Mungo serait bon pour elle.

Il la prit délicatement dans ses bras, il la sentit se tendre un instant, elle ouvrit les yeux et le fixa de ses magnifiques yeux émeraudes avant de tomber dans l'oubli. Il sortit de la maison et avança jusqu'à sortir des barrières, il dût pour cela la couvrir de sa propre magie car elle était enfermée dans les protections qui devaient lui interdire de quitter la propriété. Une fois en dehors, il transplana directement dans la salle d'urgence, que peu connaissait, à Gringotts.

Rapidement, l'adolescente fut prise en charge par les gobelins, il devait attendre. Mais il n'avait jamais été patient, après réflexion il pensa à quelque chose qu'il pouvait faire. Il retourna à Privet Drive et appela Severus, Lucius et Bellatrix pour le rejoindre en urgence via la marque. Les trois sorciers furent étonnés de le trouver dans un quartier résidentiel moldu.

- Derrière vous, c'est la maison d'Harriet Potter. Elle se trouve maintenant à Gringotts où ils tentent de lui sauver la vie. Je veux que vous fouillez la maison de tout ce qui est magique. Je sais certaines choses. Vous ne touchez pas à la femme et son fils, par contre l'homme est votre tant que vous ayez un double de ses souvenirs, je veux qu'il soit interrogé. Je veux aussi une lecture de toutes les barrières sur la propriété, Lucius je sais que tu es assez doué là-dessus, si possible j'aimerais la date de l'installation et la signature magique de celui qui a fait cela, en supplément si tu as le but de chacune d'elle cela sera un plus. Bellatrix, tu ne vas pas aimer ce qui se trouve dans cette maison. Je veux que tu me trouve toutes les preuves de maltraitance infantile, je ne doute pas qu'il y en aura beaucoup. Severus... Je sais que tu avais certaines ... croyances... Tout est faux...

- Que... Que voulez vous dire mon Seigneur ? demanda l'homme.

- Je ne pense pas que cet enfant est vécu un seul jour de bonheur depuis cette nuit fatidique. Et nous n'avons pas aidé là-dessus. Je suis sûr que tu voudra t'en prendre à l'homme après cela mais nous ne pouvons pas.

- Nous... Le cabot... Le loup... ils doivent savoir...

- Pouvons nous leur faire confiance ?

- Pour elle ? Ils tueront si cela la protège j'en suis sûr. Je ne les aimes peut-être pas mais je ne peux pas nier qu'ils tiennent à elle.

- Bien... Je veux que tu me fournisse du vésitarium pour l'homme, je vais l'interroger moi-même et tu ira prévenir les deux pour qu'ils aillent à Gringotts mais tu dois faire en sorte qu'ils ne fassent rien de répréhensible... Nous n'avons pas besoin que Black ou Lupin meurent maintenant... Surtout si on ne sait pas à qui on peut faire confiance... Elle aura besoin d'eux...

- Que lui est-il arrivé Maître ? demanda Bellatrix.

- Azkaban a l'air d'un paradis par rapport au peu que j'ai pu comprendre... et si cela fait aussi longtemps que je crois que cela dur... Honnêtement je n'ai pas envie de savoir ... mais je le dois pour l'aider... Je lui dois... c'est grâce à elle que j'ai retrouvé ma santé mentale et par ce biais la votre...

Après ces mots, qui n'obtint pas de réponses, ils partirent faire ce qu'on leur avait demandé.


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- Qu'en pensez vous ?